CONSEILS
14/10/2022
Le thé vert est une boisson réconfortante consommée partout dans le monde. Saviez-vous que consommer régulièrement du thé vert peut comporter plusieurs bienfaits pour la santé ? Les feuilles de thé vert proviennent de deux variétés d'arbustes, le Sinensis et l'Assamica. Saviez-vous que le thé vert était anciennement utilisé comme médicament ? En effet, le thé vert fut découvert en Chine il y a environ 5000 ans par l'empereur Shennog. Au fil du temps, les moines bouddhistes et la classe huppée chinoise l'utilisèrent pour ses bienfaits médicinaux.
Les antioxydants contenus dans une tasse de thé vert sont 3 fois plus nombreux que dans une tasse de jus d'orange ! Le thé vert contient 3 catégories d'antioxydants très puissants dont les catéchines, en particulier l'épigallocatéchine-3-gallate (ECGC), les théarubigines et les théaflavines (polyphénols). En étudiant le rôle de l'ECGC chez la souris, les scientifiques ont montré qu'elle inhibait la synthèse de la 11β-HSD-1, une enzyme impliquée dans la production du cortisol qui joue un rôle déterminant dans la régulation de nombreux processus physiologiques comme la tension artérielle, la fonction cardiovasculaire, le métabolisme des glucides et l'immunité. Une sécrétion prolongée de cortisol peut donc entraîner différents troubles comme l'hypertension, la diminution des défenses immunitaires, le diabète de type 2 et l'obésité. Ces résultats permettent d'éclaircir le mystère des bienfaits du thé vert. Ils montrent comment l'ECGG présente dans cette boisson peut limiter la synthèse de cortisol et influencer le bien-être de l'organisme. La consommation régulière du thé vert procure donc de nombreux bienfaits sur la santé, surtout si cette consommation est jumelée à une alimentation saine et équilibrée. Voici certains bienfaits du thé vert sur la santé :
1. Facilite la digestion
Le thé vert stimule le processus de la digestion et aide au transit intestinal dans l'élimination des déchets. Il procure également une meilleure fluidité des liquides corporels.
2. Effet positif sur la santé cardiovasculaire
Au bout de quelques mois de consommation régulière, le thé vert favorise la dilatation des vaisseaux sanguins et le relâchement des muscles du cœur. Sa consommation aide donc à maintenir une pression artérielle plus stable. Les études montrent qu'après une durée de 3 à 6 mois, le thé noir ou le thé vert réduisent légèrement la pression artérielle. Cet effet peut paraître négligeable, mais il s'agit d'un bienfait que peu de boissons peuvent se vanter de posséder ! La consommation du thé vert aide aussi à prévenir certaines maladies cardiaques comme les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Plusieurs mécanismes peuvent expliquer la réduction des facteurs de risque de maladie cardiovasculaire par les catéchines du thé vert : effets antioxydants, la protection de la fonction endothéliale, la modification du profil lipidique et les effets anti-inflammatoires et antihypertenseurs.
3. Prévention de certains cancers
Comme les dommages du stress oxydatif contribuent au développement du cancer, les antioxydants du thé vert ont généralement un effet protecteur contre cette pathologie. Des études d'observation ont montré un lien entre la consommation de thé vert et un risque de cancer réduit. Par exemple, les femmes qui boivent le plus de thé vert réduiraient de 22% leur risque de cancer du sein, d'après une étude récente. De même, une étude sur 69 710 femmes chinoises a trouvé que les buveuses de thé vert avaient un risque de cancer colorectal réduit de 57%.
4. Bon pour le cerveau
Le thé vert contient de la caféine, qui est un stimulant pour le cerveau. Même s'il en contient moins que le café, la caféine du thé vert est en quantité suffisante pour provoquer une réponse sur l'organisme. Le thé vert contient aussi de la L-théanine. La caféine et la L-théanine combinées semblent améliorer la fonction cérébrale. Le thé vert favorise la fonction cognitive du cerveau, en particulier la mémoire. Le thé vert protégerait aussi le cerveau en vieillissant : les catéchines du thé vert ont des effets protecteurs sur les neurones, et donc ces composés pourraient aider à prévenir des maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson.
