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Pourquoi 5 fruits et légumes par jour ?

5 fruits et légumes par jour !

Le 20/05/2022

Il est recommandé de manger au moins 5 portions de fruits et légumes par jour. Cette recommandation correspond à la quantité nécessaire pour satisfaire les besoins de l’organisme en micronutriments, ces derniers ne pouvant pas toujours être fabriqués par l’organisme. Ils sont indispensables à la bonne assimilation, à la bonne transformation et à la bonne utilisation des macronutriments (protéines, glucides, lipides…). Ils peuvent se consommer sous différentes formes : crudités, entiers, pressés sans sucres ajoutés, frais, etc. L’important est de varier les façons de les consommer.

 

Une portion, c'est quoi !

Une portion est l’équivalent de 80 à 100 g, la taille d’un poing ou 3 cuillères à soupe bien pleines. Voici quelques exemples : une tomate moyenne, 5 tomates cerises, une poignée de haricots verts, une pomme, 2 abricots, une orange, 6 fraises, une banane moyenne, un bol de soupe...

 

Exemples de portion fruits et legumes

 

 

Comment manger 5 fruits et légumes par jour ?

Quelque soit le nombre de fruits ou de légumes qui entrent dans la composition du plat, c’est la portion qui compte. On peut consommer 3 portions de légumes et 2 portions de fruits, ou 4 portions de légumes et une portion de fruits,...et ainsi de suite. Par exemple, une orange au petit déjeuner + un petit bol de salade de feuilles vertes au déjeuner + une pomme et une carotte crue au goûter + une soupe de légumes au diner.

Pour ne pas trop calculer, essayez de consommer un fruit et/ou un légume dans chaque repas. Il est préférable de respecter la saisonnalité des fruits et légumes. En plus de coûter moins cher, les fruits et légumes de saison sont aussi meilleurs.

 

 

Pourquoi manger des fruits et légumes ?

Constamment exposées aux rayons ultraviolets captés lors de la photosynthèse, les plantes fabriquent des substances antioxydantes, comme les polyphénols, les sels minéraux, les oligo-éléments et les vitamines, pour se protéger des effets délétères des radiations solaires. Ces substances, massivement présentes dans les fruits, permettraient de limiter l’oxydation des cellules chez l’homme et ainsi, de lutter contre le vieillissement cellulaire provoqué par différents facteurs : maladies, pollution, tabagisme, stress, médicaments, etc. Leur teneur en antioxydants varie selon plusieurs facteurs : la variété, les conditions de culture et la saison. On peut se fier à la couleur, car les fruits et légumes les plus colorés en contiennent souvent une plus forte quantité.

Les fruits et légumes apportent à l’organisme de l’énergie (calories) et aident à lutter contre plusieurs maladies comme le diabèteles maladies cardiovasculaires ou l’excès du cholestérol. Une consommation de 500 grammes de fruits et légumes par jour diminuerait d’environ 20% le risque d’être victime d’une angine de poitrine. Impossible toutefois d’isoler l’effet spécifique de chaque fruit et légume : il faut donc varier le plus possible pour bénéficier de l’ensemble de leurs bienfaits.

Les caroténoïdes, contenus notamment dans les carottes et le pamplemousse, seraient associés à une diminution de l’incidence du cancer de la bouche, du pharynx, du larynx et des poumons. Le lycopène de tomate révèle de plus en plus de preuves de son efficacité à prévenir le cancer de la prostate. L’acide folique ou vitamine B9, en grande quantité dans le melon, semble également diminuer l’incidence des maladies cardiovasculaires et d’accident vasculaire cérébral. 

Les fruits et légumes ont une faible densité calorique, c’est-à-dire que le nombre de calories apporté par un gramme de fruit est peu élevé par rapport aux autres types d’aliments. Pour une même portion, ces aliments apportent donc moins de calories, mais l’estomac est rempli de la même façon et cesse d’envoyer des signaux de faim. Leur teneur élevée en eau et en fibres accentue cette sensation d’être rassasié. Les fruits et légumes constituent donc un atout de choix dans la prévention et le traitement de l’obésité.

 

 

Jus de fruits, est-il bon pour la santé ? 

Les jus de fruits, quel qu’ils soient, ne peuvent pas compter comme une portion de fruits. Ils sont très sucrés et pauvres en fibres. Il en est de même pour les boissons aromatisées aux fruits, les sodas ou les nectars de fruits. Il est recommandé de ne pas en consommer plus d’un verre par jour et de prendre plutôt un fruit pressé. Et même pressé, un jus ne peut remplacer de façon systématique les fruits entiers plus utiles pour la mastication, l’apport en fibres et le rassasiement. Quant aux fruits séchés (dattes, raisins secs, abricots secs…), vous pouvez en consommer occasionnellement car ils sont très sucrés.

Un yaourt aux fruits ou un biscuit aux fruits ne compte pas pour une portion de fruits. Il n’y a que très peu de fruits dans leur composition. Les fruits à coque (noix, noisettes, amandes, pistaches...) ne sont pas considérés comme des fruits et légumes, mais il est recommandé d’en consommer une petite poignée 2 à 3 fois par semaine car ils sont riches en acides gras insaturés oméga-3, oméga-6 et oméga-9, qui sont de bonnes graisses.

 

 

Grippe ou rhume, quelles sont les différences ?

Grippe / Rhume

Le 18/05/2022

 

Sommaire

° Définition

° Virus en cause

° Symptômes

° Modes de transmission

° Diagnostic

° Situations à haut risque

° Complications

° Traitement

° Prévention

° Vaccination

 

 

 

 

Définition

Les deux termes "grippe" et "rhume" désignent des maladies infectieuses virales des voies respiratoires supérieures. Très fréquentes en hiver, les deux sont souvent confondues. Le rhume est plus fréquent et plus banal que la grippe. La grippe, quant à elle, peut être très sérieuse.

La grippe évolue par épidémies, la grippe saisonnière sévit entre les mois de novembre et d’avril dans l’hémisphère Nord et d’avril à septembre dans l’hémisphère Sud. Dans les pays tropicaux, le virus influenza responsable de la maladie circule toute l’année. Parfois, elle peut évoluer par pandémie "grippe mondiale" lorsque le virus responsable infecte des personnes qui ne l’ont jamais rencontré auparavant.

 

 

Virus en cause

De nombreux virus différents (rhinovirus, adénovirus, picornavirus, virus respiratoire syncitial VRS, coronavirus et métapneumovirus humains MPVH) peuvent être à l’origine des rhumes, mais les rhinovirus, dont il existe environ 100 sous-types, sont à l’origine de la plupart des cas de rhume.

Il existe trois types de virus de la grippe : A, B et C. Les virus de la grippe de types A et B comprennent de nombreuses souches différentes, mais elles sont toutes responsables de la même maladie. Les virus grippaux de type A sont classés en sous-types en fonction de deux protéines du virus, l’une appelée «hémagglutinine» (H) et l’autre «neuraminidase» (N). Il existe 18 sous-types d’hémagglutinines de H1 à H1811 sous-types de neuraminidase de N1 à N11, et un grand nombre de combinaisons de H et de N. Les virus grippaux B ne sont pas divisés en sous-types, mais en lignées nommées d’après la zone géographique où elles ont été initialement observées (lignée Yamagata, Victoria, Brisbane, etc.).

Différentes souches sont à l’origine des épidémies saisonnières régulières de grippe. Le type A (H1N1) est responsable de la plupart des cas de grippe (plus de 70% au cours d’une saison type), et la plupart des autres cas sont dus au type B. Le virus de la grippe de type C sévit moins souvent, il touche principalement les enfants et ne cause généralement que des infections bénignes.

La souche de virus de la grippe en cause au cours d’une épidémie se modifie sans arrêt, si bien que chaque année, le virus est légèrement différent de celui de l’année précédente. Les souches en cause varient tellement que les vaccins utilisés précédemment ne sont plus efficaces.

 

Structure du virus grippal

 

 

 

 

Symptômes

Outre leurs symptômes similaires (maux de gorge, fatigue, toux...), la grippe et le rhume ont de nombreux points communs. Ce sont des maladies généralement liées au froid ou à un changement de température, très contagieuses et causées par des virus. Il s'agit pourtant de virus bien différents : celui de la grippe, le virus influenza qui entre dans le sang et se répand partout dans l'organisme, entraînant l'apparition de symptômes généralisés. Le rhume est généralement lié à un rhinovirus qui reste surtout cantonné au niveau du nez et de la gorge. 

La principale différence entre les symptômes réside dans leur intensité. Une grippe se manifeste par des symptômes plus intenses, et qui peuvent vous empêcher d'aller au travail, tandis qu'un rhume ne devrait pas vous empêcher d'effectuer vos tâches courantes. Il faut noter que les symptômes et leur gravité peuvent varier selon l’âge et l’état de santé, le tableau suivant résume les principales différences entre les deux :

 

Symptômes Grippe Rhume
Maux de tête Modérés à intenses

Rares

Fièvre Frissons ou fièvre élévée, voire transpiration importante

Absente ou légère

Toux

Toux sèche

Toux grasse

Maux de gorge

Habituels

Habituels

Fatigue

Intense

Légère

Courbatures Intenses dans tout le corps

Rares ou légères

Ecoulement ou congestion du nez

Rares, plus fréquents chez l’enfant

Habituels

Eternuements

Rares

Habituels

Naussés ou vomissements

- Rares chez les adultes

- Plus fréquents chez les enfants, souvent accompagnés de diarrhée et de douleurs abdominales

Rares ou légers

 

 

Modes de transmission

La transmission se fait par les gouttelettes de salive lorsqu'une personne infectée parle, tousse, éternue, ou crache près de vous. Elle peut aussi se faire par l’intermédiaire des mains : lorsqu'une personne, qui éternue dans ses mains, touche un objet qui devient contaminé. Si une autre personne touche cet objet contaminé et ensuite se gratte le nez par exemple, il risque de contracter le virus. 

Le délai entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes ou "période d’incubation" en cas de rhume varie habituellement entre 48 et 72 heures. Quant à la grippe, la durée d’incubation est de 48 heures à 7 jours chez les adultes, et de 3 à 5 jours chez les enfants.

 

Modes de transmission de la grippe
 

Diagnostic

Le diagnostic de la grippe, comme celui du rhume, se base sur les symptômes, on dit que le diagnostic est purement clinique et ne nécessite pas des examens complémentaires.

En revanche, dans certains cas particuliers, notamment lorsque la maladie est grave, se présente sous une forme inhabituelle ou survient en dehors de la saison grippale, le diagnostic doit parfois être confirmé par la détection, dans des prélèvements des sécrétions de la gorge et du nez, du virus ou de son ADN (techniques PCR) ou encore de certains antigènes viraux. Il existe des tests de détection des virus Influenza A et B avec lesquels les résultats sont obtenus rapidement (30 minutes à une heure).

Si le médecin soupçonne la présence d’une complication devant des signes respiratoires comme une "pneumonie", il peut mesurer le taux d’oxygène dans le sang à l'aide d'un oxymètre de pouls, prescrire des examens de sang et demander une radiographie pulmonaire.

