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Miracle de la grossesse

Le 29/12/2021

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- J’ai lutté avec ma soi-disant stérilité pendant plus d’une décennie, jusqu’à ce que je trouve enfin un remède. Puis je suis tombée enceinte deux fois et je suis maintenant une fière maman de deux beaux enfants en pleine santé.

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- C’est un système rare, unique et très puissant de guérison de l’infertilité, dont très peu de femmes connaissent encore l’existence…

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Remède naturel contre l'éjaculation précoce

Le 29/12/2021

Dans ce livre électronique, je vous montre un remède naturel pour lutter efficacement contre l'éjaculation précoce. 

- L'éjaculation précoce est très courante. Entre 20% et 30% des hommes à travers le monde souffrent de ce problème, touchant presque tous les hommes à un moment donné.

- Il existe différentes méthodes permettant d’améliorer ce problème. Mais toutes ces méthodes ne s'équivalent pas. D'ailleurs, ce livre vous les présente aussi. Mais de toutes, il y en a aujourd'hui une meilleure, et qui plus est naturelle : 

 Remède naturel contre l'éjaculation précoce

 

 

Alcoolisme et vitamines B

Le 29/12/2021

La consommation excessive d’alcool provoque très souvent un déficit en vitamines B et, plus précisément, en vitamines B1, B6 et B12 indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Pensez toujours à prescrire une supplémentation (B1, B6) en cas de sevrage alcoolique.

La vitamine B1, ou thiamine, est indispensable puisqu’elle intervient, notamment, dans le processus permettant l’apport énergétique au niveau du cerveau. Cette vitamine joue ainsi un rôle essentiel de régulateur des fonctions cérébrales et de contrôle du système nerveux. Elle est donc obligatoirement administrée dans le cadre d’un sevrage alcoolique, afin de limiter les risques de séquelles neurologiques de type encéphalopathie de Wernicke. Cette grave atteinte du système nerveux peut, en effet, occasionner d’importants troubles mémoriels et, potentiellement, avoir une issue fatale si elle ne fait pas l’objet de l’administration de vitamine B1. La posologie proposée varie de 500 mg à 1 g pour une durée de 21 jours. La voie parentérale à la posologie de 500 mg deux fois par jour est indiquée à titre préventif en cas de perfusion glucosé ou curatif en cas de signes carentiels lors de la première semaine de sevrage.

A l’image de la vitamine B1, la vitamine B6 est généralement déficitaire chez les personnes alcooliques, les carences en B6 favorisent les crises convulsives et les neuropathies périphériques. En effet, le foie utilise la vitamine B6 pour absorber l’alcool et, à ce titre, présente des besoins accrus dans le cadre de la maladie alcoolique. L’organe puise donc dans les faibles réserves du malade. C’est de cette manière que se crée la carence, d’autant plus que de nombreux alcooliques se nourrissent insuffisamment ou de manière déséquilibrée. Ils ne bénéficient par conséquent pas des apports alimentaires quotidiens recommandés. C’est la raison pour laquelle une supplémentation peut être également préconisée lors d’un traitement de l’alcoolisme.

En cas de prescription simultanée de B1 et de B6, il est conseillé d’associer la vitamine PP (vitamine B3) en tant que cofacteur.

Pour la B12, la supplémentation n'est pas systématique, elle se fait que s'il y'a preuve d'une anémie macrocytaire associée.

 

 

 

Nausées et Vomissements

Le 28/12/2021

 

Sommaire

° Définition

° Signes accompagnateurs

° Mécanisme

° Causes

° Diagnostic

° Complications

° Traitement

° Remèdes naturels

 

 

 

Définition

Les nausées ‘’envie de vomir’’ correspondent à une sensation désagréable au niveau de l’estomac et de la gorge d’envie de vomir, tandis que les vomissements se définissent comme les rejets du contenu de l’estomac par la bouche. Ce contenu vomi peut contenir des aliments non ou peu digérés, de la bile, du sang rouge (non digéré) ou du sang noir (partiellement digéré).

Nausées et vomissements sont le plus souvent des symptômes de pathologies bénignes et passagères, mais ils peuvent aussi être des effets secondaires de traitements, ou le reflet de pathologies plus graves.