5. Maintien du taux du glucose dans le sang
La consommation régulière de thé vert aide également à normaliser le taux du sucre "glycémie" dans le sang, elle aide donc à prévenir le diabète. Bien sûr, il est recommandé d'éviter les excès de sucre dans l'alimentation afin d'optimiser les bienfaits du thé vert.
6. Réduction du taux de mauvais cholestérol "LDL" dans le sang
Le corps renferme du bon et du mauvais cholestérol "LDL" selon le régime alimentaire. Il est important que le taux de bon cholestérol "HDL" soit plus élevé que le mauvais. Le thé vert aide à maintenir l'équilibre entre les deux.
7. Contribue à la perte de poids
Puisque le thé vert aide à stimuler le système digestif et que les antioxydants qu'il contient sont des alliés pouvant maintenir un bon métabolisme du corps, la consommation de thé vert aide grandement à favoriser le maintien d'un poids santé et la perte de poids.
8. Réduction du risque de développer une dépression
La dépression apparaît bien souvent lors d'un état de surmenage et de stress prolongé. Comme mentionné précédemment, le thé vert contient un puissant antioxydant, la théanine, qui procure un effet de détente et de calme. Cet antioxydant aide à réduire les épisodes de stress et de surmenage, deux facteurs déterminants dans le développement d'un épuisement professionnel.
Chocolat noir, quels bienfaits ?
09/10/2022
Le chocolat noir est un aliment à consommer modérément puisque son apport calorique est élevé. Une consommation de 2 à 3 carrés par jour serait la portion suggérée afin de ne pas dépasser les besoins quotidiens en apport calorique, et de profiter des bienfaits de cet aliment.
Le chocolat provient de la fève de cacao. La poudre de cacao constitue le principal ingrédient contenu dans le chocolat noir. Contrairement au chocolat au lait, le chocolat noir contient très peu d'additifs de sucre et très peu de produits laitiers. Une concentration minimale de 70% de cacao fait du chocolat noir un produit santé offrant plusieurs vertus et des propriétés très intéressantes. Alors, quels sont les bienfaits du chocolat noir pour la santé ?
La poudre de cacao est un ingrédient purement naturel qui contient un taux d'antioxydants supérieur à plusieurs autres aliments consommés quotidiennement. Les antioxydants dont les flavonoïdes contenus en quantité importante dans le chocolat noir ont une incidence positive sur la prévention du vieillissement précoce des cellules ainsi que sur la prévention de certaines maladies. Les flavonoïdes contribuent également à baisser la tension artérielle et à maintenir un bon taux de cholestérol en limitant la production du mauvais cholestérol dans le sang. Cette substance aide également les vaisseaux sanguins à demeurer bien dilatés évitant ainsi certaines maladies cardiovasculaires. De plus, les flavonoïdes aident l'organisme à bien utiliser l'insuline ce qui prévient l'apparition du diabète de type 2.
Le chocolat noir fournit aussi un apport intéressant en potassium, magnésium, fer et acides aminés, ce qui en fait un aliment qui contribue à atténuer la fatigue, les épisodes de stress et même l'anxiété. Une fois absorbés par l'organisme, les acides aminés se transforment en cette hormone du bien-être qu'est la sérotonine. Il s'agit d'une hormone dont le rôle de neurotransmetteur calme et aide à combattre les états dépressifs passagers. La poudre de cacao favorise également la sécrétion d'endorphine, une hormone qui stabilise l'humeur et qui procure apaisement et réconfort.
La poudre de cacao a une concentration en fibres très élevée de 15 grammes par portion de 100 grammes de chocolat noir à 70%. Ce qui en fait un aliment favorisant le transit intestinal en prévenant la constipation. De plus, les polyphénols contenus dans la poudre de cacao contribuent au bon maintien du système immunitaire en protégeant la muqueuse intestinale.
Des études ont démontré que les personnes consommant du chocolat noir avec modération sur une base régulière tout en ayant des activités physiques régulières arrivaient plus facilement à maintenir un bon indice de masse corporelle (IMC).
08/10/2022
Pour que votre pain reste frais et moelleux durablement, il faut surtout apprendre à bien le conserver. Hélas, c’est l’un des aliments les plus gaspillés dans nos maisons. Et pour cause, nous commettons quasiment tous la même erreur. On nous a souvent recommandé de stocker le pain dans un panier spécial, en osier ou en plastique. Eh bien, ce n’est pas la conservation la plus adéquate pour protéger ses baguettes ni son pain de campagne. Lorsqu’il est stocké ainsi, le pain est très exposé à l’air et a tendance à se dessécher plus rapidement. Même la boîte en fer blanc ou en métal, très populaire dans de nombreux foyers, n’est pas le meilleur moyen de conserver sa fraîcheur.