 

 

Situations à haut risque

Chaque année, les épidémies de grippe peuvent toucher tous les groupes d’âge, mais le plus haut risque de complications concerne surtout :

  • les personnes atteintes de maladies pulmonaires chroniques : pneumopathies chroniques "BPCO", asthmeemphysème...
  • les individus présentant certaines affections chroniques : diabète, hypertension artérielle, insuffisance rénale, insuffisance cardiaque, cardiopathies...
  • les personnes en situation de déficit immunitaire : VIH/sida, cancer...
  • les femmes enceintes.
  • les nourrissons et les enfants de moins de 6 ans.
  • le personnel de santé.
  • les personnes âgées.
  • les personnes sédentaires ou obèses.

 

 

Complications

Si la plupart des malades guérissent spontanément en une à deux semaines, le rhume et la grippe peuvent se compliquer : 

- Chez les patients asthmatiques, les infections à rhinovirus déclenchent souvent des crises d’asthme. Des infections bactériennes de l’oreille moyenne (otite moyenne) surtout chez les enfants, ou de sinusite notamment chez les fumeurs sont parfois observées à la suite d’un rhume. Elles s’expliquent par la congestion nasale, qui empêche le drainage normal et permet aux bactéries de croître dans les collections formées par les sécrétions non drainées.

- Les complications les plus rencontrées en cas de grippe sont les surinfections pulmonaires par des bactéries, comme la bronchite et la pneumonie. La pneumonie constitue la complication la plus fréquente de grippe, elle peut être d’origine virale, bactérienne, ou les deux. Au cours d’une pneumonie virale, le virus de la grippe peut lui-même se propager au niveau des poumons. Au cours d’une pneumonie bactérienne, des bactéries telles que les pneumocoques ou les staphylocoques attaquent les défenses affaiblies du patient. Dans les deux cas, le patient peut présenter une aggravation de la toux, des difficultés respiratoires, une fièvre persistante ou récurrente et, parfois, une expectoration sanglante ou purulente.

- La grippe peut égalemment entraîner la décompensation d’une maladie préexistante : BPCO, mucoviscidose, asthme, diabète,..etc. L’OMS relève chaque année de 3 à 5 millions de cas graves de grippe dans le monde, entraînant plus de 500 000 cas de décès. 

 

 

Traitement

1. Traitement du rhume :

La personne enrhumée doit rester confortablement au chaud, se reposer et faire un lavage régulier de son nez avec une solution saline isotonique. Elle doit essayer d’éviter la propagation de l’infection à d’autres personnes en restant chez elle. Plusieurs médicaments en vente libre peuvent aider à soulager les symptômes. Mais comme ils ne guérissent pas l’infection, qui habituellement disparaît en 3 à 7 jours sans traitement, leur utilisation doit être envisagée en fonction de l’état du patient. Différents types de médicaments sont utilisés :

  • les décongestionnants par inhalation ou par voie orale, qui aident à déboucher le nez.
  • les antihistaminiques qui peuvent aider à assécher l’écoulement nasal.
  • le paracétamol ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), qui peuvent soulager la fièvre et la douleur (pas d'aspirine pour les enfants, car elle augmente le risque d’apparition du syndrome de Reye de mauvais pronostic) .
  • les sirops antitussifs (expectorants), qui peuvent faciliter la toux en fluidifiant les sécrétions.

Les antiviraux ne sont pas efficaces, et les antibiotiques n'ont aucun rôle dans le traitement du rhume sauf en cas d'une surinfection bactérienne comme la sinusite bactérienne.

 

2. Traitement de la grippe :

La grippe guérissant le plus souvent spontanément en à 3 semaines, son traitement consiste à soulager les symptômes. Il repose sur le repos, l’hydratation et des médicaments contre la fièvre, les douleurs et la toux. La fièvre et les douleurs peuvent être traitées avec du paracétamol ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l’aspirine ou l’ibuprofène. À cause du risque de syndrome de Reye, les enfants et les adolescents ne doivent pas être traités par l’aspirine. Le paracétamol et l’ibuprofène peuvent être utilisés chez les enfants, si nécessaire, sans dépasser les doses de securité (pas d’ibuprofène à un bébé de moins de 6 mois).

- D’autres mesures identiques à celles qui ont été présentées pour le rhume, telles que les décongestionnants nasaux et les inhalations, peuvent soulager les symptômes. Des compléments alimentaires à base de vitamine C sont très souvent prescrits afin de fortifier le système immunitaire et de lutter contre la fatigue.

- En cas de forme grave, ou pour les personnes à risque de complications, le médecin peut prescrire un traitement spécifique à base d’antiviraux dans les deux premiers jours suivant l’apparition des symptômes. Il existe 2 classes d’antiviraux : 

  • les inhibiteurs de la neuraminidase grippale (oséltamivir, zanamivir, péramivir et laninamivir), ils sont le plus souvent efficaces.
  • les adamantanes ou inhibiteurs de la protéine M2 (amantadine et rémantadine), mais une résistance des virus à ces médicaments, limitant l’efficacité du traitement, a fréquemment été signalée.

- Les antibiotiques sont inutiles contre une maladie virale comme la grippe sauf en cas de preuve d'une surinfection bactérienne.

 

 

Prévention

Etant donné le mode de transmission des virus, on comprend qu'une bonne hygiène est la meilleure prévention contre le rhume et la grippe :

  • lavez-vous les mains fréquemment.
  • évitez de vous toucher les yeux, le nez et la bouche.
  • utilisez un papier-mouchoir quand vous toussez ou éternuez, et jetez-le immédiatement après.
  • nettoyez les surfaces dures avec un désinfectant.
  • tenez-vous à l'écart des personnes malades.
  • se faire vacciner régulièrement contre la grippe.

Certains changements dans vos habitudes peuvent aussi vous aider à vous remettre rapidement d'un rhume ou d'une grippe :

  • buvez beaucoup de liquides (6 à 8 verres par jour). Essayez de boire des liquides chauds comme du thé ou de la soupe pour soulager la congestion du nez et de la poitrine.
  • utilisez un humidificateur pour calmer la toux.
  • accordez-vous du repos, la fatigue peut prolonger les symptômes.
  • utilisez un vaporisateur ou des gouttes salines pour réduire la congestion nasale.
  • prenez des pastilles ou un collutoire pour soulager le mal de gorge, avec rinçage à l'eau salée.
  • cessez de fumer ou limitez le nombre de cigarettes, les fumeurs s'enrhument plus facilement et leurs symptômes durent plus longtemps.

 

Vaccination

Il n’existe pas de vaccin contre les virus qui causent le rhume, parce qu’ils sont trop nombreux et que la maladie est, habituellement, sans danger dans la plupart des cas.

Pour la grippe, il existe des vaccins et la vaccination est particulièrement importante pour les personnes à risque, et pour les personnes qui vivent avec des personnes à haut risque ou s’en occupent. La vaccination est recommandée pour les groupes suivants :

  • les femmes enceintes à n'importe quel stade de grossesse.
  • les enfants de 6 mois à 5 ans.
  • les personnes âgées ≥ 65 ans.
  • les personnes souffrant d’affections chroniques pulmonaires ou systémiques.
  • le personnel soignant.

- Il existe deux principaux types de vaccins antigrippaux :

  • les vaccins antigrippaux administrés par injection qui contiennent des virus inactivés (tués).
  • les vaccins inhalés sous forme de spray nasal, contiennent des virus vivants atténués (affaiblis).

Le vaccin injectable inactivé est le plus utilisé, il peut être administré à toutes les personnes âgées d’au moins 6 mois, y compris les femmes enceintes.

Ce vaccin inactivé est composé de 4 souches de virus, 2 souches de type A et 2 souches de type B. Il s'administre par voie intramusculaire ou sous-cutanée profonde. Le vaccin antigrippal inactivé n’est pas administré aux personnes qui ont des réactions allergiques sévères aux composants du vaccin.

Le vaccin à virus vivant pris par inhalation n’était pas recommandé pour les saisons de grippe 2016/2017 et 2017/2018, car il n’était pas aussi efficace que les vaccins inactivés. Cependant, le vaccin à virus vivant inhalé a été reformulé et est désormais recommandé de manière égale avec les vaccins inactivés. Certains spécialistes recommandent d’utiliser le vaccin inactivé pour les enfants jusqu’à ce que le nouveau vaccin à virus vivant soit davantage étudié.

Il est recommandé de se faire vacciner avant le début de la saison grippale. Les campagnes de vaccination contre la grippe ont généralement lieu en octobre et en novembre, avant que les virus ne commencent à circuler. L'immunité prend 1 à 3 semaines après l'injection, et la durée de protection du vaccin antigrippal est de l'ordre de 6 mois, avec un taux de protection de 30 à 60%

Chaque année, un nouveau vaccin est développé à partir des quatres souches les plus fréquentes de la précédente épidémie. Il est nécessaire de refaire le vaccin chaque année en raison de la modification du virus d'une année à l'autre.

La vaccination contre la grippe est bien tolérée. Elle peut provoquer quelques réactions peu sévères comme une inflammation au niveau du site d'injection, une douleur ou une rougeur. Un fébricule et des courbatures peuvent aussi survenir le lendemain, manifestations cédant en 2 jours au maximum. Les réactions allergiques sévères au vaccin antigrippal sont rares, cas sur 450 000 vaccinés. 

 

 

 

Savoir l'essentiel sur les sels minéraux et oligo-éléments

Sels minéraux et Oligo-éléments

Le 13/05/2022

 

Sommaire

° Sels minéraux

           ° Calcium

           ° Phosphore

           ° Magnésium

           ° Chlore

           ° Sodium

           ° Potassium  

° Oligo-éléments

           ° Argent

           ° Arsenic

           ° Bore

           ° Chrome

           ° Cobalt

           ° Cuivre

           ° Fer

           ° Fluor

           ° Iode

           ° Lithium

           ° Manganèse

           ° Molybdène

           ° Nickel

           ° Or

           ° Sélénium

           ° Silicium

           ° Soufre

           ° Vanadium

           ° Zinc     

              

 

 

Sels minéraux

Les composés minéraux représentent entre 4 et 5% du poids de notre corps. Ils sont généralement classés en deux catégories : les éléments minéraux majeurs ou macroéléments (sels minéraux), et les oligo-éléments ou éléments de traces. Les sels minéraux existent en quantités relativement élevées dans l'organisme (de l'ordre de plusieurs grammes) par apport aux oligo-éléments présents en quantités infimes. Mais les deux ont des rôles indispenasbles pour l'organisme. Ces éléments minéraux ne peuvent pas être fabriqués par notre organisme, ils devront donc être apportés par l’alimentation.

Les sels minéraux majeurs sont : le calcium, le phosphore, le chlore, le magnésium, le sodium et le potassium.

 

Calcium

Article détaillé : Calcium

 

Phosphore

Le phosphore (Ph) constitue, avec le calcium et le magnésium, la masse minérale du squelette osseux. C’est également un composant essentiel de toutes les cellules et membranes biologiques. Il intervient dans la mise en réserve et le transport de l’énergie, sans oublier son rôle dans l'absorption et la transformation de certains nutriments.

