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Le 01/12/2022
Sommaire
° Plantes
Les maux de tête, ou céphalées, sont des douleurs fréquentes ressenties au niveau du crâne. C'est un symtôme fréquent chez l'adulte, voire même chez l'enfant et l'adolescent ; on estime en général que près de la moitié de la population adulte a eu au moins une fois une céphalée au cours de l’année écoulée. Il s'agit le plus souvent de céphalées de tension ou de migraines, sans gravité mais gênantes. Plus rarement, une autre maladie est en cause.
Il existe plusieurs types de maux de tête qui se distinguent selon :
- Le mode de survenue : le mal de tête peut apparaître brutalement ou s'installer progressivement.
- La localisation : la douleur se répand parfois dans toute la tête ou reste localisée (la moitié de la tête, le front, l'occipit...).
- L'intensité : le mal de tête est parfois ressenti comme une simple gêne ou comme une douleur intense, empêchant les activités habituelles. Cette douleur peut être continue (constante) ou pulsatile (battante).
- La circonstance de survenue : certains facteurs peuvent déclencher un mal de tête : stress, pollution, prise de certains médicaments, problème dentaire, consommation excessive d'alcool, l'effort, l’excès ou l’arrêt brusque d’une consommation de café, le port de lunettes mal adaptées, le bruit, le froid, etc.
- La durée : les céphalées aiguës apparaissent et disparaissent rapidement ; les céphalées chroniques s'installent, en général, plus lentement et progressivement. Elles peuvent durer des semaines ou des mois.
- La céphalée peut être accompagnée par d'autres signes : fièvre, nausées et vomissements, perte de sensibilité, troubles visuels, etc.
Les causes des maux de tête sont variées, le plus souvent bénignes. Les céphalées peuvent être primaires ou secondaires :
1. Céphalée primaire :
C'est une céphalée survenant sans aucun lien avec une autre pathologie, une anomalie ou un traumatisme identifiable. Elle correspond à une pathologie en elle-même. Ces céphalées primaires sans lésion sous-jacente sont de loin les plus fréquentes, elles représentent plus de 65% des cas.
1.1 Céphalées de tension :
Elles se manifestent surtout au niveau du front et de la nuque. Ce sont des douleurs perçues comme une pression ou un serrement exercé sur ces parties de la tête avec des difficultés de concentration et une sensation de tête lourde. La douleur peut augmenter de manière progressive ou apparaître brusquement. La céphalée de tension chez l'adulte est peu intense et survient plutôt en fin de journée. Elle est souvent liée au stress, à la fatigue, à une tension psychologique, et associée parfois à de véritables crises migraineuses.
Les céphalées de tension n’ont aucun rapport avec l’hypertension artérielle, et ne sont pas accompagnées de nausées et/ou de vomissements.
1.2 Algie vasculaire de la face :
Elle est caractérisée par des douleurs sévères, d'un seul côté, au niveau de l'œil, du front ou de la tempe, évoluant par crises d'une durée de 15 minutes à 3 heures. Du même côté, l'œil est rouge larmoyant, la paupière est enflée et tombante, et le nez peut également être congestionné et couler. L’algie vasculaire de la face est peu fréquente avec une forte prédominance masculine.
1.3 Migraine :
Article détaillé : Migraine
2. Céphalées secondaires :
Les céphalées secondaires se distinguent par leur mode d'installation, aigu ou progressif, leur caractère brutal, ou par leur différence par rapport aux céphalées habituelles connues du patient. Les causes sont multiples, voici les plus fréquentes :
- Maladie de Horton :
C'est une inflammation chronique de la paroi des grosses artères, et en particulier les artères du crâne (artères temporales), survenant chez les personnes âgées. Elle se traduit par des maux de tête surtout nocturnes et matinaux, une sensibilité anormale du cuir chevelu, une fatigue et des signes biologiques d'inflammation.
- Céphalées par abus d’antalgiques :
Il s'agit de la consommation excessive de médicaments à visée antalgique comme le paracétamol ou les AINS. Cet abus médicamenteux peut aboutir à la survenue d'une céphalée chronique quotidienne.
Lorsque l'HTA est mal contrôlée, des céphalées peuvent être présents, accompagnés souvent de vertiges et/ou des acouphènes.
- Maladies des yeux :
Le glaucome dû à une hypertension intra-oculaire peut être responsable de maux de tête, surtout autour de l'œil ainsi que de troubles de la vision non corrigés (myopie, astigmatisme...).
- Maladies infectieuses :
De nombreuses infections, surtout celles de la sphère ORL, s'accompagnent de maux de tête comme la grippe, la sinusite, l'angine ou encore les otites. La méningite se manifeste également chez l'adulte par des maux de tête intenses, une raideur de la nuque et une photophobie.
- Arthrose cervicale :
Les personnes qui souffrent d’arthrose des vertèbres cervicales ressentent souvent des maux de tête à l’arrière du crâne (l'occipit et la nuque).
- Prise importante d'alcool :
Ces maux de tête surviennent au réveil et sont dus à la déshydratation par élimination excessive d'eau, la toxicité de certains composants de l'alcool et à la perturbation du cycle su sommeil survenant lors d'une consommation importante d'alcool.
- Grossesse :
Les variations hormonales au début de la grossesse augmentent la fréquence des maux de tête chez les femmes enceintes.
- Pathologies cérébrales :
La survenue brutale ou inhabituelle d'un mal de tête peut être le témoin d'une pathologie cérébrale qui constitue une situation d'urgence : accident vasculaire cérébral "AVC", méningite, hypertension intracrânienne, tumeur cérébrale, hématome cérébral survenant après un traumatisme crânien, thrombose d'une veine cérébrale, etc.
Pour effectuer un diagnostic précis des causes des céphalées, le médecin procédera à un interrogatoire détaillé, cherchant à caractériser le mode d'apparition, l'aspect intermittent ou continu, les facteurs aggravants ou améliorants, les caractéristiques des douleurs ressenties, leur intensité, les signes associés, etc. Dans certains cas et si les céphalées sont secondaires, l'examen clinique pourrait être complété au besoin d'examens selon l'orientation diagnostique :
- Bilans sanguin et inflammatoire : maladie de Horton.
- Examen ophtalmologique si suspicion de troubles oculaires, troubles de réfraction par exemple.
- Consultation chez un chirurgien dentiste en cas de problèmes dentaires.
- Exploration ORL (examen de la gorge, radiographie des sinus...) : en cas d'infection de la sphère ORL.
- Ponction lombaire en cas de méningite.
- Imagerie cérébrale IRM ou TDM : en cas de suspicion d'un AVC, d'une tumeur cérébrale, d'un hématome, d'une thrombose d'une veine cérébrale, etc.
Les maux de tête peuvent être révélateurs de maladies ou de problèmes nécessitant un diagnostic médical urgent : poussée d’hypertension artérielle, AVC, méningite, hématome cérébral, glaucome, etc. D’autres problèmes moins urgents nécessitent néanmoins une consultation : une sinusite, par exemple. Ces maladies s’accompagnent généralement d’autres signes révélateurs dont l’association avec la céphalée doit amener à consulter. Il est fortement conseillé de consulter son médecin si les maux de tête sont accompagnés des symptômes suivants : photophobie, vomissements, raideur de la nuque, fièvre, troubles du comportement, troubles visuels, paresthésie des membres, tremblements, agitation importante, confusion, convulsions...
