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Le 20/12/2021
Sommaire
° Rôles
° Besoins
° Sources
° Si on ne consomme pas de produits laitiers !
Le calcium est le minéral le plus abondant dans le corps dont 99 % est localisé au niveau des os et des dents. Le corps humain contient entre 1 et 1,2 kg de calcium. Il n'existe pas à l'état pur, on le trouve principalement dans l'alimentation : produits laitiers, petits poissons en conserve et même dans les produits végétaux.
Animal ou végétal, liquide (eau, lait) ou solide (aliments), le calcium est bien assimilé. En revanche, celui des compléments alimentaires n’a pas la même efficacité, car il ne stimulerait pas autant que le calcium issu des aliments la sécrétion de parathormone, une hormone qui favorise l’absorption du calcium au niveau intestinal.
L’absorption du calcium est par ailleurs favorisée par la vitamine D, elle est indispensable à la bonne assimilation du calcium par l’organisme, elle facilite le transport actif du calcium au travers de la muqueuse intestinale. Sans vitamine D, le calcium ne pourrait alors plus jouer son rôle au niveau des os. En effet, le calcium étant utilisé dans diverses réactions par l’organisme, il serait puisé sans être renouvelé au niveau des os.
Ce minéral est essentiel à la formation et à la solidité des os et des dents. 99% des réserves calciques sont ainsi stockées dans le squelette qui permet la mobilité du corps et protège les organes vitaux.
Le 1% de calcium restant, non osseux, est indispensable au fonctionnement cellulaire de base et intervient dans de nombreuses fonctions :
- Croissance et maintien des os.
- Rôle modérateur du calcium libre dans l’excitabilité neuromusculaire, la contraction musculaire et la conduction nerveuse.
- Le calcium libre intervient dans la coagulation du sang.
- Il est nécessaire au maintien d’une dentition normale.
- Il contribue au métabolisme énergétique.
- Il intervient dans la régulation du rythme cardiaque.
- Il joue aussi un rôle antidépresseur et favoriserait le sommeil.
- Il permet d’éviter les crampes, surtout pendant la grossesse.
Cette concentration en calcium circulant doit rester stable. Autrement, lorsque les apports alimentaires s’avèrent insuffisants, l’organisme se trouve obligé de puiser dans les réserves osseuses, ce qui peut aboutir à une déminéralisation progressive du squelette.
Les apports satisfaisants en calcium recommandés varient en fonction des âges :
|
Catégorie |
Besoins en calcium "mg" |
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De 0 à 6 mois |
200 |
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De 6 à 12 mois |
300 |
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Enfants 1 à 3 ans |
500 |
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Enfants 4 à 12 ans |
700 à 1200 |
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Adolescents 13 à 19 ans |
1200 |
|
Hommes |
900 |
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Femmes |
900 |
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Femmes enceintes 3ème trimestre |
1000 |
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Femmes allaitantes |
1000 |
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Femmes après 55 ans |
1200 |
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Hommes après 65 ans |
1200 |
Le calcium se trouve essentiellement dans les produits laitiers et les petits poissons en conserve dont on consomme les arrêtes (sardines).
Les fromages les plus riches en calcium sont ceux à pâte dure (parmesan, emmental, gruyère, comté) car ils ont une teneur en eau réduite, et de fait tous les autres composants sont davantage concentrés.
On en trouve aussi dans le monde végétal, mais soit à des concentrations largement inférieures (30 g de fromage en renferment autant que 600 g de légumes verts), soit dans des aliments dont on consomme de petites quantités (graines…).
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Aliments |
Teneur en calcium (mg/100 g) |
|
Fromages à pâte dure : parmesan, gruyère, comté |
1000 |
|
Sardines avec arêtes |
795 |
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Graines de chia |
630 |
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Thym frais |
405 |
|
Sardines sans arêtes |
400 |
|
Crevettes (cuites) |
225 |
|
Persil frais |
190 |
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Figues sèches |
170 |
|
Noisettes |
140 |
| Lait / Yaourt | 120 |
|
Pistaches |
100 |
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Graine de tournesol |
85 |
|
Huîtres |
75 |
|
Œuf de poule |
70 |
|
Olives |
60 |
|
Lentilles (cuites) |
45 |
Si on ne consomme pas de produits laitiers !
En cas d’intolérance au lactose ou si on ne consomme pas de produits laitiers, il faut alors boire une eau minérale riche en calcium (> 120 mg de calcium par litre) de type Hépar, Contrex ou Courmayeur (0,5 l = 300 mg de calcium), intégrer des graines et oléagineux à son alimentation, consommer chaque jour de bonnes quantités de légumes verts et prévoir régulièrement des sardines en conserve.
En cas de déficit d'apport en calcium, la calcémie (taux de calcium dans le sang) est autorégulée en allant puiser le calcium nécessaire directement dans le tissu osseux. À long terme, les symptômes d'un manque de calcium sont donc osseux : rachitisme, ostéoporose, risque de fracture accru, etc. La carence en ce minéral peut aussi engendrer des dérèglements de la thyroïde (hyperparathyroïdie) si elle est associée à un défaut d'apport en vitamine D.
Une carence en calcium peut également entraîner :
- des crises de tétanie.
- des fourmillements.
- des troubles de l'humeur.
- des maux de tête.
- des crampes abdominales, associées ou pas à des diarrhées.
L'hypercalcémie, ou taux trop élevé de calcium dans le sang, peut induire une hypercalciurie (hausse du taux de calcium dans les urines) et la formation de calculs rénaux et dépôts de calcium dans les voies urinaires et les reins. Les apports en calcium ne devraient jamais dépasser 2 g par jour.
Une supplémentation en calcium et en vitamine D est souvent prescrite chez les femmes ménopausées pour réduire le risque d'ostéoporose et de fracture osseuse. Mais prendre du calcium sous forme de complément alimentaire augmente le risque de formation de plaques dans les artères, ce qui contribue au risque de crise cardiaque. Il vaut donc mieux suivre un régime alimentaire riche en calcium qui couvre les besoins journaliers recommandés : produits laitiers, légumes-feuilles (épinards, cresson...), brocolis et choux, céréales et pain complet, sans oublier les eaux minérales calciques.
Le 16/12/2021
Le purpura est une forme de lésions hémorragiques : taches rouges sur la peau, ne s'effaçant pas sous la pression, d'abord discrètes et de taille millimétrique (pétéchies), pouvant évoluer vers de grands placards ecchymotiques voir vers la nécrose cutanée étendue. Si le purpura est accompagné de fièvre, on parle alors de pupura fébrile.
Tout purpura fébrile nécessite une antibiothérapie immédiate avec hospitalisation et prise en charge réanimatoire, sans oublier sa déclaration et la prévention des sujets contacts. Tout purpura aigu est une maladie grave à diagnostiquer en urgence (une méningococcémie, endocardite infectieuse, thrombopénie...) jusqu’à preuve du contraire.
Le but de l'antibiothérapie précoce est de prévenir le purpura fulminans, très grave chez l'enfant et l'adolescent, et qui se définit par la dissémination du germe causal dans tout l'organisme "septicémie". Dans ce cas, le sang coagule trop avec risque de thromboses et de nécrose cutanée étendue.
Les antibiotiques de choix sont les Céphalosporines de 3ème génération "Ceftriaxone".
Le 16/12/2021
Sommaire
° Formes
La vitamine A est la première vitamine à avoir été découvert. C’est une vitamine liposoluble (au même titre que les vitamines D, E et K), elle est stockée dans les tissus adipeux et le foie.
A l’intérieur de l’organisme, la vitamine A est présente sous la forme d’acide rétinoïque (dans les muqueuses et les os), de rétinal (dans la rétine) et de palmite de rétinyle (réserve de vitamine A dans le foie). Elle porte le nom de rétinol, parce que c’est dans la rétine qu’elle avait été isolée pour la première fois.
L'alimentation est la source principale de vitamine A dans le corps. Elle se trouve dans les aliments d’origine animale et végétale. La vitamine A est surtout connue comme la vitamine de la vue. Elle contribue en effet à l’amélioration et au maintien de la vue. Toutefois, elle possède d’autres fonctions essentielles pour garantir le fonctionnement optimal de l’organisme. La vitamine A est peu sensible à la cuisson. Il peut, par contre, être dégradé par oxydation, d’où l’intérêt de bien conserver les aliments au frais, à l’abri de l’air et de la lumière.
