Anémie : types, causes, symptômes, traitement, prévention

Anémie

Le 08/06/2022

 

Sommaire

° Définition

° Valeurs normales

° Types/Causes

     ° Anémies d'origine centrale

            ° Maladie de Biermer

     ° Anémies d'origine périphérique

° Symptômes

° Diagnostic

° Complications

° Traitement

° Prévention

 

 

 

Définition

L’anémie est une baisse anormale du taux d’hémoglobine "Hb" dans le sang. L'hémoglobine est une protéine très riche en fer présente dans les globules rouges, appelés égalemment hématies ou érythrocytes, dont le rôle est de transporter l'oxygène aux tissus, et c'est elle qui est responsable de la coloration rouge du sang. Ce manque entraîne un mauvais transport par le sang du dioxygène et cause notamment une fatigue et une pâleur de la peau et des muqueuses. 

Il existe plusieurs types d’anémies. La plus courante est l’anémie ferriprive, liée à une carence en fer.

 

Anémie

 

Valeurs normales

Quand on parle d'anémie, il est important de connaitre certains paramètres :

1. Taux d'hémoglobine :

C'est la protéine des globules rouges qui fixe l'oxygène et le transporte aux cellules de l'organisme, son taux diffère selon l'âge et le sexe :

  • Homme : de 13 à 18 g/dL
  • Femme et enfant : de 12 à 16 g/dL
  • Femme enceinte : de 10.5 à 12 g/dL
  • Nouveau-né : de 14 à 20 g/dL

 

2. Nombre de globules rouges "GR"

C'est le nombre de globules rouges par mm3 de sang :

  • Homme : de 4.5 à 6 millions/mm3 
  • Femme : de 3.8 à 5.5 millions/mm3
  • Enfant : de 3.6 à 5 millions/mm3

 

3. Hématocrite :

L'hématocrite désigne le taux de globules rouges par rapport au volume sanguin total, ou bien le volume occupé par les globules rouges circulant dans le sang exprimé en pourcentage par rapport au volume total du sang :

  • Homme : de 42 à 49%
  • Femme : de 38 à 46%

Si l'hématocrite dépasse 50%, on parle alors de polyglobulie.

 

4. Volume globulaire moyen "VGM" :

Il désigne le volume moyen ou la taille moyenne des globules rouges dans le sang, sa valeur normale est comprise entre 80 et 100 fL ou femtolitres. Un femtolitre correspond à 10-15 litre. Le VGM se calcule par cette formule : VGM = hématocrite 10 / nombre de GR.

Si le VGM est inférieur à 80 fL, on parle de microcytose (hématies de petite taille). Si, par contre, le VGM est supérieur à 100 fL, on parle donc de macrocytose (hématies de grande taille).

 

5. Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine "CCMH"

C'est la quantité d'hémoglobine contenue dans 100 ml de globules rouges, une CCMH normale est comprise entre 32 et 36 g/dL. Si la CCMH est normale, on parle de normochromie "bonne coloration des globules rouges". Si la CCMH est inférieure à 32, on parle d'hypochromie "coloration clair des globules rouges". Par ailleurs, une CCMH supérieure à 36 g/dL témoigne d'une hyperchromie "coloration foncée des globules rouges".

La CCMH se calcule par cette formule : CCMH = taux d'hémoglobine / hématocrite 100.

 

6. Teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine "TCMH" :

Ce paramètre se calcule par cette formule : TCMH = taux d'hémoglobine / nombre de GR 10. Il désigne la quantité moyenne de l'hémoglobine contenue dans un globule rouge. Le taux normal de TCMH est compris entre 28 et 32 pg ou picogrammes par globule rouge. Un picogramme correspond à 10-12 gramme.

 

7. Taux de réticulocytes

Les réticulocytes sont les jeunes globules rouges immatures synthétisés dans la moelle osseuse, et qui donnent naissance aux globules rouges matures et fonctionnels. Autrement dit, ce sont les précurseurs des globules rouges. Le taux de réticulocytes sanguin est un élément important pour définir le mécanisme d'une anémie. Il permet de savoir si la moelle osseuse est capable de jouer son rôle en approvisionnant le sang avec les nouveaux globules rouges en remplacement de ceux qui ont été perdus.

La valeur normale est entre 25 000 et 100 000 par mm3. Si ce taux dépasse 150 000, l'anémie est d'origine périphérique ou "régénérative". Par ailleurs, un baisse importante témoigne d'une anémie d'origine centrale ou "arégénérative".

