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Chocolat noir, quels bienfaits ?

Chocolat noir, quels bienfaits ?

Le 09/10/2022

 

Le chocolat noir est un aliment à consommer modérément puisque son apport calorique est élevé. Une consommation de 2 à 3 carrés par jour serait la portion suggérée afin de ne pas dépasser les besoins quotidiens en apport calorique, et de profiter des bienfaits de cet aliment. 

Le chocolat provient de la fève de cacao. La poudre de cacao constitue le principal ingrédient contenu dans le chocolat noir. Contrairement au chocolat au lait, le chocolat noir contient très peu d'additifs de sucre et très peu de produits laitiers. Une concentration minimale de 70% de cacao fait du chocolat noir un produit santé offrant plusieurs vertus et des propriétés très intéressantes. Alors, quels sont les bienfaits du chocolat noir pour la santé ?

La poudre de cacao est un ingrédient purement naturel qui contient un taux d'antioxydants supérieur à plusieurs autres aliments consommés quotidiennement. Les antioxydants dont les flavonoïdes contenus en quantité importante dans le chocolat noir ont une incidence positive sur la prévention du vieillissement précoce des cellules ainsi que sur la prévention de certaines maladies. Les flavonoïdes contribuent également à baisser la tension artérielle et à maintenir un bon taux de cholestérol en limitant la production du mauvais cholestérol dans le sang. Cette substance aide également les vaisseaux sanguins à demeurer bien dilatés évitant ainsi certaines maladies cardiovasculaires. De plus, les flavonoïdes aident l'organisme à bien utiliser l'insuline ce qui prévient l'apparition du diabète de type 2.

Le chocolat noir fournit aussi un apport intéressant en potassium, magnésium, fer et acides aminés, ce qui en fait un aliment qui contribue à atténuer la fatigue, les épisodes de stress et même l'anxiété. Une fois absorbés par l'organisme, les acides aminés se transforment en cette hormone du bien-être qu'est la sérotonine. Il s'agit d'une hormone dont le rôle de neurotransmetteur calme et aide à combattre les états dépressifs passagers. La poudre de cacao favorise également la sécrétion d'endorphine, une hormone qui stabilise l'humeur et qui procure apaisement et réconfort.

La poudre de cacao a une concentration en fibres très élevée de 15 grammes par portion de 100 grammes de chocolat noir à 70%. Ce qui en fait un aliment favorisant le transit intestinal en prévenant la constipation. De plus, les polyphénols contenus dans la poudre de cacao contribuent au bon maintien du système immunitaire en protégeant la muqueuse intestinale.

Des études ont démontré que les personnes consommant du chocolat noir avec modération sur une base régulière tout en ayant des activités physiques régulières arrivaient plus facilement à maintenir un bon indice de masse corporelle (IMC).

 

 

Quelles sont les fonctions de la peau ?

La peau

Le 08/10/2022

 

Sommaire

° Définition

° Structure

° Fonctions

 

 

Définition

Les gens sont souvent étonnés d'apprendre que la peau est considérée comme un organe. Non seulement cela, mais la peau est le plus grand organe du corps et assure plusieurs fonctions surprenantes, elle représente la première barrière de défense contre les éléments nocifs de l'environnement comme les températures chaudes et les germes. 

 

 

Structure

La peau est composée de trois couches, soit l'épiderme, le derme et l'hypoderme :

 

Épiderme

L'épiderme est la couche la plus superficielle de la peau, donc celle que l'on peut voir. Bien qu'il soit très mince, soit environ un millimètre d'épaisseur, l'épiderme est divisé en 5 autres couches :

  • Couche cornée : partie la plus externe de l'épiderme, cette couche est composée de cellules de peau mortes.
  • Couche claire : en dessous de la couche cornée et composée de cellules de la peau vieillissantes qui vont bientôt mourir et passer dans la couche cornée.
  • Couche granuleuse : composée de 3 à 5 couches de cellules.
  • Couche épineuse ou spineuse : contient plusieurs kératinocytes qui produisent la kératine, la substance qui donne la tonicité à la peau.
  • Couche basale : partie la plus interne de l'épiderme.

Les cellules de la peau possèdent un cycle de renouvellement d'environ 28 jours. Les cellules de la couche basale se reproduisent continuellement. Les nouvelles cellules poussent les plus vieilles vers la surface de l'épiderme. Il faut donc environ 4 semaines afin que les cellules meurent et atteignent la couche cornée. La peau morte se détache de la couche cornée en petits lambeaux, un processus appelé desquamation.

L'épiderme contient plusieurs différents types de cellules, dont les cellules squameuses. Celles-ci se trouvent dans la couche cornée et proviennent des kératinocytes, soit les cellules qui produisent la kératine. Au fur et à mesure que les kératinocytes vieillissent et montent vers la surface de la peau, ils s'aplatissent et se rapprochent les uns des autres afin d'éventuellement former les cellules squameuses de la couche cornée.

Les cellules basales se trouvent dans la couche basale et sont responsables de la fabrication des nouvelles cellules de la peau. Les cellules produites par les cellules basales deviennent les kératinocytes qui par la suite deviennent des cellules squameuses.

Les mélanocytes se trouvent dans la couche basale, avec les cellules basales. Ils produisent la mélanine, soit la substance qui donne la couleur à la peau et qui protège contre les rayons UV. La quantité de mélanine produite par les mélanocytes est déterminée par l'exposition aux rayons UV (plus on est exposé, plus on en produit) et par la constitution génétique de la personne.

D'autres types de cellules trouvées dans l'épiderme incluent les cellules de Merkel qui jouent un rôle dans la fonction du toucher et les cellules de Langerhans impliquées dans la protection immunitaire.

 

Couches de l'épiderme

 

Derme

Le derme est la couche de peau la plus épaisse qui se trouve sous l’épiderme. Le collagène et l'élastine sont des protéines du derme qui donnent à la peau la force, la solidité, l’extensibilité et la flexibilité. Le derme est composé de nombreuses structures dont celles-ci :

  • vaisseaux sanguins qui transportent les éléments nutritifs et l’oxygène jusqu’à la peau.
  • vaisseaux lymphatiques qui aident à combattre les infections.
  • follicules pileux, qui sont de petits sacs où les poils prennent naissance.
  • glandes sudoripares qui fabriquent la sueur pour contrôler la température corporelle.
  • glandes sébacées qui produisent de l’huile pour garder la peau et les poils lisses.
  • terminaisons nerveuses qui aident à procurer le toucher.