Des maux de tête soudains, inhabituels, intenses, persistants (plus de 48 heures), ou qui surviennent après un accident ou un traumatisme crânien, justifient toujours un avis médical.
Le traitement des maux de tête primaires repose sur la prise de médicaments contre la douleur (paracétamol, AINS) seuls ou en association. Le paracétamol est largement utilisé, il peut être consommé même pendant la grossesse ou l’allaitement. Par ailleurs, il faut respecter certaines consignes car il peut être toxique pour le foie (hépatite) :
- Dose maximale par prise : 1 g par prise.
- Intervalle entre les prises : 4 à 6 heures.
- Dose maximale par jour : ne pas dépasser 4 g par jour.
Les AINS ou anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine, ibuprofène, kétoprofène...) sont plus efficaces en cas de migraine mais ils doivent être utilisés avec prudence et sur une courte période (3 à 5 jours). Il faut toujours prendre un avis médical avant de les utiliser à cause de leurs nombreux effets secondaires et contre-indications : ulcère de l’estomac, allergie, varicelle, grossesse à partir du 6ème mois, allaitement, asthme, insuffisance rénale chronique, insuffisance hépatique, etc.
En cas de maux de tête secondaires, et en en plus des médicaments antalgiques, le traitement de la cause est nécessaire. Par exemple, des antibiotiques en cas d'infection ORL bactérienne, des corticoïdes en cas de maladie de Horton, des lunettes de correction en cas de troubles de réfraction, bien contrôler une HTA, corriger des problèmes dentaires et ainsi de suite.
En cas de situation d'urgence (AVC, hématome, hémorragie cérébrale, etc), l'hospitalisation avec prise en charge spécialisée s'impose pour sauver la vie du patient.
Les médicaments ne sont pas le seul traitement possible en cas de céphalée. Il est possible de soulager un mal de tête sans médicament. En revanche, il faut également prendre en compte la nature de la céphalée pour savoir quel traitement prendre. Voici quelques conseils pour soulager un mal de tête naturellement : s'allonger dans un endroit calme, éviter l'exposition à la lumière, boire de l’eau car la déshydratation accentue le mal de tête, masser les tempes et poser une compresse imbibée d’eau froide sur la tête.
Plusieurs plantes sont fréquemment utilisées pour soulager les maux de tête :
- Les plantes riches en caféine : la caféine contenue dans le café et le thé est fréquemment conseillée par les médecins aux personnes qui souffrent de migraine. Prise dès les premiers symptômes, une tasse de café peut limiter l’intensité des maux de tête. Mais attention, un abus de café peut provoquer des palpitations et des insomnies.
- L'écorce de saule blanc possède des vertus antalgiques et efficaces contre tous types de douleurs. Elle est ainsi utilisée pour soulager les maux de tête ainsi que les crises de migraine. Le saule blanc contient de l'acide salicylique, molécule utilisée à l'origine pour fabriquer l'aspirine. En infusion, faites bouillir 2 à 3 g d'écorce dans une tasse d'eau. La reine-des-prés (ou spirée) est parfois utilisée parce qu’elle contient des substances similaires à celles du saule blanc.
- La tisane de grande camomille, dont les fleurs ressemblent à des marguerites, est connue pour son efficacité dans le traitement préventif de la migraine. La parthénolide qu'elle contient aurait des vertus anti-inflammatoires.
- L’application d’huile essentielle de menthe poivrée sur les tempes est parfois recommandée pour soulager les maux de tête.
Le 24/11/2022
Sommaire
° Causes
La colopathie fonctionnelle, aussi appelée syndrome de l'intestin irritable (SII) ou colopathie spasmodique, est un trouble fonctionnel chronique des intestins (de l'intestin grêle et du côlon) qui se manifeste par des douleurs abdominales, un trouble du transit (constipation et/ou diarrhée) et des ballonnements avec une sensation d'inconfort. Elle est généralemment sans gravité, mais elle peut être très gênante. Ce trouble est très fréquent et il touche plus de 10% de la population adulte. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes par le syndrome de l'intestin irritable.
Les causes de la colopathie fonctionnelle sont encore mal connues. Mais, il existe plusieurs facteurs qui peuvent expliquer les symptômes :
1. Trouble de la motricité intestinale :
La motricité se définit comme des mouvements automatiques de contraction que les muscles intestinaux effectuent pour faire avancer le bol alimentaire dans le tube digestif. Si la motricité est trop élevée, ou au contraire trop lente, des troubles du transit et des douleurs peuvent apparaître.
2. Hypersensibilité des intestins :
Il est également probable que les personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable aient une sensibilité excessive au niveau des intestins. Elles ressentent donc les phénomènes normaux de digestion, dont la dilatation liée aux gaz ou les contractions normales comme des spasmes intestinaux (contractions douloureuses). Une autre théorie de l’intestin poreux qui décrit une augmentation de la perméabilité intestinale (chez 50% des malades), permettant le passage de fragments bactériens qui provoquerait des réactions inflammatoires minimes et rendrait ainsi l’intestin hypersensible.
3. Flore intestinale déséquilibrée :
La flore ou le microbiote est l’ensemble des micro-organismes (bactéries, virus, parasites et champignons non pathogènes) qui vivent dans un environnement spécifique (peau, bouche, vagin, poumons, intestin, etc.). Le microbiote digestif est le plus peuplé d’entre eux. Il est principalement localisé dans l’intestin grêle et le côlon et il est présent entre la lumière du tube digestif et le mucus intestinal qui recouvre sa paroi intérieure. Il a un rôle important dans la digestion (assimilation des nutriments, fermentation, synthèse de vitamines et d'acides aminés, absorption des acides gras, etc.), mais aussi dans les fonctions métaboliques, immunitaires, etc. Des anomalies du microbiote intestinal majorent la production de gaz digestifs et perturbent la digestion, ce qui favorise l'apparition d'une colopathie fonctionnelle.
4. Stress et facteurs psychosociaux :
L’anxiété, l'angoisse, le surmenage ou une exposition régulière à des événements stressants, d’authentiques syndromes axio-dépressifs, une histoire d’évènement de vie douloureux (divorce, deuil, abus sexuel...) peuvent déclencher le syndrome et/ou accentuer les symptômes.
5. Alimentation :
Chez certaines personnes, des repas riches en calories ou un régime riche en graisses peuvent constituer un facteur déclenchant.
Chez d’autres, le blé, les produits laitiers, les haricots, le chocolat, le café, le thé, certains édulcorants artificiels, certains légumes (asperge, brocoli) ou les fruits à noyau (abricot) semblent aggraver les symptômes. Ces aliments contiennent des glucides qui sont mal assimilés par l’intestin grêle. Les glucides sont fermentés par les bactéries de l’intestin, ce qui provoque des flatulences, des ballonnements et des crampes. Étant donné que de nombreux produits alimentaires contiennent plusieurs ingrédients, il peut être difficile d’identifier le déclencheur spécifique.
Le fait de manger trop rapidement ou après une période de jeûne trop prolongée peut également provoquer une crise.
6. Autres causes :
- Déséquilibre hormonal surtout chez les femmes.
-
Gastro-entérite : elle peut déclencher un syndrome de côlon irritable par accélération de la motricité des intestins.
Généralemment, la colopathie fonctionnelle associe 3 types de symptômes, la douleur abdominale, les ballonnements et les troubles du transit :
1. Douleur abdominale :
La douleur abdominale est le symptôme le plus fréquent, elle se caractérise par une sensation de spasme ou de crampe et se situe habituellement au niveau des fosses iliaques droite et gauche ou dans la région ombilicale. Elle survient, en général, après le repas ou au réveil, mais absente pendant la nuit. Elle peut durer de quelques heures à quelques jours, et elle est souvent soulagée par l'émission de selles ou de gaz.