Alors quelle serait donc la solution la plus appropriée ? Idéalement, il serait plus judicieux d’acheter, ou de fabriquer soi-même, un sac en tissu qui vous aidera à mieux conserver le reste du pain que vous souhaitez consommer plus tard. De cette façon, il sera protégé de l’air ambiant et restera moelleux plus longtemps. Il existe d’ailleurs un éventail de sacs spécialement dédiés au pain. En prime, ils sont solides, résistants, recyclables et durent plusieurs années. A l’intérieur du sac, vous pouvez rajouter une branche de céleri ou une carotte pour garder le pain encore plus frais et moelleux, comme s’il sortait de la boulangerie. En effet, le céleri ou la carotte libère un peu d’humidité dans le sac, qui sera alors absorbé par le pain. Ainsi, vous pourrez même le garder pendant toute une semaine après l’achat. Assurez-vous égalemment de toujours garder votre pain à l’abri du soleil, dans un endroit sec à température ambiante.
Et si le pain est déjà sec ?
Il suffit de passer vos tranches quelques secondes sous l’eau courante, avant de les cuire au four à puissance maximale pendant 5 minutes. L’eau absorbée par le pain va ramollir la mie, tandis que le passage au four rendra la croûte croustillante et parfumée à nouveau. Enfin, pour conserver le pain que vous souhaitez garder plus longtemps à la maison, le congélateur reste la meilleure option. Pour cela, nous vous recommandons de le couper en tranches et d’installer ces morceaux dans divers récipients appropriés fermés hermétiquement. Placez-les dans le congélateur. Et vous pourrez en sortir à chaque repas. Pour la décongélation, il vous suffit de poser vos tranches à l’intérieur du four préchauffé à 200°C. Au bout de 5 minutes, vous pourrez l’éteindre. Laissez les tranches à l’intérieur quelques minutes de plus avant de les sortir. Fini le gaspillage, vous ne consommerez que la quantité dont vous aurez besoin.
5 fruits et légumes par jour !
20/05/2022
Il est recommandé de manger au moins 5 portions de fruits et légumes par jour. Cette recommandation correspond à la quantité nécessaire pour satisfaire les besoins de l’organisme en micronutriments, ces derniers ne pouvant pas toujours être fabriqués par l’organisme. Ils sont indispensables à la bonne assimilation, à la bonne transformation et à la bonne utilisation des macronutriments (protéines, glucides, lipides…). Ils peuvent se consommer sous différentes formes : crudités, entiers, pressés sans sucres ajoutés, frais, etc. L’important est de varier les façons de les consommer.
Une portion, c'est quoi !
Une portion est l’équivalent de 80 à 100 g, la taille d’un poing ou 3 cuillères à soupe bien pleines. Voici quelques exemples : une tomate moyenne, 5 tomates cerises, une poignée de haricots verts, une pomme, 2 abricots, une orange, 6 fraises, une banane moyenne, un bol de soupe...
Comment manger 5 fruits et légumes par jour ?
Quelque soit le nombre de fruits ou de légumes qui entrent dans la composition du plat, c’est la portion qui compte. On peut consommer 3 portions de légumes et 2 portions de fruits, ou 4 portions de légumes et une portion de fruits,...et ainsi de suite. Par exemple, une orange au petit déjeuner + un petit bol de salade de feuilles vertes au déjeuner + une pomme et une carotte crue au goûter + une soupe de légumes au diner.
Pour ne pas trop calculer, essayez de consommer un fruit et/ou un légume dans chaque repas. Il est préférable de respecter la saisonnalité des fruits et légumes. En plus de coûter moins cher, les fruits et légumes de saison sont aussi meilleurs.
Pourquoi manger des fruits et légumes ?