 

Hypoderme

La couche la plus profonde de la peau est l'hypoderme, aussi appelée tissu sous-cutané. Il est principalement composé de tissus graisseux afin de protéger les organes internes et les tissus contre les blessures. Cette couche de gras aide aussi le corps à préserver la chaleur et à maintenir une température interne adéquate.

 

Structure de la peau

 

 

Fonctions

La peau joue plusieurs rôles importants dans le corps. Elle sert notamment à le protéger contre le froid, la chaleur, les rayons du soleil et les infections. Elle offre une barrière de protection aux organes internes afin de prévenir les blessures.

La peau empêche aussi la perte excessive de liquide et d'électrolytes en plus d'aider à contrôler la température interne du corps. De plus, les déchets produits par les cellules sont évacués par la peau au moyen des glandes sudoripares.

La sensation du toucher est aussi possible grâce à la peau et permet de ressentir la douleur et la pression. Finalement, la peau aide à fabriquer la vitamine D dont le corps a besoin afin d'assurer plusieurs fonctions, comme la défense immunitaire et la production des tissus osseux.

 

 

Comment conserver son pain ?

Comment conserver son pain ?

Le 08/10/2022

 

Pour que votre pain reste frais et moelleux durablement, il faut surtout apprendre à bien le conserver. Hélas, c’est l’un des aliments les plus gaspillés dans nos maisons. Et pour cause, nous commettons quasiment tous la même erreur. On nous a souvent recommandé de stocker le pain dans un panier spécial, en osier ou en plastique. Eh bien, ce n’est pas la conservation la plus adéquate pour protéger ses baguettes ni son pain de campagne. Lorsqu’il est stocké ainsi, le pain est très exposé à l’air et a tendance à se dessécher plus rapidement. Même la boîte en fer blanc ou en métal, très populaire dans de nombreux foyers, n’est pas le meilleur moyen de conserver sa fraîcheur.

Alors quelle serait donc la solution la plus appropriée ? Idéalement, il serait plus judicieux d’acheter, ou de fabriquer soi-même, un sac en tissu qui vous aidera à mieux conserver le reste du pain que vous souhaitez consommer plus tard. De cette façon, il sera protégé de l’air ambiant et restera moelleux plus longtemps. Il existe d’ailleurs un éventail de sacs spécialement dédiés au pain. En prime, ils sont solides, résistants, recyclables et durent plusieurs années. A l’intérieur du sac, vous pouvez rajouter une branche de céleri ou une carotte pour garder le pain encore plus frais et moelleux, comme s’il sortait de la boulangerie. En effet, le céleri ou la carotte libère un peu d’humidité dans le sac, qui sera alors absorbé par le pain. Ainsi, vous pourrez même le garder pendant toute une semaine après l’achat. Assurez-vous égalemment de toujours garder votre pain à l’abri du soleil, dans un endroit sec à température ambiante.

 

Et si le pain est déjà sec ?

Il suffit de passer vos tranches quelques secondes sous l’eau courante, avant de les cuire au four à puissance maximale pendant 5 minutes. L’eau absorbée par le pain va ramollir la mie, tandis que le passage au four rendra la croûte croustillante et parfumée à nouveau. Enfin, pour conserver le pain que vous souhaitez garder plus longtemps à la maison, le congélateur reste la meilleure option. Pour cela, nous vous recommandons de le couper en tranches et d’installer ces morceaux dans divers récipients appropriés fermés hermétiquement. Placez-les dans le congélateur. Et vous pourrez en sortir à chaque repas. Pour la décongélation, il vous suffit de poser vos tranches à l’intérieur du four préchauffé à 200°C. Au bout de 5 minutes, vous pourrez l’éteindre. Laissez les tranches à l’intérieur quelques minutes de plus avant de les sortir. Fini le gaspillage, vous ne consommerez que la quantité dont vous aurez besoin.

 

 

Hyperthyroïdie : causes et traitements

Hyperthyroïdie

Le 17/09/2022

 

Sommaire

° Thyroïde

° Hyperthyroïdie

° Personnes à risque

° Causes et types

° Symptômes

° Diagnostic

° Complications

° Traitement

° Grossesse et hyperthyroïdie

° Prévention

 

 

 

Thyroïde

La thyroïde est une petite glande en forme de papillon ou de "H", constituée de deux lobes reliés par une partie centrale appelée "isthme". Elle est d’environ 5 cm de diamètre, située à la base du cou en avant de la trachée. Elle est placée sous la pomme d'Adam et n’est normalement pas palpable. La thyroïde sécrète des hormones thyroïdiennes :

  • Triiodothyronine "T3" : c'est la véritable hormone thyroïdienne active qui affecte pratiquement tous les processus physiologiques de l'organisme.
  • Thyroxine "T4" ou Tétraiodothyronine : hormone de réserve produite en plus grande quantité que la T3. À tout moment, la T4 peut être convertie en T3 et devenir active selon les besoins de l’organisme et la présence ou non de maladies.

Ces hormones affectent de nombreuses fonctions vitales de l’organisme, comme les fréquences cardiaque et respiratoire, la vitesse à laquelle les calories sont brûlées (métabolisme), l'oxygénation des tissus, l’intégrité de la peau, la croissance, la production de chaleur, la fertilité et la digestion. La thyroïde sécrète également la calcitonine, une hormone qui participe au maintien de la masse osseuse en favorisant la fixation du calcium dans les os.

L'iode est un élément indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes. Il s'agit d'un oligo-élément, comme le fer ou le zinc.
Une dose minimale d’iode est nécessaire pour le bon fonctionnement de la thyroïde. Présent en très faible quantité dans le corps, il doit être fourni par l'alimentation quotidienne : sel iodé de cuisine, poissons, fruits de mer, etc. 
Une alimentation équilibrée garantit un apport suffisant d'iode pour que la thyroïde fonctionne correctement alors qu'une dose excessive peut entraîner un dysfonctionnement de cette glande.

La thyroïde est sous la dépendance de l’hypophyse, située à la base du cerveau. Cette glande produit la TSH (Thyroid Stimulating Hormone) qui régule la sécrétion des hormones thyroïdiennes. L’hypophyse est contrôlée par l’hypothalamus, petite structure du cerveau située au-dessus d’elle, qui libère la TRH (Thyrotropin Releasing Hormone) régulant la sécrétion de TSH.