2. Ballonnements abdominaux :
Les ballonnements abdominaux, ou flatulence, sont également fréquents et représentent une gêne qui rend pénible le port de vêtements serrés, en particulier après les repas. Au maximum, il s'agit d'une tension abdominale permanente difficilement supportable, avec distension du ventre due à une accumulation de gaz dans l'intestin. Le ballonnement peut s'accompagner d'une sensation de pesanteur et de bruits à l'intérieur du tube digestif dus aux déplacements des gaz et des liquides (borborygmes), et il peut être amélioré par l'émission de gaz ou de selles.
3. Troubles du transit intestinal :
Les troubles du transit intestinal se manifestent le plus souvent par une constipation dans 70% des cas. Toutefois, des diarrhées sont possibles caractérisées par l'émission de plusieurs selles liquides dans la journée, souvent le matin ou après un repas avec fréquemment un besoin urgent d'aller aux toilettes.
Une alternance diarrhée et constipation peut également apparaître. Ainsi selon le trouble du transit prédominant observé, on définit différentes formes de syndrome de l'intestin irritable : avec diarrhée prédominante, avec constipation prédominante ou avec alternance diarrhée-constipation.
- Des nausées, maux de tête, de la fatigue, une dépression, de l’anxiété, des courbatures musculaires, des problèmes de sommeil, et des difficultés pour se concentrer sont d’autres symptômes possibles.
La plupart des personnes atteintes du SII paraissent en bonne santé. Les médecins basent le diagnostic de ce syndrome sur les caractéristiques des symptômes du patient. La douleur abdominale est sous forme de spasme ou de crampe, soulagée par l'émission de selles ou de gaz, et est associée à une modification de la consistance des selles (constipation et/ou diarrhée). Ces symptômes doivent être présents au moins 1 jour par semaine sur les 3 derniers mois.
L’examen clinique est normal, hormis un certain degré de douleur du gros intestin avec ballonnements (gonflement du ventre). Les médecins effectuent un toucher rectal, au cours duquel ils insèrent un doigt ganté dans le rectum du patient. Les femmes peuvent aussi faire également l’objet d’un examen pelvien.
Des examens complémentaires peuvent être également effectués (analyses de sang, échographie de l’abdomen, coloscopie...) pour diagnostiquer les maladies courantes susceptibles de provoquer des symptômes similaires comme des infections, une maladie cœliaque, une maladie de Crohn, des polypes et tumeurs de l'intestin, notamment si le patient présente d'autres signes comme des vomissements, une fièvre, une perte de poids, un saignement rectal ou si le patient a plus de 45 ans. Ces résultats sont généralement normaux chez les personnes souffrant de SII.
La colopathie fonctionnelle n’est pas une maladie grave en soi, elle n’entraîne pas de complications à long terme et n’augmente pas le risque de souffrir d’autres maladies de l’intestin. Mais, elle peut altérer la qualité de vie des personnes atteintes. Chez les personnes qui souffrent de formes sévères de colopathie fonctionnelle, l’impact négatif de ce trouble sur la vie quotidienne peut perturber la vie sociale et professionnelle, voire être à l’origine de troubles dépressifs liés à l’isolement et à la diminution de la qualité de vie.
Les symptômes de colopathie fonctionnelle persistent, avec des périodes de crise et d'amélioration, voire d'accalmie.
Il n’existe pas de traitement spécifique du syndrome de l’intestin irritable. Sa prise en charge se base sur la diététique, les traitements symptomatiques et les techniques de psychothérapie et de relaxation :
1. Diététique :
Lorsqu’un diagnostic de syndrome de l’intestin irritable est posé, le médecin donne des conseils diététiques adaptés à son patient :
- Tenir un journal de son alimentation afin d’identifier les aliments qui contribuent à déclencher les symptômes de colopathie fonctionnelle. Le plus souvent, ces aliments font partie de la famille des légumes secs (pois, lentilles, haricots secs...) ou de celle des choux (chou vert, brocoli, choux de Bruxelles, chou kalé...). Certaines personnes sont particulièrement sensibles aux crudités, au pain, aux céréales complètes, voire aux aliments qui contiennent du lait ou du lactose, ou à ceux riches en matières grasses.
- Lutter contre la constipation en veillant à consommer des fibres facilement digestibles (légumes et fruits), en buvant suffisamment d’eau tout au long de la journée et en pratiquant une activité physique régulière.
- En cas de diarrhée, il est conseillé de limiter temporairement la consommation de fibres et de produits dérivés du lait, ainsi que celles des aliments et boissons contenant de la caféine (café, thé, chocolat, colas...). De plus, les sucreries contenant du sorbitol (édulcorant de synthèse) doivent être évitées en période de diarrhée.
- En cas de ballonnements, il est recommandé de réduire les crudités et les aliments favorisant la production de gaz intestinaux (lentilles, haricots blancs, légumes secs, farineux) et de limiter la consommation de boissons gazeuses et de chewing-gums.
- Lors de la prise des repas, il est important de prendre son temps pour manger et de bien mastiquer. Il est égalemment conseillé de manger à des horaires réguliers.
2. Médicaments :
En cas de crise de colopathie, certains médicaments peuvent être prescrits notamment :
- Anti-spasmodiques : comme le phloroglucinol, pour atténuer les douleurs et contractions.
- Anti-diarrhéiques : en cas de diarrhée.
- Laxatifs : en cas de constipation.
- Charbon actif : il peut parfois soulager les ballonnements ou les flatulences (gaz).
- Probiotiques : des géllules contiennent de bonnes bactéries pour l'activité des intestins peuvent être administrés.
- Tranquillisants/Antidépresseurs : le médecin peut prescrire un traitement tranquillisant prolongé ou de courte durée par des antidépresseurs chez les personnes dont la qualité de vie est fortement impactée par les symptômes du SII.
3. Techniques de relaxation :
Les personnes chez qui les poussées de colopathie fonctionnelle sont liées à un excès de stress peuvent bénéficier de séances de relaxation ou de psychothérapie destinées à leur apprendre à mieux gérer les situations à l’origine du stress. Des techniques alternatives comme l'hypnose, le yoga, la méditation ou la sophrologie sont très utilisées et donnent des résultats satisfaisants. La pratique régulière d’une activité physique peut également apporter un bénéfice, à la fois face au stress mais également pour réguler l’activité intestinale.
4. L’huile essentielle de menthe poivrée :
L’huile essentielle de menthe poivrée a des propriétés antispasmodiques, elle détend les muscles de l’intestin et du côlon, et diminue les douleurs. De plus, elle est anti-inflammatoire et améliore la digestion. Son usage est reconnu par l’Organisation mondiale de la santé. L'huile essentielle de menthe poivrée est efficace autour de 200 à 250 mg par jour, soit 2 gouttes diluées dans une cuillère à café d’huile végétale, 3 fois par jour pendant les repas. Encore mieux, des gélules ou capsules entérosolubles disponibles au niveau des pharmacies. À prendre 1 capsule 3 fois par jour pendant 2 à 4 jours, avec de l’eau et avant les repas en cas de spasmes douloureux.
L’huile essentielle de menthe poivrée est efficace, mais à utiliser avec l’avis d’un spécialiste car, à forte dose, elle peut favoriser les brûlures d’estomac.