Le phosphore est un nutriment ubiquitaire, c'est-à-dire que de nombreuses sources alimentaires contiennent du phosphore, mais les plus riches sont : les fromages, le jaune d'oeuf, le lait, les oléagineux, le chocolat, les sardines, le thon, les mollusques et crustacés, les viandes et poissons. Les apports nutritionnels conseillés sont environ 750 mg par jour pour les adultes, et un peu plus pour la femme enceinte ou allaitante, 900 mg par jour.

Une carence en phosphore est exceptionnelle, les signes de carence sont surtout les fourmillements et les crampes musculaires.

 

Magnésium

C’est un des minéraux corporels les plus abondants (Mg), dont près des deux tiers sont fixés sur l'os sous forme de phosphates et de bicarbonates. Les rôles du magnésium sont nombreux, les plus importants sont :

- stabilisation ionique des membranes cellulaires et régulation du rythme cardiaque.

- rôle dans le fonctionnement normal des cellules : glycolyse, transcription de l’ADN et synthèse protéique.

- activation de certaines enzymes, spécialement liées à la production d'énergie.

- rôle dans la transmission de l'influx nerveux.

- stimule la formation d'anticorps.

Les aliments les plus riches en magnésium sont : le chocolat, les épinards, les bananes, les céréales complètes, les oléagineux, les crustacés et le riz complet.

Les besoins journaliers sont de 5 à 7 mg/kg/j chez l'adulte. En général les besoins en magnésium sont augmentés pendant la croissance, pendant la grossesse et la lactation, chez le sportif professionnel, et chez le sujet âgé. On estime qu'un apport de 420 mg par jour est suffisant pour un adulte de 70 kg.

Une carence en magnésium peut être à l'origine de faiblesses musculaires, de crampes, de crises de tétanie, de troubles digestifs, d'un manque de tonus, de la fatigue et de la nervosité. Les intoxications par le magnésium sont rares, mais peuvent être observées en cas d'apports excessifs de magnésium en injection chez des sujets ayant une insuffisance rénale : elles se traduisent par une baisse de la tension artérielle, des nausées, une somnolence et des troubles cardiaques.

 

Aliments riches en magnesium

 

Chlore

Le chlore (Cl) est un sel minéral très abondant dans l’organisme. Il est présent dans l'alimentation sous forme de chlorure de sodium ou de potassium

Le chlorure est présent en faible proportion dans les cellules, mais abondant dans le liquide interstitiel situé entre les cellules et le sang. Il constitue un facteur important pour équilibrer les quantités d’eau à l’intérieur et à l’extérieur des cellules "équilibre hydrique". Il est aussi impliqué dans la régulation de l'équilibre acido-basique. Au niveau de l’estomac, il sert à fabriquer de l’acide chlorhydrique, constituant du suc gastrique qui participe à la digestion des aliments.

Tous les aliments salés contiennent du chlore les charcuteries, les olives, les câpres, les fromages, les poissons fumés, les viandes, les sauces, le pain, le sel de table, etc. Le chlore est également présent en très faible quantité dans l’eau. 1 g de sel de table correspond à 600 mg de chlorure et 400 mg de sodium.

La quantité de chlorure habituellement consommée dépasse largement les besoins qui sont entre 2 et 3 g par jour. Une carence en chlore est rare. Elle peut survenir en cas de déshydratation sévère, transpiration prolongée, mucoviscidose, diarrhée aiguë, ou vomissements à répétition entraînant une perte excessive de chlore. En cas de carence, les symptômes sont principalement les troubles digestifs, l'irritabilité et la faiblesse musculaire. 

En cas d’excès, le chlore est éliminé par les urines. Il ne peut donc pas exister de surdosage. Toutefois, chez les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, de cirrhose du foie ou de troubles rénaux, l’excès de chlore peut augmenter les risques de l'hypertension artérielle.

 

 

Sodium

Le sodium (Na) joue un rôle capital dans la régulation de la pression osmotique, de l'équilibre hydro-électrolytique et de la masse hydrique de l'organisme (avec le potassium). C'est le principal ion des liquides extra-cellulaires. Il joue d'autres rôles indispensables, notamment :

- rôle dans le maintien de l'équilibre acido-basique.

- son élimination ou sa rétention, au niveau rénal sont l'un des mécanismes de régulation de la pression artérielle.

- rôle essentiel dans la contraction musculaire, dont le coeur.

- rôle dans l'excitabilité normale des muscles.

Le sodium ingéré provient de différentes sources alimentaires : sel de table, charcuterie, lait, poissons, viandes, conserves, eaux minérales, fromages, pain, etc. Les besoins d'un adulte, largement couverts par l'alimentation, sont de l'ordre de 1 à 2 g de sodium par jour.

L'excès de sodium accroît les risques d'hypertension artérielle. Par ailleurs, un déficit important en sodium "hyponatrémie" que l'on peut voir exceptionnellement en cas de non compensation des pertes dans certains cas (déshydratation, ingestion massive d'eau pure, prise de diurétiques, insuffisance rénale, mucoviscidose...) peut entraîner une chute de la tension artérielle, une asthénie, des malaises, des œdèmes, des convulsions, voir un état de choc qui peut aboutir au coma et à la mort.

 

Potassium

C'est le principal ion du milieu intracellulaire (K), électrolyte nécessaire à l'équilibre des fluides en empêchant la fuite de l'eau hors des cellules. Il joue un rôle important dans la transmission de l'influx nerveux et dans la contraction musculaire, et au maintien de l'automatisme cardiaque. Il favorise également la digestion de certains aliments.

Les besoins en potassium se situent entre 2 et 5 g par jour, ils sont plus grands lors de la croissance et chez le sportif. L'apport par l'alimentation couvre en général les besoins en quantité suffissante. Le potassium se trouve dans les légumes (épinards, bettes, champignons, choux, pommes de terre), les fruits (avocats, abricots, cassis, agrumes, bananes), les légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots blancs), les oléagineux, les viandes et les poissons (sardines, maquereaux), le chocolat, etc.

Une carence en potassium ou "hypokaliémie" peut se voir lors de diarrhées importantes ou en cas de prise prolongée de certaines substances (corticoïdes, laxatifs, diurétiques,...). Cette carence peut entraîner une asthénie, des crampes musculaires, et en cas de carence importante, des troubles du rythme cardiaque.

 

 

Oligo-éléments

En grec, "oligos" signifie "peu abondant". Les oligo-éléments sont des éléments minéraux présents dans le corps humain en très faibles quantités (inférieure à 1 mg par kg de poids corporel), on dit qu’ils existent à l’état de « traces ». Malgré leurs proportions, ces oligo-éléments sont des éléments indispensables car ils participent à de multiples fonctions : lutte contre les radicaux libres et le stress oxydatif et donc la prévention des maladies cardiovasculaires et les cancers, régulation du métabolisme, cicatrisation, activation enzymatique, synthèse des hormones, maintien des défenses immunitaires,...etc. Les carences en oligo-éléments sont rares car une alimentation équilibrée et variée permet largement d'en couvrir les besoins.

Les oligo-éléments sont classés en 2 types : 

 

1. Oligo-éléments essentiels : ils jouent un rôle important dans de nombreux mécanismes ou réactions métaboliques. Ils sont présents de manière naturelle dans le corps humain, et la plupart d'entre eux agissent conjointement avec d’autres molécules comme la vitamine C et EUne carence en oligo-éléments essentiels peut alors avoir des répercussions plus ou moins graves sur la santé de l’individu. Les oligo-éléments essentiels se répartissent en deux groupes :

- Ceux qui sont à risque de carence démontré chez l’homme : il s’agit du fer, de l’iode, du fluor, du sélénium, du cuivre, du molybdène, du chrome et du zinc .

- Ceux qui sont à faible risque de carence : cela signifie qu’il n’a pas été démontré qu’une carence induit un problème de santé. C’est le cas du cobalt, du manganèse, du nickel, du silicium, du vanadium, du soufre et de l’étain.

 

2. Oligo-éléments non essentiels : ils ne sont pas présents de manière naturelle dans notre organisme, ils peuvent toutefois posséder des propriétés pharmacologiques. C’est le cas de l’argent, de l’or, de l'aluminium, de l’arsenic, du lithium, du baryum, du brome, et du titane. Quant au plomb et au mercure, ils sont présents en doses infimes dans le corps et peuvent devenir toxiques s'ils sont ingérés en trop grandes quantités.

 

Argent

L’argent (Ag) a une action anti-infectieuse (antivirale) intéressante. Il aide également à la cicatrisation et à la réduction de certains problèmes cutanés comme l’eczéma, le psoriasis et l’acné

La cure d’oligo-éléments "Cuivre-Or-Argent" est souvent conseillée au début de la saison hivernale. Le cuivre et l'or sont connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires, sans compter les vertus anti-infectieuses de l'argent et antioxydantes du cuivre. On suit cette cure pour renforcer les défenses immunitaires et lutter contre les grippes, rhumes, fatigue..., mais c'est le médecin qui détermine la dose et la durée exacte de la cure (pas d'automédication) vu le risque de surdosage.

 

Arsenic

L'arsenic (Ar) intervient dans le processus de régulation de l’expression des gènes ; on le trouve dans l’eau, le riz, les algues et les légumes. Utile en petites quantités, l’arsenic s’avère toxique en cas d’excès. Pour éviter une carence ou un excès, il faut en consommer entre 12 et 25 µg par jour. Mais les cas de carence sont très rares, voir inexistants. 

 

Bore

Le bore (B) est un oligo-élément dont le rôle sur la physiologie humaine est encore méconnu. Cependant, des études américaines ont montré une moindre incidence de l’arthrose et de l’ostéoporose dans les régions où les apports de Bore étaient supérieurs à 3 mg /jour. Le bore est impliqué dans le métabolisme osseux (stabilisation de la masse osseuse) en combinaison avec la vitamine D et le calcium. Cet élément nutritionnel pourrait participer au métabolisme des acides aminés, du magnésium, des œstrogènes, des triglycérides ainsi que du glucose.On en trouve principalement dans les légumineuses et les oléagineux.

 

Chrome

Le chrome (Cr) intervient dans le métabolisme des glucides et des lipides. Il réduit le cholestérol, contribue à une meilleure glycémie en agissant sur l’action de l’insuline, et régule l’appétit. C’est la raison pour laquelle il peut être conseillé dans le contrôle du poids. Ses sources sont le foie, la viande, la levure de bière, les rognons, les pommes de terre, les germes de blé et les céréales complètes. Les besoins en chrome sont de 50 à 70 µg par jour.

 

Cobalt

Le cobalt (Co) n’est pas présent de manière naturelle dans notre organisme. Il a un rôle important dans le métabolisme de vitamine B12. De même, les signes d’une carence en cobalt sont aussi ceux d’un déficit en vitamine B12, et souvent c'est l’anémie puisque cette vitamine est notamment nécessaire à la production des globules rouges. Le cobalt est recommandé pour les états migraineux ou en cas de fatigue. On le trouve surtout dans les viandes, les poissons ainsi que dans les fruits et les légumes.

 

Cuivre

Le cuivre (Cu) est connu par son activité anti-infectieuse et anti-inflammatoire, très utile pour prévenir et lutter contre les états grippaux et autres infections virales durant l’hiver. Il est également efficace contre les douleurs articulaires et certains problèmes de peau. Le cuivre a de nombreuses fonctions :

- puissant antioxydant.

