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Le 31/10/2020
Sommaire
° Acariens
La poussière de maison est une mine d’or où l’on retrouve diverses particules en tous types comme des moisissures, pollens, débris de peau ou de cheveux, pellicules, spores de champignons, plumes, virus et bactéries, mais également des acariens. Ces derniers représentent la grande partie de la poussière de maison.
Les acariens sont des très petites araignées d'ordre microscopique "0,3 mm" (300 µm). Invisible à l’œil nu, ils nourrissent de nos peaux mortes, poils, cheveux, ongles et autres squames humains. Ils aiment les milieux légèrement chauds et humides et se nichent essentiellement dans les tissus, la laine et la plume. On les trouve le plus souvent dans les matelas, les oreillers, les tapis ou les canapés. Les acariens sont les hôtes naturels de notre environnement, leur présence n’est pas le signe d’un manque de propreté.
L’humidité et la chaleur modérée font le bonheur des acariens. Pour se multiplier, ils ont besoin d’un milieu moyennent chaud (entre 22 et 28°C) et humide. Les acariens et leurs déjections se concentrent de préférence à la tête et sur les bords du lit. Autres réservoirs dans lesquels aiment se prélasser les acariens : oreillers, duvets en plumes, meubles capitonnés, tapis, moquettes, rideaux épais, couvre-lits en laine, jouets en peluche, bibliothèques et autres endroits mal ventilés.
L’allergie aux acariens est très fréquente. Ainsi, ce que l’on appelait autrefois "une allergie à la poussière" correspond en réalité à une allergie aux acariens. On est allergique aux excréments d'acariens et à leurs cadavres. L’allergène principal se trouve dans les déjections des acariens. Comparés à ceux du chat, les allergènes des acariens sont lourds et naviguent à 20 cm au-dessus du sol ou du matelas. Donc, à moins de brasser l’air en passant l’aspirateur, on n’entre pas en contact avec eux tant que l’on reste debout. Par contre, allongé sur le tapis ou sur le lit, on a toutes les chances d’en inhaler abondamment. Les particules allergéniques entrent alors en contact avec la peau et les muqueuses respiratoires.
Plusieurs personnes allergiques aux acariens souffrent généralement pendant l’automne et l’hiver durant lesquelles les acariens se réfugient dans les maisons pour profiter de la chaleur et se reproduire. Ils peuvent pondre jusqu’à 300 œufs dans leur courte vie de 80 jours et évacuer 200 fois leur poids en excréments. En moyenne, un lit peut être infesté par des millions d’acariens.
L’allergie aux acariens est une réaction immunitaire inadaptée de l’organisme en contact avec les déjections des acariens. C’est une réaction d’hypersensibilité qui induit la libération des substances inflammatoires. Cette réaction d’hypersensibilité se passe en deux phases :
- La phase de sensibilisation à l’allergène qui passe totalement inaperçue. Lors d’un premier contact avec l’allergène, l’organisme va produire des anticorps appelés immunoglobulines E.
- La phase du deuxième contact durant laquelle les signes apparaissent. Lors d’un nouveau contact avec l’allergène, les immunoglobulines E sont effectives et vont déclencher une réaction inflammatoire par la libération de certaines molécules comme "l’histamine", cette réaction se manifeste par des signes cliniques respiratoires, oculaires ou cutanés.
Les signes de l’allergie apparaissent chaque fois que le nombre d’acariens présents est trop important. Les manifestations les plus répandues sont souvent nocturnes : une rhinite qui se manifeste par un écoulement nasal et des éternuements, les yeux qui grattent et deviennent rouges (conjonctivite), une toux sèche nocturne voire une crise d’asthme allergique. Et dans des cas moins rares, l'eczéma et l’urticaire.
Le diagnostic est établi lors d’un interrogatoire minutieux au cours duquel le médecin va rechercher la présence d’antécédents allergiques personnels et familiaux. L’interrogatoire associé à l’examen médical permet de décider de la nécessité et de la nature des tests à effectuer. Un simple test cutané pratiqué par l’allergologue suffit au diagnostic. Le test consiste à déposer une petite goutte d’allergène à tester sur la peau du bras sur laquelle une petite griffure a été réalisée au préalable. Le test est indolore et prend quelques minutes seulement. En effet, si après 15 minutes la peau rougit et gonfle, alors l’individu est allergique aux acariens. En cas de doute, le test cutané peut être complété par un dosage sanguin des immunoglobulines E.
