Sommaire
° Causes
Le vertige est une illusion de déplacement de l'environnement autour de soi ou de déplacement de soi-même dans l'espace. Il résulte d'une anomalie du système vestibulaire, la partie de l'oreille interne qui assure la fonction de l'équilibre, ou du cervelet "centre de l'équilibre et de la coordination des mouvements". Le système vestibulaire est composé du vestibule "utricule et saccule", des canaux semi-circulaires et du nerf vestibulaire.
Cette illusion de mouvement peut se présenter sous différentes formes :
- une sensation de rotation « comme dans un manège ».
- une sensation de déplacement du corps dans le plan vertical « comme dans un ascenseur ».
- une sensation d'instabilité, décrite comme un tangage « comme sur un bateau ».
Il y a une différence entre le vertige vrai et les malaises parfois qualifiés de vertiges alors qu’il s’agit de tout autre chose. La sensation de tête qui tourne quand vous vous relevez après avoir été accroupi est une hypotension orthostatique et non un vertige.
Outre la sensation de mouvement, les vertiges peuvent provoquer divers symptômes tels que des nausées, des vomissements, des sueurs et des acouphènes. Ils s'accompagnent dans certains cas d'une perte d'audition ou de migraines. Il n'y a en revanche pas de perte de connaissance.
Le vertige est classé soit en vertige d'origine périphérique (vestibulaire), soit en vertige d'origine centrale :
1- Le vertige périphérique, otologique ou vestibulaire, résulte d'une atteinte de l'oreille interne ou du système vestibulaire, ses causes sont multiples :
- Les VPPB, ou vertiges positionnels paroxystiques bénins, résultent de la présence de petits cristaux (otolithes) dans l'un des canaux semi-circulaires de l'oreille interne, qui impactent la perception du mouvement. Assez violents, mais brefs, ces vertiges sont déclenchés par des changements rapides de position (se lever, tourner la tête rapidement, etc.). Ils sont la cause la plus fréquente de vertiges, 30% des cas.
- La névrite vestibulaire désigne une inflammation du nerf vestibulaire, d'origine virale le plus souvent. Elle s'exprime par une seule grande crise vertigineuse de plusieurs jours qui contraint la personne à rester alitée. Elle s'accompagne souvent de nausées et de vomissements.
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Otite chronique ou maladies de l’oreille : fistule périlymphatique, cholestéatome de l’oreille moyenne, labyrhintite infectieuse, tumeur, otospongiose…
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Les vertiges de Ménière, qui concerne surtout des personnes au contexte psychologique particulier (souffrant de stress, d'anxiété, d'un choc affectif, de troubles obsessionnels), ce sont des crises de vertige importantes, rotatoires, de 2 à 3 heures, et qui s'accompagnent de signes neurovégétatifs intenses (nausées, vomissements, sueurs, diarrhée). La maladie de Ménière est une maladie chronique de l'oreille interne responsable de vertiges et de bourdonnements auditifs. Elle survient brutalement, touche plus fréquemment les femmes entre 20 et 60 ans, mais peut se voir à tout âge, dans les deux sexes. Elle est exceptionnelle chez l'enfant et l'adolescent.
2- Le vertige central par atteinte neurologique ou cérébrale : essentiellement l'infarctus du cervelet (centre de l'équilibre), l'ischémie du tronc cérébral, l'accident vasculaire cérébral "AVC", l'hypertension intracrânienne et l'altération de la circulation sanguine au niveau des structures du cerveau responsable de la posture, etc.
3- Autres causes : migraine forte, mal des transports, Intoxication (alcool, drogue, café, médicaments ototoxiques), etc.
Des centaines de médicaments peuvent être ototoxiques, qu’ils soient prescrits ou en vente libre en pharmacie. En voici quelques exemples :
- les anti-inflammatoires : les salicylates (aspirine), les acides acétiques (indométacine), l’ibuprofène et le naproxène.
- les médicaments utilisés en cancérologie/hématologie : le cisplatine et ses dérivés.
- les diurétiques : le furosémide, l’acide étacrinique, etc.
- les antibiotiques : les aminosides (gentamicine, amikacine), les macrolides, etc.
En cas de vertige ou de sensation vertigineuse, un médecin doit être consulté, surtout s’il s’accompagne d’autres symptômes tels que des nausées, des vomissements, des troubles de l’équilibre, une perte de l’audition, des acouphènes.
Le médecin interroge la personne souffrant de vertiges à propos de leur apparition, de leur fréquence, de leur durée, des éléments déclencheurs, des chutes éventuelles, des impressions ressenties et des antécédents afin d’en rechercher la cause. L’examen clinique porte sur les conduits auditifs et le tympan, les capacités d’équilibre explorées grâce à quelques manœuvres et sur le mouvement des yeux. D'autres examens permettront dans certains cas d’identifier ce qui déclenche le vertige :
- analyses sanguines, bilan cardiaque.
- examens auditifs : audiogramme, impédancemétrie.
- imagerie médicale : scanner, IRM de l’oreille interne.
- épreuves vestibulaires : consiste à explorer les différentes réactions du vestibule qui est l'un des organes principaux de l'équilibre, l'utilisation de l'eau de différentes températures mise à l'intérieur des oreilles pourra générer un nystagmus, c'est-à-dire de fins mouvements oscillatoires des yeux. L'analyse de leur fréquence aide au diagnostic.
Le médecin doit être consulté d’urgence dans le cas où quelqu’un rapporte ou si on remarque :
- une perte de la vision partielle (vision floue, double) ou totale.
- des difficultés à rester debout.
- des difficultés à communiquer.
- l'exécution des mouvements anormaux.
Le traitement des vertiges dépend de leur origine. Ils seront mieux traités si on identifie la cause :
- Pour faire disparaître un vertige paroxystique positionnel bénin, le médecin ORL peut réaliser des manœuvres de bascule particulières visant à mobiliser et à disperser les minuscules calculs (otolithes) à l’origine de ces vertiges.
- Le traitement de la névrite vestibulaire repose dans un premier temps sur la prise de corticoïdes, d'antiviraux et d’antiémétiques ; par la suite, une rééducation vestibulaire peut être utile pour favoriser le retour à une équilibration normale et une disparition des sensations d'instabilité.
- En cas de maladie de Ménière, le traitement de fond, à base d'antivertigineux (bétahistine) et d'anxiolytiques, a pour but de réduire la fréquence et la sévérité des crises. Une prise en charge psychologique est parfois utile pour réduire l'intensité des symptômes.
- Si les vertiges sont liés à l’effet indésirable d’un médicament, ce traitement doit être interrompu. Dans certains cas et toujours en fonction de l’origine des vertiges, une chirurgie est parfois nécessaire.
Des granules de Phosphorus et de Bryonia alba 9 CH sont utiles pour lutter contre toutes les formes de vertiges. Dans l’idéal, on prendra 5 granules toutes les heures, dès l’apparition des premiers symptômes. Le même remède est employé en traitement de fond à raison de 3 granules 2 fois par jour.