- essentiel à l’action de différentes enzymes.

- il intervient dans le métabolisme des nutriments suivants : fer, lipides et glucides.

- il participe à la formation des globules rouges.

- il participe à la minéralisation osseuse.

- il intervient dans la régulation des neurotransmetteurs.

- il est impliqué dans la production de mélanine.

On le trouve dans les oléagineux, les légumineuses, le foie, la levure alimentaire, les coquillages et le chocolat. Une carence en cuivre peut augmenter le risque de maladies cardiovasculaires chez l’adulte, et une anémie chez l’enfant. Les apports nutritionnels conseillés varient entre 1,5 et 2 mg par jour pour un adulte. 

 

Fer

Le fer (Fe) est un élément essentiel car il est notamment impliqué dans le métabolisme de l’hémoglobine des globules rouges, il entre dans la structure d’enzymes qui participent aux réactions métaboliques essentielles de l’organisme comme la synthèse de l’ADN. Les besoins en fer pour un adulte sain sont : 11 mg pour un homme, et de 12 à 16 mg pour une femme (25 à 30 mg pendant la grossesse). 

Il faut savoir qu’il existe deux formes de fer : animale et végétale. Notre corps les absorbe différemment. Le fer contenu dans les produits carnés (les viandes) est deux fois plus assimilable que le fer contenu dans des produits végétaux. On trouve le fer principalement dans la spiruline, la viande, les abats, les légumineuses, les légumes verts feuillus, les céréales, les fruits secs, le jaune d’œuf et le cacao. Il est conseillé d’associer ces aliments avec de la vitamine C, qui favorise l’absorption du fer.

Une carence en fer peut se voir dans certaines situations : pertes menstruelles importantes chez la femme, grossesse et allaitement, maladies de malapsorbtion (maladie cœliaque, maladie de Crohn...), etc. Cette carence provoque souvent une anémie qui se manifeste par plusieurs symptômes : pâleur, fatigue, peau et cheveux secs, ongles cassants, essoufflement à l’effort, maux de tête, vertiges, étourdissements. L'anémie par carence en fer est le type d'anémie le plus fréquent.

 

Sources de fer
 

 

Fluor

Le fluor (F) est un oligo-élément essentiel. Il se fixe sur l’émail des dents et les rend ainsi plus résistantes aux assauts des bactéries (prévention des caries). Il participe également à la fixation du calcium sur les os. On le trouve dans l’eau minérale, les poissons de mer, le sel fluoré, les légumes verts feuillus et le thé vert. Les besoins en fluor sont en moyenne de 2.5 mg par jour. Il est conseillé de choisir une eau minérale fournissant environ 1.5 mg de fluor par litre.

 

Iode

L’iode (I) est un oligo-élément indispensable à la formation des hormones thyroïdiennes. Lesquelles sont importantes tout au long de la vie. Ce sont ces hormones qui contrôlent le processus de croissance ainsi que celui de maturation cellulaire. Les hormones thyroïdiennes permettent aussi de réguler la thermogenèse et le métabolisme énergétique, elles influent sur de nombreuses fonctions, notamment cardiaques, musculaires, digestives ou encore liées au système nerveux.

L’iode est présent essentiellement dans les algues, les produits de la mer, les crustacés, l’ail, l’oignon, les épinards, le cresson, les navets et le sel iodé. Les besoins en iode pour les adultes sont de 150 à 220 µg/j.

 

Lithium

Le lithium (Li) se consomme par le biais des légumes, des céréales et des oléagineux. Sa forte présence au sein des embryons humains porte à croire qu’il dispose d’un rôle important au cours du développement du fœtus. Le lithium intervient dans la régulation du système nerveux, il est donc utilisé dans le traitement des troubles du sommeil et de la dépression.

 

Manganèse

Le manganèse (Mn) figure parmi les minéraux essentiels de notre organisme et ses bienfaits sont nombreux :

- il participe au métabolisme des glucides (production d’insuline), au métabolisme des protéines et des graisses.

- il est impliqué dans la formation osseuse. 

- c’est un anti-allergique recommandé à titre préventif contre les allergies : asthme, eczéma et rhume des foins.

- il stimule la réponse immunitaire et présente d’intéressantes propriétés antioxydantes.

Les besoins en manganèse sont de 2 àmg par jour sans dépasser 10 mg par jour. Les aliments très riches en manganèse sont surtout les fruits et légumes (ananas, banane, céleri, choux), le soja, les œufs, le thé, et les céréales complètes.

 

Molybdène

Le molybdène (Mo) est un minéral stocké dans les reins et dans le foie. Il s’implique dans le métabolisme des protéines et entre en interaction avec le fer, le zinc et le cuivre. Il est indispensable au fonctionnement de certaines de nos enzymes, et préconisé pour les personnes souffrant de la maladie de Crohn. Les principales sources de molybdène sont les légumineuses, les abats et les fruits oléagineux. L’apport conseillé est de 30 à 50 μg de molybdène par jour pour un adulte.

 

Nickel

Le corps d’un adulte renferme environ 500 µg du nickel (Ni), principalement stocké dans les poumons, la glande thyroïde, les glandes surrénales et les reins. Il semble être lié à l’activité de plusieurs enzymes et intervient dans l’assimilation et le métabolisme du fer. Les apports nutritionnels conseillés pour le nickel sont de 75 µg par jour pour un adulte. Il se trouve dans le cacao pur, le chocolat, l'avoine, le soja et les oléagineux.

 

Or

On ne trouve aucune trace d’or (Au) dans le corps à l’état naturel. Pourtant cet oligo-élément peut être d’un soutien intéressant pour stimuler le système immunitaire contre les rhumatismes ou les infections virales (grippe, rhinopharyngite,..). Associé à d’autres oligo-éléments tels que le cuivre et l'argent, il permet un rétablissement plus rapide suite à une infection virale.

 

Sélénium

Le sélénium (Se) est un oligo-élément essentiel stocké essentiellement dans les muscles, ses rôles sont très variés :

- agent anti-infectieux et anti-inflammatoire, un modulateur des réponses immunitaires (notamment antivirales). 

- antioxydant puissant qui participe à neutraliser les radicaux libres et lutter contre le stress oxydatif.

- il contribue au maintien des muscles squelettiques et cardiaques.

- effet positif sur la fertilité masculine : il améliore la qualité des spermatozoïdes.

- il intervient dans le métabolisme thyroïdien.

- il facilite l’excrétion des métaux lourds toxiques pour l’organisme.

L’apport nutritionnel conseillé, proportionnel au poids corporel, est fixé, pour les enfants, à 1 µg par kg de poids et par jour. Pour les adultes, il est fixé à 70 µg par jour. Le sélénium se trouve dans le jaune d’œuf, les produits de la mer, le poisson, le foie, les volailles, les céréales complètes, l’ail, le brocoli, la carotte et les champignons.

 

Silicium

Le silicium (Si) est un oligo-élément qui intervient dans la synthèse du collagène des tissus conjonctifs comme les tendons et la peau. Il contribue à la solidité des os et au bon fonctionnement des articulations. On le trouve dans les céréales complètes, et en faible quantité dans l’ail, les oignons et les choux.

 

Soufre

Le soufre (S) est un oligo-élément essentiel qui entre dans la composition des acides aminés soufrés ainsi que dans la structure de certaines vitamines B (B1 et B8). Il intervient également dans la régulation des muqueuses respiratoires, il est de ce fait préconisé en cas d’allergie. Le soufre est présent dans la majeure partie du corps humain, dont les cartilages. Le soufre se trouve dans les oeufs, les viandes, les poissons et les choux.

 

Vanadium

Le vanadium (V) semble jouer un rôle dans l’entretien des os et des dents, il intervient dans le métabolisme des lipides (effet régulateur sur le taux de cholestérol sanguin), il Intervient églement au niveau du métabolisme du fer et dans certaines réactions enzymatiques. Le vanadium est présent au sein des produits de la mer, des viandes, des produits laitiers et des diverses espèces de champignons.

 

Zinc

Le zinc (Zn) est un oligo-élément essentiel qui joue plusieurs rôles dans l’organisme :

- antioxydant puissant qui participe à neutraliser les radicaux libres et lutter contre le stress oxydatif.

- il intervient dans le métabolisme des glucides, des protéines, des lipides et dans la synthèse de l'ADN.

- il permet la production des prostaglandines : des hormones impliquées dans de nombreuses réactions (digestion, inflammation, coagulation, reproduction..)

- agent anti-infectieux, indispensable aux défenses immunitaires, au goût et à l’odorat.

- essentiel à l’activité de plus de 200 enzymes, il stabilise diverses hormones : insuline, gustine, thymuline.

- il intervient dans la production des spermatozoïdes.

- préservation de l’état des cheveux et de la peau, il accélère la cicatrisation des plaies.

- essentiel pour la croissance.

Les apports nutritionnels conseillés en zinc sont : 12 mg/jour chez l'homme, 10 mg/jour chez la femme, et de 12 à 20 mg/jour pour les femmes enceintes et allaitantes ainsi que chez les personnes âgées. Le zinc est présent dans les huîtres, le foie, les abats, la viande, les coquillages, les fruits à coque, les œufs, les légumes secs et le seigle.

Une carence en zinc peut entraîner de nombreux problèmes : fatigue, troubles du développement, pathologies cutanées (acné et eczéma), ongles cassants, qui se dédoublent, ou qui présentent des taches, retard de cicatrisation, etc. En effet, une carence en zinc affaiblit le système immunitaire qui lutte contre les infections. Un déficit en zinc peut aussi entraîner des troubles du goût et de l'odorat, ainsi qu'une baisse de la fertilité chez les hommes.

 

Sources de zinc

 

 

Lipides : besoins, sources, rôles biologiques

Lipides

Le 04/05/2022

 

Sommaire

° Définition

° Types

° Acides gras

° Absorption et métabolisme

° Rôles biologiques

° Sources de lipides

° Besoins en lipides

° Carence et excès

° Choisir les bons gras

° Oméga-3

° HDL et LDL

 

 

 

Définition

Communément appelés "graisses", les lipides constituent, avec les protéines et les glucides, une des trois grandes familles de macronutriments, c’est-à-dire l’un des constituants des aliments qui contribuent à l’apport énergétique.

Chimiquement, ils sont composés de substances appelées "acides gras". Ils sont caractérisés par leur insolubilité dans l’eau : on dit qu’ils sont hydrophobes.