 

 

 

Types/Causes

Des millions de nouveaux globules rouges sont produits chaque jour pour remplacer ceux qui sont normalement détruits. Ils sont fabriqués par la moelle osseuse. Les reins sécrètent une hormone,"érythropoïétine", qui commande à la moelle osseuse la fabrication de nouveaux globules rouges. Ces globules circulent dans le sang durant 120 jours pour être détruits après dans la rate. Chaque jour, environ 1% des globules rouges sont ainsi renouvelés. Pour produire des globules rouges, l’organisme a besoin aussi de divers éléments apportés par l’alimentation comme le fer, la vitamine B12 et la vitamine B9 (folates).

Il existe 2 grandes classes d’anémies : les anémies centrale et périphérique.

 

 1. Les anémies d'origine centrale :

Elles sont liées à une insuffisance de production de globules rouges et de l’hémoglobine par la moelle osseuse. Celle-ci peut être due à :

  • un manque de fer, de vitamine B9 ou de vitamine B12, éléments indispensables à la fabrication de l’hémoglobine et des globules rouges. C'est la cause la plus fréquente d'anémie. Cette carence peut être due à un défaut d'apport, une augmentation des besoins (grossesse), un alcoolisme chronique ou un défaut de malabsorption (maladie cœliaque, maladie de Crohn, gastrectomie...).
  • un déficit en érythropoïétine "EPO". Cette hormone qui stimule la moelle osseuse est normalement fabriquée par les reins. L’anémie peut donc être liée à une maladie rénale comme une insuffisance rénale chronique.
  • une maladie inflammatoire chronique : l’utilisation du fer pour la fabrication des globules rouges peut être perturbée du fait de mécanismes inflammatoires observés dans les situations d’infections, de cancers, de maladies inflammatoires chroniques, etc.
  • un dysfonctionnement de la moelle osseuse, tissu de l'os où se forment les globules rouges et l'hémoglobine. Cette insuffisance médullaire peut survenir suite à une chimiothérapie, à une infection virale (hépatite, Parovirus, EBV..), à l'exposition à un produit toxique (benzène, arsenic..) ou un médicament (chloramphénicol, bactrim..), etc. Elle peut être également causée par un cancer (leucémie).

 

Maladie de Biermer

La maladie de Biermer est une maladie auto-immune qui se caractérise pas la présence des anticorps qui attaquent une partie de l'estomac "fundus". Normalement, le fundus fabrique une protéine appelée "facteur intrinsèque" qui est indispensable à l'absorption de la vitamine B12. Il en résulte une anémie par carence en vitamine B12 suite à l'absence du facteur intrinsèque. Les globules rouges sont de grande taille, on dit que l'anémie est macrocytaireLa maladie de Biermer touche les personnes âgées, surtout les femmes et elle s'associe fréquemment à des maladies auto-immunes comme le vitiligo, la thyroïdite, le diabète de type 1, etc. Le diagnostic de cette maladie se fait par la recherche des anticorps anti-facteur intrinsèque "Ac anti-F.Idans le sang. 

La maladie de Biermer se caractérise par une atrophie de la muqueuse de l'estomac, et qui peut évoluer vers un cancer gastrique au fil des années si elle n'est pas surveillée. Le suivi médical est basé sur la pratique régulière d'une endoscopie gastrique de contrôle avec biopsies, généralement tous les 3 ans.

 

Maladie de Biermer

 

 2. Les anémies d'origine périphérique :

Dans ce cas, la moelle osseuse fabrique normalement les globules rouges, mais l’anémie est due à une perte de sang, ou à une destruction anormale et non physiologique des globules rouges :

 

a) Anémie hémorragique : une perte importante ou faible, mais prolongée, de globules rouges, par saignement (ou hémorragie) est responsable d'une anémie par carence en ferLa cause peut être :

  • gynécologique : règles très abondantes, fibrome utérin, etc.
  • digestive : rectocolite hémorragiquepolypes du côlon, cancer colorectalulcère gastrique..
  • urologique : cancer de vessie par exemple.
  • certains médicaments peuvent provoquer des saignements comme les anticoagulants : aspirine, antivitamines K, etc.
  • accident hémorragique grave : comme les accidents de la voie publique, ou blessure par un objet tranchant...

 

b) Anémie hémolytique : c'est une destruction anormale des globules rouges, forme moins fréquente d'anémie. Plusieurs causes sont possibles :

- Dans certaines maladies auto-immunes comme le lupus ou la maladie de Waldenström, le corps produit des anticorps qui attaquent et détruisent ses propres globules rouges.