La vitamine A existe sous deux formes :
- Le rétinol et ses dérivés, d’origine animale. C'est la forme active de la vitamine A et elle est directement utilisable par le corps.
- Les caroténoïdes (provitamine A ou précurseurs de la vitamine A), d’origine végétale, qui sont responsables de la coloration des végétaux. On citera le bêta-carotène de la carotte ou encore le lycopène de la tomate et la zéaxanthine du maïs.
En moyenne, l’apport journalier recommandé AJR pour les besoins d’un adulte en vitamine A est de 0.7 mg (700 μg) à 1 mg (1000 μg) par jour. Cette valeur est toutefois revue en baisse ou en hausse en fonction de l’état physiologique et de l’âge de chaque personne. Une femme allaitante a par exemple besoin d’un apport de 1,2 mg de vitamine A par jour, contre 0,5 mg pour un enfant. L’apport de vitamine A doit être, au mieux, composé de 60% de caroténoïdes et de 40% de rétinol et dérivés.
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Catégorie |
AJR en vitamine A |
|
Nourrissons |
350 µg |
|
Enfants 2 à 4 ans |
400 µg |
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Enfants 4 à 12 ans |
450 à 550 µg |
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Adolescents 13 à 19 ans |
700 à 800 µg |
|
Femmes |
600 µg |
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Hommes |
800 µg |
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Personnes âgées |
700 µg |
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Femmes enceintes |
950 µg |
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Femmes allaitantes |
1200 µg |
Le rétinol est contenu dans le foie, le poisson (anguille, thon, hareng), la viande, le lait entier et dérivés et les œufs. Les caroténoïdes sont contenus dans les fruits et légumes colorés comme les carottes, les abricots, les mangues, les tomates, les légumes verts (brocoli, chou, épinard), les patates douces, le persil, etc. A noter que les caroténoïdes sont beaucoup mieux absorbés avec un peu de matière grasse.
La vitamine A est stockée entre 50 et 80% dans le foie et libérée selon les besoins de l’organisme. Ces réserves peuvent couvrir les besoins de l’organisme pendant 1 à 2 ans.
| Aliment |
Teneur en vitamine A « mg » pour 100 g |
Apport journalier recommandé AJR % |
|
Huile de foie de morue |
28 |
2800 |
|
Foie de volaille cuit |
14 |
1400 |
|
Foie de veau cuit |
11 |
1100 |
|
Patate douce cuite |
10 |
1000 |
|
Agneau cuit |
7.6 |
760 |
|
Carotte |
7 |
700 |
|
Potiron cuit |
6.8 |
680 |
|
Epinard |
4 |
400 |
|
Laitue |
2 |
200 |
|
Abricot |
1.6 |
160 |
|
Mangue |
1.4 |
140 |
|
Melon |
1 |
100 |
|
Beurre |
0.8 |
80 |
|
Crème fraîche |
0.4 |
40 |
|
Roquefort |
0.3 |
30 |
|
Œuf |
0.24 |
24 |
La vitamine A constitue un besoin essentiel pour l'organisme. Elle apporte de nombreux bienfaits pour garantir notre santé. La vitamine A intervient dans plusieurs rôles physiologiques à l’intérieur de l’organisme. Elle participe dans la différenciation cellulaire, la croissance, l’immunité et bien évidemment la vision. Elle contribue également à la santé des muqueuses et de la peau, les bienfaits de la vitamine A sont :
- Retarder ou atténuer le processus de vieillissement de la peau (possède un effet antiride) par son pouvoir antioxydant.
- Assurer la santé de la peau et traiter certaines maladies cutanées (acné, psoriasis...). La vitamine A est elle-même un précurseur de la mélanine responsable de la pigmentation de la peau.
- Stimuler la régénération de la peau (propriété cicatrisante).
- Maintenir une bonne vision (c’est grâce à elle que nos yeux peuvent s’adapter à l’obscurité).