Lorsque l’hypothalamus détecte de très faibles concentrations sanguines d’hormones thyroïdiennes, il libère de la TRH qui stimule la sécrétion de TSH par l’hypophyse. La TSH stimule, à son tour, la sécrétion d’hormones thyroïdiennes par la thyroïde pour ainsi rétablir un taux sanguin normal de ces hormones. Tout ce processus est appelé le feed-back ou le rétrocontrôle hormonal.

 

Régulation de la thyroïde

 

 

Hyperthyroïdie

L’hyperthyroïdie, également appelée hyperfonctionnement de la thyroïde, est une maladie métabolique fréquente caractérisée par une production excessive d’hormones thyroïdiennes T3 et T4Ces hormones, produites par la glande thyroïde, jouent un rôle métabolique clé dans tout l’organisme, notamment sur certaines fonctions vitales : régulation des fréquences cardiaque et respiratoire, régulation de la température corporelle, croissance, production de l'énergie, régulation du transit intestinal, etc. 

Si les hormones T3 et T4 sont produites en excès, on observe divers symptômes à travers tout le corps. Chez les personnes âgées, elle peut être asymptomatique, et elle est systématiquement recherchée lorsque la personne maigrit sans raison, se plaint d’insomnies, de palpitations ou de fatigue chronique. Elle touche les femmes 5 à 10 fois plus fréquemment que les hommes.

 

Hyperthyroïdie

 

 

Personnes à risque

L'hyperthyroïdie est plus fréquente chez certaines catégories de personnes :

  • Sexe féminin : l'hyperthyroïdie est plus fréquente chez les femmes, elle touche 8 femmes pour 1 homme.
  • Chez les femmes, en particulier pendant la grossesse et après 35 ans.
  • Chez les femmes qui ont récemment accouché, jusqu’à 7% d’entre elles seraient touchées de manière transitoire pendant l’année suivant la naissance.
  • Chez les personnes âgées de plus de 60 ans.
  • Prédisposition familiale : les personnes ayant des cas d’hyperthyroïdie dans la famille auront un risque plus élevé de souffrir de cette maladie.
  • Stress : le stress chronique peut augmenter la sécretion du cortisol, cette hormone altère la fonction de la thyroïde au point de l’accélérer et affecte également les glandes surrénales.
  • Tabac : l’incidence d'une hyperthyroïdie auto-immune (maladie de Basedow) est majorée chez les fumeurs.
  • Maladies auto-immunes : les personnes, qui ont certaines maladies auto-immunes telles que le diabète de type 1, ont plus de risque de développer une hyperthyroïdie auto-immune (maladie de Basedow).  

 

 

 

Causes et types

L'hyperthyroïdie peut avoir de multiples causes, dont la plus fréquente est une maladie auto-immune, la maladie de Basedow. Plus rarement, l'hyperthyroïdie peut être due à une anomalie de l'hypophyse qui, dans ce cas, ne régule plus correctement la thyroïde et les hormones thyroïdiennes sont alors produites en excès.

 

1) Maladie de BasedowExophtalmie basedowienne

La maladie de Basedow, encore appelée maladie de Graves, est une maladie auto-immune. Autrement dit, elle résulte d’un dysfonctionnement du système immunitaire. Ce dernier n’arrive plus à faire la différence entre les composantes normales du corps et les éléments à éliminer. De ce fait, il s’y attaque pour les détruire. Dans ce cas précis, les anticorps ciblent directement la thyroïde. Excessivement stimulée, cette dernière produit une énorme quantité d’hormones thyroïdiennes T3 et T4.

La maladie de Graves fait partie des causes les plus courantes de l’hyperthyroïdie. Selon les chiffres, elle est à la base de près de 80% des cas. Par ailleurs, elle est plus fréquente chez les femmes. À cela s’ajoute le fait que dans 15% des cas, un facteur familial est mis en évidence. Des maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde et le diabète de type 1 augmentent le risque de souffrir de la maladie de Basedow.

 

2) Nodules thyroïdiensNodule thyroïdien

Les nodules thyroïdiens sont des petites masses qui se forment dans la glande thyroïde, en solitaire ou en groupe. Ils se forment pour des raisons qui demeurent encore mystérieuses. Heureusement, ils sont pour la plupart bénins. Ainsi, même s'ils sont présents chez une grande partie de la population, beaucoup n’en ont pas conscience ou vivent normalement avec. Dans les faits, 5 à 20% de la population possède un nodule qu’il est possible de détecter grâce à la palpation ( 1 cm). Lorsque les masses les plus petites qui ne sont visibles qu’avec un examen d'échographie sont comptées, les statistiques sont plus élévées. Dans ce cas, plus de 40% de la population possède au moins un nodule. 

Même si la plupart des nodules thyroïdiens sont bénins, certains d’entre eux s’avèrent toxiques et peuvent entraîner une hyperthyroïdie, cela peut arriver chez 5 à 10% des personnes possédant un nodule thyroïdien. Ces nodules peuvent être uniques, c'est le cas de l’adénome toxique (nodule de Plummer), ou multiples comme le goitre multinodulaire toxique "GMNT". 

Le GMNT et l’adénome toxique sont les causes d’hyperthyroïdie les plus fréquentes chez le sujet âgé de plus de 60 ans, dont 80% des cas sont du sexe féminin.

 

3) Thyroïdites

L’hyperthyroïdie est souvent confondue avec une inflammation de la glande thyroïde. En réalité, c’est la thyroïdite qui correspond à cette description. Elle peut être de différents types et avoir des causes aussi bien inflammatoires qu’infectieuses. Les thyroïdites les plus courantes sont les thyroïdites de Hashimoto, de De Quervain et la thyroïdite du post-partum :

 

  • Thyroïdite de Hashimoto :

Cette maladie auto-immune se caractérise par la présence d'un goitre ferme et irrégulier avec la présence d'anticorps anti-thyroperoxydase (anti-TPO) et/ou d'anticorps anti-thyroglobuline (anti-Tg). Une phase d'hyperthyroïdie est possible au début de la maladie qui évolue ensuite vers l'hypothyroïdie.

 

  • Thyroïdite de De Quervain :

Cette inflammation de la thyroïde est réactionnelle à une infection virale, avec syndrome grippal, fièvre et goitre dur et douloureux. Elle s’accompagne d’une phase initiale d’hyperthyroïdie, suivie d’une phase d’hypothyroïdie puis elle guérit spontanément en 2 ou 3 mois.