 

Types de lipides

Il existe huit variétés de lipides :

  • Acides gras : c'est le cas notamment des acides gras dits "oméga-3" et "oméga-6". Voir chapitre Acides gras.
  • Acylglycérols (glycérides) : ces lipides servent avant tout à stocker de l'énergie métabolique et constituent l'essentiel de la graisse animale comme les monoglycérides, les diglycérides et les triglycérides "TG".
  • Phosphoacylglycérols (phosphoglycérides) : sont les principaux constituants des membranes biologiques et participent au métabolisme et à la signalisation cellulaire. Les tissus nerveux et le cerveau en contiennent de grandes quantités.
  • Sphingolipides : ce sont des lipides complexes dérivés de la molécule de sphingosine, présents entre autres dans les membranes plasmiques. Ils jouent un rôle important dans la transmission du signal, et la reconnaissance des cellules.
  • Saccharolipides (glycolipides) : jouent un rôle structural dans les membranes cellulaires.
  • Stérols : comme le cholestérol et ses dérivés, sont des constituants importants des membranes biologiques. Le cholestérol est le composant fondamental de la couche lipidique des membranes plasmiques. Le cholestérol joue d'autres fonctions importantes :
    - précurseur des hormones stéroïdes comme la testostérone.
    - utilisé par notre organisme pour la fabrication de substances comme la vitamine D.
    - constituant essentiel de la bile.
  • Prénols : les plus connus sont les isoprénoïdes comme les caroténoïdes (antioxydants et précurseurs de la vitamine A).
  • Polykétides : sont des composés lipidiques naturels possédant une très large gamme d'activité biologique et de propriétés pharmacologiques. Des polykétides sont commercialisés en tant qu'antibiotiques (macrolides, cyclines) et antiparasitaires...

 

 

Acides gras

Il existe différentes façons de classifier les acides gras. Du point de vue biochimique, on distingue :

  1. les acides gras saturés (AGS), qui ne possèdent aucune double liaison.
  2. les acides gras monoinsaturés (AGMI) qui possèdent une seule double liaison : acide oléique ou oméga-9.
  3. les acides gras polyinsaturés (AGPI) qui possèdent plusieurs doubles liaisons : acide linoléique ou oméga-6, acide alpha-linolénique ou oméga-3.
  4. les acides gras trans : ce sont les graisses hydrogénées utilisées dans l'industrie alimentaire car ils sont plus stables et plus faciles à utiliser que les acides gras naturels mais plus dangereuses sur la santé.

Du point de vue physiologique, on distingue :

  • les acides gras essentiels indispensables au bon fonctionnement du corps humain, mais que notre corps ne sait pas fabriquer.
  • les acides gras conditionnellement indispensables essentiels pour la croissance normale et les fonctions physiologiques des cellules, mais qui peuvent être fabriqués à partir de leur précurseur s'il est apporté par l'alimentation.
  • Les acides gras non indispensables ou bien non essentiels.

L'ensemble des acides gras indispensables et conditionnellement indispensables constituent les acides gras essentiels. Les autres acides gras sont dits non essentiels.

- On compte deux grandes familles d'acides gras essentiels :

  • acides gras polyinsaturés oméga-6, dont le précurseur et le représentant majeur est l'acide linoléique (LA) indispensable. Son dérivé majoritaire est l’acide arachidonique, conditionnellement indispensable.
  • acides gras polyinsaturés oméga-3 dont le précurseur indispensable est l'acide alpha-linolénique (ALA). A partir de cet acide gras peuvent être synthétisés 2 autres acides : éicosapentaénoïque (EPA) et docosahexaénoïque (DHA). Cependant, le DHA, contrairement à l’EPA, ne peut être synthétisé en quantité suffisante pour répondre aux besoins de l’organisme, même en présence d’ALA. Le DHA est de ce fait considéré comme indispensable alors que l’EPA est considéré comme conditionnellement indispensable.

- Parmi les acides gras non essentiels, on trouve notamment l'acide oléique (acide gras monoinsaturé majoritaire dans notre alimentation), et les acides gras saturés (AGS). Les acides gras saturés sont notamment constitués d'acides laurique, myristique et palmitique qui, en excès, sont athérogènes.

 

Absorption et métabolisme

Comme pour les protéines, l’absorption des lipides est précédée par une phase de digestion. Cette phase débute dans la bouche, grâce à une lipase sublinguale (enzyme qui coupe certains types de lipides). Le brassage des graisses dans l’estomac, associé à l’action d’une autre enzyme, la lipase gastrique (dont le rôle est plus important chez l’enfant), aboutit à la formation d’une émulsion où les particules de lipides sont de taille réduite. Les enzymes pancréatiques et les sels biliaires continuent l’action d’hydrolyse (coupure des molécules de graisses) dans le duodénum. Puis, à l’entrée de l’intestin grêle, les différents lipides hydrolysés sont intégrés dans des particules appelées micelles mixtes. Les lipides contenus dans ces vésicules seront absorbés au niveau de la bordure en brosse des cellules de la paroi interne de l’intestin grêle (entérocytes). Ils sont ensuite pris en charge dans un autre type de vésicule de transport : les chylomicrons qui contiennent du cholestérol, des triglycérides et des protéines. Les chylomicrons font partie de la famille des lipoprotéines. Celles-ci sont des vésicules qui contiennent, à l’intérieur, différents lipides et, sur leur surface externe, des protéines appelées apoprotéines. Elles permettent le transport des lipides dans les milieux aqueux de notre organisme. Leur composition en lipides et en apoprotéines déterminet plusieurs classes de lipoprotéines de taille variable : les plus grosses sont riches en lipides et sont les moins denses tandis que les plus petites sont riches en protéines.

Il existe un transport et une régulation des différentes lipoprotéines entre l’intestin, le foie, le sang et les tissus. Mais, schématiquement, on peut dire que :

  • les chylomicrons contiennent essentiellement des TG et des apolipoprotéines A, et sont les transporteurs des lipides de l’intestin vers le foie.
  • les VLDL (very low density lipoprotein), d’origine hépatique, contenant encore surtout des TG et des apolipoprotéines C, redistribuent les lipides vers les tissus.
  • les LDL (low density liporotein) contiennent du cholestérol et des apolipoprotéines B ; elles représentent le principal transporteur de cholestérol vers les tissus.
  • les HDL (high density lipoprotein) contenant du cholestérol et des apolipoprotéines A, issues du foie et de l’intestin, rapportent le cholestérol des tissus vers le foie. De ce fait, elles jouent un rôle protecteur contre l’accumulation du cholestérol et le développement des plaques bouchant les artères (athérome).

Une fois absorbés, les lipides vont pouvoir jouer leur rôle spécifique, déterminé par leur nature : stockage, synthèse, transport.

 

Rôles biologiques

Les lipides remplissent des fonctions vitales pour notre organsime, les plus importantes sont :

  • rôle énergétique : contrairement aux protéines et aux glucides qui fournissent 4 kcal par gramme, les lipides fournissent 9 kcal par gramme. Ils participent donc à la couverture des besoins en énergie (stockage de l'énergie).
  • rôle structural : les lipides sous forme de phospoholipides, et surtout les acides gras insaturés, sont les constituants majeurs des membranes cellulaires et des cellules du système nerveux. Ils assurent aussi la plasticité et l'élasticité de la peau car ce sont des constituants importants des cellules du derme.
  • rôle de synthèse : les acides gras permettent la synthèse de certaines hormones stéroïdes dérivées du cholestérol : oestrogènes, testostérone et cortisol. Les prostaglandines dérivent aussi des molécules lipidiques.
  • rôle de transport : certaines vitamines ne peuvent être transportées qu'avec l'aide des lipides, on les appelle les vitamines liposolubles : vitamines A, D, E et K.

 

Sources de lipides

Les lipides alimentaires sont apportés à la fois par les produits animaux (poissons, viandes, œufs, fromages, produits laitiers, charcuterie...) et les produits végétaux (graines et fruits oléagineux, huiles...). Certains produits transformés (viennoiseries, barres chocolatées...) en contiennent beaucoup, même s'ils ne sont pas visibles :

- Les acides gras saturés se trouvent surtout dans les graisses d’origine animale telles que les viandes rouges, le beurre, la crème fraîche, les fromages, le saindoux.., excepté celles issues des poissons. On les trouve également dans certaines huiles végétales tropicales (huile de palme) et dans les produits alimentaires fabriqués à partir de ces sources de gras comme les pâtisseries, les charcuteries ou les produits laitiers gras.

- Les acides gras insaturés "mono et polyinsaturés" (omégas) sont essentiellement présents dans les produits végétaux (oléagineux, huile de foie de morue, huile d’olive, huiles de lin, avocats, olives, spiruline...), les œufs et les poissons gras tels que sardine, hareng, thon ou saumon.

- Le cholestérol est d’origine animale uniquement : viande, abats, charcuterie, œufs, poissons et lait.

 

Besoins en lipides

Pour un adulte, il est recommandé de consommer environ 100 g de lipides par jour (35% à 40% de l’apport total journalier). Nous préconisons en tout cas, en particulier au régime, de ne jamais descendre sous le seuil de 1 g/kg de poids corporel. Pour une personne pesant 70 kg par exemple, il ne faudrait donc pas descendre en dessous de 70 g de lipides par jour. Les graisses peuvent être réparties de manière équitable tout au long de la journée, mais vous pouvez aussi prendre l’habitude de les accumuler un peu plus le matin, voire le midi, ce qui pourra vous permettre de tenir plus facilement jusqu’à votre prochain repas de la journée, surtout si celui-ci se situe assez loin.

 

 

Carence et excès

- Carence en lipides :

Un apport insuffisant en lipides peut entraîner des troubles de croissance et l’augmentation du risque de maladies chroniques. Si l’apport insuffisant en lipides s’accompagne également d’un apport insuffisant en glucides et en protéines et donc en énergie, cela peut mener à la malnutrition. Un apport adéquat en lipides est surtout important lors de l’enfance et pendant la grossesse. De plus, un régime alimentaire qui serait pauvre en lipides mais très riche en glucides pourrait réduire les taux de cholestérol HDL, en plus d’augmenter le risque d'avoir le diabète.

 

- Excès de lipides :

Il est reconnu qu’un régime alimentaire riche en lipides qui excèdent les besoins énergétiques peut entraîner l’obésité. Il existe également un lien entre des apports élevés en lipides et un risque augmenté de maladies cardiovasculaires , plaques d'athérome et hypertension artérielle, cancer et résistance à l’insuline menant au diabète de type 2. Le type d’acide gras consommé en excès joue un rôle déterminant dans cette relation.

 

 

Choisir les bons gras

Vous avez sans doute déjà entendu parler des “bonnes” et des “mauvaises” graisses. Analysons de plus près le classement classique des lipides en graisses néfastes, mauvaises, neutres et bonnes :

- Graisses néfastes :

Il s’agit des acides gras dits "trans" et des huiles partiellement hydrogénées, issus des processus industriels. On les accuse entre autres d’augmenter le risque de certains cancers et de maladies cardiovasculaires. Afin de les éviter, essayez d’éliminer au maximum de votre alimentation les fast foods, plats préparés et autres préparations industrielles, en particulier les viennoiseries, pâtisseries, biscuits et autres friandises industrielles.

 

Graisses nefastes

 

- Mauvaises graisses :

Il s’agit des acides gras saturés ou AGS. Ces graisses sont dites “mauvaises” par abus de langage, car on les a longtemps tenues responsables de pathologies diverses (maladies cardiovasculaires, cholestérol, etc.), mais en réalité, cette notion est à nuancer. Notre corps en a besoin d’une certaine quantité par jour : il ne s’agit donc surtout pas de les éliminer, mais de ne pas en abuser.

- Graisses neutres :

Il s’agit des AGMI ou acides gras monoinsaturés. Ce sont ceux contenus pour majorité dans l’huile d’olive, sous la forme de leur principal représentant : l’acide oléique (oméga-9). Ils sont généralement considérés comme bénéfiques pour la santé.