- Augmenter la capacité de résistance de l’organisme face aux agents infectieux.
- Favoriser la croissance des dents et des os.
- Affaiblir le risque de cataracte, de conjonctivite et de glaucome.
- Prévenir certains cancers, à savoir la leucémie.
D’une manière générale, une alimentation saine et équilibrée permet de trouver l’apport nécessaire en vitamine A au quotidien. Par ailleurs, il faut noter que la carence (avitaminose) ainsi que l’excès de vitamine A peuvent avoir certaines conséquences sur la santé.
En cas de malnutrition, d’un trouble de résorption intestinale, d’une insuffisance biliaire ou d’un dérèglement de la fonction digestive, la carence en vitamine A peut survenir. Vous pouvez présenter alors une sècheresse de la peau et des cheveux, des troubles digestifs, de la nervosité excessive, des caries ou encore de la vulnérabilité face aux infections. La carence se caractérise, à un stade avancé par une xérophtalmie, c'est-à-dire des nécroses et blessures de la cornée pouvant aller jusqu’à la cécité. La prise d’un complément en vitamine A est alors recommandée pour rattraper l’avitaminose.
Il faut noter que la prise d’un complément en vitamine A n’est pas conseillée pour les femmes désirant avoir un enfant et les femmes enceintes. L’excès de vitamine A, même infime, peut conduire à une malformation congénitale. L’excès de vitamine A peut également conduire à des troubles de la vision, la chute des cheveux, des maux de tête, etc. Pour une personne « normale », cet excès n’est pas dangereux que si l’apport en vitamine A est 10 fois plus important que le besoin moyen par jour.
Le 15/12/2021
Sommaire
° Causes
° Traitement par isotrétinoïne
° Femme enceinte et allaitante
° Conseils
C'est une maladie inflammatoire du follicule pilo-sébacé. À la base de chaque poil se trouve une glande sébacée qui sécrète du sébum. Dans l’acné, la glande sébacée est bouchée par un sébum devenu trop épais ou sécrété en trop grande quantité. De plus, les cellules à l’entrée du follicule pilo-sébacé se comportent de façon anormale et il y a un déséquilibre de la flore cutanée.
C’est le premier motif de consultation chez le dermatologue en raison de la souffrance psychologique qu’elle peut induire, car elle modifie l’image corporelle des individus à des moments clés de leur vie (l’adolescence, la femme jeune) et parce qu'elle atteint le visage. Elle interfère alors dans la relation avec les autres.
L’acné débute généralement à la puberté principalement sous l’influence des hormones sexuelles. Elle touche majoritairement les adolescents, mais aussi les adultes surtout les femmes. Chez l’ adolescent, elle dure en moyenne 3 à 4 ans puis, le plus souvent, disparaît spontanément entre 18 et 20 ans. La maladie atteint essentiellement le visage, le cou et la région thoracique. L’atteinte concerne le plus souvent le dos chez l’homme et le bas du visage chez la femme. Ces dernières peuvent avoir un excès ou un dysfonctionnement de leurs hormones masculines.
- La séborrhée est souvent la première manifestation de l’acné, c'est l'écoulement de sébum. La peau est alors grasse, brillante et les pores sont dilatés. Cette sécrétion de sébum a lieu dans les zones où se trouvent les glandes sébacées : essentiellement le visage, mais aussi la face antérieure du thorax et la partie centrale du dos. Cette modification de la texture de la peau concerne au début, la partie centrale du visage (Zone dite T) : le front, la pointe du nez, le menton puis les joues. Cet excès de sébum s’accompagne rapidement de très petits points noirs appelés micro-comédons ou bouchons cornés. La présence de graisse ou acides gras libres dans le sébum constitue la nourriture idéale pour certaines bactéries qui vont alors pouvoir se développer dans les follicules pilo-sébacés et préparer, dès ce stade, la phase inflammatoire de l’acné.