 

  • Thyroïdite du post-partum :

La thyroïdite du post-partum est une thyroïdite silencieuse qui s'accompagne d'un goitre minime et indolore, et qui survient environ 3 à 6 mois après l'accouchement. Il s'agit d'une forme d'une thyroïdite auto-immune, c'est-à-dire que la patiente fabrique des anticorps contre ses propres tissus et dont l'installation est insidieuse. Cette thyroïdite concerne 5 à 15% des femmes accouchées. On décrit typiquement deux phases : une première phase d'excès de sécrétion d'hormones thyroïdiennes dans les 3 à 6 mois qui suivent la grossesse. Cette phase est suivie d'une hypothyroïdie, c'est-à-dire d'une insuffisance de sécrétion d'hormones thyroïdiennes 4 à 6 mois plus tard. Cette deuxième phase se caractérise généralement chez la femme par une dépression plus ou moins importante. Il existe un risque de récidive lors des grossesses ultérieures.

 

- Une thyroïdite peut être égalemment provoquée par des substances toxiques, des radiations, une carence ou un excès en iode, etc. Les variations de cette maladie peuvent être aiguës, subaiguës et parfois chroniques. Même si les évolutions cliniques et biologiques d’une thyroïdite sont variées, elles ont toutes un point en commun, un dérèglement des hormones thyroïdiennes et par extension, une hyperthyroïdie. La particularité avec cette cause est qu'elle peut être de courte durée. Dès que l’inflammation est soignée, la thyroïde retrouve son fonctionnement normal.

 

4) Médicaments riches en iode

Certains médicaments et produits riches en iode peuvent provoquer une hyperthyroïdie transitoire, les plus fréquents sont :

  • Amiodarone (Cordarone), un médicament utilisé dans le traitement de certains troubles du rythme cardiaque.
  • Produits de contraste, qui servent à obtenir de meilleures images lors d’une radiographie ou d’un scanner.
  • Interféron alpha ou Interleukine 2, utilisés dans le traitement de certains types de cancer.
  • Lithium, utilisé pour le traitement de la dépression.

 

5) Thyrotoxicose factice

La thyrotoxicose factice est la conséquence d'une prise excessive d'hormones thyroïdiennes inavouée, accidentelle ou à titre thérapeutique. Par exemple, certaines personnes, qui cherchent à perdre du poids, utilisent des hormones thyroïdiennes. Des accidents cardiaques liés à une hyperthyroïdie provoquée par ce type de traitement ont été observés. De ce fait, l'utilisation des hormones thyroïdiennes pour maigrir est absolument contre-indiquée et doit être évitée.

 

6) Adénome hypophysaire à TSH

C'est une maladie rare, appelée aussi "adénome thyréotrope". En cas de présence d’un adénome hypophysaire, la TSH sécrétée par la partie antérieure de l’hypophyse sera produite en excès. Il en résulte une surstimulation de la glande thyroïde entrainant une hypersécrétion des hormones thyroïdiennes. Cette hyperthyroïdie est classée comme une hyperthyroïdie d'origine centrale.

 

Principales causes de l'hyperthyroïdie

 

 

Symptômes

Il est assez fréquent que l’hyperthyroïdie ne produise pas de symptômes, particulièrement chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Si des symptômes apparaissent, on observe une accélération de la majorité des fonctions de l'organisme : 

  • Rythme cardiaque accéléré : le pouls est fréquemment supérieur à 90 battements par minute au repos, la personne se plaint de palpitations et d’essoufflement.
  • Troubles de régulation de la température du corps : la personne transpire facilement, elle a les mains moites et parfois des bouffées de chaleur, elle craint la chaleur et se plaint de soif excessive.
  • Troubles du système nerveux : la personne peut présenter des tremblements au niveau des extrémités, des troubles du sommeil, de nervosité, d’irritabilité, des sautes d’humeur et d’anxiété. Fréquemment, anxiété et nervosité sont les premiers signes notables de l’hyperthyroïdie.
  • Troubles du système digestif : le transit intestinal est accéléré et les selles sont plus fréquentes "diarrhée".
  • Troubles généraux : fatigue, faiblesse musculaire, perte de poids rapide malgré un appétit conservé, règles moins fréquentes et moins abondantes, baisse de libido, peau fine et chute de cheveux.
  • En cas de maladie de Basedow, ces symptômes sont souvent associés à une augmentation du volume de la thyroïde (goitre), un myxœdème prétibial, et des troubles oculaires : rétraction des paupières, des yeux écarquillés "exophtalmie" et des yeux secs qui piquent.

 

Symptômes maladie de Basedow

 

 

Diagnostic

Devant ces symptômes de l'hyperthyroïdie, le médecin examinera le cou du patient afin d’évaluer une éventuelle augmentation du volume de la thyroïde (goitre) ainsi que les yeux, car des yeux globuleux pouvant être le signe de la maladie de Basedow. Ensuite, le médecin demande un bilan sanguin pour doser les hormones thyroïdiennes T3 et T4, ainsi que la TSH. Dans le cas d’une hyperthyroïdie, les taux de T3/T4 sont élevés et le taux de TSH est diminué. Dans les hyperthyroïdies asymptômatiques, les taux de T3/T4 sont normaux mais le taux de TSH est bas, ce qui signale tout de même une hyperthyroïdie.

Ce bilan initial sera complété pour rechercher les causes de l’hyperthyroïdie : recherche d’anticorps spécifiques pour dépister une maladie de Basedow, faire une échographie cervicale, voire une scintigraphie du cou pour visualiser la thyroïde à la recherche de nodules...

Le plus souvent, le diagnostic de la cause d’une hyperthyroïdie requiert une scintigraphie thyroïdienne. Il s’agit d’un examen qui consiste à administrer un traceur ; une substance faiblement radioactive, habituellement de l’iode radioactif (iode 123) ou du technétium 99, qui va se fixer dans la thyroïde en plus ou moins grande quantité selon l’activité de cette glande. Le traceur est le plus souvent administré par une injection intraveineuse, parfois par voie orale dans le cas de l’iode 123Dans le cas d’un nodule, l’iode s’accumule en un point localisé. Dans le cas de la maladie de Basedow, l’hyperfixation de l’iode est visible dans toute la thyroïde.

Après un temps d’attente variable selon le traceur, le patient subit un examen simple qui consiste à placer un détecteur de radiations "gamma-camera" contre la peau au niveau du cou. L'appareil calcule la dose d'iode capturée par la glande et détermine ainsi son activité. En cas d'hyperthyroïdie, la quantité d'iode capturée est largement supérieure à la normale car la thyroïde est très active.