Plusieurs traitements sont disponibles, la première mesure à prendre après la confirmation du diagnostic est la diminution du nombre d’acariens présents dans l’environnement. Pour cela, il est conseillé de faire fréquemment le ménage de la maison en utilisant de préférence un filtre anti-acariens HEPA (filtre de particules aériennes à haute efficacité). Il est recommandé de bien aérer les pièces de l’habitat, de limiter l’accumulation de poussière, de renouveler souvent sa literie en utilisant des tissus anti-acariens. Des médicaments permettent de soulager les symptômes de l’allergie, ce sont des médicaments appartenant à la famille des antihistaminiques (comprimés, collyres) prescrit par l’allergologue. Ces médicaments sont le plus souvent utilisés le soir à cause de leur effet somnolent. Les corticoïdes peuvent également être utilisés (comprimés, spray nasal) si les symptômes sont très génânts.
La désensibilisation est une autre arme thérapeutique mais elle prend du temps. Ce traitement agit directement sur la réaction immunitaire en cause dans l’allergie en induisant progressivement une tolérance à l’allergène. L’organisme réapprend à supporter la présence des acariens. Elle existe soit sous forme injectable soit sous forme de gouttes sublinguales. Les bienfaits se font ressentir au bout du 3ème ou 4ème mois de traitement qui dure 3 à 5 ans au total. L’efficacité de ce traitement est variable d’une personne à l’autre.
La prévention reste le meilleur moyen de lutte contre les acariens, voici quelques conseils simples et très utiles :
- Aérer la maison 2 fois par jour pendant au moins 15 minutes.
- Nettoyer régulièrement la literie et les meubles.
- Limiter l’apport d’humidité (pas d’humidificateur, ni de plantes, n’utilisez surtout pas les nettoyeurs à vapeur).
- Les acariens aiment les poils. N'utiliser pas d'oreillers, ni de couette en plume, il vaut mieux utiliser du tissu synthétique.
- Garder les chambres dans des températures ambiantes 27°C, les acariens sont détruits par de fortes températures.
- Eviter les moquettes lourdes que les acariens utilisent comme foyer de prolifération et privilégier les linos qui sont légers et plus facile à laver.
- Utiliser de préference un sommier métallique.
- Utiliser des housses spéciales imperméables aux acariens et les nettoyer régulièrement.
- Supprimer les peluches ou les laver au moins tous les 3 mois à 60°C.
- Ajouter un acaricide à la lessive pour les lavages à 30°C.
Le 30/10/2020
Sommaire
Les protéines sont des éléments nutritionnels indispensables pour la santé de l’être humain, elles sont constituées d’acides aminés et on en trouve 20 acides aminés de structure variable.
Parmi les 20 acides aminés, on compte 8 essentiels : la leucine, isoleucine, lysine, valine, méthionine, thréonine, phénylalanine et le tryptophane.
On distingue deux types de protéines ; les protéines d’origine végétale qui sont moins complètes car elles ne contiennent pas tous les 8 acides aminés essentiels : semoule, farine, blé, orge, pâtes, céréales, oléagineux, fruits et légumineuses; et les protéines complètes d’origine animale : poissons (thon, sardine…) et crustacés, viandes (ovin, bovin, poulet et dinde…), œufs et produits laitiers.
Les protéines participent en grande partie à la construction des tissus musculaires lisses et striés, des cellules nerveuses, cellules osseuses et cartilage, les cheveux et la peau, elles constituent certaines types d’enzymes et d’hormones comme l’insuline, les hormones thyroïdiennes qui ont un rôle important dans les fonctions métaboliques ; bref, sans protéines pas de vie.
Les besoins en protéines pour l’adulte est de 0.8 à 1 g/Kg/jour, ces besoins peuvent être augmentés chez les enfants, les sportifs, les sujets âgés, les personnes sous corticothérapie prolongée et les femmes enceintes : en moyenne 1.5 à 2 g/Kg/jour.