- Bonnes graisses :

Il s’agit des acides gras polyinsaturés. En plus d’effets bénéfiques directs sur notre santé, ces graisses sont essentielles, car le corps en a absolument besoin. Notre organisme ne sachant ni les fabriquer ni les substituer, elles doivent être apportées par l’alimentation, et toute carence peut avoir des conséquences graves. Ce sont les oméga-6 et les oméga-3.

Notre corps fonctionne de manière optimale avec un certain ratio oméga-6/oméga-3. L'idéal est d'avoir un rapport oméga-6/oméga-3 inférieur à 4. C'est-à-dire que l'idéal est de consommer au maximum un oméga-3 pour maximum 4 oméga-6 par jour. Or, avec notre alimentation moderne, notre ratio a tendance à exploser et varie entre 1/15 et 1/20. Par exemple, il est conseillé de manger du poisson deux fois par semaine (avec une portion de 140 g de poisson gras ou deux portions de 70 g par semaine) et une petite poignée de fruits secs (6 à 8 fruits) une à deux fois par semaine.

En cas d'excès de consommation des oméga-6 par apport aux oméga-3, les oméga-6 seraient considérés comme des mauvaises graisses et pourraient être néfastes pour la santé.


 

Types de lipides

 

Oméga-3

Les oméga-3 sont des acides gras essentiels synthétisés par l'organisme à partir des précurseurs suivants :

  • l'acide alpha-linolénique (ALA) présent dans les végétaux terrestres (noix, huile de colza, de soja, de lin, etc.).
  • les acides éicosapentaénoïque (EPA) et docosahexaénoïque (DHA) sont d'origine animale présents dans les poissons gras comme le saumon, le thon, le maquereau, le hareng, la sardine et l'anchois, etc.

De nombreux phénomènes organiques dépendent des omégas-3, ils préviennent des risques cardiovasculaires, en protégeant le cœur et les artères. Chez le sujet adulte, ce sont des antioxydants qui luttent contre les radicaux libres et le cancer, ils ont un effet positif sur le maintien de la santé mentale (ils réduisent le risque de dépression et de démence dont maladie d’Alzheimer), et ils sont également impliqués dans la prévention de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Chez le fœtus, les omégas-3 aident au développement du cerveau et de la rétine.

Les besoins journaliers recommandés en oméga-3 sont : 2500 mg pour l'ALA, 250 mg pour l'EPA, et 250 à 500 mg pour le DHA.

 

Aliment Portion

Teneur d'oméga-3

en "mg"

Huile de foie

de morue

1 cuillère à café

2664 

DHA

Graines de lin

1 cuillère à café

2338 

ALA

Graines de chia

1 cuillère à café

2230 

ALA

Maquereau

100 g

5134 

DHA

Hareng fumé  100 g 

2980 

EPA

Saumon

100 g

 2260 

DHA 

Sardine

100 g

 1240 

EPA 

Noix 30 g

2000 

ALA

Avocat 100 g

127

ALA

 Oeuf moyen 

(poules nourries aux graines de lin ou élevées en plein air)

60 g

110

DHA

 

 

- Les oméga-3 d'origine animale sont bien mieux assimilés par l'organisme que les oméga-3 d'origine végétale. L'idéal est de varier les oméga-3 d'origine animale et les oméga-3 d'origine végétale. 

 

HDL et LDL

Les deux principaux types de cholestérol sont les lipoprotéines de basse densité (LDL) et les lipoprotéines de haute densité (HDL) :

- LDL : le mauvais cholestérol

Le LDL est considéré comme le "mauvais" cholestérol car il peut déposer le cholestérol sur les parois des artères en favorisant ainsi la formation de plaques d’athérome. La plaque rend vos artères plus rigides et peut également obstruer vos artères, ce qui réduit la circulation du sang (athérosclérose). Les plaques peuvent également se rompre, déversant du cholestérol et d'autres graisses et déchets dans votre circulation sanguine. En réponse à une rupture, des cellules sanguines appelées "plaquettes" se précipitent et forment des caillots sanguins pour aider à contenir les corps étrangers maintenant dans la circulation sanguine.

Dans le cas ou le caillot sanguin est suffisamment gros, il peut bloquer complètement la circulation sanguine. Ainsi, lorsque cela se produit dans l’une des artères du cœur "artères coronaires", le résultat est une crise cardiaque. Lorsqu’un caillot sanguin bloque une artère du cerveau ou une artère transportant le sang vers le cerveau, il peut provoquer un accident vasculaire cérébral (AVC). 

 

- HDL : le bon cholestérol

Le HDL est connu comme le "bon" cholestérol parce que son rôle principal est de récupérer l’excès de cholestérol qui s’accumule dans les artères et le transportent vers le foie où il est éliminé.. Lorsque le LDL retourne au foie, le cholestérol est décomposé et transmis par l'organisme. Le HDL permet donc de prévenir l'athérosclérose et les maladies cardiovasculaires. Afin de diminuer le taux du LDL et d'augmenter celui du HDL, il est conseillé de consommer des acides gras mono et polyinsaturés (oméga-3, 6 et 9) présents dans les produits végétaux (huiles, fruits et légumes), les poissons gras et les céréales riches en fibres. Par ailleurs, la consommation des acides gras saturés et les graisses hydrogénées doit être limitée (beure, fromages, viandes rouges, pâtisseries, charcuteries...).

 

 

 

Glucides : besoins, sources, rôles biologiques

Glucides

Le 25/04/2022

 

Sommaire

° Définition

° Types

° Sources de glucides

° Besoins en glucides

° Rôles de glucides

° Excès de consommation

° Glucides et diabète

° Sucres raffinés

° Index glycémique

 

 

 

Définition

Les glucides sont des molécules organiques composées d'hydrogène, de carbone et d'oxygène d'où aussi leur nom d'hydrates de carbones. Ils constituent la première source d'énergie de notre organisme, ils sont le carburant idéal de nos efforts.

Les glucides ont une formule chimique brute qui est : Cn(H2O)n, celle du glucose par exemple est C6H12O6.

 

 

Types

On classe schématiquement les glucides en deux familles :

  • les sucres simples : ils sont directement assimilables par l'organisme. Il sont hydrolysés par les enzymes salivaires et digestives. C'est le cas des monosaccharides (un seul sucre) comme le glucose, le fructose et le galactose, et aussi des disaccharides (deux sucres) comme le saccharose, le lactose, et le maltose.

- saccharose "sucre de table" = glucose + fructose.

- lactose "sucre du lait" = galactose + glucose.

- maltose = 2 molécules de glucose.

  • les sucres complexes ou polysaccharides : ils vont subir une hydrolyse plus poussée. C'est le cas de l'amidon et du glycogène lequel est fabriqué par notre organisme par le processus de glycogénèse, et est stocké au niveau du foie et des muscles. C'est le sucre de réserve de l'homme.

 

 

Sources de glucides

Les principales sources de glucides sont les produits céréaliers, les fruits, les légumes et les légumineuses.

Les glucides simples se trouvent principalement dans :

  • le lait et les produits laitiers (lactose et galactose).
  • les fruits, les légumes et le miel (fructose et glucose).
  • les produits sucrés industriels comme les biscuits (saccharose, maltose).

Les glucides complexes ou amidons sont présents dans :

  • les aliments céréaliers, les pains, les biscottes, les pâtes, le riz..
  • les légumineuses (pois, haricots, lentilles, sarrasin...).
  • les tubercules (pommes de terre, manioc, patate douce...).
  • certains fruits (banane, mangue, pomme).

 

Aliments contenant des glucides

 

- La datte est le fruit le plus riche en glucides, car une portion de 100 g apporte 73 g de glucides.

 

 

 

Besoins en glucides

Les besoins en glucides varient en fonction de l’âge, de l’activité physique, et du sexe. Nos besoins quotidiens en glucides sont de 4 grammes par Kg de poids et par jour. 1 gramme de glucide fournit 4 calories ou 17 Kjoules.

Dans un régime alimentaire équilibré, l'apport énergétique devrait comporter 50% de glucides. Cela représente en moyenne de 250 à 300 g de glucides par jour, dont les deux tiers serviront aux besoins du système nerveux qui est glucodépendant. Ce taux de glucides dans l'alimentation permet de maintenir les réserves en glucides de l'organisme (glycogène hépatique et musculaire) à un niveau stable de 500 g.

Pour les sportifs, les glucides doivent représenter au minimum 55% de la ration calorique journalière. Les performances sportives sont donc dépendantes des réserves glucidiques du sportif, et de la manière dont celles-ci sont gérées. Toute une stratégie alimentaire est à mettre en place, avant, pendant et après l'épreuve sportive.

L'enfant prématuré, le nourrisson et l'enfant ont des besoins énergétiques supérieurs à ceux de l'adulte. Besoins en relation directe ave leur croissance. On estime qu'un enfant prématuré a besoin de 15 g de glucides par Kg et par jour, on pense que 8 g par Kg et par jour suffiront chez l'enfant. A 4 ans, son apport doit être rammené à 5 g par Kg et par jour.

Les sujets âgés conservent une appétence pour les produits sucrés mais ont tendance à réduire leur apport en glucides complexes. Il faut donc faire en sorte que les apports quotidiens en glucides proviennent en majorité de glucides complexes.

 

 

Rôles de glucides

Les glucides, indispensables au fonctionnement des muscles, du cerveau, du cœur et des globules rouges, constituent la source d'énergie principale et la plus rapidement utilisable par l'organisme et sont impliqués dans l'anabolisme des protéines. Les glucides ont donc un rôle essentiellement énergétique. Apportés par l'alimentation, ils sont dégradés en glucose lequel va se répartir dans l'organisme. Une partie est stockée sous forme de glycogène dans le foie et les muscles ce qui servira de réserve.

Les glucides complexes, et tout particulièrement les fibres (qui ont la particularité de ne pas être dégradées dans le tube digestif, contrairement à l'amidon), jouent un rôle essentiel dans la régulation de l'appétit. Ils apportent une sensation de satiété plus rapidement et plus durablement. C'est pourquoi on conseille souvent de les privilégier dans une alimentation équilibrée par rapport aux glucides simples, mais qui sont aussi nécessaires.

Certains glucides ont un rôle majeur de constitution. Ils rentrent dans la composition de tissus fondamentaux de l'organisme : les cartilages, les acides nucléïques, le mucus, les parois cellulaires, les substances antigéniques...etc

La consommation de glucides stimule la libération d'insuline, cette hormone favorise l'accès au cerveau du tryptophane, un acide aminé précurseur de deux substances qui favorisent l'endormissement et la bonne humeur : la sérotonine et la mélatonine.

 

 

Excès de consommation

L'excès de consommation des sucres à long terme (surtout les sucres raffinés) peut entraîner des effets néfastes sur la santé : surpoids, obésité, diabète de type 2caries dentaires, augmentantion du taux de triglycérides et de cholestérol dans le sang d'où le risque de développer l'hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires...etc

 

 

Glucides et diabète

Diabétique ou pas, on a besoin de glucides, c’est le principal carburant de l’organisme. Limiter excessivement les glucides conduit à une alimentation déséquilibrée qu'on soit atteint de diabète de type 1 ou de type 2. Pour tous, les aliments glucidiques à privilégier sont principalement les sources d’amidons, surtout les produits céréaliers complets, les légumes secs, les fruits et les légumes. Quand on est une personne diabétique, en prévention de pics de glycémie, il est prudent de répartir ses glucides tout au long de la journée sur 3 à 4 repas.