 

 

Signes accompagnateurs

Les nausées et vomissements sont parfois accompagnés :

  • d'hyper salivation (excès de salive dans la bouche).
  • d'un rythme cardiaque un peu accéléré.
  • d'une diarrhée.
  • de douleurs abdominales.
  • de sueurs froides.
  • de pâleur.
  • d'une sensation de malaise.

 

 

Mécanisme

Le vomissement résulte d’une forte contraction de l’estomac, qui propulse son contenu vers l’œsophage, puis la bouche. Le mécanisme du vomissement se compose de plusieurs étapes successives :

  • La fermeture du pylore, l’orifice situé entre l’estomac et le duodénum.
  • La contraction de l’estomac, du diaphragme et des muscles abdominaux.
  • L’ouverture du cardia, l’orifice entre l’estomac et l’œsophage.
  • Le rejet du liquide gastrique par la bouche.

Ce mécanisme est contrôlé par une zone nerveuse spécifique située dans le cerveau ‘’centre du vomissement’’ dans le bulbe rachidien.

Généralement, la nausée précède le vomissement, mais toutes les nausées ne s’accompagnent pas de vomissements. Les nausées et vomissements peuvent survenir à tous les âges de la vie, chez les hommes comme chez les femmes.

 

 

Causes

Les nausées et les vomissements peuvent avoir de multiples causes, certaines bénignes et transitoires, d’autres plus graves et parfois chroniques. Les causes les plus fréquentes de nausées et de vomissements ponctuels sont :

  • La gastro-entérite de l’enfant ou de l’adulte, qui est le plus souvent virale et plus rarement bactérienne ou parasitaire.
  • Un traitement médicamenteux: de nombreux médicaments ont pour effet secondaire des nausées et/ou des vomissements.
  • Une importante consommation d’alcool.
  • Des excès alimentaires.
  • Un malaise vagal.
  • Le mal des transports.
  • Une atteinte hépatique.
  • Une allergie alimentaire.
  • Après une intervention chirurgicale (réaction aux produits anesthésiants).
  • Un reflux gastro-œsophagien ‘’RGO’’.
  •  Une appendicite (inflammation de l’appendice).
  •  Une cholécystite aiguë (inflammation de la vésicule biliaire).
  •  Une occlusion intestinale ou une atteinte plus rare du tube digestif (sténoses).
  •  Une pyélonéphrite (inflammation au niveau des reins).
  •  Une intoxication par voie orale (ingestion de substances toxiques ou irritantes) ou une intoxication au monoxyde de carbone.
  •  Un infarctus du myocarde.
  •  Plus rarement, un cancer.

Les vomissements peuvent aussi traduire la présence d’une pathologie neurologique. Dans ces cas, ils peuvent survenir en jet, sans effort. Ils peuvent être le signe:

  • d’une hypertension intracrânienne, elle-même due à une tumeur cérébrale, à une encéphalite...
  • d’une maladie de Ménière (oreille interne).
  • d’une méningite.
  • de migraines.

Enfin, les nausées et vomissements répétés ou chroniques, qui durent plus de 7 jours, peuvent avoir différentes origines :

  •  Grossesse : la moitié des femmes souffrent de nausées et de vomissements au cours du premier trimestre de la grossesse.
  •  Anorexie mentale et boulimie.
  •  Anxiété et stress.
  •  Intoxication chronique au plomb ‘’saturnisme’’.
  •  Intolérance alimentaire, en particulier l’intolérance au lactose.

 

 

 

Diagnostic

Les nausées et les vomissements ne nécessitent le plus souvent pas d’avis médical chez les sujets en bonne santé. En revanche, il est recommandé de consulter un médecin dans les situations suivantes :

  • Chez les personnes fragiles : nourrissons et jeunes enfants, personnes âgées, personnes atteintes de maladies chroniques, femmes enceintes.
  • Si les vomissements perdurent plusieurs jours sans amélioration malgré les mesures hygiéno-diététiques et les médicaments.
  • En cas de signes de gravité :

- Les vomissements s’aggravent ou persistent après quelques jours.

- De nouveaux symptômes apparaissent (fièvre, maux de tête, perte de poids, douleur, confusion…).

- Des signes de déshydratation (soif, bouche sèche, pli de la peau, yeux cernés, faible volume des urines).