Une prise importante et prolongée de protéines > 3 g/Kg/jour pourrait causer des maladies à ne pas négliger comme la goutte qui est due à l’augmentation du taux de l’acide urique dans le sang, l’atteinte rénale est parfois grave parce que les reins n’arrivent plus a éliminer l’excès de déchets et ça agit plus particulièrement chez les personnes atteintes d’insuffisance rénale.
Il y a une partie de la population qui souffrent d’allergie aux protéines du lait de vache, ou aux protéines des œufs et plus fréquemment une allergie aux cacahuètes, ils doivent éviter de consommer les protéines allergisantes qui peuvent provoquer une urticaire ou, dans les cas les plus grave, un choc anaphylactique, et les remplacer par d’autres sources de protéines non allergisantes, le médecin peut vous aider à choisir votre menu.
Le 30/10/2020
Sommaire
° Vitamine D " Sources, besoins, rôles"
° Cancers
° Dépression et troubles neurologiques
Vitamine D " Sources, besoins, rôles"
La vitamine "D" est une vitamine liposoluble présente dans certains types d’aliments :
le jaune d'œuf, les poissons gras, l'huile de foie de morue,
les produits laitiers, le beurre et la margarine, elle est synthétisée d’une grande partie au niveau de la peau sous l'action des rayonnements ultraviolets B du soleil. Son rôle nutritif est prouvé depuis longtemps, ce qui fait que son déficit peut avoir des répercussions souvent très graves sur la santé.
Un défaut d’apport, une exposition solaire insuffisante ou une maladie de malabsorption comme la maladie de Crohn ou maladie cœliaque, sont à l’origine de cette carence, les femmes enceintes et les enfants sont les plus prédisposés à avoir une carence en vitamine D, car les besoins journaliers augmentent de façon considérable passant de 15 à 20 µg par jour chez l’enfant et l’adolescent, et de 20 à 25 µg par jour chez la femme enceinte ou allaitante.
Les apports journaliers conseillés en vitamine D pour les adultes sont de 15 µg ou 600 UI par jour (1µg = 40 UI). Parmi les rôles principaux de la vitamine D, on note :
- l’augmentation de l’absorption intestinale du calcium et du phosphore.
- la fixation du calcium au niveau de l’os ; ce processus est appelé la minéralisation osseuse.
- l’augmentation de la tonicité musculaire.
- un effet cardioprotecteur et une activité anti-inflammatoire puissante.
- La carence en vitamine D peut provoquer des perturbations physiologiques qui favorisent l’apparition de certaines maladies :
Cette pathologie se rencontre surtout chez les nourrissons de 6 à 18 mois et correspond à un défaut de calcification du squelette. Le rachitisme se traduit par plusieurs signes :
- des signes osseux : ramollissement des os du crâne, augmentation du périmètre crânien, retard dans la fermeture des fontanelles, troubles de la dentition, retard de croissance, des os gros et incurvés.
- des signes neurologiques : une hypotonie musculaire généralisée, retard dans l’acquisition de la marche et un retard mental.
- des manifestations viscérales : augmentation de la taille des ganglions et de la rate, broncho-pneumopathies spasmodiques, spasme du larynx qui peut être mortel pour l’enfant.
- des signes biologiques : une baisse du taux de phosphore sanguin et une hypocalcémie (baisse du calcium sanguin).
La diminution de l’absorption calcique suite à un déficit en vitamine D, cause une hypocalcémie qui peut donner des spasmes, tremblements musculaires, asthénie, troubles du rythme cardiaque voire un dysfonctionnement cardiaque. Dans le cas de l’hypoparathyroïdie, le déficit en vitamine D aggrave une hypocalcémie déjà existante, la supplémentation est systématique afin de prévenir les complications de l’hypocalcémie.
C'est la déminéralisation généralisée du squelette par insuffisance de fixation phosphocalcique sur la matrice protéique de l’os, ce qui rend l’os poreux. Elle se traduit par des douleurs osseuses, profondes et vives, responsables d’une démarche dite en "canard", des déformations de la colonne vertébrale (cyphose) et du bassin, un tonus musculaire réduit et des fractures spontanées dans les cas graves.