Le 29/10/2022
Sommaire
° Thyroïde
La thyroïde est une petite glande en forme de papillon ou de "H", constituée de deux lobes reliés par une partie centrale appelée "isthme". Elle est d’environ 5 cm de diamètre, située à la base du cou en avant de la trachée. Elle est placée sous la pomme d'Adam et n’est normalement pas palpable. La thyroïde sécrète des hormones thyroïdiennes :
- Triiodothyronine "T3" : c'est la véritable hormone thyroïdienne active qui affecte pratiquement tous les processus physiologiques de l'organisme.
- Thyroxine "T4" ou Tétraiodothyronine : hormone de réserve produite en plus grande quantité que la T3. À tout moment, la T4 peut être convertie en T3 et devenir active selon les besoins de l’organisme et la présence ou non de maladies.
Ces hormones affectent de nombreuses fonctions vitales de l’organisme, comme les fréquences cardiaque et respiratoire, la vitesse à laquelle les calories sont brûlées (métabolisme), l'oxygénation des tissus, l’intégrité de la peau, la croissance, la production de chaleur, la fertilité et la digestion. La thyroïde sécrète également la calcitonine, une hormone qui participe au maintien de la masse osseuse en favorisant la fixation du calcium dans les os.
L'iode est un élément indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes. Il s'agit d'un oligo-élément, comme le fer ou le zinc.
Une dose minimale d’iode est nécessaire pour le bon fonctionnement de la thyroïde. Présent en très faible quantité dans le corps, il doit être fourni par l'alimentation quotidienne : sel iodé de cuisine, poissons, fruits de mer, etc. Une alimentation équilibrée garantit un apport suffisant d'iode pour que la thyroïde fonctionne correctement alors qu'une dose excessive peut entraîner un dysfonctionnement de cette glande.
La production d’hormones par la thyroïde est sous la dépendance de l’hypophyse, située à la base du cerveau. Cette glande produit la TSH (Thyroid Stimulating Hormone) qui régule la sécrétion des hormones thyroïdiennes. L’hypophyse est contrôlée par l’hypothalamus, petite structure du cerveau située au-dessus d’elle, qui libère la TRH (Thyrotropin Releasing Hormone) régulant la sécrétion de TSH. Cette régulation repose sur le principe du thermostat : une baisse des taux sanguins de T3/T4, comme c’est le cas lors d’une hypothyroïdie, entraîne une augmentation du taux sanguin de TSH afin de stimuler la thyroïde à produire plus de T3/T4. À l’inverse, un taux sanguin excessif de T3/T4 (hyperthyroïdie) provoque une chute du taux sanguin de TSH pour freiner l’activité de la thyroïde. Tout ce processus est appelé le feed-back ou le rétrocontrôle hormonal.
L'hypothyroïdie est une maladie métabolique fréquente due à un dérèglement de la glande thyroïde, ce qui entraîne une diminution de la production d'hormones thyroïdiennes, T3 ou T4. Elle est le plus souvent acquise, et elle touche 3 fois plus les femmes que les hommes.
Dans les pays industrialisés, les personnes les plus susceptibles d’être atteintes d’hypothyroïdie sont :
- Femmes de plus de 60 ans : plus de 10% d’entre elles seraient touchées.
- Femmes ayant accouché dans l’année : entre 5 et 8% d’entre elles seraient touchées de manière transitoire par une inflammation de la thyroïde, ou thyroïdite du post-partum, qui provoquerait une hypothyroïdie durable dans 20% des cas.
- Personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de maladie de la thyroïde.
- Personnes souffrant de maladies auto-immunes comme, par exemple, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite, le psoriasis, etc.
La carence en iode est la première cause d’hypothyroïdie dans le monde. Dans les pays à niveau socio-économique élevé, où l’iode est suffisamment présent dans l’alimentation, les causes principales sont les maladies auto-immunes et les causes iatrogènes dues à des médicaments ou à un acte médical.
1. Hypothyroïdies auto-immunes :
Elles sont dues à une hyperactivité du système immunitaire. L’organisme produit des anticorps dirigés contre les cellules thyroïdiennes, ce qui provoque une diminution de la production d’hormones par la thyroïde :
a) Thyroïdite de Hashimoto
C'est l'hypothyroïdie auto-immune la plus fréquente. Le goitre est constant, diffus, de volume modéré et il est associé à la présence d’anticorps anti-TPO à des taux souvent très élevés. Dans ce contexte auto-immun s’associent parfois d’autres atteintes familiales ou personnelles : diabète de type 1, polyarthrite rhumatoïde, anémie de Biermer, vitiligo (taches dépigmentées cutanées), etc.
b) Thyroïdite atrophique
C'est la première cause des hypothyroïdies acquises de l’adulte. Elle survient électivement chez la femme après la ménopause, ou à distance des accouchements, mais n’épargne pas l’homme et l’enfant. Elle peut constituer l’évolution ultime d’une thyroïdite de Hashimoto passée initialement inaperçue. L’hypothyroïdie peut être de degré variable et les anticorps anti-TPO sont assez constamment retrouvés.
c) Thyroïdite du post-partum
La thyroïdite du post-partum est une thyroïdite silencieuse qui s'accompagne d'un goitre minime et indolore, et qui survient environ 3 à 6 mois après l'accouchement. Il s'agit d'une thyroïdite auto-immune, et elle concerne 5 à 15% des femmes accouchées. On décrit typiquement deux phases : une première phase d'hyperthyroïdie dans les 3 à 6 mois qui suivent la grossesse. Cette phase est suivie d'une hypothyroïdie 4 à 6 mois plus tard. Cette deuxième phase se caractérise généralement chez la femme par une dépression plus ou moins importante. Il existe un risque de récidive lors des grossesses ultérieures.
2. Hypothyroïdies iatrogènes :
Une hypothyroïdie peut apparaître dans les suites du traitement de différentes maladies thyroïdiennes, qu'il s'agisse de l'ablation complète ou même partielle de la thyroïde (thyroïdectomie), d'une irradiation de la thyroïde par iode radioactif ou d'un traitement médicamenteux, pour cancer de la thyroïde, hyperthyroïdie ou un nodule thyroïdien...Une hypothyroïdie peut égalemment survenir après ou au cours d’un traitement sans lien avec la thyroïde, ou après une radiothérapie pour un cancer du larynx ou un lymphome par exemple.
Certains médicaments peuvent réduire l’activité de la thyroïde. C’est le cas du lithium (traitement du trouble bipolaire), de l’interféron (traitement des hépatites virales) ou de l'amiodarone prescrit dans certains troubles du rythme cardiaques.
3. Hypothyroïdie congénitale :
L’hypothyroïdie congénitale est une forme d’hypothyroïdie propre aux nouveau-nés. Elle est le plus souvent due à une anomalie de la formation de la thyroïde pendant la grossesse, mais elle peut également être la conséquence d’un traitement de l’hyperthyroïdie chez la mère pendant la grossesse.
Un dépistage systématique de l’hypothyroïdie, 3 à 6 jours après la naissance permet de la diagnostiquer, quelques gouttes de sang sont prélevées au niveau du talon et permettent la mesure de la TSH.
L’hypothyroïdie congénitale peut occasionner un retard de croissance et un retard mental chez l’enfant. Elle est systématiquement traitée et son traitement doit faire l’objet d’un suivi très rigoureux pendant la petite enfance.