- Le comédon ouvert est dit point noir. Il est aussi qualifié de « ver de peau » car il est un mélange de sébum et de cellules de la paroi du canal pilaire, les kératinocytes, et lorsqu’on le presse, il sort sous la forme d’un filament évoquant un ver. Cette manœuvre est déconseillée car elle risque d’entraîner une surinfection. La coloration noire est due à l’oxydation des kératinocytes contenus dans le sébum. Le point noir mesure entre 1 et 3 mm de diamètre. Dès ce stade, les conditions sont réunies pour le développement d’une bactérie, habituellement présente dans le follicule, le Propionibacterium acnes. Le comédon qui n’est pas traité risque d’évoluer vers la papule ou la pustule.
- Le microkyste ou comédon fermé ou point blanc, correspond à un follicule pilosébacé dont l’orifice du canal pilaire est recouvert de cellules de l’épiderme (la couche supérieure de la peau) qui l’obturent. L’accumulation de sébum et de kératine qui continuent d’être sécrétés par la glande sébacée entraînent un bombement induré et localisé de la peau centré par une zone pâle, d’où son appellation de point blanc. Là aussi, la prolifération microbienne existe et fait le terrain de la phase inflammatoire.
- Lésions inflammatoires : elles apparaissent dès qu’il y a assez de bactéries dans la glande sébacée. Elles se multiplient et sécrètent des facteurs pro-inflammatoires :
- Les papules sont des élévations de la peau, rouge, fermes et parfois douloureuses qui mesurent de 1 à 4 millimètres. Elles sont entourées d’une auréole inflammatoire. Elles peuvent apparaître spontanément à ce stade ou se développer sur un comédon préexistant. Elles expriment l’ infection de la glande sébacée par un microbe, une bactérie spécifique de l’acné appelée propionibacterium acnes, présente habituellement dans le sébum. A ce stade, l’infection du follicule pilo-sébacée est superficielle mais elle peut évoluer vers le stade de pustule.
- Les pustules surmontent les papules, elles sont franchement inflammatoires contenant un liquide purulent jaunâtre. Il y a plusieurs microbes qui se développent sur le même site. Ce liquide purulent peut s’évacuer ou constituer des nodules en se rompant dans les couches profondes de la peau.
- Le nodule est le stade évolutif qui correspond à l’infection en profondeur dans la peau, vers le derme et l’hypoderme. Ils ont une évolution longue. Ils peuvent s’abcéder, se rompre ou laisser des cicatrices. Ils doivent parfois être évacués chirurgicalement.
- Les kystes sont des comédons encapsulés, c’est-à-dire entourés d’une coque fibreuse qui ne permet plus le drainage naturel de la glande sébacée vers l’extérieur. Ils peuvent persister indéfiniment. On trouve ce type de lésions principalement dans le dos et c’est l’acné, dite acné nodulo-kystique qui laisse le plus souvent des cicatrices.
- Les cicatrices sont la complication la plus redoutée de l’acné. Initialement, elles peuvent être rouges ou pigmentées, il s’agit de stade réversible. Mais elle peut laisser des cicatrices définitives surtout quand l’inflammation est importante, profonde, persiste ou a été manipulée. Elles peuvent prendre l’aspect de creux (cicatrice atrophique) ou à l’inverse, de cicatrices en relief (hypertrophiques ou chéloides) qui correspondent à des modifications fibreuses de la peau. Dans les formes évoluées, le visage peut alors prendre un aspect «grêlé ».
La maladie acnéique combine différents types de lésions qui dépendent de l’importance de la rétention de sébum, de l’inflammation ou de l’infection du follicule pilosébacé. La maladie touche essentiellement le visage, mais peut aussi toucher le front, le dos, l’arrière du cou, l’avant du thorax. Il y a donc plusieurs types d’acné, souvent combinés, on parle alors d’acné polymorphe :
- L’acné rétentionnelle caractérisée par une peau grasse et brillante, des pores dilatés, la présence de points noirs (comédons ouverts) et de points blancs sous la peau (microkystes ou comédons fermés).
- L’acné inflammatoire qui correspond à un déséquilibre du microbiome (flore) qui se met à sécréter des facteurs inflammatoires dans le follicule pilo-sébacé. Les comédons s’enflamment. Quand l’inflammation est superficielle, il apparaît des papules et des pustules. Quand l’inflammation est profonde, il apparaît des nodules souvent très douloureux qui peuvent évoluer vers des abcès/kystes. Plus l’inflammation est sévère, profonde et dure, et plus il y a de risques de cicatrices.
