Fièvre typhoïde :  symptômes, traitement, prévention

Fièvre typhoïde

Le 01/11/2020

 

Sommaire

° Définition

° Qui est l’agent responsable de la fièvre typhoïde ?

° Données épidémiologiques

° Comment se fait la contamination ?

° Quels sont les symptômes de la fièvre typhoïde ?

° Comment se fait le diagnostic ?

° Quelles sont les éventuelles complications ?

° Comment traiter une fièvre typhoïde ?

° Quelles sont les mesures de prévention contre cette infection ?

 

 

 

Définition

Les salmonelloses sont des maladies infectieuses dues à des bactéries du genre "Salmonella". La fièvre typhoïde ou salmonellose majeure est une infection bactérienne causée principalement par Salmonella typhi. Il existe d’autres infections, comme les fièvres paratyphoïdes et les salmonelloses mineures. Elle peut se manifester par une gastro-entérite banale ou provoquer des toxi-infections alimentaires collectives.

En l'absence de diagnostic et de traitement, la fièvre typhoïde peut être mortelle.

 

Qui est l’agent responsable de la fièvre typhoïde ?Bacille Salmonelle

L'agent causal est "Salmonella Typhi" (bacille d’Eberth). 

Pour les fièvres paratyphoïdes, il existe plusieurs sérotypes : Salmonella paratyphi A, B ou C. Ces bactéries appartiennent à la famille des entérobactéries et ont une forme de bacille avec flagelles.

 

 

 

Données épidémiologiques

Elle est très fréquente dans les pays en voie de développement (Asie, Afrique, Amérique du sud) où les conditions d'hygiène sont médiocres. Peu répandue dans les pays développés, la plupart des cas diagnostiqués en Europe ou en Amérique du nord sont des cas emportés de l’extérieur.

Selon les statistiques, on enregistre plus de 20 millions de cas annuels de fièvre typhoïde, et de plus de 200 000 morts au niveau mondial.

Elle touche toutes les tranches d’âge. Cependant, les enfants et les personnes ayant des maladies chroniques ont plus de risque d’avoir des complications graves.

 

Zones typhoide

 

Comment se fait la contamination ?

L’homme est le seul réservoir des Salmonelles, la contamination se fait par un contact direct avec une personne malade (mains sales) ou par ingestion d'eau ou d'aliments souillés.

Les aliments les plus incriminés sont : la viande mal cuite, les œufs crus, la mayonnaise, le lait non stérilisé, les fruits et les légumes crus.

Après ingestion d’un aliment souillé, les Salmonelles atteignent l’estomac puis la muqueuse de l’intestin où elles prolifèrent et produisent leurs toxines. La libération des toxines provoque une inflammation qui se manifeste par une diarrhée abondante.

Dans certains cas, les salmonelles peuvent passer en grand nombre au niveau du sang, ce qui peut mener à une septicémie avec atteinte de plusieurs organes.

 

Quels sont les symptômes de la fièvre typhoïde ?

Les symptômes de la maladie sont liés à la libération des endotoxines, ils apparaissent généralement après deux semaines de contamination :

  1. La phase d’incubation est silencieuse et dure 2 semaines.

  1. La phase d’invasion (1ère semaine) se caractérise par une fièvre qui s’élève progressivement, le malade peut avoir des épistaxis (saignement du nez), des maux de tête, des insomnies et des vertiges. Le signe qui caractérise cette étape est l’augmentation du volume de la rate (splénomégalie).

  1. La phase d’état (2ème semaine) qui se manifeste par des signes plus intenses et plus spécifiques : une fièvre constante en plateau à 40°C, une diarrhée très liquide avec parfois du mucus et du pus ou du sang, des taches lenticulaires roses sur les flancs du ventre. Le signe le plus spécifique est le pouls dissocié (perception d’un pouls normal avec une forte fièvre), le maladie peut se retrouver dans un état d’obnubilation avec baisse de vigilance.

La fièvre typhoïde et les fièvres paratyphoïdes ont les mêmes symptômes, bien que la fièvre typhoïde soit plus grave.

 

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic de la fièvre typhoïde se base sur l’isolement des salmonelles dans le sang (hémocultures) et/ou dans les selles (coprocultures), l'hémogramme révèle une diminution modérée des globules blancs (neutropénie). La recherche des anticorps dans le sang (sérologie de Widal-Felix) est utile mais ne se fait pas régulièrement.

 

Quelles sont les éventuelles complications ?

Dans la majorité des cas, l’infection évolue favorablement et guérit en une semaine. Mais dans certaines circonstances, les salmonelles entraînent une septicémie avec atteinte de plusieurs organes :

  • Déshydratation sévère avec insuffisance rénale aigue.
  • Hémorragie et/ou perforation intestinale.
  • Etat de choc septique.
  • Cholécystite.
  • Encéphalite.
  • Hépatite.

 

Comment traiter une fièvre typhoïde ?

La fièvre typhoïde est une maladie à déclaration obligatoire, son traitement se fait qu’en milieu hospitalier et il vise à :

  • Isoler le malade pour limiter la contagiosité.
  • Réhydrater en voie intraveineuse pour compenser les pertes digestives et éviter les complications liées à la déshydratation.
  • Eliminer la bactérie par des antibiotiques : céphalosporines de 3ème génération "C3G" ou fluoroquinolones, la durée de traitement est de 5 à 10 jours.

Durant la période du traitement, des coprocultures seront réalisées pour confirmer l’absence de Salmonelles et approuver l’efficacité du choix de l'antibiotique utilisé. Afin d’en éviter la propagation, une enquête est souvent lancée pour identifier la source de la contamination et traiter d’éventuels cas (famille, amis, collègues…).

 

Quelles sont les mesures de prévention contre cette infection ?

La prévention est basée principalement sur les conditions d’hygiène :

  • Consommer de l’eau potable.
  • Bien se laver les mains avant de manger.
  • Cuir suffisamment les aliments : viandes, œufs et légumes.
  • Bien laver les fruits et les légumes.
  • Consommer du lait stérilisé.
  • Eviter de consommer du lait cru.
  • Ne pas fréquenter les restaurants où les conditions d’hygiène sont mauvaises.
  • En cas de séjour prolongé dans un pays d’endémie, penser à se faire vacciner.

Le vaccin de la fièvre typhoïde "Typhim" est réservé à l’adulte et l’enfant de plus de 2 ans avant de séjourner dans un pays où le risque d’être infecté est important. Une injection en intramusculaire doit être réalisée 15 jours avant le départ avec rappel après 3 ans.

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !