Vitamine K : besoins, sources, rôles, supplémentation

Vitamine K

Le 14/03/2022

 

Sommaire

° Qu’est-ce que c’est ?

° Sources alimentaires

° Besoins journaliers

° Rôles biologiques

° Carence / Supplémentation

 

 

 

Qu’est-ce que c’est ?

La vitamine K regroupe plusieurs molécules ayant un rôle essentiel dans la coagulation sanguine. En tant que vitamine, c’est une substance organique non calorique, essentielle à notre métabolisme et non généralement produite par notre organisme. Elle est liposoluble (soluble dans les graissesau même titre que les vitamines A, D et E, elle peut être stockée dans les tissus adipeux. Elle est sensible à l’air et à la lumière.

Les deux formes majoritaires sont la vitamine K1 (phytoménadione, phylloquinone, phytonadione) d’origine végétale, et la vitamine K2 ou ménaquinone d’origine animale.

 

Sources alimentaires

La vitamine K1 se retrouve surtout dans les légumes verts foncés (l’artichaut, les choux, les haricots verts, les poireaux), dans les différentes espèces de laitues et de salades, et dans les huiles végétales (olive, colza…). Voici les aliments les plus riches en vitamine K1 : le persil frais, le pissenlit, le basilic frais, l’épinard, l’huile de soja, la blette, la chicorée frisée, le cresson de fontaine et le brocoli.

La vitamine K2 se retrouve surtout dans les abats (foies de bœufs, de veau ou de porc) et dans les produits laitiers fermentés (dans le yaourt et dans le fromage affiné par exemple). Elle est également synthétisée par la flore bactérienne du côlon dont la production couvre 70% des besoins en vitamine K2. Voici les aliments les plus riches en vitamine K2 : l’edam, les fromages à pâte ferme, le jaune d’œuf cru, le beurre doux, le chocolat noir à 40% de cacao minimum, le salami, l’emmenthal, la choucroute, le lait entier et le chevreuil rôti.

 

 

Besoins journaliers

Les apports conseillés sont de 70 µg par jour pour un adulte et 10 µg pour un enfant. Ils ne doivent pas être augmentés lors de la grossesse ou l’allaitement et sont généralement couverts par une alimentation équilibrée, un repas riche en légumes verts peut apporter jusqu'à 400 µg de vitamine K. 

 

Rôles biologiques

La vitamine K joue un rôle essentiel dans l’organisme en agissant sur la coagulation du sang. En cas de saignement, c’est elle qui permet de former un caillot pour arrêter l’écoulement par l'activation des facteurs de coagulation : les facteurs II (prothrombine), VII (proconvertine), IX (facteur anti-hémophilique B) et X (facteur de Stuart), ainsi que les protéines C, S et Z qui sont synthétisées dans le foie.

Les personnes, qui prennent de l'acénocoumarol "Sintrom" (un anticoagulant oral qui inhibe la synthèse de la vitamine K pour traiter les maladies thrombo-emboliques et les états d'hypercoagulabilité), doivent limiter la consommation des aliments riches en vitamine K. 

Ensuite, elle joue également un rôle important au niveau du métabolisme des os : elle participe à la formation d’une protéine de l’os (ostéocalcine) et donc elle diminue le risque de fracture et retarde l’apparition de l’ostéoporose en maintenant le calcium dans les os.

Enfin, la vitamine K prévient l’athérosclérose et diminue le risque de calcification à l’intérieur des artères.

 

Carence / Supplémentation

La carence chez l’adulte est rare et elle se rencontre toutefois dans certaines maladies intestinales ou hépatiques et nécessite alors une complémentation orale. La carence d’absorption en rapport avec un trouble de l’absorption des graisses peut se voir chez des patients atteints de mucoviscidose, de maladies du pancréas et du foie (hépatite et cirrhose), de parasitoses intestinales, de résections importantes de l’intestin et de diarrhées chroniques. La carence d’apport est rare, elle se voit en cas de nutrition parentérale prolongée et non supplémentée. Des interactions avec certains médicaments peuvent être à l’origine d’une carence : antibiotiques (céphalosporines), médicaments anti-épileptiques, aspirine, fer...

Les nourrissons peuvent connaître une carence jusqu’à l’âge de 3 mois car cette vitamine ne passe pas facilement de la mère au fœtus et les bactéries intestinales ne sont pas présentes à la naissance. La vitamine K est donc systématiquement administrée à tous les bébés (2 mg de vitamine K par la bouche) à la naissance, puis une autre dose à l'âge de 2 à 4 semaines et une troisième à l'âge de 6 à 8 semaines. 

L'administration de la vitamine K permet de prévenir la maladie hémorragique du nouveau-né qui se manifeste par des saignements digestifs, et dans les formes graves par des saignements cérébraux.

 

 

 

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