Les formes les plus graves sont l’acné conglobata et l’acné fulminans :
- L’acné conglobata ou acné nodulo-kystique est une forme chronique et rare de l’acné. Il s agit d’une forme d’acné constituée de comédons de grande taille qui deviennent très rapidement inflammatoires avec la formation de nodules et de kystes qui peuvent fusionner et entraîner des cicatrices importantes et étendues. Elle débute à l’adolescence et s étend au tronc, aux épaules, aux fesses et aux racines des membres.
- L’acné fulminans (fulminante) est une évolution grave et exceptionnelle de l’acné qui touche essentiellement les hommes. Une poussée brutale s’accompagne de fièvre à plus de 39°C et parfois de douleurs dans les articulations. Les nodules peuvent évoluer vers des ulcérations nécrotiques et hémorragiques. Elle nécessite un traitement spécifique par corticothérapie générale.
- La génétique joue un rôle dans l’acné. Il existe en effet des formes familiales, donc s’il y a un antécédent familial d’acné, il y a plus de risque d’avoir de l’acné. Et si deux parents sont atteints, l'acné de leur enfant sera statistiquement plus sévère. Par ailleurs, on a constaté qu’il existe certaines populations, (près du cercle polaire ou dans des îles isolées d'Amérique du Sud) qui ne sont pas touchées par l'acné sans que l'on sache s'il s'agit d'une protection due à l'hérédité ou si leur mode de vie, particulièrement leur alimentation, ne permet pas à l’acné de se développer.
- L'implication du stress dans la survenue de l'acné semble corroborée par la présence en grand nombre de cellules nerveuses près de la glande sébacée. Ces cellules peuvent produire une substance, dite substance P, libérée sous l'effet du stress qui peut stimuler la production de sébum. Si les recherches permettent d'isoler un principe actif, inconnu à ce jour, capable de bloquer cette substance P, il est probable qu'il sera possible de diminuer la production du sébum et d'atténuer, ce faisant, l'impact de l'acné. Le stress provoque également une sécrétion d'hormones (cortisol, androgène) pouvant aggraver l'acné.
- Les anomalies hormonales : des études récentes ayant évalué l’influence de l’âge des premières règles et la régularité des règles sur la survenue ou la gravité de l’acné ne retrouvent pas de relation statistiquement significative. En revanche, plusieurs études confirment la plus grande sévérité de l’acné en période prémenstruelle (juste avant les règles). La contraception est notamment souvent mise en cause dans la survenue d'une acné. La contraception en soi n'est pas la cause de l'acné, c'est plutôt l'arrêt ou le changement.
- Le tabac aggrave l'acné également, notamment en favorisant la formation de kystes.
- L’alimentation : une alimentation pauvre en fruits, légumes et poissons peut favoriser l'apparition d'acné. Les liens acné/chocolat, acné/lait, acné/sucres rapides sont toujours débattus.
Le dermatologue va adapter le traitement au cas par cas en fonction de plusieurs critères :
- L'âge du patient et l'ancienneté de la maladie.
- La forme de l'acné et sa sévérité, le dermatologue se référera à l’échelle GEA (Global Acné Evaluation), qui décrit la sévérité de l’acné en grade 0 à 5.
- Son impact psychologique et son retentissement sur la qualité de vie.
- Les traitements pour l'acné que le malade a déjà suivis.
En fonction de ces éléments, le médecin va pouvoir proposer 4 niveaux de traitement :
- Local.
- Combiné (associant traitement local et traitement par voie générale).
- Hormonal.
- Traitement par l'isotrétinoïne.
Par ailleurs, lors de la consultation, le dermatologue propose des soins visant à purger la peau, par incision notamment des microkystes et comédons.
Il a été démontré qu’il est important de maintenir un traitement d’entretien quand l’acné est stabilisée.
- Nettoyage du visage avec une lotion micellaire ou un gel nettoyant « peau acnéique » ou un pain sans savon.
- Maquillage (dont crème teintée, fond de teint) dit non comédogène ou pour peau mixte à grasse.