- La présence de sang dans les vomissements.

Si l’état général de la personne s’aggrave ou si les vomissements sont liés à une intoxication, une consultation en urgence est indispensable.

La consultation médicale permet au médecin de recueillir les caractéristiques des vomissements (symptômes, durée, fréquence, contexte). Le médecin ausculte le patient et recherche la cause possible des nausées et des vomissements. Si besoin, il peut prescrire des examens complémentaires pour identifier l’origine des symptômes :

  • Une analyse des urines (ECBU).
  • Un test de grossesse chez les femmes.
  • Une prise de sang (contrôle des paramètres sanguins, ionogramme, bilan de la fonction hépatique).
  • Une échographie abdomino-pelvienne voire un scanner abdominal.
  • Plus rarement, une fibroscopie ou une coloscopie.

 

 

Complications

La majorité des nausées et des vomissements ont une origine bénigne et cessent après quelques jours ou un traitement adapté. Néanmoins, ils peuvent exposés à des risques de complications, surtout lorsqu’ils durent plusieurs jours :

  • Un risque d’inhalation de vomi pouvant avoir des conséquences respiratoires importantes, en particulier chez les personnes inconscientes.
  • Un syndrome de Mallory-Weiss (déchirure de la paroi de l’œsophage).
  • Une déshydratation associée à des troubles de l’équilibre électrolytique (sodium, potassium, chlore …) en particulier chez les jeunes enfants.
  • Une perte de poids, voire une dénutrition en cas de vomissements chroniques.

 

 

Traitement

Le traitement dépend de la maladie en cause associé aux mesures hygiéno-diététiques pour faire disparaître les nausées et les vomissements le plutôt possible :

  • Boire régulièrement de petites quantités de boissons salées et sucrées tout au long de la journée. Chez le nourrisson, les solutés de réhydratation orale peuvent être administrés en petites quantités toute la journée pour réduire le risque de déshydratation.
  • Se reposer, fractionner les repas et éviter les aliments gras, les boissons gazeuses et l’alcool.
  • Chez le nourrisson, remplacer le lait infantile habituel par du lait sans lactose et continuer l’allaitement maternel.
  • Ne pas se coucher juste après avoir mangé.

Lorsque les nausées et les vomissements sont liés à la prise de médicaments ou à certains traitements ou maladies chroniques, il n’est pas toujours possible de supprimer les médicaments responsables.

Si les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas à soulager les symptômes ou lorsque l’origine des vomissements ne peut être traitée efficacement, des médicaments antiémétiques peuvent être prescrits : métopimazine, dompéridone, métoclopramide et des médicaments de la famille des sétrons ‘’Zophren’’, réservés aux vomissements sévères notamment ceux induits par la chimiothérapie.

Ces médicaments ne doivent pas être pris en automédication, mais seulement après conseil du pharmacien ou sur avis médical. En effet, certains sont contre-indiqués chez le nourrisson et le jeune enfant, les femmes enceintes ou les personnes atteintes de certaines pathologies chroniques. De plus, ces médicaments peuvent avoir des effets secondaires graves.

 

 

Remèdes naturels

Il est possible d’utiliser de remèdes naturels pour arrêter les vomissements :

  • Gingembre :

Le gingembre, par exemple, est un antiémétique naturel et efficace pour atténuer les sensations d’envie de vomir et arrêter les vomissements. Pour cela, le patient devra manger un morceau de racine de gingembre tel quel ou l’associer à une cuillère à café de miel.

  • Menthe :

La menthe fait aussi partie des anti-vomitifs naturels. Le malade peut soit mâcher directement les feuilles de menthe fraîches, soit les préparer en thé. Pour cela, il suffit de tremper 2 ou 3 feuilles de menthes séchées dans une tasse d’eau bouillante et de laisser infuser durant une heure avant de boire.

  • Vinaigre :

Vous pouvez également soulager les vomissements avec du vinaigre. Pour ce faire, il faut diluer une cuillère à café de vinaigre blanc dans une demi-tasse d’eau et de rincer la bouche avec la solution. En plus d’éviter les rejets, cela va vous permettre de débarrasser du goût de vomi dans la bouche.

  • Cannelle :

La cannelle permet d’atténuer efficacement et rapidement les nausées et les vomissements. L’infusion est souvent conseillée aux enfants ainsi qu’aux femmes enceintes pour soulager les nausées matinales durant le premier trimestre. La boisson se sucre avec une cuillère à soupe de miel et se déguste lentement.

  • Jus de riz :

Cette boisson est souvent recommandée pour soulager les nausées et arrêter les vomissements. Le jus ou l’eau de cuisson de riz est surtout indiqué en cas de gastrite ou d’une autre infection de l’estomac.

  • Jus d’oignon :

Au même titre que l’eau de cuisson de riz, le jus d’oignon est un remède naturel efficace pour éviter de vomir. Il vous suffit de donner une cuillère à café de jus d’oignon râpé à votre enfant si celui-ci ressent des nausées.

  • Clous de girofle :

Disposant de propriétés antiseptiques, les clous de girofle agissent positivement sur le système digestif. Pour stopper les vomissements, utiliser des clous de girofle entiers ou dilués dans une cuillère à soupe de miel. Il devra tout mâcher.

  • Graines de cumin :

Pour éviter de vomir avec les graines de cumin, il faut mélanger et consommer 1,5 cuillère à soupe de graines avec un verre d’eau. Les effets sont immédiats.

Quel que soit le remède naturel que vous employez, il ne faut pas oublier de bien se réhydrater, car les vomissements entrainent une déshydratation rapide et considérable.

 

 

 

Rougeole - description de la maladie

Rougeole

Le 26/12/2021

 

Sommaire

° Définition

° Modes de transmission

° Symptômes 

° Diagnostic

° Complications

° Traitement

° Prévention

 

 

 

Définition

La rougeole est une maladie virale respiratoire très contagieuse fréquente chez les enfants. Bien qu’elle soit la plupart du temps bénigne, ses complications représentent une des principales causes de mortalité infantile dans les pays en voie de développement.

 

Modes de transmission

La rougeole est due à un virus appelé ‘’measles virus’’ appartenant au genre morbillivirus de la famille des Paramyxovirus. C’est un virus très contagieux pouvant causer des problèmes graves, voire mortels. Il se propage par les gouttelettes de salive lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue. Ces gouttelettes peuvent contaminer directement les personnes non immunisées ou indirectement par le biais des mains, des objets, des mouchoirs souillées.

Après la guérison de la maladie, le malade est immunisé à vie. Un malade est contagieux environ 5 jours avant l’apparition de l’éruption cutanée et 5 jours après.

 

Symptômes

Les premiers symptômes de la rougeole apparaissent 10 jours après la contamination : fièvre élevée, toux sèche, nez qui coule, yeux rouges et larmoyants, faiblesse générale. L’apparition de petites taches blanchâtres et bleuâtres ‘’signe de Koplik’’ au niveau de la face interne des joues est caractéristique de la maladie, mais elle n’est pas systématique.

 

Signe de koplik

 

Après 3 ou 4 jours, un exanthème apparait, consistant en l'apparition progressive de petites plaques rouges plus ou moins en relief, de quelques millimètres de diamètre faites de macules et de papules, sans ou avec peu de démangeaisons et s'effaçant à la pression. Ces taches se propagent de l’arrière du cou et des oreilles au visage puis au reste du corps autour du 3ème jour. Ces petites plaques rouges confluent en larges plages arrondies, avec des contours irréguliers, mais en laissant toujours entre elles des intervalles de peau saine. L’éruption dure 5 à 7 jours.

 

Eruption de la rougeole

 

Diagnostic

Avant l'arrivée de l'éruption cutanée typique de la rougeole, le médecin traitant peut mettre parfois en évidence, dans la bouche, des taches blanchâtres à l'aspect de grains de sable à l'intérieur des joues ‘’taches de Koplik’’ : ce signe est typique de la rougeole mais n'est pas toujours présent.

Le diagnostic de rougeole est en général fait lorsque l'éruption cutanée est présente. Compte tenu de la diminution de la fréquence de la maladie, le diagnostic de la rougeole est confirmé biologiquement par la recherche d'anticorps spécifiques dans le sang ou la salive.

Le médecin traitant s'assure également, par son examen, de l'absence de complications.

Aucun examen complémentaire n'est utile en cas de rougeole non compliquée.

La rougeole est une maladie très contagieuse et elle l'est 5 jours avant le début de l'éruption et 5 jours après : le médecin doit obligatoirement la signaler aux autorités sanitaires. Ce signalement permettra de prendre des mesures pour protéger l'entourage de la personne malade.

 

 

Complications

La plupart des décès sont dus aux complications de la maladie. De sérieuses complications sont plus fréquentes avant l'âge de 5 ans ou chez l’adulte de plus de 30 ans.

Parmi les complications les plus graves, on observe des cécités, des diarrhées sévères susceptibles d’entraîner une déshydratation, et des complications d’ordre respiratoire : rhinopharyngites, angines, bronchites, pneumonies. Des otites et laryngites peuvent être présentes.

- D’autres complications sont d’ordre neurologique : des encéphalites qui peuvent s’accompagner d’œdèmes cérébraux, troubles de la conscience, convulsions, paralysies, voire coma et mort.

Les formes sévères surviennent plus particulièrement chez les jeunes enfants malnutris, notamment si les apports en vitamine A sont insuffisants ou si leur système immunitaire est affaibli par le VIH/sida ou dans certaines situations particulières : malformations cardiaques, insuffisance respiratoire, chimiothérapie, traitement par les corticoïdes

Chez la femme enceinte, la rougeole ne provoque pas de malformations chez le fœtus, contrairement à d’autres maladies telles que la rubéole, la varicelle, ou la toxoplasmose.

En revanche, elle peut avoir des conséquences directes sur la femme enceinte, comme des complications pulmonaires, et peut aussi provoquer une fausse couche ou bien un accouchement prématuré. Si une femme enceinte est exposée au virus de la rougeole, une injection d'immunoglobulines (anticorps) peut être prescrite pour soutenir la réponse immunitaire.

 

Traitement

Un patient atteint de rougeole doit être isolé (éviction scolaire si enfant) en raison de la forte contagiosité, et le médecin doit déclarer la maladie (maladie à déclaration obligatoire). Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique contre la rougeole.

Une prise en charge clinique appropriée permet de réduire les complications graves de la rougeole. Le malade doit être correctement nourri, avoir un apport hydrique suffisant et recevoir un traitement contre la déshydratation à l’aide de la solution de réhydratation orale. Cette solution permet de pallier la perte de liquides et d’autres éléments essentiels entraînés par les diarrhées et les vomissements. On prescrira des antibiotiques pour traiter les infections oculaires et auriculaires ainsi que la pneumonie, l'objectif est de prévenir des surinfections bactériennes probables.

Il convient d’administrer à tout enfant pour lequel on pose le diagnostic de rougeole, 2 doses de complément vitaminique A à 24 heures d'intervalle. Ce traitement permet de pallier le déficit en vitamine A qu’entraîne la maladie même chez les enfants bien nourris et peut aider à prévenir les lésions oculaires et la cécité.

L’administration de vitamine A au moment du diagnostic peut contribuer à éviter les lésions oculaires et la cécité. De plus, il a été établi que l’administration de vitamine A permettait aussi de réduire la mortalité rougeoleuse.

 

Prévention

Quelques gestes préventifs permettent de limiter la propagation du virus de la rougeole : 

  • Se laver les mains régulièrement et apprendre aux enfants à le faire correctement.
  • Laver le nez des enfants avec du sérum physiologique.
  • Utiliser des mouchoirs jetables. 
  • Nettoyer les objets utilisés par la personne malade. 
  • Éviter d'embrasser la personne malade. 
  • Aérer sa chambre une fois par jour pendant environ 40 minutes.
  • Respecter l'éviction sociale pendant 5 jours après l'apparition de l'éruption cutanée. 
  • Se faire vacciner correctement contre la rougeole.

Pour se protéger et protéger les autres de la rougeole, la solution est la vaccination de l’ensemble de la population. Elle est administrée sous forme d’un vaccin unique ROR (rougeole, oreillons, rubéole).

Le vaccin de la rougeole entraîne parfois des réactions bénignes, telles que fièvre ou petits boutons. Un enfant peut être vacciné dès l’âge de 9 mois ; avant cet âge, il est habituellement protégé par l’immunité de la mère, si celle-ci a eu la rougeole ou si elle est vaccinée.