La vitamine D et le calcium sont recommandés chez les personnes âgées et les femmes ménopausées pour prévenir l’ostéoporose ou ralentir sa progression. En cas de déficit, l’ostéoporose apparaît à un âge précoce d’où la nécessité d’une supplémentation, les spécialistes recommandent une consommation quotidienne de 1,2 g de calcium et de 800-1000 IU (20-25 µg) de vitamine D. Cela se manifeste par une légère augmentation de la densité minérale de l’os, souvent accompagnée d’une diminution du risque de fracture. Selon plusieurs auteurs, les études ont clairement démontré que, pour être efficace, la supplémentation en vitamine D devait être accompagnée d’un supplément de calcium.
La vitamine D est un agent anti-inflammatoire puissant, elle réduit les calcifications des vaisseaux sanguins et baisse la tension artérielle. Sans doute, son déficit a un effet néfaste sur l’équilibre tensionnel et augmente le risque de maladies athéromateuses.
La vitamine D active le système immunitaire inné, qui lutte contre les agents infectieux, notamment, les virus. On soupçonne de longue date que les enfants rachitiques ont une susceptibilité marquée aux infections respiratoires ; une étude de 2010 établit un lien entre le taux de la vitamine D et le risque de développer une infection virale respiratoire en période hivernale.
Selon des études récentes, le risque de cancer du sein baisserait de 25% pour les femmes ayant un niveau de concentration sérique de vitamine D élevé, les femmes avec les taux de vitamine D les plus élevés (> 27 µg/l) auraient un risque de cancer du sein divisé par quatre par rapport aux femmes ayant les taux de vitamine D les plus faibles (< 20 µg/l).
Chez les hommes, une carence en vitamine D augmente le risque de cancer du côlon, les hommes ayant un important taux de vitamine D dans leur sang auraient quasiment deux fois moins de risques de développer un cancer de l'intestin que ceux ayant un taux moins élevé. Des chercheurs ont montré que la vitamine D ralentit l'action d'une protéine clé dans le processus de développement des cellules cancéreuses du côlon. La stimulation du récepteur de la vitamine D inhibe l'action de la protéine β-caténine, bloquant la transformation de cellules intestinales en cellules cancéreuses.
Dépression et troubles neurologiques
Les personnes, qui ont un faible taux de vitamine D dans le sang, sont deux fois plus susceptibles de souffrir de dépression que celles qui ont un taux plus élevé. La raison se trouve dans l'hippocampe, cette petite zone du cerveau impliquée dans la régulation de l'humeur. L'hippocampe possède des récepteurs de vitamine D. Une carence l'empêcherait donc de fonctionner normalement et augmenterait le risque de dépression.
Une carence en vitamine D pourrait augmenter le risque de schizophrénie. Il semble exister une corrélation inverse entre le taux sanguin de vitamine D et le risque de développer une sclérose en plaques, cette corrélation n'a été retrouvée que chez les personnes à la peau blanche. Un taux normal ou légèrement augmenté de vitamine D sanguin améliore le bien-être des patients épileptiques.
En conclusion, une alimentation équilibrée variée et riche en vitamine D, une exposition suffisante au soleil et une supplémentation adéquate sous prescription du médecin, sont les meilleurs moyens pour prévenir toutes ses complications redoutables.
Le 29/10/2020
Sommaire
° Sources
° Besoins
° Carence
La vitamine "E" appartient à un groupe de vitamines appelé les vitamines liposolubles (soluble dans les graisses et insolubles dans l’eau) au même titre que les vitamines A, D, et K, elle est stockée principalement dans le foie, le tissu adipeux et les muscles. Peu synthétisée dans l’organisme, il est nécessaire d’en consommer par le biais de l’alimentation.
Deux composants existent : tocophérol et tocotriénol ; chacun possède 4 formes (alpha, bêta, gamma, delta), la forme la plus abondante et la plus active est l’alpha-tocophérol.