- Crème hydratante si besoin, non comédogène ou pour peau mixte à grasse.
- Gommages interdits.
Il existe 2 principes actifs efficaces dans le traitement de l'acné : le peroxyde de benzoyle et les rétinoïdes locaux. Ils se présentent sous forme de gel, crème ou lotion, parfois combinés. Il existe un 3ème principe actif, un antibiotique local, l’érythromycine, dont la place a été revue avec les nouvelles recommandations. Son utilisation doit être extrêmement limitée (exceptionnelle et de courte durée) car elle induit des résistances bactériennes aux antibiotiques, et donc un risque pour notre écosystème. Par ailleurs son efficacité est jugée minime.
La fréquence d'application du traitement dépendra du principe utilisé, de la forme de l'acné et de la tolérance locale de l'application. Le plus souvent, ces traitements locaux seront appliqués plutôt le soir. Le matin il sera associé une crème hydratante, non comédogène si le traitement est trop asséchant ou un dermocosmétique plus spécifique «acné». Les crèmes sont à utiliser sur l’ensemble de la zone à traiter et pas seulement sur les boutons.
L'efficacité d'un traitement local ne pourra pas être jugée avant au moins 2 mois d'un traitement scrupuleusement suivi. Et s'il est efficace, il devra souvent être poursuivi jusqu'à ce que la maladie disparaisse.
Il s'agit de l'association d'un traitement par voie locale à un traitement par voie orale. Les traitements généraux à utiliser sont :
- Zinc.
- Antibiotiques (cyclines ou macrolides).
- Hormonothérapie (pilule efficace sur l'acné) chez la jeune fille ou la femme ; l’efficacité de la pilule ne peut être jugée qu’après 6 mois de prise régulière.
Pour le choix de l’oestroprogestatif (pilule), il faut tenir compte tenu notamment des risques thrombo-emboliques, majoré lors de tabagisme.
Chez une femme acnéique ayant besoin d’une contraception, une pilule contenant du lévonorgestrel peut être utilisée en première intention et en cas d’échec à 6 mois, modification pour du norgestimate. Le norgestimate peut être prescrit en première intention au même titre que le levonorgestrel.
Lorsque l'acné est sévère, on la traite par voie orale avec l'isotrétinoïne (dérivé de la vitamine A), un traitement efficace mais qui demande un suivi médical rigoureux par un dermatologue. Actuellement ce traitement peut être proposé en première intention lors d’acné très sévère (grade 5) et en seconde intention (après essai des antibiotiques) pour une acné sévère (grade 4). Contrairement aux anciennes recommandations, il ne sera pas nécessaire d’attendre la fin de période de 3 mois d’épreuve par cyclines en cas de risque de cicatrices importantes. Lors de la prescription de ce traitement, un suivi très rigoureux biologique (bilan lipidique, transaminases, test de grossesse) et clinique est obligatoire. Le risque de malformation du fœtus est réel. Ce traitement doit obligatoirement être associé à une contraception dite efficace, une contraception est dite hautement efficace quand elle ne dépend pas de l’observance de l’utilisatrice (implant, sterilet, stérilisation chirurgicale). Les autres contraceptions dépendant d’une utilisation correcte, il est nécessaire de les associer : exemple contraceptif oral et préservatif.
La majorité des femmes qui présentent de l’acné au cours d’une grossesse en avaient auparavant mais l’évolution est variable. Certaines femmes peuvent constater une amélioration de leur acné ou l’absence de modifications pendant la grossesse. Des risques d’aggravation de l’acné sont possibles.
Le CRAT (Centre de Référence des Agents Tératogènes) informe des molécules pouvant être utilisées chez ces femmes. Si le traitement est nécessaire, les molécules suivantes peuvent être utilisées :
- Le péroxyde de benzoyle en topique quelque soit le terme.
- Le zinc à partir du 2ème trimestre, en faisant attention s’il existe un autre complément «polyvitaminé ».
- L’érythromycine orale en cas de nécessité réelle.