- Accident transfusionnel par incompatibilité ABO ou Rh, ce qui détruit les hématies du receveur.

- Anémie hémolytique chez le nouveau-né en cas d'incompatibilité "Rhésus" fœto-maternelle.

- Certains médicaments peuvent provoquer une hémolyse : méthyldopa, antipaludéens, pénicillines, céphalosporines, rifampicine, isoniazide...

- Certaines maladies infectieuses comme le paludisme qui se manifeste par une fièvre importante avec une augmentation du volume de la rate (splénomégalie).

- Maladies congénitales de l’hémoglobine comme la sphérocytose, la drépanocytose et les thalassémies :

  • La sphérocytose : c'est un trouble congénital qui touche la membrane des globules rouges, ce qui donne naissance à des petits globules rouges, sphériques et fragiles (la forme normale d'un globule rouge est un disque biconcave). Il en résulte une destruction massive des globules rouges. Le mode de transmission héréditaire de la maladie dépend de la mutation impliquée ; il est le plus souvent autosomique dominant : la transmission d'un seul gène muté de l'un des deux parents suffit pour que la maladie apparaisse.

 

  • La drépanocytose : c'est une maladie génétique qui affecte l'hémoglobine et donne naissance à des globules rouges déformés (falciformes) et rigides. Cette déformation a deux conséquences directes. La première est une destruction rapide des globules rouges responsable d’une anémie. La deuxième est une obstruction des petits vaisseaux sanguins car ces globules rouges déformés ont plus de mal à circuler dans les petits vaisseaux, et vont donc obstruer ces vaisseaux dans des circonstances favorisantes, comme la déshydratation ou le froid. Cette obstruction des vaisseaux va se manifester par des douleurs dans l’organe où elle survient. Il s’agit le plus souvent de douleurs osseuses ou abdominales, c’est la crise drépanocytaire ou crise vaso-occlusive. La drépanocytose touche principalement les personnes originaires d’Afrique, des Antilles et du bassin méditerranéen. C'est une maladie génétique héréditaire à transmission autosomique récessive : chacun des parents doit transmettre le gène muté à l’enfant pour que la maladie se déclare chez ce dernier. Lorsqu’on a reçu un seul allèle muté, on est porteur sain. Ainsi, lorsque les deux parents sont porteurs sains, leur risque de concevoir un enfant souffrant de la maladie est de un sur quatre. Lorsqu’un couple comporte un porteur sain et un malade, le risque est de un sur deux.

 

Drépanocytose

 

  • La thalassémie : c'est une affection génétique caractérisée par un défaut de production de l’hémoglobine. Elle concerne les personnes du pourtour méditerranéen, de l’Asie du sud-est et d'Afrique, et elle a deux formes, mineure et majeure. La forme mineure est le plus souvent bénigne alors que la forme grave, qui nécessite un régime transfusionnel systématique, entraîne souvent le décès de l'enfant à la naissance ou quelques mois après. Le mode de transmission des thalassémies est identique à celui de la drépanocytose.

 

Causes de l'anémie

 

Symptômes

Les symptômes de l’anémie sont mieux supportés lors d’anémie chronique, car le corps a le temps de s’adapter au manque d’oxygène. Ce n’est pas le cas lors d’anémie aiguë où la chute drastique des globules rouges est moins bien tolérée. Il faut savoir qu'au début de l'anémie, les symptômes sont en général légers et passent souvent de façon inaperçue. Les symptômes généraux aux différentes sortes d’anémie sont les suivants :

  • fatigue inhabituelle, c'est le principal symptôme et souvent le premier à apparaître.
  • pâleur de la peau et des muqueuses : par exemple dans le lit des ongles, la paume des mains, à l’intérieur des paupières ou les lèvres. 
  • palpitations, essoufflement (difficultés à respirer lors d’exercice physique).
  • chute de cheveux, ongles cassants et aphtes.
  • refroidissement des extrémités (mains et pieds) du à la baisse de la tension artérielle.
  • maux de têtebourdonnements d’oreille, vertiges.
  • troubles nerveux en cas d'anémie par carence en vitamine B12 : paresthésies, troubles de la marche, rigidité des membres.
  • baisse de la libido.