Les produits sucrés ne sont pas à bannir, il faut éviter de les consommer de façon isolée. Pris en dessert, ils sont moins hyperglycémiants, car la digestion de leurs glucides est freinée par les autres nutriments du repas (protéinesfibres, lipides).

 

 

Sucres raffinés

le sucre raffiné est un sucre duquel on a retiré toutes ses vitamines et ses minéraux. Il n'a donc aucun intérêt nutritionnel hormis celui d'apporter de l'énergie pure à votre corps, mais sur un délai très court. Les aliments à base de sucre raffiné nuisent au contrôle de la glycémie. Ces sucres sont à digestion rapide et donc augmentent la glycémie rapidement. Il est conseillé de privilégier les glucides d’aliments à valeur nutritive intéressante riches en fibres, vitamines et minéraux. Les sucres raffinés peuvent être consommés occasionnellement et modérément, dans le cadre d’un repas équilibré contenant d’autres glucides, protéines et matières grasses. Voici une liste d'aliments à base de sucre raffiné :

  • Pain blanc, pain à hamburger et à hot dog blanc.
  • Pâtes alimentaires blanches, pâte à pizza, riz blanc.
  • Pâtisseries, gâteaux, bonbons, confiseries, friandises au chocolat.
  • Biscuits, tartes, crème glacée et glaces. 
  • Boissons gazeuses, jus industriels, lait au chocolat.
  • Céréales à petit-déjeuner sucrées...etc

Voici quelques conseils pour réduire les sucres raffinés dans votre alimentation :

  • Cuisinez le plus souvent possible et réduisez de moitié le sucre demandé dans les recettes traditionnelles. 
  • Cuisinez avec de bons ingrédients comme des légumes, des fruits, des produits céréaliers à grains entiers.
  • Évitez les desserts du commerce. 
  • Apprenez à lire l’étiquette nutritionnelle et à regarder la liste des ingrédients.
  • Recherchez des produits pour lesquels le sucre n’est pas dans les trois premiers ingrédients de la liste. 
  • Évitez les produits raffinés cités précédemment. 
  • Remplacez les produits céréaliers blancs par des produits à grains entiers. 
  • N’ajoutez pas de sucre blanc ou essayez de diminuer graduellement la quantité dans vos céréales, café ou thé.
  • Préférez l’eau, l’eau minérale, le thé ou le café sans sucre aux jus et aux boissons gazeuses.

 

Choisir les bons glucides

 

 

Index glycémique

L'index glycémique (ou indice glycémique ou IG) d'un aliment est un critère de classement des aliments contenant des glucides, basé sur leurs effets sur la glycémie, c'est-à-dire le taux de glucose dans le sang durant les 2 heures qui suivent leur ingestion. Un aliment peut contenir beaucoup de glucides mais avoir un IG bas tandis qu'un autre peut contenir peu de glucides mais avoir un IG élevé. L’aliment de référence est le glucose pur correspondant à un IG = 100, l’index glycémique des aliments est réparti comme suit :

  • Index glycémique faible : inférieur à 55. La salade, les haricots, la plupart des fruits et légumes, les fruits secs, le chocolat noir, les légumineuses (lentilles, haricots blancs...) et les produits laitiers font partie des aliments ayant un index glycémique faible.

 

  • Indice glycémique modéré : entre 55 et 70. C’est le cas des fruits exotiques (ananas, goyave...), des cerises, du banane, des betteraves et des céréales complètes (flocons d'avoine, pâtes complètes, riz complet)…

 

  • Index glycémique élevé : au-delà de 70. On parle d’aliments hyperglycémiants : céréales blanches (pain blanc ordinaire, biscuits, riz, pâtes), pommes de terre (frites, purée..), dattes, melon, pastèque, sodas et sucreries...

Une alimentation riche en aliments à IG élevé provoquerait une résistance à l'insuline et serait donc un facteur de risque pour le diabèteLorsqu’on est diabétique, connaître l’IG des aliments est important de manière à pouvoir gérer au mieux sa glycémie et adapter son alimentation en fonction.

 

 

Savoir l'essentiel sur les antibiotiques

Antibiotiques

Le 22/04/2022

 

Sommaire

° Définition

° Familles d'antibiotiques

° Mécanismes d'action

° Indications

° Choix d'un antibiotique

° Voies d'utilisation

° Effets secondaires

° Résistance aux antibiotiques

° Antibiotiques et grossesse

 

 

 

DéfinitionAlexander fleming

En 1928Alexander Fleming, un biologiste britannique, a découvert l’action antibiotique d’un champignon du genre Penicillium. Cette découverte, qui a donné naissance au premier antibiotique, la pénicilline, a révolutionné la médecine en diminuant très largement le nombre de décès par infections bactériennes très courantes à l’époque pré-antibiotique. La production industrielle de la pénicilline a débuté en 1942 par des grandes firmes pharmaceutiques américaines comme Merck et Pfizer.

Les antibiotiques sont des médicaments d’origine naturelle, semi-synthétiques ou de synthèse, ils sont utilisés pour traiter les infections bactériennes (tuberculoseangine bactérienne...). Ils sont efficaces uniquement contre les bactéries. Ils agissent en les tuant "bactéricide" ou en empêchant leur multiplication "bactériostatique".

 

Familles d'antibiotiques

Il existe plusieurs familles d’antibiotiques, les principales sont :

  • Bêta-lactamines (pénicillines) : Amoxicilline, Oxacilline, Augmentin (Amoxicilline + Acide clavulanique)...
  • Bêta-lactamines (céphalosporines de 1ère, 2ème, 3ème ou 4ème génération) : Céfalexine, Céfuroxime, Ceftriaxone...
  • Bêta-lactamines (carbapénèmes) : Imipénem...
  • Macrolides : Erythromycine, Azithromycine, Josamycine, Spiramycine...
  • Glycopeptides : Vancomycine...
  • Aminosides : Amikacine, Gentamicine...
  • Cyclines : Doxycycline, Minocycline...
  • Quinolones : Ofloxacine...
  • FluoroquinolonesCiprofloxacine...
  • Antituberculeux (contre la tuberculose) : Isoniazide, Rifampicine, Ethambutol...
  • Autres : Sulfamides (Sulfadiazine, Cotrimoxazole), Fosfomycine, Lincosamides, Pyostacine, Phénicols (Chloramphénicol)acide fusidique, Polymyxines, Gramicidine...

Ces grandes familles d’antibiotiques se différentient par :

  • leur spectre d’activité, c’est-à-dire l’ensemble des germes sensibles à chaque famille d’antibiotiques.
  • leurs mécanismes d'action : bactéricide ou bactériostatique.
  • leurs indications, liées au spectre d’activité et à la diffusion de l’antibiotique dans les différents organes : par exemple, certains antibiotiques se concentrent dans les urines et sont intéressants en cas d’infection urinaire.
  • leur voie d’utilisation : les antibiotiques peuvent être pris par voie orale, à l’exception des aminosides qui sont détruits dans l’intestin. Il existe également des collyres, des solutions auriculaires ou nasales et des pommades contenant des antibiotiques.
  • leur mode d’emploi et leur fréquence d’utilisation : il existe pour certaines infections des traitements monodoses (la Fosfomycine en cas d'infection urinaire par exemple).
  • leurs effets indésirables : réaction allergiquediarrhéetendinite, toxicité rénale...ce sont des effets indésirables qui caractérisent certaines familles d’antibiotiques. L’apparition d’un effet indésirable grave limite l’utilisation ultérieure des médicaments appartenant à la même famille.
  • leurs contre-indications.

 

Mécanismes d'action

On peut schématiquement regrouper les différentes familles d’antibiotiques autour de cinq mécanismes d’action principaux :

 

1- Inhibition de la synthèse de la paroi bactérienne :

Certaines bactéries sont protégées de l'environnement extérieur par une paroi, qui doit croitre quand la bactérie se divise. Elle contient en particulier une couche de peptidoglycane plus ou moins épaisse. Il existe une machinerie de synthèse qui fabrique les composants de cette paroi et qui est composée d'enzymes et de systèmes de transport acheminant les composants à la surface cellulaire.

Il existe un ensemble d'antibiotiques qui bloquent les différentes étapes de cette machinerie. Le blocage de la synthèse de la paroi fragilise fortement l'enveloppe externe des bactéries, qui deviennent très sensibles à des stress extérieurs (pression osmotique, température, stress mécanique) provoquant la lyse cellulaire. Les principaux antibiotiques ayant ce mode d'action sont : les bêta-lactamines, les glycopeptides et la fosfomycine.

 

2- Action sur la membrane cellulaire :

L'existence d'une membrane plasmique intacte est nécessaire à la survie bactérienne. Il existe un certain nombre d'antibiotiques qui agissent sur la membrane des cellules, soit en agissant comme des détergents qui désorganisent les lipides de la membrane cellulaire, ceci détruit l’intégrité de la membrane et les éléments hydrosolubles sortent de la cellule, soit en formant un pore (un trou) dans la membrane qui va permettre la fuite des composés cellulaires comme les cations. Les polymyxines agissent suivant le premier mode d'action et la gramicidine agit en créant un pore membranaire.

 

3- Inhibition de la synthèse des acides nucléiques :

La synthèse de l'ADN et de l'ARN est absolument vitale pour les bactéries, deux enzymes sont indispensables pour ce processus : l'ADN gyrase et l'ARN polymérase. Il existe des antibiotiques capables d'inhiber ces deux enzymes :

  • les quinolones qui bloquent l'action de l'ADN gyrase, et donc l'inhibition de la réplication de l'ADN.
  • la rifampicine qui inhibe l'ARN polymérase, ce qui bloque la transcription des gènes et la synthèse des ARN messagers.

 

4- Inhibition de la synthèse des protéines :

La synthèse des protéines est un processus essentiel pour toutes les cellules vivantes. L'acteur central de ce processus dans lequel l'ARN messager est traduit en protéine est le ribosome. Un grand nombre d'antibiotiques est capable d'inhiber la synthèse des protéines par fixation sur les sous-unités (30 S ou 50 S) du ribosome :

  • les aminosides se fixent sur la petite sous-unité des ribosomes (30 S) au niveau du site du décodage des codons, empêchent la traduction de l’ARNm et conduisent à des erreurs de lecture.
  • les cyclines se fixent sur la sous-unité (30 S), elles bloquent l’élongation de la chaîne polypeptidique.
  • les macrolides agissent sur la sous-unité (50 S) du ribosome et bloquent l’élongation de la chaîne polypeptidique.
  • les phénicols bloquent la formation de la liaison peptidique. Ils se fixent sur la grande sous-unité du ribosome bactérien (50 S).

 

5- Inhibition du métabolisme de l'acide folique :

Les folates (vitamine B9) sont essentiels pour la production d'ADN, d'ARN et de protéines. Les sulfamides bloquent à des étapes successives la synthèse des folates et inhibent ainsi les voies métaboliques qui en dépendent.