4. Thyroïdite de De Quervain :
Cette inflammation de la thyroïde est réactionnelle à une infection virale. Elle s’accompagne d’une phase initiale d’hyperthyroïdie, suivie d’une phase d’hypothyroïdie, puis elle guérit spontanément en 2 ou 3 mois.
5. Insuffisance hypothalamo-hypophysaire :
Dans ce cas, l’hypothyroïdie est due à une déficience en TRH ou TSH, le problème vient de l’hypophyse ou de l’hypothalamus. On parle alors d’hypothyroïdie centrale à TSH basse. L'hypothyroïdie centrale est dite secondaire lorsque le trouble est d'origine hypophysaire, et appelée tertiaire en cas de trouble hypothalamique.
Les causes incluent tous les processus pathologiques qui peuvent affecter l'hypophyse ou l'hypothalamus : tumeurs (adénomes hypophysaires), syndrome de Sheehan, hypopituitarisme idiopathique, maladies invasives (sarcoïdose, histiocytose..), etc. L'hypothyroïdie centrale est aussi fréquente chez les patients irradiés pour des tumeurs pituitaires, des tumeurs nasopharyngiennes, des tumeurs des sinus sphénoïdiens et éthmoïdiens, ou des tumeurs cérébrales.
Les symptômes de l’hypothyroïdie varient selon le degré du déficit en hormones thyroïdiennes. Quand l’hypothyroïdie n’entraîne pas de symptômes, on parle alors d’hypothyroïdie infraclinique ou "frustre" ou "asymptomatique". Cette forme d’hypothyroïdie est particulièrement observée chez les personnes âgées de plus de 60 ans et chez les enfants. Il est assez fréquent que l’hypothyroïdie soit modérée et ne produise pas de symptômes notables. Par ailleurs, de nombreux symptômes peuvent être observés, mais chaque patient n’en exprime que quelques uns. Lorsque des symptômes apparaissent, on observe :
- Fatigue importante : elle peut être physique ou intellectuelle et entraîner des troubles de la mémoire et un ralentissement de la parole.
- Prise de poids, malgré une perte de l’appétit. Elle est due au ralentissement du métabolisme.
- Baisse de la fréquence cardiaque.
- Frilosité : une sensation de froid due au ralentissement du métabolisme.
- Problèmes musculaires tels que des crampes, des raideurs, des paresthésies ou encore des douleurs.
- Constipation.
- Hypercholestérolémie due à la diminution du métabolisme.
- Dépression.
- Peau sèche, rugueuse et pâle, avec raréfaction des poils.
- Couleur jaunâtre de la peau due à la diminution du métabolisme du β-carotène en vitamine A. Le pigment s’accumule et jaunit la peau.
- Chute de cheveux, des ongles cassants.
- Voix rauque.
- Formation d’œdèmes : les tissus cutanés se gorgent d’eau, donnant un aspect bouffi au niveau du visage.
- Galactorrhée ou écoulement de lait par le mamelon en dehors de l’allaitement normal.
- Perturbation du cycle menstruel.
- Baisse de libido.
- Goitre (gonflement à la base du cou), autrefois classiquement associé à l’hypothyroïdie, est devenu rare car il n’apparaît que tardivement en l’absence de traitement.
Les enfants qui souffrent d'hypothyroïdie présentent un retard de croissance et de développement mental, un sommeil excessif, une peau jaunâtre, de la constipation et, plus fréquemment que les adultes, un goitre.
Le diagnostic de l’hypothyroïdie peut être réalisé par un médecin généraliste ou un endocrinologue. L’examen clinique, en plus des symptômes, comprend :
- Palpation de la thyroïde : celle-ci étant normalement non palpable, le médecin peut vérifier s’il y a présence d’une grosseur anormale. Le goitre n’est cependant pas présent dans tous les cas d’hypothyroïdies.
- Dosage de la TSH : celle-ci est anormalement élevée, et le taux de T4 est bas. Si le taux de TSH est anormal ou en cas de doute, il est contrôlé et le taux d’hormone thyroïdienne T4L (thyroxine libre) est mesuré. En cas d'hypothyroïdie par atteinte de la glande thyroïdienne, le taux de TSH est élevé et le taux de T4L est bas. Lorsque la cause de l'hypothyroïdie est une atteinte de l'hypophyse (5% des cas), la TSH est basse ou subnormale, et l'hormone T4L est basse.
- Echographie thyroïdienne : l’échographie n’est pas demandée de manière systématique en cas d’hypothyroïdie. Le médecin prescrit une échographie de la thyroïde dans certaines situations : il perçoit à l'examen un nodule sur la thyroïde ou un ganglion cervical, il a des difficultés à palper le cou en raison d'un surpoids, de la présence d'une cicatrice au niveau du cou, la personne a des difficultés à avaler, à respirer, sa voix change (symptômes évoquant une compression des organes du cou par la thyroïde), des cas de cancer de la thyroïde dans sa famille, etc. L'échographie décrit la thyroïde dont l'aspect varie selon la cause de l'hypothyroïdie : goitre, atrophie, nodules...
- Bilan complémentaire : il est adapté à chaque cas d'hypothyroïdie, permettant de rechercher la cause de l'hypothyroïdie (recherche d'anticorps anti-TPO ou anti-thyroperoxydase), d'évaluer le retentissement de l'hypothyroïdie sur les organes (bilan métabolique, recherche d'une anémie par prise de sang, ECG, échodoppler cardiaque...). Une IRM cérébrale est parfois utile si une cause hypophysaire (adénome) est suspectée.
- Il faut savoir que le dépistage de l’hypothyroïdie est systématiquement réalisé chez les nouveau-nés 3 à 6 jours après la naissance. Quelques gouttes de sang sont prélevées au niveau du talon et permettent la mesure de la TSH.
Chez les enfants, une hypothyroïdie non soignée entraîne un nanisme (petite taille) et un retard mental important.
Chez les adultes, un des principaux risques associés à l’hypothyroïdie est l’atteinte cardio-vasculaire. A long terme, elle peut induire une insuffisance cardiaque, une péricardite, anémie et des troubles du rythme cardiaque. L'hypothyroïdie favorise également la formation d'athérome, c'est une lésion sous forme de plaque au niveau de la paroi interne des artères provoquée par l'accumulation de graisses (hypercholestérolémie) et de dépôts calcaires. La rupture de cette plaque d'athérome peut entrainer une angine de poitrine si l'une des artères du cœur (artères coronaires) est touchée.
L’installation d’un syndrome dépressif est également un facteur à ne pas négliger. Un syndrome confusionnel chez les personnes âgées, des troubles de la vigilance avec somnolence diurne et des apnées du sommeil sont observés en l'absence de traitement de l'hypothyroïdie.
Le coma myxœdémateux constitue une autre conséquence inquiétante de l’hypothyroïdie non traitée. Heureusement, il s’agit d’une complication exceptionnelle. Le coma myxœdémateux se produit chez certaines personnes atteintes d'une hypothyroïdie grave qui sont exposées à une certaine forme de stress comme une infection, le froid extrême, un traumatisme ou l'utilisation des médicaments qui dépriment le système nerveux central comme les sédatifs. Ses caractéristiques comprennent un coma avec hypothermie extrême (température de 24 à 32,2° C), une aréflexie, des convulsions et une insuffisance respiratoire.