- D'autres symptômes permettent d'orienter vers la cause de l'anémie : des petits saignements digestifs ou des règles abondantes qui causent souvent une carence en fer, l'apparition d'un ictère ou d'une splénomégalie (augmentation du volume de la rate) en cas d'anémie hémolytique, des infections à répétition en cas d'anémie aplasique par atteine de la moelle osseuse (leucémie par exemple), etc. 

 

Diagnostic

Le diagnostic d’une anémie commence par une anamnèse médicale. Le médecin regroupe tous les symptômes et récolte les données du patient : l'automédicationl'abondance des règles et le port du stérilet chez la femme, les antécédents personnels et familiaux des maladies héréditaires comme la thalassémie, la drépanocytose, etc.

Ensuite, le diagnostic de certitude se fait grâce à la Numération Formule Sanguine "NFS", grâce à une prise de sang. Cette analyse va permettre de poser le diagnostic d'anémie par le taux d'hémoglobine. Le diagnostic d'anémie est porté lorsque le taux d'hémoglobine est inférieur à ces valeurs seuils :

  • <14 g/dL chez le nouveau-né. 
  • <13 g/dL chez l’homme. 
  • <12 g/dL chez la femme. 
  • <10,5 g/dL chez la femme enceinte.

D’autres éléments de la NFS permettent au médecin de comprendre l’origine de l’anémie en analysant les caractéristiques des globules rouges (nombre, volume et aspect). En particulier, le VGM et la CCMH : 

  • quand le VGM est faible <80 fL, l’anémie est dite microcytaire et peut avoir pour origine une carence en fer, une inflammation ou une maladie génétique.
  • quand le VGM est élevé >100 fL, l’anémie est dite macrocytaire et peut être liée à une carence en vitamine B12 ou vitamine B9.
  • quand la CCMH est inférieure à 32 g/dL, l'anémie est hypochrome et peut avoir pour origine une carence en fer ou une maladie inflammatoire.
  • quand la CCMH est supérieure à 36 g/dL, c'est le caractère hyperchrome qui se voit surtout en cas d'anémie macrocytaire liée à une carence en vitamine B12.

- Le taux de réticulocytes est aussi important, c'est un indice du fonctionnement de la moelle osseuse. En effet, ces cellules sanguines sont les jeunes globules rouges nouvellement produits par la moelle osseuse. Lorsque le taux est élevé (>150 000/mm3), l’anémie est dite régénérative, c’est le cas des anémies périphériques. Dans le cas contraire et si ce taux est faible, on parle d’anémie arégénérative, caractère des anémies centrales.

En fonction du contexte et des orientations données par la NFS, le médecin peut prescrire également d’autres examens :

  • dosage du fer sérique et de ferritine (réserves en fer).
  • dosage sanguin des marqueurs de l'inflammation (vitesse de sédimentation ou VS).
  • dosage sanguin des vitamines B12 et B9.
  • examen gynécologique : à la recherche d'un fibrome de l'utérus qui saigne par exemple.
  • endoscopie digestive haute et/ou coloscopie : à la recherche d'un saignement d'origine digestive (ulcère gastroduodénal, polypes ou cancer colorectal).
  • dosage des anticorps anti-facteur intrinsèque "Ac anti-F.I" en cas de suspicion de maladie de Biermer.
  • bilan d'une maladie inflammatoire chronique ou d'une maladie auto-immune : polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn, etc.
  • exploration de la fonction rénale : bilan sanguin, dosage de l'érythropoïétine, échographie rénale, etc.
  • analyse du frottis sanguin et de l'hémoglobine par électrophorèse : à la recherche d'une anomalie génétique comme la sphérocytose, la drépanocytose ou la thalassémie...
  • myélogramme ou examen de la moelle osseuse : en cas de suspicion d'une leucémie ou d'une aplasie médullaire.

 

Complications

Différentes complications peuvent apparaître, comme des problèmes respiratoires ou cardiaques : des dyspnées, des tachycardies, des palpitations ou des malaises hypotensifs surtout chez les personnes agées. Lors d’anémie, les tissus sont moins oxygénés, car le sang, déficient en hémoglobine, véhicule moins bien l’oxygène. Par exemple, chez les patients qui présentent des cardiopathies, toute anémie peut donner des signes de souffrance cardiaque (comme l'angine de poitrine) notamment quand le taux d’hémoglobine est inférieur à 9 g/dL.