Constamment exposées aux rayons ultraviolets captés lors de la photosynthèse, les plantes fabriquent des substances antioxydantes, comme les polyphénols, les sels minéraux, les oligo-éléments et les vitamines, pour se protéger des effets délétères des radiations solaires. Ces substances, massivement présentes dans les fruits, permettraient de limiter l’oxydation des cellules chez l’homme et ainsi, de lutter contre le vieillissement cellulaire provoqué par différents facteurs : maladies, pollution, tabagisme, stress, médicaments, etc. Leur teneur en antioxydants varie selon plusieurs facteurs : la variété, les conditions de culture et la saison. On peut se fier à la couleur, car les fruits et légumes les plus colorés en contiennent souvent une plus forte quantité.
Les fruits et légumes apportent à l’organisme de l’énergie (calories) et aident à lutter contre plusieurs maladies comme le diabète, les maladies cardiovasculaires ou l’excès du cholestérol. Une consommation de 500 grammes de fruits et légumes par jour diminuerait d’environ 20% le risque d’être victime d’une angine de poitrine. Impossible toutefois d’isoler l’effet spécifique de chaque fruit et légume : il faut donc varier le plus possible pour bénéficier de l’ensemble de leurs bienfaits.
Les caroténoïdes, contenus notamment dans les carottes et le pamplemousse, seraient associés à une diminution de l’incidence du cancer de la bouche, du pharynx, du larynx et des poumons. Le lycopène de tomate révèle de plus en plus de preuves de son efficacité à prévenir le cancer de la prostate. L’acide folique ou vitamine B9, en grande quantité dans le melon, semble également diminuer l’incidence des maladies cardiovasculaires et d’accident vasculaire cérébral.
Les fruits et légumes ont une faible densité calorique, c’est-à-dire que le nombre de calories apporté par un gramme de fruit est peu élevé par rapport aux autres types d’aliments. Pour une même portion, ces aliments apportent donc moins de calories, mais l’estomac est rempli de la même façon et cesse d’envoyer des signaux de faim. Leur teneur élevée en eau et en fibres accentue cette sensation d’être rassasié. Les fruits et légumes constituent donc un atout de choix dans la prévention et le traitement de l’obésité.
Jus de fruits, est-il bon pour la santé ?
Les jus de fruits, quel qu’ils soient, ne peuvent pas compter comme une portion de fruits. Ils sont très sucrés et pauvres en fibres. Il en est de même pour les boissons aromatisées aux fruits, les sodas ou les nectars de fruits. Il est recommandé de ne pas en consommer plus d’un verre par jour et de prendre plutôt un fruit pressé. Et même pressé, un jus ne peut remplacer de façon systématique les fruits entiers plus utiles pour la mastication, l’apport en fibres et le rassasiement. Quant aux fruits séchés (dattes, raisins secs, abricots secs…), vous pouvez en consommer occasionnellement car ils sont très sucrés.
Un yaourt aux fruits ou un biscuit aux fruits ne compte pas pour une portion de fruits. Il n’y a que très peu de fruits dans leur composition. Les fruits à coque (noix, noisettes, amandes, pistaches...) ne sont pas considérés comme des fruits et légumes, mais il est recommandé d’en consommer une petite poignée 2 à 3 fois par semaine car ils sont riches en acides gras insaturés oméga-3, oméga-6 et oméga-9, qui sont de bonnes graisses.
Alcool, quels effets sur la santé ?
19/03/2022
La consommation d’alcool représente un enjeu de santé publique majeur dans les pays développés. Au niveau mondial, l’alcool est considéré comme le troisième facteur de risque de morbidité, après l’hypertension artérielle et le tabac. La consommation d’alcool provoque des dommages importants sur la santé. Elle peut agir sur le capital santé des buveurs tout au long de la vie, depuis le stade embryonnaire jusqu’au grand âge.
Types de consommation
Lorsqu'une personne boit avec modération et de façon adaptée à la situation, sa consommation est dite peu problématique et elle n'entraîne pas de dommages pour soi et pour autrui. L'âge, le sexe, la quantité d'alcool consommée et le contexte de consommation jouent bien sûr un rôle important.
La consommation d'alcool est dite problématique lorsque l’alcool met en danger le consommateur et ses proches, ce mode se divise en trois formes :
-Consommation chronique à risque :
Il s'agit d'une consommation régulière dangereuse pour la santé. On la définit par des seuils journaliers d'un verre standard (10 à 12 g d'alcool pur par verre) pour les femmes et deux pour les hommes. Des quantités inférieures peuvent toutefois déjà impliquer des risques pour la santé.