L'hypothyroïdie est une maladie que l'on ne guérit pas, mais que l'on peut contrôler grâce à la prise d'hormones de substitution. L'objectif est de normaliser les taux d’hormones thyroïdiennes dans le sang afin d’améliorer les symptômes et de rétablir un métabolisme normal. L'hormone de synthèse la plus prescrite est la thyroxine (T4) sous forme de lévothyroxine sodique en comprimé, la prise du traitement est quotidienne, généralement le matin, et de préférence à distance des repas. Le traitement de l'hypothyroïdie est individualisé. Le choix de la dose initiale dépend des caractéristiques du patient, à savoir de son âge, de son poids, de l'état cardiaque et de la sévérité ainsi que de la durée de l'hypothyroïdie. Un suivi médical régulier est nécessaire pour dépister un surdosage du traitement d'hormones thyroïdiennes qui peut provoquer des symptômes d'hyperthyroïdie. Généralement, un dosage de la TSH est prescrit entre 6 et 8 semaines après le début du traitement, ou après tout changement de dose. Ensuite, la surveillance s'effectue à 6 mois puis une fois par an, par un examen clinique et un dosage de la TSH.
Le fonctionnement de la glande thyroïde reste normal pendant la grossesse, mais les besoins de l’organisme en iode sont plus importants à cause des besoins du fœtus. La glande thyroïde du bébé commence à fonctionner entre le 2ème et le 3ème mois de gestation. Les hormones thyroïdiennes ainsi produites jouent un rôle dans le développement de son cerveau. L’iode et les hormones thyroïdiennes de la maman qui passent à travers le placenta contribuent aussi de façon importante au fonctionnement de la thyroïde du fœtus. Pour cette raison, tout dérèglement de cet organe chez la mère doit être dépisté et traité.
Les troubles de la thyroïde touchent environ 5% des femmes enceintes, mais la plupart de ces affections sont détectées et traitées efficacement sans présenter de problèmes graves pour la femme ou son bébé. Certaines femmes sont systématiquement suivies sur le plan thyroïdien pendant leur grossesse :
- Celles qui ont précédemment été traités pour une hypothyroïdie.
- Celles qui ont des antécédents personnels ou familiaux de troubles de la thyroïde.
- Celles qui souffrent d’une maladie auto-immune.
L’hypothyroïdie pendant la grossesse, si elle n’est pas traitée, peut avoir de graves conséquences pour la mère : augmentation du risque de fausse-couche, d’hypertension et de pré-éclampsie. Mais, aussi pour l’enfant avec un retard du développement psychomoteur. Chez les femmes enceintes atteintes d’hypothyroïdie, les taux sanguins de TSH et d’hormones thyroïdiennes doivent être surveillés très régulièrement, au moins tous les 2 mois.
Pendant la grossesse, le traitement de l’hypothyroïdie repose sur la prise d’hormones thyroïdiennes de synthèse (lévothyroxine). Cette prise de lévothyroxine est sans danger pour le fœtus et ne doit en aucun cas être interrompue sans avis médical. Lorsque la femme était déjà traitée avant la grossesse, ses besoins en lévothyroxine augmentent de 30 à 50% pendant la grossesse. Grâce aux dosages sanguins réguliers de la TSH, il est possible d’ajuster la posologie. La prise d’hormones thyroïdiennes est possible pendant l’allaitement, sous contrôle médical.
Il n’existe pas de moyen de prévenir l’hypothyroïdie. Le diagnostic précoce permet d’éviter une aggravation de la maladie. L’alimentation joue toutefois un rôle important dans la bonne santé de la thyroïde. L’iode, le sélénium et le zinc sont indispensables pour produire les hormones thyroïdiennes. Ces nutriments peuvent être apportés par une alimentation saine et variée :
- l’iode est apporté par les produits de la mer et le sel de table.
- les huîtres, le thon et les noix du Brésil sont riches en sélénium.
- les fruits de mer, le bœuf et le foie sont riches en zinc.
Le 17/10/2022
Sommaire
° Types
Le jeûne intermittent ou "fasting" est une pratique populaire qui consiste souvent à sauter un repas (le petit-déjeuner ou le dîner par exemple) au moment le plus adapté pour l’organisme dans un objectif de perte de poids. Autrement dit, c'est un type d'alimentation qui consiste à alterner des périodes de jeûne plus ou moins longues avec des périodes de prise alimentaire.
Cette alternance entre jeûne et prise alimentaire peut apporter de nombreux bienfaits sur la santé : régulation de la satiété, déstockage des graisses, nettoyage de l'organisme…Le jeûne intermittent se doit toutefois d'être adapté et bien encadré pour ne pas présenter de dangers.
Derrière les sensations d’avoir faim ou d’être rassasié se cache donc tout un cortège d’hormones. Elles communiquent notamment des messages issus de plusieurs organes, comme le tube digestif (estomac, intestin) ou le tissu gras, vers le cerveau qui va ainsi pouvoir réguler la faim et la satiété de manière adaptée. Par exemple, l’appétit est stimulé par la ghréline, et freiné par la leptine. Ces hormones participent à nous faire manger la quantité dont nous avons besoin et idéalement pas plus. Mais nous mangeons aussi par plaisir, parce que c’est bon ! Nous pouvons aussi exercer un contrôle volontaire et décider de nous restreindre, dans une stratégie de perte de poids. Mais ce n’est pas toujours très efficace, car il est difficile de tenir la distance.
Ce que l’on cherche à faire, c’est à avoir des moments de repas en phase avec notre horloge interne "circadienne", qui gère tout le fonctionnement harmonieux du corps sur 24 heures. Le rythme quotidien est divisé en 2 grandes phases de sommeil et d’éveil, et le jeûne intermittent est un moyen de bien respecter le jeûne nocturne. Un des grands problèmes des temps modernes, c’est que la vie, sociale ou professionnelle, peut perturber nos rythmes naturels : on a de l’éclairage artificiel, des réfrigérateurs, de la nourriture disponible à tout moment...
Le jeûne intermittent remporte un certain engouement car on contrôle le moment plutôt que les quantités, une approche pour perdre du poids tout en se privant moins. C’est d’autant plus intéressant que les connaissances scientifiques semblent confirmer son intérêt. Un petit-déjeuner à 6 heures du matin et un dîner à 22 heures, avec un jeûne nocturne très court, n’est manifestement pas très bon pour la gestion de votre poids et plus largement pour votre santé métabolique (pression artérielle, taux de sucre, cholestérol…). Une manière de faire du jeûne intermittent est donc de réduire la fenêtre d’alimentation au moment le plus adapté pour que l’organisme absorbe, digère et intègre les nutriments. De très récentes études ont d’ailleurs montré que les prises caloriques du matin participent à un meilleur rassasiement par rapport aux mêmes prises caloriques le soir. Il serait donc plus efficace de conserver le petit-déjeuner plutôt que le dîner, même s’il peut être plus simple de faire l’inverse par rapport à son organisation personnelle, sociale ou familiale.
Plusieurs méthodes existent, mais voici les plus populaires :
Jeûne avec alimentation limitée dans le temps (16:8 ou 20:4)
C'est le type de jeûne intermittent le plus courant, il vous permet de choisir le bloc d'heures qui vous convient le mieux pour s'alimenter. Par exemple, pour un jeûne 16:8 conventionnel, vous auriez le droit de manger seulement dans une fenêtre de 8 heures, entre 12 h et 20 h (sauter le petit-déjeuner et manger le déjeuner et le dîner). Pour un jeûne 20:4 "régime du guerrier", vous auriez le droit de manger seulement dans une fenêtre de 4 heures (Par exemple, entre 12 h et 16 h).
