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Rhinorrhée unilatérale de l'enfant
Le 14/12/2020
Toute rhinorrhée (écoulement du nez) unilatérale et purulente (verdâtre) chez l'enfant est un corps étranger jusqu'à preuve du contraire et qui nécessite une extraction par un médecin.
Le 08/12/2020
Toute douleur abdominale chez une femme en période d'activité génitale est une grossesse extra-utérine jusqu'à preuve du contraire. Il faut consulter en urgence, le médecin confirme le diagnostic par dosage d'une hormone sanguine (Béta-hCG) puis il pratique une échographie abdomino-pelvienne afin de localiser l'implantation anormale de l'œuf : tubaire (la plus fréquente), ovarienne ou abdominale (rare). La nidation naturelle se fait dans la muqueuse de l'utérus, toute autre localisation est pathologique.
Le 03/12/2020
Toute douleur thoracique aigue est un infarctus du myocarde "IDM" (crise cardiaque) jusqu’à preuve du contraire, la douleur est le plus souvent typique : douleur rétrosternale (au milieu de poitrine) angoissante, sensation de brûlure ou de serrement, avec irradiation au bras gauche et aux mâchoires.
D'autres symptômes peuvent être présents : souffle court, anxiété, nausées et/ou vomissements, sueurs ou vertige.
Reflux gastro-œsophagien "RGO"
Le 01/12/2020
Sommaire
° Causes
° Conseils utiles en cas de RGO
Le reflux gastro-œsophagien "RGO" présente un motif de consultation médicale fréquent, il se manifeste pas des remontées d’une partie du bol alimentaire de l’estomac dans l’œsophage, ce problème est lié le plus souvent à un défaut de tonus musculaire du sphincter inférieur (c’est le muscle qui se ferme après la prise d’un repas pour empêcher la remontée des aliments), mais on incrimine également plusieurs aliments qui peuvent causer ou aggraver un RGO déjà existant. Le plus souvent ce sont des aliments acides, raffinés et gras.
Le RGO se manifeste par des régurgitations acides surtout après les repas et par un pyrosis (sensation de brûlure ressentie derrière le sternum), ces signes peuvent survenir occasionnellement ou très fréquemment selon la cause du reflux.
Plusieurs causes peuvent être à l’origine du RGO :
- Hernie hiatale : c’est le passage d'une partie de l'estomac de l'abdomen vers le thorax au travers de l'orifice hiatal du diaphragme (muscle respiratoire qui sépare l’abdomen du thorax), elle peut être une hernie de glissement par passage du cardia (la jonction entre l’œsophage et l’estomac) dans le thorax, ou de roulement (para-œsophagienne), le cardia reste en place au-dessous du diaphragme mais la partie haute de l’estomac (grande tubérosité) roule par-dessus et passe à travers l’orifice formant une sorte de poche. Une hernie hiatale est favorisée par la perte de l'élasticité du muscle diaphragme, l'augmentation de la pression intra-abdominale comme le cas de toux ou de constipation chroniques, et les interventions chirurgicales sur l'abdomen ou sur le thorax.
- Trouble du péristaltisme de l’œsophage : c’est la perte de contraction spontanée des muscles de la paroi de l’œsophage, ce phénomène mécanique propulse le bol alimentaire vers l’estomac, une cause musculaire, hormonale ou neurologique (les nerfs qui contrôlent la motricité de l’œsophage) peut être à l’origine de ce trouble.
- Dysfonctionnement du sphincter inférieur de l’œsophage : favorisé par l’obésité surtout abdominale, la hernie hiatale par glissement et certains médicaments qui relâchent le sphincter inférieur comme les anticholinergiques (antihistaminiques et certains antidépresseurs), inhibiteurs calciques et dérivés nitrés.
Dans la majorité des cas, les symptômes sont bénins et intermittents et ne nécessitent pas des examens complémentaires. Si les symptômes sont plus fréquents et gênants, l’exploration s’impose pour préciser la cause du RGO :
- Endoscopie digestive haute : elle vise à rechercher des lésions secondaires au RGO, tels qu'une œsophagite peptique ou une sténose, elle permet aussi de classer les lésions selon la sévérité et l’étendue. L’absence de lésions ne permet pas d’écarter le diagnostic du RGO, l’endoscopie est suivie par une pH-métrie qui confirme son diagnostic.