 

Mecanismes d action des antibiotiques

 

 

 

Indications

Les antibiotiques sont trop souvent considérés comme des médicaments qui soignent tout, tout de suite, mais ce n'est pas vrai. Les antibiotiques sont efficaces uniquement contre les maladies d’origine bactérienne : pneumonie bactérienne, angine bactérienne, méningite bactérienne, ulcère gastrique à Hélicobacter pylori, septicémie…

Les antibiotiques n'ont pas d'indication en cas de maladies d’origine virale telles que la rhinopharyngite aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte, la grippe, la bronchite aiguë, ou la plupart des angines. Il faut savoir que les antibiotiques n'agissent pas sur les symptômes (fièvre, toux, maux de tête, troubles digestifs, courbatures...). Des médicaments existent pour les soulager, notamment le paracétamol pour la fièvre et les courbatures.

Les antibiotiques ne permettent pas de guérir plus vite d'une infection virale. En cas de maladies virales courantes, la personne guérit naturellement en 1 à 2 semaines, sans antibiotique. Le corps peut se défendre seul contre ces virus fréquents d’hiver, il lui faut juste un peu de temps.

 

Choix d'un antibiotique

Un antibiotique donné n’est efficace que contre certaines bactéries. En choisissant un antibiotique pour traiter un patient atteint d’une infection, le médecin estime quelle est la bactérie en cause la plus probable. Par exemple, seules certaines bactéries peuvent être à l’origine de certaines infections. Parfois, un antibiotique est présumé efficace contre toutes les bactéries qui sont les plus susceptibles de causer une infection et, par conséquent, il se peut qu’il ne soit pas nécessaire de réaliser des analyses supplémentaires.

Si des infections peuvent être causées par de nombreux types différents de bactéries ou par des bactéries qui ne sont pas connues pour être sensibles aux antibiotiques, une identification de la bactérie doit être faite au laboratoire à partir d’échantillons de sang, d’urine ou de tissu prélevés chez le patient. On détermine alors la sensibilité de la bactérie en cause vis-à-vis d’une gamme d’antibiotiques. Les résultats de ces tests ne sont généralement disponibles qu’au bout d’un jour ou deux et ne peuvent donc guider le choix initial de l’antibiotique à prescrire. Dans ces cas, les médecins démarrent généralement le traitement avec un antibiotique efficace contre les bactéries qui sont les plus susceptibles d’être à l’origine de l’infection. Lorsque les résultats des analyses sont disponibles, les médecins modifient l’antibiotique si nécessaire.

Les antibiotiques efficaces en laboratoire ne le sont cependant pas toujours chez la personne infectée. L’efficacité du traitement dépend de :

  • l’absorption du médicament dans le sang.
  • dans quelle mesure le médicament atteint les sites d’infection dans l’organisme (distribution des médicaments).
  • la vitesse à laquelle le médicament est éliminé de l’organisme (excrétion des médicaments).

Ces facteurs peuvent varier d’une personne à l’autre, en fonction des traitements concomitants, de la présence d’autres pathologies et de l’âge du patient.

Lors du choix d’un antibiotique, les médecins prennent également en compte :

  • la nature et la gravité de l’infection.
  • l’état du système immunitaire de la personne.
  • les éventuels effets secondaires du médicament.
  • le risque d’allergies ou d’autres réactions graves au médicament.
  • le coût du médicament.

Les médecins prennent également en compte la difficulté éventuelle pour les personnes de prendre des antibiotiques pendant toute la durée prescrite et de suivre tout le traitement. Les personnes peuvent trouver plus difficile de finir leur traitement si le médicament doit être pris très souvent ou uniquement à des heures spécifiques.

Dans certains cas, il peut être nécessaire d’utiliser des associations d’antibiotiques au cours des traitements suivants :

  • infections graves, en particulier au cours des premiers jours du traitement quand on ne connaît pas la sensibilité aux antibiotiques de la bactérie.
  • certaines infections dues à des bactéries qui développent rapidement une résistance à un antibiotique utilisé seul.
  • infections dues à plus d’un type de bactéries si chaque type est sensible à un antibiotique différent.

 

Antibiotiques

 

 

Voies d'utilisation

Les antibiotiques sont présentés sous forme de comprimés, de gélules ou de sirops (en particulier pour les enfants). Néanmoins, des formes injectables sont également disponibles, soit pour traiter les infections sévères, pour lesquelles de fortes concentrations d’antibiotique sont nécessaires, soit pour atteindre de manière certaine des localisations particulières dans l’organisme, soit parce que les antibiotiques ne passent pas à travers la paroi de l’intestin (comme les aminosides). Certains traitements se font couramment par injection : par exemple, dans le cas de la syphilis, l’un des traitements possibles est une injection immédiate d’antibiotiques (benzathine benzylpénicilline par voie intramusculaire).

Cependant, il existe également d’autres formes adaptées au traitement local des infections. Ces formes locales sont nombreuses : crèmes pour les infections cutanées, ovules pour traiter les infections vaginales, collyres pour les conjonctivites infectieuses, préparations auriculaires, etc.

 

Effets secondaires

Les antibiotiques comportent quelques effets indésirables, variables selon les molécules. La plupart sont bénins, mais quelques-uns peuvent être graves. Certains antibiotiques, comme les pénicillines, sont très peu toxiques et donc prescrits fréquemment. D’autres sont toxiques pour le foie ou les reins, et ils sont prescrits avec une surveillance stricte. Les effets indésirables varient selon les familles d’antibiotiques, mais deux types d’effets indésirables sont communs : les réactions allergiques et les troubles digestifs.

  • Les réactions allergiques correspondent à une réaction exagérée de l’organisme contre la substance médicamenteuse qu’il identifie comme étrangère. Elles apparaissent souvent soudainement et peuvent toucher tous les organes, notamment la peau. Elles se manifestent de différentes manières : démangeaisons, urticaire, éruption de boutons, éruption bulleuse, œdème de Quincke, choc anaphylactique... La survenue d’une réaction allergique nécessite l’arrêt du traitement.

  • Les antibiotiques peuvent agir de deux façons sur le tube digestif : d’une part, certains d’entre eux ont un effet direct sur son fonctionnement, en provoquant des nausées, des vomissements ou des diarrhées. D’autre part, tous les antibiotiques perturbent la flore intestinale, qu’ils détruisent de manière plus ou moins accentuée. L’équilibre de cette flore étant modifié, la digestion est perturbée. Cela peut provoquer des maux de ventre, des ballonnements ou des diarrhées. Les troubles digestifs peuvent apparaître immédiatement ou après quelques jours de traitement.

Les autres effets indésirables sont variables selon les familles d'antibiotiques, les principaux effets secondaires sont :

  • Bêta-lactamines : urticaire, œdème de Quincke, choc anaphylactique...
  • Macrolides : troubles digestifs...
  • Glycopeptides et aminosides : ototoxiques, néphrotoxiques...
  • Cyclines : coloration jaunâtre de l'émail dentaire chez l'enfant, photosensibilisation...
  • Quinolones : tendinite, photosensibilisation...
  • Sulfamides : allergie, troubles hématologiques...
  • Rifampicine : hépatotoxique, coloration rouge-orange des urines et des larmes...

 

Résistance aux antibiotiques

L’usage inapproprié des antibiotiques a contribué au développement et à la dissémination de bactéries qui sont devenues résistantes aux antibiotiques. Cette résistance se développe lorsqu’une bactérie se transforme et développe des mécanismes de défense, diminuant ou annulant l’action des antibiotiques qui la combattent.

Cette résistance des bactéries aux antibiotiques, antibiorésistance, s'est développée progressivement et pourrait devenir l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Cette résistance remet en question la capacité à soigner les infections, même les plus courantes.

Pour lutter contre le développement des résistances bactériennes et préserver l’efficacité des antibiotiques, deux mesures sont essentielles :

1- Prévenir les infections :

C'est la première étape de la lutte contre l'antibiorésistance. Moins d'infections = moins d'antibiotiques prescrits = moins de résistance des bactéries aux antibiotiques ! Pour prévenir les infections :

  • lavez-vous fréquemment les mains, surtout après un passage aux toilettes, au retour du travail à votre domicile, avant de préparer un repas, après avoir éternué et vous être mouché, avant et après avoir pris soin d'une personne, avant et après avoir pris soin de votre animal.
  • conservez les aliments et préparez les repas dans les conditions adaptées pour chaque aliment.
  • respectez les vaccinations obligatoires et recommandées : elles vous protègent, vous et votre entourage. Certaines maladies bactériennes sont prévenues grâce à la vaccination (par exemple, contre la coqueluche, contre certaines bactéries responsables de pneumonies ou méningites : le pneumocoque, le méningocoque, l'haemophilus influenzae...).

2- Mieux utiliser les antibiotiques :

Faites confiance à votre médecin car il sait quand les antibiotiques sont nécessaires et quand ils ne le sont pas. Ne prenez pas d'antibiotiques sans prescription et sans avis médical. Votre médecin prescrit des antibiotiques uniquement pour traiter des infections bactériennes. Il choisit l'antibiotique le plus efficace contre la bactérie en cause. Dans certains cas, une analyse bactériologique est nécessaire pour identifier la bactérie en cause. Si c'est le cas, cette analyse est complétée par un antibiogramme, qui permet de déterminer quel antibiotique sera le plus efficace contre la bactérie en question. Lorsque votre médecin vous prescrit un traitement par antibiotiques, veillez à :

  • bien respecter la dose, la fréquence des prises et la durée de votre traitement antibiotique, selon ce qui est mentionné sur l'ordonnance.
  • ne pas utiliser votre traitement pour quelqu'un d'autre. Un traitement est spécifiquement prescrit pour tel type d'infection et adapté à chaque personne.
  • demander conseil à votre médecin traitant si vous pensez présenter un effet indésirable à votre traitement (éruption, nausées...).
  • ne pas arrêter votre traitement prématurément, même si votre état s'améliore. Vous devez prendre l’antibiotique pendant la durée prescrite.
  • une fois le traitement terminé, ne pas réutiliser un antibiotique, même si vous avez des symptômes qui ressemblent à ceux que vous avez eu antérieurement.
  • à la fin du traitement, rapporter à votre pharmacien toutes les boîtes entamées ou non utilisées.

 

Mecanismes d antibioresistance

 

Résistance aux antibiotiques

 

 

Antibiotiques et grossesse

Les antibiotiques de la famille des cyclines sont déconseillés au cours du premier trimestre et contre-indiqués à partir du 4ème mois car ils peuvent modifier la coloration des dents de lait. Les antibiotiques de la famille des aminosides sont réservés à quelques infections graves : ils peuvent être à l’origine d’une toxicité auditive et rénale pour le fœtus. Les quinolones et les sulfamides sont habituellement contre-indiqués, ils peuvent provoquer un retard de croissance, voire des malformations fœtales.

Les antibiotiques utilisés, sans danger, pour traiter les femmes enceintes appartiennent plutôt aux familles des bêta-lactamines (pénicillines et céphalosporines), des macrolides (à l’exception de la clarithromycine et de la roxithromycine) et la rifampicine.