Le calendrier vaccinal prévoit une dose de vaccin à l’âge de 12 mois et une deuxième dose entre 16 et 18 mois. Les adultes, les adolescents et les enfants de plus de deux ans qui n'ont pas bénéficié de la vaccination peuvent être correctement protégés en recevant deux doses de vaccin espacées d'au moins un mois.

 

 

Migraine : définition, causes, traitements, prévention

Migraine

Le 21/12/2021

 

Sommaire

° Définition

° Causes et facteurs déclenchants

° Symptômes

° Evolution

° Traitement de la crise

° Traitement de fond

° Prévention

 

 

 

Définition

La migraine est une céphalée ou mal de tête pulsatile survenant par crises. Elle est accompagnée parfois de nausées ou d’une intolérance au bruit ou à la lumière. Chez certaines personnes, la crise est précédée de signes appelés "aura". La maladie migraineuse a un fort retentissement sur la qualité de vie.

La migraine est un mal de tête :

  • d’intensité variable.
  • récurrent (les crises de migraine reviennent très régulièrement).
  • pulsatile.
  • et le plus souvent unilatéral.

Elle peut être accompagnée de symptômes digestifs ou neurologiques variés.

La maladie migraineuse est définie comme la répétition des crises migraineuses avec, entre elles, des intervalles de temps au cours desquels la personne ne présente aucun symptôme. C’est une maladie bénigne, mais qui altère la qualité de vie des personnes atteintes, avec un retentissement sur leurs relations affectives et leurs activités professionnelles. Souvent, les conséquences de la migraine sont sous-estimées par l’entourage des patients.

La migraine concerne 12 % des adultes et 5 à 10 % des enfants, soit 11 millions de personnes. Les femmes sont 2 à 3 fois plus touchées que les hommes. Un tiers des malades n’ont jamais consulté et ont recours à l'automédication.

 

 

Causes et facteurs déclenchants

La douleur de la crise migraineuse est secondaire à une dilatation des vaisseaux cérébraux, notamment des artères des méninges (membranes protégeant le cerveau). Cette dilatation est provoquée par une stimulation nerveuse. Il s’agit donc d’un phénomène neuro-vasculaire.

Les crises migraineuses sont liées, entre autres, à l’hyperexcitabilité électrique des neurones sensoriels. Leur activité électrique est contrôlée par des protéines génératrices de courant. Or, les chercheurs ont récemment montré qu’une mutation du gène codant pour cette protéine entraine sa coupure en deux protéines dysfonctionnelles : l’une est inactive et l’autre stimule fortement l’activité électrique des neurones, provoquant des crises migraineuses. La survenue de la maladie migraineuse est liée à une prédisposition génétique.

La migraine hémiplégique familiale est une maladie héréditaire dépendant d’un gène qui a muté. La transmission de la maladie est autosomique dominante ce qui signifie qu’une personne malade a 50 % de risque de transmettre la mutation à chacun de ses enfants.

Des facteurs déclenchant les migraines sont bien connus et ils sont différents d'une personne à l'autre. Cela peut être :

  • le changement de rythme de vie : le stress, une contrariété, une relaxation soudaine (ex. : début du week-end), un excès ou un manque de sommeil, un repas sauté ou au contraire un repas trop copieux.
  • la consommation de certains aliments ou excitants : le chocolat, la charcuterie, le tabac, le café ou l’alcool (vin blanc en particulier).
  • des facteurs sensoriels : le bruit, certaines odeurs ou des lumières clignotantes comme les spots en boîte de nuit.
  • des facteurs hormonaux : chez la femme, la diminution brutale du taux d'œstrogènes en fin de cycle menstruel peut entraîner une migraine dite cataméniale ou menstruelle. Elle survient entre deux jours avant le début des règles à trois jours après le début. La migraine cataméniale « pure », comportant exclusivement des crises menstruelles, est rare (7 % des migraineuses). En revanche, une migraineuse sur trois a des crises menstruelles associées à d’autres crises en dehors de la période des règles.
  • des conditions météorologiques : une chute brutale de la pression atmosphérique, souvent annonciatrice d’un temps pluvieux.