Jeûne modifié (5:2 ou 4:3)
Le jeûne modifié consiste à manger normalement 4 ou 5 jours par semaine, puis à manger seulement 25% de vos calories habituelles pour les journées restantes. Par exemple, si vous mangez en moyenne 2000 calories par jour, vous ne devrez manger que 500 calories par jour au moins 2 fois par semaine. Le régime 5:2 est plus souple que les autres types et vous pouvez choisir n'importe quels deux jours. Si vous êtes une personne active, envisagez de diviser les deux jours afin de pouvoir jeûner lorsque vous ne faites pas d'exercice ou lorsque vous travaillez sur une période de 12 heures.
Jeûne alternatif
Le jeûne alternatif consiste à ne rien manger pendant 24 h, du déjeuner du premier jour au déjeuner du deuxième jour, une à plusieurs fois par semaine. Par exemple, vous mangez comme d'habitude le lundi, vous ne mangez rien le mardi, et vous mangez normalement à nouveau le mercredi. Ce régime est le plus dur de toutes les méthodes de jeûne intermittent en raison de l'horaire restrictif des repas. Cependant, certaines personnes le trouvent utile pour perdre du poids.
On sait que la perturbation des rythmes va avoir un impact sur l’humeur, la fatigue, voire la dépression. Là encore, le fait de manger bien rythmé fait probablement partie d’une bonne hygiène circadienne et peut participer à améliorer la qualité du sommeil, géré par deux hormones : la mélatonine (qui favorise l’endormissement) qui augmente le soir et diminue le matin, et le cortisol (l’éveil) qui fait l’inverse. Les bienfaits du jeûne intermittent ne se résument pas seulement en ce qui est cité précedemment :
1. Bon plan pour perdre du poids
Un des bénéfices serait une meilleure régulation de votre appétit, le jeûne intermittent induit une baisse de l’apport calorique, une augmentation des processus hormonaux et une augmentation du métabolisme. Des taux d’insuline plus faibles, des taux d’hormone de croissance "somatotropine" qui stimule la croissance et la reproduction des cellules plus élevés, et des quantités plus élevées de noradrénaline. Toutes ces hormones contribuent à augmenter la dégradation des graisses corporelles et facilitent leur utilisation pour permette à l’organisme de produire son énergie, et donc perdre du poids.
2. Prévenir le diabète
Respecter ces rythmes permet d’améliorer sa situation métabolique, vous aurez un meilleur fonctionnement de l’insuline et votre organisme serez plus sensible à son action. L’insuline est une hormone produite après un repas par votre pancréas et qui permet aux glucides que vous mangez de pouvoir entrer dans vos cellules pour que celles-ci puissent les utiliser et produire de l'énergie. C'est une bonne chose car cela contribue à faire baisser la glycémie, et peut donc diminuer le risque d’avoir du diabète de type 2.
3. Réduire le taux du mauvais cholestérol dans le sang
Le cholestérol est une sorte de gras qui peut provenir de votre alimentation ou être synthétisé par votre foie. Il est transporté dans votre sang par des protéines. Quand on dit mauvais cholestérol ou LDL, on parle en fait des protéines qui apportent le cholestérol à vos cellules, et quand on parle de bon cholestérol ou HDL, on parle de protéines qui ramènent le cholestérol à votre foie pour qu'il soit métabolisé. Le mauvais cholestérol est celui qui favorise une accumulation de gras dans vos artères et à plus long terme, une moins bonne santé de votre cœur. La plupart des études faites en lien avec le jeûne intermittent rapportent une diminution des taux sanguins de mauvais cholestérol.
4. Détoxification de l'organisme
Au quotidien, nous absorbons les toxines présentes dans l’air que nous respirons, les aliments que nous ingérons, les cosmétiques que nous utilisons, etc… Les périodes de jeûne permettent à l’organisme de se débarrasser naturellement des toxines accumulées. D’autre part, plusieurs études ont démontré que ce type de restriction calorique renforce le système immunitaire et réduit les inflammations.
Une restriction calorique trop importante peut être néfaste pour certaines personnes. Le jeûne intermittent est déconseillé aux :
- Personnes souffrant d'un trouble du comportement alimentaire commes les anorexiques.
- Enfants et adolescents car ils sont en phase de croissance.
- Femmes enceintes et allaitantes.
- Personnes dont la médication doit être prise avec des aliments.
- Diabétiques, un suivi médical est nécessaire.
- Athlètes qui s'entraînent chaque jour et/ou plusieurs fois par jour.
De plus, certains effets secondaires peuvent se manifester :
- Maux de tête.
- Nausées, mauvaise haleine.
- Irritabilité, anxiété.
- Rages de faim douloureuses.
- Un jeûne trop strict peut mener à un trouble alimentaire (anorexie, polyphagie).
- Hypoglycémie.
- Déshydratation.
- Hypotension artérielle par manque de sodium.
- Crampes musculaires par manque de magnésium et/ou du calcium.
- Diminution de l'activité physique habituelle.
- Difficultés de concentration et sommeil pendant le jour.
- Diminution du métabolisme de base.
Pour ces raisons, le suivi rapproché avec un professionnel de santé qualifié est recommandé. Aussi, il faut garder à l'esprit que le jeûne n'est pas un régime, mais une manière de s'alimenter.
Le 14/10/2022
Le thé vert est une boisson réconfortante consommée partout dans le monde. Saviez-vous que consommer régulièrement du thé vert peut comporter plusieurs bienfaits pour la santé ? Les feuilles de thé vert proviennent de deux variétés d'arbustes, le Sinensis et l'Assamica. Saviez-vous que le thé vert était anciennement utilisé comme médicament ? En effet, le thé vert fut découvert en Chine il y a environ 5000 ans par l'empereur Shennog. Au fil du temps, les moines bouddhistes et la classe huppée chinoise l'utilisèrent pour ses bienfaits médicinaux.
Les antioxydants contenus dans une tasse de thé vert sont 3 fois plus nombreux que dans une tasse de jus d'orange ! Le thé vert contient 3 catégories d'antioxydants très puissants dont les catéchines, en particulier l'épigallocatéchine-3-gallate (ECGC), les théarubigines et les théaflavines (polyphénols). En étudiant le rôle de l'ECGC chez la souris, les scientifiques ont montré qu'elle inhibait la synthèse de la 11β-HSD-1, une enzyme impliquée dans la production du cortisol qui joue un rôle déterminant dans la régulation de nombreux processus physiologiques comme la tension artérielle, la fonction cardiovasculaire, le métabolisme des glucides et l'immunité. Une sécrétion prolongée de cortisol peut donc entraîner différents troubles comme l'hypertension, la diminution des défenses immunitaires, le diabète de type 2 et l'obésité. Ces résultats permettent d'éclaircir le mystère des bienfaits du thé vert. Ils montrent comment l'ECGG présente dans cette boisson peut limiter la synthèse de cortisol et influencer le bien-être de l'organisme. La consommation régulière du thé vert procure donc de nombreux bienfaits sur la santé, surtout si cette consommation est jumelée à une alimentation saine et équilibrée. Voici certains bienfaits du thé vert sur la santé :
1. Facilite la digestion
Le thé vert stimule le processus de la digestion et aide au transit intestinal dans l'élimination des déchets. Il procure également une meilleure fluidité des liquides corporels.