Le traitement précoce de l’acné est la principale stratégie pour prévenir le risque de cicatrice. Mais plus les papules persistent, plus il y a de nodules et plus le risque de cicatrices augmente. Leurs prises en charge dépend du type de cicatrice, de la stabilité de l’acné, de la date de fin du traitement par isotrétinoïne, de la couleur de peau et sera discutée au cas par cas entre le dermatologue et son patient.
- Une bonne hygiène de vie : l'acné s'améliore plus vite si on associe au traitement prescrit par son médecin une bonne hygiène de vie, le tabac et le stress sont à éviter.
- Des produits dermo-cosmétiques adaptés aux peaux acnéiques : il faut également prendre soin de sa peau en utilisant des produits dermo-cosmétiques adaptés aux peaux acnéiques non comédogènes conseillés par le dermatologue.
- Observance de la prescription et des conseils du dermatologue : il est aussi très important de suivre la prescription et les conseils du dermatologue. Même si cela semble évident, des études scientifiques ont montré que moins de la moitié des patients souffrant d'acné suivait correctement l'ordonnance de leur médecin ! Si les prescriptions vous semblent ne pas vous convenir, il vaut mieux recontacter votre dermatologue car le traitement d' une acné invalidante s'inscrit dans le temps (6 mois à quelques années), et il est capital qu'une relation de qualité s'installe entre le malade et son médecin. Cette relation repose souvent sur les questions posées et les explications fournies lors de la consultation. Il est donc important de préparer sa consultation en notant les points qu' on souhaite aborder avec son médecin. Mieux le malade connaît sa maladie et ses traitements, plus il pourra être un partenaire actif dans son traitement, et plus celui-ci sera efficace.
- Gommage et masques : l'utilisation sur la peau de gommage et de masques est agressive et déconseillée. Il ne faut donc pas les utiliser pendant toute la durée du traitement, surtout lorsque la peau est particulièrement fragilisée par certains médicaments comme les rétinoïdes.
- Le soleil est à éviter : l'amélioration immédiate après exposition solaire par assèchement des lésions inflammatoires dans un premier temps ne dure pas. En effet, il se produit un épaississement secondaire de la peau qui va aggraver les lésions rétentionnelles (comédons). Après arrêt de l’exposition solaire, l'acné va rebondir et s’aggraver. De plus, l’exposition solaire peut parfois faire pigmenter (brunir) les cicatrices. Enfin, la prise de certains médicaments (cyclines, isotrétinoïne…) doit faire éviter le soleil.
Le 14/12/2021
- Découvrez à travers mon parcours pourquoi et comment je suis devenu végétarien.
- Cela fait 2 ans que je suis devenu végétarien et j'ai remarqué que nombreuses sont les personnes qui désirent en faire autant.
- On me pause souvent les mêmes questions : Comment tu as procédé ? Et les carences ? Qu'est-ce que je dois manger pour compléter mon alimentation ? Les protéines ? Je réponds à ces questions de manière simple et concise pour que chacun puisse y voir plus claire afin d'envisager sereinement un nouvelle alimentation.
- Veuillez accéder à cet ebook via ce lien :
Le 10/12/2021
L'activité physique et le sport occupent une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne. Mais quels sont les bienfaits de cette pratique en termes de santé et de bien-être ? Une pratique régulière à raison de 2 à 3 fois par semaine (45 minutes au minimum) est souhaitable pour en retirer des effets. Sachez qu'elle ne se limite pas au sport, elle peut revêtir diverses activités comme la marche, le ménage, le jardinage… La pratique est à adapter aux différents âges de la vie.
Les bienfaits du sport sont nombreux, il permet de :
- diminuer le risque des maladies cardio-vasculaires (hypertension artérielle et athérosclérose).
- renforcer les défenses immunitaires et prévenir plusieurs maladies : diabète, maladies inflammatoires, certains cancers.
- maintenir un poids stable et prévenir l'obésité et ses complications.
- conserver la souplesse des articulations, la solidité des os, la force musculaire et l'élasticité de peau.
- avoir une meilleure estime de soi, réduire du stress par production d'endorphines (hormones du bonheur) et de l'anxiété.
- renforcer les capacités d'apprentissage et de raisonnement.
- maintenir une bonne fonction érectile et une bonne qualité des rapports sexuels dans le temps.