Les aliments qui déclenchent des migraines varient d’une personne à l’autre. Divers aliments ont été associés aux migraines, mais on ne sait pas très bien si ce sont eux qui les déclenchent. Ces aliments comprennent :

  • aliments contenant de la tyramine, tels que fromages affinés, produits à base de soja, fèves, saucisses sèches, poisson fumé ou séché, et certaines noix.
  • aliments contenant des nitrates, tels que hot-dogs et viandes froides.
  • aliments contenant du GMS (glutamate monosodique), un exhausteur de goût présent en restauration rapide, dans les bouillons, les assaisonnements et les épices.
  • caféine (y compris celle contenue dans le chocolat).

 

 

 

Symptômes

Chaque crise migraineuse associe un ou plusieurs symptômes.

La douleur migraineuse est modérée ou intense et toujours pulsatile. Sa survenue peut être précédée d'une phase d'irritabilité ou de fatigue. La douleur se manifeste généralement d’un seul côté de la tête, au niveau d’une tempe ou au-dessus d’un œil. Le côté atteint peut varier d’une crise à l’autre. Parfois, la douleur est ressentie sur les deux côtés ou à l’arrière de la tête, voire de façon diffuse (elle touche alors l’ensemble du crâne).

La douleur progresse rapidement et atteint son maximum en deux à quatre heures. Elle peut réveiller la personne en fin de nuit. Elle est aggravée par les activités physiques quotidiennes (ex : monter ou descendre un escalier), les mouvements de tête ou encore la toux. Elle retentit plus ou moins fortement sur les activités quotidiennes, mais elle oblige souvent la personne à arrêter ses activités et à s'isoler dans le calme et la pénombre.

La migraine s’accompagne parfois de nausées et de vomissements, associés fréquemment à une pâleur du visage.

Les signes sensoriels de la migraine : une difficulté à supporter le bruit (phonophobie) ou la lumière (photophobie) peut survenir durant la crise de migraine.

La migraine avec aura. Parfois, la migraine est précédée de signes neurologiques annonciateurs appelés "aura". Ces symptômes s’installent en quelques minutes et peuvent durer de 30 minutes à 1 heure. La migraine survient plus tardivement et l’aura disparaît alors totalement. Le plus souvent, ces signes se manifestent sur le côté de la tête opposé à celui de la migraine qui va suivre. Ils diffèrent d’une personne à l’autre, mais chaque malade présente toujours les mêmes symptômes :

  • des troubles visuels : ce sont les symptômes les plus fréquents (points lumineux, taches colorées, perception déformée des objets, vision floue ou perte d’une partie du champ de vision etc.) On parle alors de "migraine ophtalmique".
  • des troubles sensitifs (picotements des doigts ou des lèvres).
  • des problèmes de langage (difficulté à trouver le mot juste, sensation de manque de mot).
  • des troubles de l’équilibre ou des vertiges.

La crise de migraine avec aura est trois fois moins fréquente que la migraine sans aura. Bien qu’impressionnante, elle n’est pas plus grave qu’une migraine classique.

La migraine de l’enfant dure moins longtemps et elle est plus souvent bilatérale. Elle est précédée par une pâleur du visage. Les troubles digestifs (vomissements, douleurs abdominales) associés sont fréquents et plus prononcés que chez l’adulte. Ils peuvent être parfois plus importants que la migraine.

Ce que l’on appelait avant « crises de foie » ou « crises d’acétone » sont considérées aujourd’hui comme de véritables crises de migraine.

En cas de migraine hémiplégique familiale, la crise est caractérisée par une aura avec une paralysie transitoire associée à des troubles sensitifs, visuels ou du langage.

 

Symptomes de migraine

 

 

Evolution

Sans traitement, une crise de migraine dure le plus souvent quelques heures, puis la douleur cesse totalement jusqu’à l’épisode suivant.

Chez environ 10 % des personnes la crise dure plus de 2 jours. Une sensation de fatigue et des difficultés de concentration, font suite à l'épisode de migraine.

La fréquence des crises de migraine est variable d’une personne à l’autre, de quelques-unes par an à plusieurs par mois.

