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° Plantes
Les maux de tête, ou céphalées, sont des douleurs fréquentes ressenties au niveau du crâne. C'est un symtôme fréquent chez l'adulte, voire même chez l'enfant et l'adolescent ; on estime en général que près de la moitié de la population adulte a eu au moins une fois une céphalée au cours de l’année écoulée. Il s'agit le plus souvent de céphalées de tension ou de migraines, sans gravité mais gênantes. Plus rarement, une autre maladie est en cause.
Il existe plusieurs types de maux de tête qui se distinguent selon :
- Le mode de survenue : le mal de tête peut apparaître brutalement ou s'installer progressivement.
- La localisation : la douleur se répand parfois dans toute la tête ou reste localisée (la moitié de la tête, le front, l'occipit...).
- L'intensité : le mal de tête est parfois ressenti comme une simple gêne ou comme une douleur intense, empêchant les activités habituelles. Cette douleur peut être continue (constante) ou pulsatile (battante).
- La circonstance de survenue : certains facteurs peuvent déclencher un mal de tête : stress, pollution, prise de certains médicaments, problème dentaire, consommation excessive d'alcool, l'effort, l’excès ou l’arrêt brusque d’une consommation de café, le port de lunettes mal adaptées, le bruit, le froid, etc.
- La durée : les céphalées aiguës apparaissent et disparaissent rapidement ; les céphalées chroniques s'installent, en général, plus lentement et progressivement. Elles peuvent durer des semaines ou des mois.
- La céphalée peut être accompagnée par d'autres signes : fièvre, nausées et vomissements, perte de sensibilité, troubles visuels, etc.
Les causes des maux de tête sont variées, le plus souvent bénignes. Les céphalées peuvent être primaires ou secondaires :
1. Céphalée primaire :
C'est une céphalée survenant sans aucun lien avec une autre pathologie, une anomalie ou un traumatisme identifiable. Elle correspond à une pathologie en elle-même. Ces céphalées primaires sans lésion sous-jacente sont de loin les plus fréquentes, elles représentent plus de 65% des cas.
1.1 Céphalées de tension :
Elles se manifestent surtout au niveau du front et de la nuque. Ce sont des douleurs perçues comme une pression ou un serrement exercé sur ces parties de la tête avec des difficultés de concentration et une sensation de tête lourde. La douleur peut augmenter de manière progressive ou apparaître brusquement. La céphalée de tension chez l'adulte est peu intense et survient plutôt en fin de journée. Elle est souvent liée au stress, à la fatigue, à une tension psychologique, et associée parfois à de véritables crises migraineuses.
Les céphalées de tension n’ont aucun rapport avec l’hypertension artérielle, et ne sont pas accompagnées de nausées et/ou de vomissements.
1.2 Algie vasculaire de la face :
Elle est caractérisée par des douleurs sévères, d'un seul côté, au niveau de l'œil, du front ou de la tempe, évoluant par crises d'une durée de 15 minutes à 3 heures. Du même côté, l'œil est rouge larmoyant, la paupière est enflée et tombante, et le nez peut également être congestionné et couler. L’algie vasculaire de la face est peu fréquente avec une forte prédominance masculine.
1.3 Migraine :
Article détaillé : Migraine
2. Céphalées secondaires :
Les céphalées secondaires se distinguent par leur mode d'installation, aigu ou progressif, leur caractère brutal, ou par leur différence par rapport aux céphalées habituelles connues du patient. Les causes sont multiples, voici les plus fréquentes :
- Maladie de Horton :
C'est une inflammation chronique de la paroi des grosses artères, et en particulier les artères du crâne (artères temporales), survenant chez les personnes âgées. Elle se traduit par des maux de tête surtout nocturnes et matinaux, une sensibilité anormale du cuir chevelu, une fatigue et des signes biologiques d'inflammation.
- Céphalées par abus d’antalgiques :
Il s'agit de la consommation excessive de médicaments à visée antalgique comme le paracétamol ou les AINS. Cet abus médicamenteux peut aboutir à la survenue d'une céphalée chronique quotidienne.
Lorsque l'HTA est mal contrôlée, des céphalées peuvent être présents, accompagnés souvent de vertiges et/ou des acouphènes.
- Maladies des yeux :
Le glaucome dû à une hypertension intra-oculaire peut être responsable de maux de tête, surtout autour de l'œil ainsi que de troubles de la vision non corrigés (myopie, astigmatisme...).
- Maladies infectieuses :
De nombreuses infections, surtout celles de la sphère ORL, s'accompagnent de maux de tête comme la grippe, la sinusite, l'angine ou encore les otites. La méningite se manifeste également chez l'adulte par des maux de tête intenses, une raideur de la nuque et une photophobie.
- Arthrose cervicale :
Les personnes qui souffrent d’arthrose des vertèbres cervicales ressentent souvent des maux de tête à l’arrière du crâne (l'occipit et la nuque).
- Prise importante d'alcool :
Ces maux de tête surviennent au réveil et sont dus à la déshydratation par élimination excessive d'eau, la toxicité de certains composants de l'alcool et à la perturbation du cycle su sommeil survenant lors d'une consommation importante d'alcool.
- Grossesse :
Les variations hormonales au début de la grossesse augmentent la fréquence des maux de tête chez les femmes enceintes.