La vitamine "E" résiste à la chaleur et à la lumière, mais très sensible à l’oxygène et aux rayons UV, donc il est conseillé de conserver les aliments qui en contiennent dans des récipients fermés (bouteilles en verre, boites…).
Son absorption se fait au niveau de l’intestin grêle par la lipase du pancréas avec la présence des sels biliaires, puis elle sera transportée vers le foie par des protéines spécifiques. L’absorption de la forme naturelle (alimentaire) est plus importante que celle de la forme synthétique. Son taux d’absorption est entre 20 et 40%.
On la trouve essentiellement, en quantité considérable, dans les graisses polyinsaturées d’origines végétale et animale : 
- Les huiles végétales : huile de tournesol, huile de soja, huile de colza, huile d’olive.
- Les oléagineux (fruits secs) : amandes, noix, noisettes, cacahuètes.
- Beurre et margarine.
- Les germes de céréales complètes (germe de blé) et pain complet.
- Les légumes verts : choux, épinards, asperges, brocoli, tomate, carotte.
- Certains fruits : pêche, kiwi et avocat.
- Le jaune d’œuf et les poissons : sardine, thon, saumon.
L’apport quotidien recommandé est de 4 mg/jour (nourrissons et enfants) et de 15 mg/jour (adulte et femme enceinte ou allaitante). En moyenne, une consommation de 12 mg/jour est suffisante pour les enfants et les adultes. Pour les sportifs et les sujets âgés, il est conseillé d’augmenter l’apport quotidien sans dépasser 50 mg/jour (25 mg/jour en moyenne). Voici ci-dessous quelques aliments et leurs teneurs en vitamine "E" :
|
Aliment |
Portion 15 ml = 01 cuillère à soupe 05 ml = 01 cuillère à café |
Teneur de vitamine « E » en mg |
|
huile de tournesol |
20 ml |
15 |
|
amande |
30 g (23 amandes) |
7 |
|
huile d’olive |
20 ml |
5 |
|
germe de blé |
20 g |
3 |
|
beurre de cacahuètes |
30 ml |
3 |
|
Epinards cuits |
125 ml |
3 |
|
Thon à l’huile |
100 g |
3 |
- La vitamine "E" est un agent antioxydant puissant contre les radicaux libres, elle protège les composants de la cellule : ADN, mitochondries, membranes cellulaires, protéines et lipides. Elle ralentit le vieillissement des cellules (cheveux et peau) et aide à maintenir l’élasticité et l’hydratation de la peau. Vu son activité anti-oxydante forte, elle est souvent utilisée comme conservateur alimentaire.
- La vitamine "E" est un protecteur cardiovasculaire, elle protège les globules rouges et réduit le risque des plaques d’athérome (plaques de cholestérol) et les caillots de sang ; ces derniers peuvent donner, au moyen ou à long terme, un infarctus du myocarde (angine de poitrine).
- Elle renforce le système immunitaire et les défenses de l’organisme contre les infections en synergie avec d’autres minéraux et vitamines (vitamine C). Elle possède également un pouvoir anti-inflammatoire puissant et elle empêche l’agrégation plaquettaire excessive en stimulant la synthèse des substances vasodilatatrices.
- Elle protège de nombreuses maladies ophtalmiques, des études récentes ont montré son rôle protecteur contre la cataracte et la dégénérescence de la macula des personnes âgées.
- Le tocophérol aide à prévenir les maladies liées à la dégénérescence des centres nerveux, comme la maladie de Parkinson et l’Alzheimer. La vitamine "E" retarde également l’apparition de certains cancers comme celui de la prostate selon les études récentes.
- Elle est réputée comme la vitamine de la fertilité masculine et de la puissance sexuelle, souvent prescrite par les médecins avec un mélange de minéraux et de vitamines : zinc, sélénium, acide folique, vitamine C, afin d’augmenter la concentration des spermatozoïdes.
La carence en vitamine "E" est rarissime vu que les réserves du foie et des muscles sont importantes. Cependant, et dans certains cas bien précis, une carence peut exister :
- Apport alimentaire insuffisant dans les pays pauvres.
- Régime trop faible en gras.
- Anorexie (perte d’appétit importante et prolongée).