Le médecin peut également prescrire des examens pour évaluer le retentissement de la maladie : bilan cardio-vasculaire, bilan ophtalmologique par exemple, etc.

 

 

Complications

Des complications apparaissent si l’hyperthyroïdie n’est pas traitée et que les taux d’hormones thyroïdiennes dans le sang sont très élevés :

  • Troubles cardiaques : troubles du rythme (fibrillation auriculaire) ou une insuffisance cardiaque.
  • Impuissance chez l’homme, troubles des règles et de fertilité chez la femme.
  • Fatigue intense et amaigrissement important.
  • Ostéoporose : un excès de T3/T4 diminue l'absorption du calcium au niveau des os, ce qui favorise l'ostéoporose.
  • Atteinte de l’œil en cas de maladie de Basedow : exophtalmie douloureuse et non réductible avec inflammation des paupières.
  • Troubles psychiatriques : confusion, agitation, délire.
  • Crise thyréotoxique, c'est la complication la plus grave.

 

Crise thyréotoxique :

Une des complications les plus graves de l’hyperthyroïdie, si cette maladie n’est pas traitée, est la crise thyréotoxique. La crise thyréotoxique est une intoxication par les hormones thyroïdiennes, elle peut être provoquée par un traumatisme, une infection, une intervention chirurgicale, un diabète non maîtrisé ou une grossesse. La thyroïde s'emballe et relâche rapidement une grande quantité de T3/T4 dans le sang. Cette crise est une urgence médicale rare mais peut être grave car elle peut déclencher une fièvre élevée, de fortes palpitations, une agitation, une déshydratation, un état de faiblesse et de confusion, une insuffisance cardiaque, voire un coma. Autrefois, la crise thyréotoxique était toujours mortelle. Aujourd'hui, les soins d'urgence permettent de la traiter dans la grande majorité des cas.

 

 

Traitement

Le traitement peut se faire avec des médicaments ATS "antithyroïdiens de synthèse" qui bloquent la fabrication des hormones thyroïdiennes ou par la neutralisation de la thyroïde par de l'iode radioactif, ou en l’enlevant chirurgicalement.

Chez les patients avec une hyperthyroïdie asymptômatique, la décision de traiter dépend des cas. Par exemple, si la personne est à risque de maladie cardiaque, un traitement peut être nécessaire pour éviter que l’hyperthyroïdie, même légère, n’aggrave la santé du cœur. 

Il faut préciser que pour que le traitement soit vraiment efficace, la cause doit être connue. En plus, l’essentiel reste de détecter la maladie très tôt pour augmenter le taux de réussite et réduire les risques :

  • La maladie de Basedow peut être traitée par la prescription prolongée, de 12 à 18 mois, d’antithyroïdiens de synthèse (Méthimazole, Carbimazole, Propylthiouracyle PTU). Si la maladie de Basedow devient chronique, le médecin envisage alors la neutralisation par de l’iode radioactif 131 ou l’ablation chirurgicale de la thyroïde. Si nécessaire, les problèmes des yeux liés à la maladie de Basedow font l’objet d’un suivi spécifique par un ophtalmologue avec des larmes et collyres de vitamine A pour protéger la cornée.
  • Lorsque le patient présente des nodules produisant de la T3/T4, un traitement médicamenteux est d’abord prescrit pour normaliser les taux d’hormones thyroïdiennes dans le sang. Ensuite, une intervention chirurgicale est pratiquée pour enlever tout ou une partie de la thyroïde selon le nombre et la taille des nodules. Il est possible que cette solution soit considérée comme trop radicale par certains patients, car elle implique la prise d’hormone de substitution à vie. Parfois, une neutralisation de la thyroïde par de l’iode radioactif 131 est préférée. Il faut savoir que le traitement par l'iode radioactif est contre-indiqué chez les femmes enceintes et allaitantes.
  • Si l'hyperthyroïdie apparaît durant le traitement par Amiodarone, ce traitement doit être interrompu et remplacé par une autre substance.
  • Pour les thyroïdites, elles se résolvent d’elles-mêmes et le traitement consiste à soulager l’inflammation et atténuer les symptômes cardiaques par des médicaments adaptés, tout en surveillant soigneusement l’évolution de la maladie.

Pour soigner les symptômes de l’hyperthyroïdie, le médecin peut prescrire un béta-bloquant comme le Propranolol qui permet de soulager les tremblements et les symptômes cardiovasculaires comme les palpitations. D’autres béta-bloquants peuvent aussi être utilisés comme l’Aténolol, le Métoprolol ou le Nadolol.

 

 

Grossesse et hyperthyroïdie

Le fonctionnement de la glande thyroïde reste normal pendant la grossesse, mais les besoins de l’organisme en iode sont plus importants à cause des besoins du fœtus. La glande thyroïde du fœtus commence à fonctionner entre le 2ème et le 3ème mois de gestation. Les hormones thyroïdiennes ainsi produites jouent un rôle dans le développement de son cerveau. L’iode et les hormones thyroïdiennes de la mère qui passent à travers le placenta contribuent aussi de façon importante au fonctionnement de la thyroïde du fœtus. Pour cette raison, tout dérèglement de cet organe chez la mère doit être dépisté et traité.

Les troubles de la thyroïde touchent environ 5% des femmes enceintes, mais la plupart de ces affections sont détectées et traitées sans présenter de problèmes graves pour la femme ou son fœtusCertaines femmes sont systématiquement suivies sur le plan thyroïdien pendant leur grossesse :

  • Celles qui présentent des antécédents personnels ou familiaux de problèmes de la thyroïde.
  • Celles qui souffrent d’une maladie auto-immune.
  • Celles qui ont précédemment été traitées pour hyperthyroïdie.

En cas d’hyperthyroïdie pendant la grossesse, des complications peuvent survenir : retard de croissance du fœtus, fausse-couche ou accouchement prématuré. Le traitement par un antithyroïdien de synthèse "Propylthiouracile" est possible, à la dose minimale pour obtenir et conserver un taux normal d’hormones thyroïdiennes dans le sang. Pendant toute la grossesse, le fœtus est surveillé par échographie à la recherche d’un éventuel goitre. Si le nouveau-né présente des signes d’hyperthyroïdie, celle-ci disparaît spontanément en quelques semaines.

L’allaitement est habituellement déconseillé en cas de traitement par un antithyroïdien de synthèse, en raison de leur passage dans le lait maternel. Néanmoins, avec une surveillance du nourrisson, l’utilisation du Propylthiouracile à faible dose est possible chez la femme allaitante.