-Consommation épisodique à risque "binge drinking" :
Il s'agit d'ivresses ponctuelles (comme par exemple chaque week-end), qui sont liées à diverses conséquences . Le seuil est défini comme quatre verres standards pour une femme et cinq pour un homme lors d'une même occasion.
Cette forme de consommation est la plus répandue chez les jeunes.
-Consommation d'alcool inadaptée à la situation :
Il s'agit de consommations d'alcool qui entraînent des risques liés à une situation donnée (au travail, sur la route, pendant la grossesse, lors de la prise simultanée de médicaments, etc.). De petites quantités d'alcool sont parfois suffisantes.
Dépendance
L'alcoolodépendance est une maladie qui se caractérise par une consommation excessive et répétée sans que l'on parvienne à l'arrêter ou à la contrôler. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un diagnostic d'alcoolodépendance peut être posé si trois des critères ci-dessous ou plus ont été remplis au cours de l'année écoulée :
- puissant désir de consommer de l'alcool.
- difficulté à contrôler la consommation.
- poursuite de la consommation malgré des conséquences nocives.
- désinvestissement progressif des autres activités et obligations au profit de la consommation d'alcool.
- tolérance accrue.
- syndrome de sevrage physique.
Conséquences psychiques et physiques
L'effet toxique de l'alcool peut nuire à presque tous les organes du corps humain et sa consommation peut conduire à l'apparition de maladies et troubles comme :
- des cancers (bouche, gorge, œsophage, larynx, pancréas, foie et sein).
- des maladies du système digestif (pancréatite, gastrite, stéatose, hépatite alcoolique et cirrhose du foie).
- des maladies cardiaques et circulatoires (accident vasculaire cérébral, hypertension, infarctus).
- un affaiblissement du système immunitaire.
- des blessures et des accidents.
- des maladies du système nerveux (polyneuropathie alcoolique, démence alcoolique et atrophie du cerveau, encéphalopathie de Wernicke, syndrome de Korsakow, myopathie alcoolique).
- des problèmes de santé psychique (alcoolodépendance, délire alcoolique (delirium tremens), hallucinations alcooliques).
La consommation d'alcool peut aussi être liée à une série de problèmes sociaux dans l'entourage des personnes dépendantes, ainsi qu'à des actes de violence sur autrui et sur soi-même. Il y a une relation dose-effet : plus on consomme, plus les risques et dommages sont élevés. Les modes de consommation peuvent aussi être importants.
La consommation chronique à risque peut contribuer à toutes les maladies citées précédemment, alors que l'ivresse ponctuelle implique surtout un risque accru de blessures et, en cas de répétition, d'effets sur le cœur. Des études ont aussi fait ressortir que des jours sans consommation d'alcool diminuent certains risques, notamment pour les maladies hépatiques. Les liens entre consommation d'alcool et maladies, notamment le cancer, sont souvent mal connus dans la population.
Décès liés à l'alcool
La plupart des décès annuels liés à l'alcool dans le monde sont le fait de cancers, d'accidents, de blessures et de maladies du système digestif. Les causes de décès les plus fréquentes varient selon les tranches d'âge :
- Adolescent(e)s et jeunes adultes : accidents et blessures.
- Adultes : maladies du système digestif (en particulier cirrhose du foie).
- Personnes âgées : tous les types de cancers.
Alcool et grossesse
La consommation d'alcool de la mère peut causer de nombreux dommages à l'enfant, avant même sa naissance, et peut engendrer des conséquences sur le long terme (faible poids à la naissance, retard de croissance, malformations des organes internes, retard dans le développement mental, difficultés d'apprentissage, troubles du développement neurologique, troubles du comportement).
Les connaissances scientifiques dont on dispose actuellement ne permettent pas de définir une valeur limite claire à partir de laquelle la consommation d'alcool durant la grossesse constitue un danger pour l'enfant. Compte tenu de cette incertitude et du risque de séquelles graves pour l'enfant, il est recommandé aux femmes enceintes de renoncer à la consommation d'alcool. Si une femme enceinte décide néanmoins de boire de l'alcool, elle devrait suivre les conseils suivants :
- ne pas consommer d'alcool tous les jours et, si possible, pas plus d'une fois par semaine.
- ne pas consommer plus d'un verre standard par jour.