Des migraines fréquentes peuvent conduire la personne à une consommation excessive de médicaments à visée antalgique. Cet abus médicamenteux peut aboutir à la survenue d'une céphalée chronique quotidienne présente plus de 15 jours par mois, évoluant depuis plus de 3 mois et d’une durée quotidienne supérieure à 4 heures en l’absence de traitement.

 

 

Traitement de la crise

Dès que vous ressentez les premiers symptômes d’un épisode migraineux, vous pouvez effectuer certains gestes pour atténuer leur intensité :

  • allongez-vous dans une pièce calme et sombre.
  • mettez une compresse froide sur son front.
  • se masser le cuir chevelu.
  • exercer une pression sur ses tempes.
  • buvez de l’eau pour éviter de vous déshydrater, surtout en cas de vomissements.

Afin de soulager la douleur de la migraine, un seul médicament antalgique peut être utilisé (ne pas utiliser deux antalgiques en même temps) :

  • du paracétamol : il n’a pas d’action sur les signes annonciateurs de la crise ou "aura" et a une efficacité très modérée sur la douleur migraineuse.
  • un anti-inflammatoire non stéroïdien ou "AINS" (asprine, ibuprofène, kétoprofène), plus efficace. Ne dépassez pas 5 jours de traitement.
  • les dérivés de l'ergot de seigle sont des vasoconstricteurs. L'ergotamine est la plus fréquemment utilisée mais il y a aussi la dihydroergotamine ou DHE. En raison de leurs effets sur la circulation périphérique (mains et pieds blancs, douloureux) les prises ne doivent pas dépasser une certaine dose journalière et hebdomadaire fixées pour chaque médicament. 
  • les triptans sont particulièrement recommandée dans le traitement de la migraine. L'efficacité de ces médicaments est liée à leur capacité d'inhiber les effets de la sérotonine et, peut-être, de s'opposer à la dilatation excessive de certains vaisseaux cérébraux.

- Un antiémétique (dompéridone) en cas de nausées et/ou vomissements.

Pour une meilleure efficacité, le médicament doit être pris le plus tôt possible, idéalement dès le début de la crise migraineuse.

Ne donnez pas d’ibuprofène à un enfant dans les cas suivants :

De même, l'aspirine ne doit pas être administrée à un enfant sans avis médical. Cela engendre en effet un risque de survenue d'une maladie rare mais grave, le syndrome de Reye.

 

 

Traitement de fond

Le traitement préventif de la migraine est réservé aux personnes qui ont des crises fréquentes (plus d'une par semaine) ou aux personnes qui ont des crises d'une intensité ou d'une durée assez importante pour les gêner dans leur vie quotidienne. Ce traitement n'est pas destiné à être pris à vie. Dès que les crises s'espacent, les posologies seront progressivement réduites jusqu'à l'arrêt du traitement.

Il existe actuellement près d'une dizaine de médicaments dont l'efficacité a été prouvée :

  • l'administration d'un bêta-bloquant.
  • des antisérotonines.
  • d'un alpha-bloquant (indoramine).
  • d'un inhibiteur calcique comme la flunarizine.
  • d'un antidépresseur (amitriptyline).
  • d'un traitement hormonal pourra aussi être envisagé si les crises surviennent à l'occasion des règles car la migraine est, chez la femme, sensible aux modifications du climat hormonal.

Le traitement de fond est évalué au bout de 3 mois de prise régulière. Pour cela, le patient doit là encore tenir un calendrier des migraines. Le traitement est considéré comme étant efficace à partir du moment où le nombre de crises diminue de 50 %. Si cela n'est pas le cas, le médecin va l'adapter, soit en augmentant les doses, soit en changeant de médicament.

 

 

Prévention

Voici quelques conseils utiles pour prévenir les crises de migraine :

  • évitez les sources de stress et essayez de vous relaxer.
  • veillez à ce que votre sommeil soit régulier et suffisant.
  • faites régulièrement de l’exercice.
  • essayez d’arrêter de fumer.
  • évitez les lieux bruyants.
  • ayez une alimentation équilibrée riche en vitamines et en magnésium, régulière et évitez l'alcool s'il est un facteur déclenchant.
  • évitez de consommer trop de caféine.
  • diminuez la consommation des produits qui, chez vous, déclenchent des migraines (chocolat, aliments contenant du glutamate...).

 

 

Mieux comprendre la migraine