 

 

Prévention

La principale raison pour laquelle les problèmes de thyroïde, principalement l’hyperthyroïdie, sont préoccupants est qu’il n’existe aucun moyen de les prévenir réellement. Cela s’explique par le fait qu’il s’agisse d’un trouble souvent héréditaire et dont les causes varient d’une personne à une autre.

Ces facteurs réduisent la possibilité d’un système préventif universel et applicable à tous. Toutefois, il existe la possibilité de réduire les effets de cette affection. Il s’agira alors de prendre soin de votre thyroïde grâce à plusieurs éléments du quotidien et un suivi médical :

 

  • Faire un bilan de santé régulier :

La première chose qu’il est recommandé de faire, dans le cadre de la prévention de l’hyperthyroïdie, est un bilan de santé fréquent. En effet, c’est l’aggravation des symptômes de l'hyperthyroïdie qui la rend aussi dangereuse. Lorsqu’elle est diagnostiquée et prise en charge assez tôt, l’hyperthyroïdie peut être contrôlée. Le médecin traitant sera alors en mesure de vous proposer un traitement efficace qui vous convient. Vous réduirez les risques de développer des complications qui peuvent constituer un véritable danger pour votre santé. La fréquence conseillée pour effectuer un bilan de santé est une fois par an. Vous pouvez néanmoins vous rendre chez votre médecin dès que vous sentez une anomalie, il pourra ainsi vous examiner afin de poser un diagnostic dans les meilleurs délais.

 

  • Changer votre alimentation :

L’alimentation a une place très importante. Dans le cas de l’hyperthyroïdie, les aliments à favoriser sont les suivants :

  • Produits pauvres en iode qui aident à réduire le taux des hormones thyroïdiennes : blanc d’œuf, fruits frais, avoine, miel, etc.
  • Aliments riches en fer puisqu’un faible taux de fer est associé à l’hyperthyroïdie : viande rouge, haricots secs, noix, etc.
  • Aliments riches en sélénium puisque il contribue à équilibrer les hormones thyroïdiennes : noix du Brésil, graines de chia, champignons, avoine, volaille, etc.
  • Aliments riches en vitamine D et en calcium qui protègent les os souvent affaiblis par l’hyperthyroïdie : saumon, amandes, haricots blancs, produits laitiers, etc.

Tout comme certains aliments ont une action favorable en cas d’hyperthyroïdie, d’autres semblent avoir une action défavorable. Ces aliments sont donc à limiter autant que possible :

  • Aliments riches en iode qui favorisent la production d’hormones thyroïdiennes : poissons de mer, fruits de mer, crustacés, algues, etc.
  • Soja et ses dérivés qui semblent interférer avec les traitements de l’hyperthyroïdie : lait de soja, sauce soja, tofu, etc.
  • Aliments ou boissons riches en caféine qui par son action excitante exacerbe les symptômes de l’hyperthyroïdie : café, thé, chocolat noir, etc.

 

  • Faire de l'activité physique :

Si vous faites de l’hyperthyroïdie ou quand vous êtes une personne à risque, vous devrez prendre soin de votre corps en faisant une activité physique régulière. Il faut préciser que cela dépend fortement de la période dans laquelle vous êtes. De manière pratique, quand vous êtes dans une période sensible, vous devrez éviter les sports d’endurance. Ils constituent un problème puisqu’ils stimulent votre activité cardiovasculaire. Comme votre organisme est déjà en hyperactivité, une activité de ce genre ne lui sera que néfaste. Par contre, vous pouvez faire de la marche, de la natation ou encore du vélo à condition d’en modérer l’intensité.

 

  • Autres mesures

- Eviter les situations de stress qui prédisposent à l’hyperthyroïdie, et risquent d’aggraver les symptômes cardiovasculaires de la maladie.

- Avoir de bonnes nuits de sommeil pour compenser l’élévation du métabolisme durant la journée.

- Éviter le tabagisme qui altère le fonctionnement de la glande thyroïde.

 

 

Douleurs musculaires : causes et traitements

Douleurs musculaires "myalgies"

Le 25/08/2022

 

Sommaire

° Définition

° Types

° Causes

° Description de la douleur

° Diagnostic

° Traitement

° Prévention

 

 

 

Définition

Les douleurs musculaires, ou myalgies, désignent une douleur concernant les muscles striés. Il s’agit des muscles de l‘appareil locomoteur, ceux qui nous permettent de nous déplacer, de réaliser des actions volontaires, par opposition aux muscles lisses qui interviennent par exemple dans la digestion, ou encore le muscle cardiaque qui fait spontanément battre notre cœur.

 

Types de muscles

 

Types

Les douleurs musculaires peuvent être de nombreuses natures :

  • Courbatures : qui sont de toutes petites lésions musculaires qui surviennent suite à un effort excessif sur des muscles insuffisamment préparés. A noter toutefois que dans des maladies infectieuses telles que la grippe, on est également victime de courbatures, mais elles s’accompagnent alors de fièvre et d’une fatigue.
  • Crampes : qui sont des contractures involontaires, ou spasmes, extrêmement fréquentes mais sans gravité.
  • Contractures : qui peuvent s’apparenter à des crampes, mais qui sont principalement un mécanisme de défense mis en place par l’organisme pour éviter l’aggravation d’un problème : les plus connus sont les lumbagos et les torticolis, dans lesquels le corps verrouille les articulations par le biais des muscles contractés afin de limiter les faux mouvements.
  • Elongations : qui correspondent à de petites déchirures des fibres musculaires provoquées par une sollicitation excessive d'un muscle en extension maximale (allongement des fibres musculaires au-delà de leur élasticité). 
  • Claquages : ce sont des déchirures musculaires partielles, incomplètes, comprises entre les élongations et les déchirures plus graves, et qui surviennent dans le cadre d’efforts musculaires intenses.
  • Déchirures musculaires ou ruptures : qui sont le stade ultime de la lésion musculaire, puisque dans ce cas le muscle est rompu.