D'autres complications peuvent survenir, et elles sont liées au type d'anémie en cause :

  • Dans le cas de l’anémie pernicieuse par manque en vitamine B12, les complications peuvent être d’ordre neurologique, vu que la vitamine B12 agit également sur les nerfs : fourmillements des extrémités, troubles de la sensibilité, mauvaise coordination, troubles de l’humeur, démence.
  • Une insuffisance rénale, par hyperfonctionnement des reins, peut survenir dans le cas d’anémie hémolytique.
  • Dans l’anémie du nouveau-né par incompatibilité "Rhésus" fœto-maternelle, la mort fœtale est fréquente.
  • Parfois, une anémie aigüe sévère avec un état de choc peut s'installer suite à un accident hémorragique. C’est une urgence médicale qui nécessite une transfusion du sang. En cas de retard de traitement, l'accidenté peut décéder par état de choc hémorragique. 

 

Traitement

Le traitement d'une anémie dépend de sa cause et sa gravité :

  • Pour les anémies microcytaires hypochromes non régénératives, en général dues à une carence en fer, le traitement vise à reconstituer les réserves de l'organisme en fer. On a recours à des prises de sels ferreux solubles par voie orale, fractionnées en deux ou trois prises. Le traitement dure de trois à six mois. En outre, la prise en charge des saignements, gynécologiques ou digestifs, est indispensable.
  • Le traitement des anémies macrocytaires non régénératives, dues le plus souvent à une carence en vitamine B12 et/ou folates (vitamine B9), repose sur le respect de règles hygiéno-diététiques avec une alimentation riche en protéines animales et végétales en cas d'insuffisance d'apport. En cas de défaut d'absorption des vitamines au niveau du tube digestif (maladie de Biermer, Crohn, etc), ces vitamines sont administrées à l'organisme par injection intramusculaire. Le traitement doit être poursuivi tant que la cause de malabsorption persiste (souvent à vie). 
  • En cas d'anémie induite par un médicament, la mesure adéquate est de cesser la prise du médicament en cause.
  • En cas de déficit en érythropoïétine du à une insuffisance rénale, des injections d'érythropoïétine synthétique peuvent être réalisées.
  • En cas d’anémie hémolytique induite par certaines maladies auto-immunes, des immunosuppresseurs et des corticostéroïdes sont souvent prescrits.
  • Anémie du nouveau-né : les femmes enceintes sont toutes diagnostiquées afin d’éviter une incompatibilité Rhésus. Les femmes présentant cette incompatibilité, recevront une injection d'anticorps anti-D, contenant des immunoglobulines (Ig) destinés à contrer les anticorps de la mère, afin d’éviter l’anémie chez son foetus. Chez le nouveau-né souffrant d’anémie déclarée, il sera nécessaire de procéder à une transfusion sanguine.
  • Transfusion sanguine devant des situations d'urgence où l'anémie est grave et non tolérée, surtout en cas d'hémorragies.
  • Greffe de la moelle osseuse : elle peut être proposée en cas d'anémie aplasique, c'est-à-dire en cas d'atteinte des cellules de la moelle osseuse par une leucémie par exemple.

 

 

Prévention

Les anémies d'origine carentielle peuvent être prévenues, il suffit d'assurer nos besoins en fer, acide folique (vitamine B9) et vitamine B12. Deux catégories de personnes sont plus susceptibles d'avoir des carences, les femmes et les végétaliens :

- L'anémie est très fréquente chez les femmes enceintes ou allaitantes, car les besoins en fer et en acide folique doublent. La supplémentation en fer et acide folique chez la femme enceinte est pratiquement systématique. Pour les femmes présentant des règles abondantes, une surveillance rapprochée peut être recommandée afin de prévenir la survenue d'une anémie.

- Un végétalien est une personne qui ne consomme aucun produit d'origine animale (ni viande, ni lait, ni œufs, etc). Il risque une carence en fer et en vitamine B12 car le fer d'origine végétale est moins assimilé que le fer animal, et la vitamine B12 est exclusivement d'origine animale. Le végétalien a deux solutions pour ne pas tomber dans la carence : prendre une supplémentation en fer et en vitamine B12, ou bien introduire quelques produits d'origine animale riches en fer et en vitamine B12 dans son alimentation.

Il faut savoir que le fer sous forme de comprimé, est mieux absorbé lorsqu’il est pris avec de la vitamine C. Il est conseillé de prendre son médicament avec un jus d’orange, par exemple. Par ailleurs, il faut laisser un intervalle de temps de 2 heures entre la consommation de caféine (café, thé) et la prise du comprimé, car la caféine diminue l'absorption du fer.

 

 

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