- Pathologies cérébrales :
La survenue brutale ou inhabituelle d'un mal de tête peut être le témoin d'une pathologie cérébrale qui constitue une situation d'urgence : accident vasculaire cérébral "AVC", méningite, hypertension intracrânienne, tumeur cérébrale, hématome cérébral survenant après un traumatisme crânien, thrombose d'une veine cérébrale, etc.
Pour effectuer un diagnostic précis des causes des céphalées, le médecin procédera à un interrogatoire détaillé, cherchant à caractériser le mode d'apparition, l'aspect intermittent ou continu, les facteurs aggravants ou améliorants, les caractéristiques des douleurs ressenties, leur intensité, les signes associés, etc. Dans certains cas et si les céphalées sont secondaires, l'examen clinique pourrait être complété au besoin d'examens selon l'orientation diagnostique :
- Bilans sanguin et inflammatoire : maladie de Horton.
- Examen ophtalmologique si suspicion de troubles oculaires, troubles de réfraction par exemple.
- Consultation chez un chirurgien dentiste en cas de problèmes dentaires.
- Exploration ORL (examen de la gorge, radiographie des sinus...) : en cas d'infection de la sphère ORL.
- Ponction lombaire en cas de méningite.
- Imagerie cérébrale IRM ou TDM : en cas de suspicion d'un AVC, d'une tumeur cérébrale, d'un hématome, d'une thrombose d'une veine cérébrale, etc.
Les maux de tête peuvent être révélateurs de maladies ou de problèmes nécessitant un diagnostic médical urgent : poussée d’hypertension artérielle, AVC, méningite, hématome cérébral, glaucome, etc. D’autres problèmes moins urgents nécessitent néanmoins une consultation : une sinusite, par exemple. Ces maladies s’accompagnent généralement d’autres signes révélateurs dont l’association avec la céphalée doit amener à consulter. Il est fortement conseillé de consulter son médecin si les maux de tête sont accompagnés des symptômes suivants : photophobie, vomissements, raideur de la nuque, fièvre, troubles du comportement, troubles visuels, paresthésie des membres, tremblements, agitation importante, confusion, convulsions...
Des maux de tête soudains, inhabituels, intenses, persistants (plus de 48 heures), ou qui surviennent après un accident ou un traumatisme crânien, justifient toujours un avis médical.
Le traitement des maux de tête primaires repose sur la prise de médicaments contre la douleur (paracétamol, AINS) seuls ou en association. Le paracétamol est largement utilisé, il peut être consommé même pendant la grossesse ou l’allaitement. Par ailleurs, il faut respecter certaines consignes car il peut être toxique pour le foie (hépatite) :
- Dose maximale par prise : 1 g par prise.
- Intervalle entre les prises : 4 à 6 heures.
- Dose maximale par jour : ne pas dépasser 4 g par jour.
Les AINS ou anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine, ibuprofène, kétoprofène...) sont plus efficaces en cas de migraine mais ils doivent être utilisés avec prudence et sur une courte période (3 à 5 jours). Il faut toujours prendre un avis médical avant de les utiliser à cause de leurs nombreux effets secondaires et contre-indications : ulcère de l’estomac, allergie, varicelle, grossesse à partir du 6ème mois, allaitement, asthme, insuffisance rénale chronique, insuffisance hépatique, etc.
En cas de maux de tête secondaires, et en en plus des médicaments antalgiques, le traitement de la cause est nécessaire. Par exemple, des antibiotiques en cas d'infection ORL bactérienne, des corticoïdes en cas de maladie de Horton, des lunettes de correction en cas de troubles de réfraction, bien contrôler une HTA, corriger des problèmes dentaires et ainsi de suite.
En cas de situation d'urgence (AVC, hématome, hémorragie cérébrale, etc), l'hospitalisation avec prise en charge spécialisée s'impose pour sauver la vie du patient.
Les médicaments ne sont pas le seul traitement possible en cas de céphalée. Il est possible de soulager un mal de tête sans médicament. En revanche, il faut également prendre en compte la nature de la céphalée pour savoir quel traitement prendre. Voici quelques conseils pour soulager un mal de tête naturellement : s'allonger dans un endroit calme, éviter l'exposition à la lumière, boire de l’eau car la déshydratation accentue le mal de tête, masser les tempes et poser une compresse imbibée d’eau froide sur la tête.
Plusieurs plantes sont fréquemment utilisées pour soulager les maux de tête :
- Les plantes riches en caféine : la caféine contenue dans le café et le thé est fréquemment conseillée par les médecins aux personnes qui souffrent de migraine. Prise dès les premiers symptômes, une tasse de café peut limiter l’intensité des maux de tête. Mais attention, un abus de café peut provoquer des palpitations et des insomnies.
- L'écorce de saule blanc possède des vertus antalgiques et efficaces contre tous types de douleurs. Elle est ainsi utilisée pour soulager les maux de tête ainsi que les crises de migraine. Le saule blanc contient de l'acide salicylique, molécule utilisée à l'origine pour fabriquer l'aspirine. En infusion, faites bouillir 2 à 3 g d'écorce dans une tasse d'eau. La reine-des-prés (ou spirée) est parfois utilisée parce qu’elle contient des substances similaires à celles du saule blanc.
- La tisane de grande camomille, dont les fleurs ressemblent à des marguerites, est connue pour son efficacité dans le traitement préventif de la migraine. La parthénolide qu'elle contient aurait des vertus anti-inflammatoires.
- L’application d’huile essentielle de menthe poivrée sur les tempes est parfois recommandée pour soulager les maux de tête.