 

Types des lésions musculaires

 

 

 

Causes

Généralement, la douleur musculaire fait suite à des efforts physiques au cours desquels les muscles sont largement sollicités, souvent sans entrainement ou échauffement préalable. Mais, il existe aussi plusieurs causes susceptibles d’expliquer les douleurs musculaires :

  • Mauvaises postures : faire une activité physique ou travailler (faire du ménage, chantier, bureau, etc) en mauvaises postures est susceptible de générer des tensions musculaires associées à des douleurs.
  • Traumatismes et blessures : les douleurs musculaires peuvent être favorisées par une blessure ou un traumatisme comme un choc, un coup ou une chute, le plus souvent à cause des déchirures musculaires.
  • Déshydratation : le manque d’hydratation tout au long de la pratique d'une activité physique (avant, pendant et après) est un facteur qui favorise la survenue des douleurs musculaires, la déshydratation fragilise les muscles qui sont alors plus exposés aux risques de microlésions des fibres musculaires.
  • Infections : une infection virale ou bactérienne, telle que la grippe, les hépatites ou le tétanos, peut aussi entraîner des douleurs musculaires suite à la sécrétion de substances inflammatoires comme les cytokines.
  • Stress : c'est une autre cause fréquente de douleur musculaire, car, sous pression, le corps produit des hormones rendant les muscles tendus et plus sensibles à la douleur.
  • Changement brusque de température : c'est un déclencheur fréquent des douleurs musculaires, les fibres musculaires subissent un choc thermique brutal (du froid au chaud et vice-versa), il en résulte des contractures (spasmes) et des douleurs musculaires parfois violentes. 
  • Carence nutritionnelle : les personnes qui ont des carences importantes en potassium, calcium et magnésium sont davantage exposées aux douleurs musculaires que les autres, car ces minéraux participent au bon fonctionnement du système musculaire.
  • Déséquilibre acido-basique (acidose) : c’est-à-dire un excès d’acidité dans le corps de causes multiples, l'acidose peut se manifester par des douleurs musculaires généralisées.
  • Certains médicaments : qui peuvent également provoquer des myalgies comme les statines, médicaments pour baisser le taux du cholestérol dans le sang.
  • Certaines maladies auto-immunes : polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé...
  • Myopathies congénitales : ce sont des affections musculaires ou neuromusculaires d’origine génétique, et qui touchent surtout les enfants.
  • Rhabdomyosarcome : c'est un type de cancer très rare qui affecte les muscles et provoque une lyse des cellules musculaires (rhabdomyolyse).

 

 

Description de la douleur

Chaque type de douleurs musculaires peut se manifester par des signes spécifiques :

  • Les courbatures occasionnent des douleurs diffuses d’intensité moyenne, et qui augmentent lorsqu’on sollicite les muscles concernés. Elles font leur apparition dans les 12 à 48 heures qui suivent un effort physique inapproprié. 
  • Les crampes se traduisent par une douleur d’apparition brutale accompagnée d’un durcissement des muscles, et qui persiste entre quelques secondes et une quinzaine de minutes avant de disparaître spontanément. Contrairement aux crampes, les contractures durent beaucoup plus longtemps (entre 5 et 10 jours) et ne cèdent pas spontanément. Les contractures les plus fréquentes se retrouvent au niveau du mollet, des cuisses, des fesses et du cou.
  • Les élongations se traduisent par une douleur brutale et très localisée. Toutefois, il s’agit d’une lésion sans gravité, ce qui explique que la personne puisse poursuivre son activité et que la douleur s’atténue au repos.
  • Le claquage musculaire provoque une douleur intense, brutale et instantanée. Elle impose un arrêt immédiat de l’activité. La douleur est très localisée, ce sont souvent les muscles du mollet et de la cuisse qui sont concernés, mais elle va rapidement s’étendre à l’ensemble du muscle, entraînant un hématome, un œdème et même une déformation du muscle. La douleur à la palpation est extrême.
  • La déchirure musculaire concerne souvent les muscles situés à l’arrière de la cuisse (ischio-jambiers), et la douleur ressentie, extrêmement violente, évoque un coup de poignard. Elle apparaît de façon brutale, accompagnée d’un œdème, d’un hématome et de la rétraction du muscle lésé. Parfois, on éprouve une sensation de claquement audible.

Les douleurs musculaires accompagnant des syndromes infectieux ou d’autres pathologies sont particulières à chaque type de maladie. De manière générale, en cas d’infection virale, comme la grippe, les douleurs se présentent sous forme de courbatures et s’accompagnent de fièvre et d’une asthénie.

 

 

Diagnostic

Toute douleur musculaire d’apparition brutale ou persistante doit amener à consulter un médecin. De même, la présence de fièvre doit vous pousser à prendre rendez-vous. Cela est essentiel pour déterminer la cause de la douleur et mettre en place le traitement adapté. En cas de douleur survenant suite à un effort musculaire intense et dont l’origine est évidente, il faudra néanmoins déterminer la gravité de la lésion. Dans les cas où aucune cause n’est retrouvée, l’investigation médicale sera déterminante, car elle seule pourra amener à déceler une maladie sous-jacente qui peut parfois être grave : pathologie neurologique, auto-immune (fibromyalgie par exemple), ou plus communément infectieuse.

Le diagnostic des douleurs musculaires repose sur l’interrogatoire du patient concernant les conditions dans lesquelles est survenue la douleur, son intensité, la durée, les mouvements qui l’augmentent ou la diminuent. Le médecin procède ensuite à un examen clinique. En fonction des résultats de cet examen, le médecin peut être amené à prescrire des analyses de sang, une biopsie musculaire ou un EMG "électromyogramme". Dans certains cas, une IRM (imagerie par résonance magnétique) peut même être indiquée. Ces différents examens visent essentiellement à distinguer les causes des douleurs musculaires plus qu’à les diagnostiquer à proprement parler.

 

 

Traitement

Le traitement des douleurs musculaires doit tenir compte de la cause. Classiquement, on aura recours aux antalgiques, tels que le paracétamol, et aux anti-inflammatoires comme l’ibuprofène, qui sont destinés à soulager la douleur, mais qui ne traitent pas la cause. Le médecin peut également être amené à vous prescrire des myorelaxants qui détendent les muscles en cas de spasmes musculaires.

Se tourner vers des thérapeutes tels que les ostéopathes, étiopathes ou chiropraticiens peut être une bonne solution en cas de torticolis ou de lumbago notamment. De plus, les ostéopathes seront à même de traiter la plupart des douleurs musculaires chroniques (tendinites, crampes à répétition, contractures…).