2. Effet positif sur la santé cardiovasculaire
Au bout de quelques mois de consommation régulière, le thé vert favorise la dilatation des vaisseaux sanguins et le relâchement des muscles du cœur. Sa consommation aide donc à maintenir une pression artérielle plus stable. Les études montrent qu'après une durée de 3 à 6 mois, le thé noir ou le thé vert réduisent légèrement la pression artérielle. Cet effet peut paraître négligeable, mais il s'agit d'un bienfait que peu de boissons peuvent se vanter de posséder ! La consommation du thé vert aide aussi à prévenir certaines maladies cardiaques comme les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Plusieurs mécanismes peuvent expliquer la réduction des facteurs de risque de maladie cardiovasculaire par les catéchines du thé vert : effets antioxydants, la protection de la fonction endothéliale, la modification du profil lipidique et les effets anti-inflammatoires et antihypertenseurs.
3. Prévention de certains cancers
Comme les dommages du stress oxydatif contribuent au développement du cancer, les antioxydants du thé vert ont généralement un effet protecteur contre cette pathologie. Des études d'observation ont montré un lien entre la consommation de thé vert et un risque de cancer réduit. Par exemple, les femmes qui boivent le plus de thé vert réduiraient de 22% leur risque de cancer du sein, d'après une étude récente. De même, une étude sur 69 710 femmes chinoises a trouvé que les buveuses de thé vert avaient un risque de cancer colorectal réduit de 57%.
4. Bon pour le cerveau
Le thé vert contient de la caféine, qui est un stimulant pour le cerveau. Même s'il en contient moins que le café, la caféine du thé vert est en quantité suffisante pour provoquer une réponse sur l'organisme. Le thé vert contient aussi de la L-théanine. La caféine et la L-théanine combinées semblent améliorer la fonction cérébrale. Le thé vert favorise la fonction cognitive du cerveau, en particulier la mémoire. Le thé vert protégerait aussi le cerveau en vieillissant : les catéchines du thé vert ont des effets protecteurs sur les neurones, et donc ces composés pourraient aider à prévenir des maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson.
5. Maintien du taux du glucose dans le sang
La consommation régulière de thé vert aide également à normaliser le taux du sucre "glycémie" dans le sang, elle aide donc à prévenir le diabète. Bien sûr, il est recommandé d'éviter les excès de sucre dans l'alimentation afin d'optimiser les bienfaits du thé vert.
6. Réduction du taux de mauvais cholestérol "LDL" dans le sang
Le corps renferme du bon et du mauvais cholestérol "LDL" selon le régime alimentaire. Il est important que le taux de bon cholestérol "HDL" soit plus élevé que le mauvais. Le thé vert aide à maintenir l'équilibre entre les deux.
7. Contribue à la perte de poids
Puisque le thé vert aide à stimuler le système digestif et que les antioxydants qu'il contient sont des alliés pouvant maintenir un bon métabolisme du corps, la consommation de thé vert aide grandement à favoriser le maintien d'un poids santé et la perte de poids.
8. Réduction du risque de développer une dépression
La dépression apparaît bien souvent lors d'un état de surmenage et de stress prolongé. Comme mentionné précédemment, le thé vert contient un puissant antioxydant, la théanine, qui procure un effet de détente et de calme. Cet antioxydant aide à réduire les épisodes de stress et de surmenage, deux facteurs déterminants dans le développement d'un épuisement professionnel.
Le 09/10/2022
Sommaire
L'appareil digestif est un groupe d'organes qui travaille ensemble afin d'ingérer, de digérer et d'absorber les aliments avant d'évacuer les déchets à l'extérieur du corps. Il est composé de plusieurs organes, dont la bouche, le pharynx, l'œsophage, l'estomac et les intestins. L'intestin est une partie du tube digestif, qui contribue à la digestion des aliments et au passage des nutriments vers le sang et le reste de l'organisme. Cette partie de l'appareil digestif s'étend de la sortie de l'estomac à l'anus. Chez les humains, il est divisé en deux parties appelées le petit intestin (intestin grêle) et le gros intestin (côlon).
Intestin grêle :
L'intestin grêle mesure entre 5 et 6 mètres de longueur, selon la personne. Il est complètement enroulé sur lui-même dans la paroi abdominale et est recouvert d'une membrane que l'on appelle le mésentère. L'intestin grêle est divisé en 3 parties. Le duodénum relie l'estomac au petit intestin, c'est l'endroit où la plupart des enzymes digestives provenant des autres organes comme le foie et le pancréas se déversent afin d'aider à la digestion des aliments. Il y a ensuite le jéjunum, c'est l'endroit où se produit principalement la digestion et l'absorption des nutriments. Il y a finalement l'iléon qui déverse les aliments digérés dans le gros intestin.
Les parois de l'intestin grêle sont divisées en 4 couches. La première est la muqueuse, qui est la surface la plus interne. Elle contient plusieurs villosités qui favorisent l'absorption des aliments en augmentant la surface de contact de l'intestin : plus la surface de contact est grande, plus le niveau d'absorption est élevé. La sous-muqueuse est une couche de tissu conjonctif, c'est là que se trouvent les vaisseaux sanguins et lymphatiques, les nerfs et les glandes muqueuses de l'intestin. La musculeuse se trouve par-dessus la sous-muqueuse, cette couche est constituée de muscles lisses qui se contractent afin de faire avancer la nourriture dans le tube digestif. Finalement, la couche la plus superficielle du petit intestin s'appelle la séreuse, c'est l'endroit où se fixe le mésentère mentionné précédemment.
Gros intestin :
Le gros intestin est divisé en 4 parties, soit le cæcum, le côlon, le rectum et l'anus. Tout comme le petit intestin, il est couvert du mésentère et sa paroi est divisée en 4 couches, la muqueuse, la sous-muqueuse, la musculeuse et la séreuse. Le cæcum est une petite pochette qui relie le gros intestin à l'iléon, la dernière partie de l'intestin grêle. Le côlon est la plus longue partie du gros intestin et reçoit la nourriture digérée en provenance du cæcum. C'est là où l'absorption de l'eau et des nutriments ainsi que la formation des selles se produisent. Le côlon est divisé en 4 segments, le côlon ascendant, le côlon transverse, le côlon descendant et le côlon sigmoïde. Le rectum est relié au côlon sigmoïde et reçoit les selles du côlon. C'est là qu'elles sont emmagasinées avant d'être évacuées par l'anus, la dernière partie du gros intestin.
L'intestin grêle, a deux fonctions principales, soit la digestion et l'absorption des nutriments. Lorsque la nourriture parvient au petit intestin, les muscles de celui-ci se contractent afin de mélanger les aliments et les sucs digestifs qui proviennent du pancréas, du foie et des intestins. Les sucs brisent les particules d'aliments en macro et micronutriments. Les macronutriments comprennent les glucides, les lipides et les protéines tandis que les vitamines et minéraux font partie des micronutriments. Les parois du petit intestin vont par la suite absorber les nutriments qui proviennent de la nourriture. En fait, le petit intestin absorbe plus de 90% des éléments nutritifs consommés.
La première fonction du gros intestin est d'absorber les liquides que l'on consomme. Il absorbe aussi certains nutriments qui proviennent de la nourriture, mais la majorité de l'absorption se fait dans le petit intestin. Le gros intestin est aussi l'endroit où les selles se forment et sont emmagasinées en attendant d'être évacuées. L'eau absorbée par le côlon, ainsi que le mucus qu'il produit, facilitent le déplacement des selles jusqu'au rectum. Une fois le rectum plein, les selles sont évacuées par l'anus.