- PH-métrie : c'est l’examen de certitude qui permet de détecter un RGO dans 98% des cas par enregistrement continu du pH du bas œsophage sur 24 heures. Le médecin introduit une sonde souple de 3 mm de diamètre dans l’œsophage par une narine sous anesthésie locale, cette sonde est munie d’un capteur d’acidité qui transmet ses données à un boitier électronique porté au niveau de la taille. Le passage de la sonde n’est pas douloureux, le patient peut reprendre ses activités et s’alimenter, il doit indiquer sur le pH-mètre les informations de sa journée (début et fin des repas, repas consommés, symptômes ressentis, heures de coucher et de lever…). La sonde est ensuite retirée et les données analysées.
- œsophagite peptique : c'est l’inflammation de la muqueuse œsophagienne, elle peut se compliquer de sténose du bas de l’œsophage, d’ulcère, d’hémorragies digestives ou de perforations.
- Endobrachyoesophage : l’agression répétée de la muqueuse par le suc gastrique acide peut la modifier en muqueuse qui ressemble à celle de l’estomac. C’est un état de pré-cancer (métaplasie) qui peut se développer en cancer à type d’adénocarcinome.
Le médecin informe le patient sur les moyens d’hygiène et le régime adapté en cas du RGO. Puis, il prescrit des médicaments qui diminuent la sécrétion acide de l’estomac : des pansements gastriques (Gaviscon®, Maalox®) ou des inhibiteurs de la pompe à protons (Oméprazole 20 ou 40 mg) à doses préventive ou curative, ils sont très efficaces et permettent une nette amélioration dès les premiers jours du traitement, la dose du médicament et la durée du traitement sont définis par le médecin.
Dans certains cas rares, la chirurgie s’impose surtout après une longue durée de traitement médical sans résultats satisfaisants, en cas d’une hernie hiatale importante ou chez les personnes qui ont des complications graves (œsophagite sévère). Le traitement endoscopique par dilatation avec ballonnet est proposé chez les patients présentant une sténose de l’œsophage.
En cas d'endobrachyoesophage, le suivi régulier s’impose : une endoscopie œsogastrique devrait se faire tous les 6 mois à 1 an afin de dépister précocement les lésions cancéreuses.
Afin de prévenir le RGO, certains aliments irritants sont à éviter. Ils peuvent aggraver les symptômes du RGO tels que les brûlures ou douleurs de l’estomac ou de l’œsophage. Pour prévenir l'irritation de l'œsophage et le préserver des sucs acides agressifs, il faut éviter ou diminuer la consommation des aliments suivants :
- Les agrumes : essentiellement l’orange, le pamplemousse, le kiwi, les cerises, les abricots et le citron.
- Les jus de fruits industriels qui sont trop sucrés et irritants.
- Certains fruits séchés : les abricots et les figues. Pour baisser leur taux d’acidité faites les tremper une nuit puis jetez l’eau de trempage et les consommer.
- Certains légumes : la tomate cuite et les épinards cuits sont très acides, les pois chiches et les haricots rouges sont moins acides.
- Certaines boissons : les sodas, le café, le thé et l’alcool.
- Les poissons gras : saumon, thon et carpe.
- Tous les sucres raffinés : pâtisseries, gâteaux, sucreries, bonbons, chocolat et les confitures.
- Les céréales raffinées : pain blanc, pâtes blanches, riz blanc, les produits raffinés sont pauvres en fibres alimentaires et ils favorisent également la constipation.
- Les huiles végétales hydrogénées comme la margarine.
- Les sauces et produits industriels : mayonnaise, ketchup, la moutarde et la vinaigre.
- Les aliments gras : essentiellement les viandes rouges : bœuf, mouton, cheval, porc, les abats (foie, rognons). Ils nuisent à la tension du sphincter œsophagien inférieur en raison de la longue digestion qu'elles nécessitent et du temps qu'elles passent dans l'estomac.