- éviter à tout prix les ivresses ponctuelles.
07/03/2022
De quoi s'agit-il ?
Le bilan général de santé est un ensemble d'examens médicaux qui s’adresse à tout individu désirant connaître l’état général de sa santé. Que ce soit dans le but de calmer certaines inquiétudes relatives à son patrimoine génétique ou bien afin de vérifier l’apparition de symptômes qui pourraient être reliés à certaines maladies, le bilan de santé peut permettre de dépister rapidement certains problèmes de santé tels que le diabète, l’hypertension ou le cholestérol. Dans plusieurs cas, ce type de maladies est asymptomatique, donc un des seuls moyens efficaces de les déceler est à l’aide d’un bilan de santé effectué annuellement, et ce, dès la quarantaine.
Au-delà de la cinquantaine, il devient encore plus indiqué de passer annuellement un bilan de santé préventif, surtout en l’absence de suivi auprès d’un médecin de famille. Il va de soi que les antécédents familiaux de santé peuvent nous guider en ce qui a trait aux problèmes les plus susceptibles de survenir chez certains individus. Ces indices nous permettent d’orienter le patient vers des tests plus spécifiques jugés nécessaires, comme par exemple, la mammographie précoce, le dépistage du cholestérol ou de certains cancers comme le cancer colorectal qui afflige parfois certaines familles de façon plus particulière.
Toute personne affiliée au régime général de la Sécurité sociale, assurée ou ayant droit, peut bénéficier gratuitement d’un bilan de santé, en principe tous les cinq ans. Vous pouvez bénéficier de ce bilan à fréquence plus régulière si votre état de santé est fragile.
Lors d'un bilan de santé, plusieurs éléments sont abordés
- Les antécédents personnels et familiaux médicaux et chirurgicaux.
- La médication régulière et occasionnelle.
- L’activité physique et les habitudes de vie notamment le tabagisme, la caféine, la consommation d’alcool ou de drogue.
- Les allergies et l'atopie familiale.
- La profession (maladies professionnelles).
Bilan de santé, les examens demandés
Votre médecin de famille procède à votre bilan de santé selon un questionnaire et un examen physique complet. Ce dernier comprend l’examen des seins ainsi que l’examen gynécologique ou de la prostate, dermatologique ainsi que tous les autres systèmes nécessitant une attention particulière. Un bilan de santé va de pair avec une médecine préventive. Selon l'âge, le sexe, le mode de vie et les facteurs de risque personnels, le médecin demandera des examens paracliniques qu’il juge nécessaires, notamment :
- Formule de numération sanguine "FNS".
- Marqueurs de l'inflammation "vitesse de sédimentation VS"
- Cholestérol et bilan lipidique.
- Glycémie à jeun "dépistage du diabète".
- Analyse d'urines : recherche de la présence de sang, de sucres, d'albumine, etc.
- Fonction rénale, hépatique et thyroïdienne.
- Radiographie thoracique chez les fumeurs (bronchites et cancers du poumon).
- Examen bucco-dentaire.
- Tests visuels et auditifs.
- Mesure de la pression artérielle "dépistage de l'hypertension artérielle".
- Dépistage de problème cardiaque ''éléctrocardiogramme ECG''.
- Dépistage du cancer du col utérin "frottis du col de l'utérus".
- Dépistage du cancer du sein "mammographie".
- Dépistage de l’ostéoporose.
- Dépistage des infections transmissibles sexuellement ou par le sang (VIH, hépatite B et C..).
- Dépistage des troubles de la mémoire (Alzheimer).
- Dépistage du cancer de la prostate.
- Dépistage du cancer du côlon par la recherche du sang dans les selles "Hemoccult".
- ...
Une fois ces tests effectués, le médecin revoit le patient afin de lui remettre les résultats d’analyses et pour lui indiquer les actions à entreprendre afin de prévenir tout problème de santé éventuel.
Advenant le cas où les tests souligneraient un problème de santé, le médecin se chargera de vous orienter efficacement vers une prise en charge rapide de la maladie ou du problème de santé identifié, il pourra demander l’avis d’un spécialiste afin de confirmer ou d’infirmer certaines hypothèses diagnostiquées. Ainsi, un bon nombre de problèmes de santé pourront être dépistés prématurément et pourront être traités dans le but d’éviter l’apparition de complications graves.