D’une manière générale, lorsqu’une douleur musculaire est due à une lésion musculaire (élongation, claquage ou déchirure musculaire), on peut appliquer le protocole GREC ou RICE en anglais:

  • Glace : on place une poche de glace sur la zone blessée en interposant un linge entre les deux, si possible une dizaine de minutes toutes les deux heures pendant 2 à 3 jours, évitez l’application de chaleur sur une zone inflammatoire.
  • Repos : on cesse toute activité pendant au moins 72 heures.
  • Elévation : on surélève légèrement la zone léseé par apport au niveau du coeur.
  • Compression : on bande la zone pour empêcher l’extension de l’hématome.

 

Protocole GREC

 

Suite à un traumatisme violent, il est essentiel de protéger la zone pour éviter d’autres accidents, faire en sorte d’immobiliser la zone touchée (dans l’idéal avec une attelle ou un appareil orthopédique) est conseillé en attendant la venue des secours. La kinésithérapie est également indiquée suite à une lésion musculaire. En effet, des exercices de rééducation ou encore des massages ou du drainage aideront à récupérer plus rapidement. Le thérapeute peut également utiliser divers appareils, tels que les électrodes, avec un courant électrique ou des ultrasons. Le kinésithérapeute sera également à même de prodiguer des conseils pour éviter les récidives.

Il faut aussi garder à l’esprit que certaines douleurs musculaires ne nécessitent pas de prise en charge spécifique et qu’elles demandent simplement un peu de repos. C’est notamment le cas des crampes qui vont se résorber naturellement en 2 à 5 jours en fonction de leur importance. Dans l’instant où elles surviennent, réaliser un étirement du muscle touché est généralement efficace. Prendre des compléments à base de calcium et de magnésium, pendant quelques jours, aide à soulager les crampes.

 

 

Prévention

La prévention des douleurs musculaires peut être variable en fonction des situations. Il est tout d’abord essentiel de correctement s’échauffer et de s’étirer avant de pratiquer un exercice physique, afin d’éviter les claquages, les déchirures musculaires ou les élongations. Faites toujours en sorte de respecter votre organisme et de ne pas faire des efforts qui sont au-delà de vos forces. Voici quelques conseils utiles pour prévenir les myalgies :

  • Boire avant, durant et après l'exercice.
  • Adopter une alimentation riche en minéraux et oligo-éléments capable de suppléer les pertes engendrées par l’activité physique.
  • Progresser graduellement dans un sport et laisser à votre corps le temps de récupérer après les efforts. La fatigue musculaire qui survient lorsque le muscle n'est pas habitué à fournir la force demandée peut causer les contractures.
  • Adopter une bonne posture pendant le travail (bureau, chantier, etc).
  • Prendre toutes les précautions nécessaires si les conditions climatiques sont très chaudes ou trop froides. 
  • Reconnaître les signes de fatigue voire d’épuisement musculaire et savoir s'arrêter avant que les douleurs n'apparaissent.

 

Posture au bureau

 

 

 

10 aliments à index glycémique élevé

10 aliments à index glycémique élevé

Le 23/08/2022

 

Connaissez-vous l’index glycémique ? Aussi appelé indice glycémique et abrégé "IG", il correspond au pouvoir sucrant d’un aliment. Plus l’index glycémique d’un aliment est élevé, plus la hausse du taux de sucre dans le sang (la glycémie) qu’il entraîne lorsqu’il est ingéré est forte et brutale. Et quand la glycémie augmente, le corps produit un pic d’insuline, une hormone qui favorise le stockage des glucides sous forme de graisses et qui entraîne une sensation de faim. Difficile, donc, de se sentir rassasier avec des aliments à IG élevé, contrairement aux aliments à IG bas qui favorisent la satiété.

 

Une échelle de 0 à 100

L’index glycémique a été créé pour aider les personnes diabétiques à choisir leurs aliments. Mais il est également utile pour guider toute personne qui cherche à mieux s’alimenter et à contrôler son poids. L’index glycémique de référence est celui du glucose pur, situé à 100. L’échelle va donc de 0 à 100 et l’IG est considéré élevé lorsqu’il est supérieur ou égal à 70. Mais quels sont les aliments dont les index glycémiques sont les plus élevés ?

 

1/ Pain blanc :

Le pain blanc (IG à 70) et le pain de mie (IG à 85) utilisent tous deux des farines blanches qui ont un IG très élevé. Préférez un pain à la farine complète ou intégral.

 

2/ Pâtes blanches :

Les pâtes à la farine blanche possèdent elles aussi un IG élevé, entre 70 et 80. Préférez plutôt les complètes ou semi-complètes, dont l’IG est d’environ 50. Et faites également attention à leur cuisson : des pâtes moins cuites auront un IG plus faible que des pâtes très cuites. Bon à savoir !

 

 

3/ Confitures :

Les confitures contiennent beaucoup de sucre et possèdent donc un index glycémique élevé (75 à 80). Remplacez-les par des compotes de fruits à IG plus bas, et faites à la maison.

 

4/ Gâteaux et viennoiseries :

Très sucrés, pas étonnant que les gâteaux, biscuits, barres chocolatées, brioches, pains au chocolat et autres croissants affichent des index glycémiques élevés, au-dessus de 75.

 

5/ Biscottes :

Les biscottes ont un IG de 70. Les galettes de riz soufflé et les céréales du petit-déjeuner affichent elles aussi un IG élevé, autour de 80. À éviter donc en cas de diabète ou de surpoids.

 

6/ Sirops :

Pour aromatiser votre eau, préférez quelques gouttes de citron ou quelques feuilles de menthe fraîche accompagnées de rondelles de concombre. Les sirops, très sucrés, affichent en effet un IG proche de 100.

 

7/ Sodas et jus de fruits :

Les boissons aussi peuvent avoir des IG élevés. C’est le cas des sodas et des jus de fruits industriels (entre 65 et 75). Préférez un fruit pressé maison et, mieux encore : un fruit entier. Car les fibres contenues dans le fruit, qui disparaissent lorsqu’il est transformé en jus, permettent d’abaisser son index glycémique.

 

8/ Navets :

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, certains légumes ont aussi un IG élevé. C’est le cas des navets cuits, dont l’IG monte à 85 !

 

9/ Pommes de terre :

Cuisinées en frites, en purée instantanée ou au four, les pommes de terre affichent un index glycémique élevé, entre 80 et 95. Il redescend autour de 65 si vous les consommez à la vapeur.

 

10/ Dattes :

Même chose pour les dattes qui, selon leur degré de maturation, affichent un index glycémique allant de 70 jusqu’à 100 ! Donc, à consommer avec prudence. Le melon et la pastèque ont égalemment un IG très élevé.