Par ailleurs, d’autres aliments sont adaptés au régime en cas de RGO :
- Les anti-inflammatoires (Oméga 3) pour diminuer l’inflammation de l’œsophage et de l’estomac, on les retrouve dans les poissons et les oléagineux, mais il faut éviter d’en trop consommer surtout les cacahuètes qui sont acides.
- Les légumes crus ou cuits : pommes de terre bouillies, concombres, courgettes, salades, haricots, choux, céleris, betteraves, carottes et les olives noires.
- Les fruits doux : bananes, pommes, raisins, mangues, pastèque et melon.
- Les aromates : toutes les herbes vertes fraîches telles que la coriandre et le persil.
- Les féculents complets et les céréales : ils sont riches en fibres alimentaires et en nutriments, ils donnent une sensation de satiété, ce qui permet d’éviter le grignotage qui favorise le RGO.
- Perdre du poids par l’activité physique et le régime alimentaire.
- Fractionner les repas (5 repas légers mieux que 3 repas lourds) et faire des collations à base de protéines maigres pour ne pas surcharger l’estomac, elles stimulent la sécrétion de gastrine, hormone qui augmente le tonus du sphincter œsophagien et permet donc d’éviter le RGO.
- Eviter de se pencher après les repas.
- Limiter les postures penchées en avant.
- Garder la tête surélevée du lit.
- Dîner au minimum 4 heures avant le coucher.
- Manger lentement et boire beaucoup d’eau entre les repas.
Perte de conscience et hypoglycémie
Le 28/11/2020
Toute syncope (perte de conscience soudaine et brève) en dehors d'un traumatisme cranien est une hypoglycémie jusqu'à preuve du contraire.
Les autres causes les plus fréquentes sont : les émotions, le stress, l'intoxication au Monoxyde de carbone, les crises d'épilepsie et les maladies cardio-vasculaires (hypotension orthostatique, troubles du rythme, crise cardiaque).
Ejaculation précoce et Dapoxétine
Le 27/11/2020
Sommaire
° Définition de l’éjaculation précoce
° Quelles sont les causes de l’éjaculation précoce ?
° C’est quoi la "Dapoxétine" ?
° Quelles sont ses indications ?
° Comment le prendre et quelle est la dose recommandée ?
° Quelles sont ses contre-indications ?
° Quels sont ses effets secondaires ?
° Existe-il d’autres moyens efficaces contre l’éjaculation précoce ?
Définition de l’éjaculation précoce
L’éjaculation précoce ou prématurée est un trouble sexuel très fréquent, qui se manifeste par une éjaculation trop rapide et involontaire après la pénétration vaginale. Le temps d’éjaculation après la pénétration n’est pas bien défini, mais un délai inférieur à deux minutes est suffisant pour considérer l’éjaculation comme précoce.
Quelles sont les causes de l’éjaculation précoce ?
L’éjaculation précoce peut être primaire ou secondaire, organique ou psychologique : elle est primaire si elle existe depuis le premier rapport sexuel, et secondaire si elle survient après une période de fonctionnement sexuel normal et satisfaisant. Les causes organiques (purement médicales) sont essentiellement les infections urinaires comme la prostatite, les dysthyroidies et l’insuffisance érectile. Les causes d’ordre psychologique sont les plus fréquentes : le stress, l’anxiété et les chocs émotionnels. Dans certains cas, la sur-stimulation par l’habillement et les expressions corporelles du partenaire peut rendre l’éjaculation plus précoce.
En cas d’éjaculation précoce d’origine médicale, il faut consulter un médecin pour traiter la cause avec la thérapie adapté. Par contre, si la cause est psychologique, ce qui est très fréquent, une seule molécule est permise dans le traitement de l’éjaculation précoce : la "Dapoxétine" commercialisée sous le nom de PRILIGY®.
La Dapoxétine est un antidépresseur qui appartient à la famille des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine "ISRS", ce médicament est utilisé dans le traitement de l’éjaculation précoce chez l’homme entre 18 et 65 ans, elle permet d’allonger voire tripler le délai d’éjaculation après la pénétration. Par ailleurs, il n’a pas d’effets antidépressifs.
Quelles sont ses indications ?
Il est fortement recommandé en cas d’éjaculation intra vaginale rapide (< 02 minutes) de façon permanente et qui survient avec une stimulation sexuelle minimale avant, pendant ou peu de temps après la pénétration et avant que le patient ne le souhaite. Il est également prescrit en cas de mauvais contrôle de l’éjaculation. Il ne doit pas être prescrit pour retarder l’éjaculation chez les hommes qui ont un temps d’éjaculation normal.
Comment le prendre et quelle est la dose recommandée ?
Il est en vente aux pharmacies uniquement sur ordonnance sous forme de comprimés : boites de 3 et de 6 comprimés dosés à 30 mg et de 60 mg. La dose conseillée est d’un comprimé de 30 mg par jour 2 heures avant le rapport sexuel, la prise ne doit pas être quotidienne, mais seulement en cas de besoin. Le comprimé doit être avalé avec un grand verre d’eau pour éviter son gout amer.
La dose peut être augmentée de 30 mg à 60 mg sauf en cas d’hypotension orthostatique (chute de la tension artérielle en se levant d’un lit). En cas d’hypotension orthostatique, il faut s’allonger quelques minutes en relevant les jambes puis se lever doucement.
Quelles sont ses contre-indications ?
La Dapoxétine présente les contre-indications suivantes :
- Il ne doit pas être utilisé en cas de troubles cardiaques : en cas d’insuffisance cardiaque, antécédent d’infarctus de myocarde ou angine de poitrine et quelques troubles de rythme comme le bloc auriculo-ventriculaire.
- En cas de troubles bipolaires, schizophrénie et de dépression.
- En cas d’insuffisance hépatique grave.
- En association avec certains types d’antidépresseurs comme les inhibiteurs de la monoamine oxydase "IMAO".
- En association avec certains antifongique "Kétoconazol" et certains antibiotiques.
- En association avec des antimigraineux de la famille des "triptans".
Quels sont ses effets secondaires ?
Parmi les effets secondaires de ce médicament, on note :
- Vertiges, maux de tête, parfois des insomnies.
- Tremblement des extrémités.
- Bourdonnements d’oreilles avec troubles de vision.
- Bouffées de chaleur.
- Troubles du transit intestinal : vomissements, diarrhée ou constipation.
- Démangeaisons et sècheresse buccale.
- Parfois une syncope (perte de conscience de quelques secondes) dans les heures qui suit la prise de ce médicament.
Existe-il d’autres moyens efficaces contre l’éjaculation précoce ?
Il existe d’autres méthodes thérapeutiques qui peuvent être très utiles en cas d’éjaculation précoce :
- La sexothérapie : la visite chez le sexologue est recommandée, il peut diagnostiquer l’origine du trouble et organiser des séances de thérapie pour l’homme, voire même une thérapie de couple si un problème de couple existe.
- L’utilisation d’un préservatif diminue la sensibilité de la verge et retarde l’éjaculation.
- L’application d’un anesthésique local (Lidocaine) sur la verge retarde l’éjaculation.
- La rééducation avec des exercices qui visent à normaliser le niveau d’excitation, plusieurs types d’exercices semblent bénéfiques comme s’entrainer à relâcher les muscles pelviens et les adducteurs des cuisses pendant le rapport sexuel. La méthode de "stop and go" qui consiste à arrêter tous les mouvements quand l’excitation est maximale. Après que le niveau d’excitation baisse, le patient reprend ces mouvements.
- Faire des séances de relaxation contre le stress comme le yoga.
- Selon des études récentes, la circoncision aide à mieux contrôler l’éjaculation et prévenir les infections urinaires.
En conclusion, l’éjaculation précoce reste un trouble sexuel fréquent qui nécessite une prise en charge adaptée à son origine, la Dapoxétine est le seul médicament utilisé dans le traitement de l’éjaculation prématurée, il donne de très bons résultats et permet d’allonger le temps d’éjaculation afin d’assurer un fonctionnement sexuel satisfaisant. Par ailleurs, certaines thérapies comme la sexothérapie et la rééducation peuvent renforcer l’effet de ce médicament, et par conséquence offrir une meilleure vie sexuelle.