- Maladies du foie et des voies biliaires.
- Certaines pathologies de malabsorption des lipides : pancréatite, maladie cœliaque totale, maladie de Crohn, syndrome de l’intestin court et la mucoviscidose.
Si la carence existe depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, on note une fatigue musculaire générale avec un dysfonctionnement réversible du système nerveux périphérique, qui peut se manifester par des légers troubles de coordination de la marche suite à la dégénérescence des neurones à cause de la mauvaise conduction nerveuse. Une stérilité masculine et une atrophie testiculaire peuvent survenir si le manque est important. Parfois, une anémie hémolytique s’installe ; c’est la lyse des globules rouges par fragilité excessive vu l’absence prolongée de la vitamine E. Chez les nourrissons prématurés, un déficit sévère en vitamine E peut conduire à une cécité définitive due à l’atteinte de la rétine.
Il semble que l’excès de consommation de la vitamine E n’a pas d’effet toxique direct sur l’organisme. Cependant, une consommation régulière et moyenne est fortement recommandée, surtout que les aliments qui en contiennent sont gras, et donc, le risque d’obésité est important.
Une alimentation variée est largement suffisante pour couvrir nos besoins en vitamine E, une supplémentation est peu recommandée malgré ses effets bénéfiques, un avis médical est nécessaire avant toute supplémentation. Si une personne prend un traitement anticoagulant comme les anti-vitamines K, la prise de la vitamine E (comme complément alimentaire) devienne dangereuse vu le risque hémorragique.
Le 28/10/2020
Sommaire
° C'est quoi la constipation ?
° Quelles en sont les causes ?
° Quand consulter, quand aller aux urgences ?
La constipation se définit comme une difficulté à éliminer ou à évacuer les selles, la fréquence d’aller aux toilettes diminue, < 03 fois par semaine. Elle peut être aigue et occasionnelle durant quelques jours, suite à un changement de régime alimentaire, ou due à une grossesse, comme elle peut être chronique si elle persiste plus de 06 mois. Les selles peuvent stagner soit dans le côlon ce qu’on appelle une constipation de "progression", ou dans le rectum (partie terminale du côlon). Dans ce cas, on dit que la constipation est "terminale". Les selles deviennent dures et très sèches, ce qui rend leur élimination difficile et inconfortable. La constipation s’accompagne souvent de douleurs au niveau du ventre avec un ballonnement abdominal.
La progression des selles dans le côlon est assurée par un phénomène physiologique appelé le "péristaltisme intestinal", ce sont des contractions musculaires qui font avancer les déchets fécaux jusqu’à leur évacuation par l’anus. Ces mouvements propulsifs ne sont pas assurés seulement par les cellules musculaires lisses du tube digestif, mais également par des cellules nerveuses au long du tube digestif avec leur effet stimulant sous le contrôle du système nerveux central.
Les causes sont très variées, la constipation peut être d’origine fonctionnelle ou organique :
- Régime alimentaire pauvre en fibres insolubles et riches en sucres et en gras.
- Le manque d’activité physique : ce qui ralentit l’activité du côlon, il devient fainéant pour faire progresser les selles.
- Les personnes qui ne boivent pas d’assez d’eau peuvent souffrir de constipation, car le manque d’eau assèchent les selles et les rend très dures.
- La colopathie fonctionnelle ou le syndrome de l’intestin irritable, qui se manifeste par des douleurs abdominales diffuses sous forme de crampes ou de spasmes avec une constipation ou une diarrhée. La cause de ce syndrome est mal connue mais le stress et l’anxiété sont les facteurs les plus incriminés.
- L’hypothyroïdie est une maladie du système endocrinien, c’est une insuffisance de production d’hormones thyroïdiennes par la thyroïde, elle se manifeste par une fatigue, une prise de poids, un rythme cardiaque ralenti, des crampes et une constipation.
- L’hypokaliémie (diminution du taux de potassium dans le sang) peut également entrainer une constipation, ce trouble peut provoquer dans les cas les plus graves une arythmie cardiaque et par conséquence la mort subite.
- Certains médicaments comme les antidépresseurs, les anxiolytiques, les antispasmodiques, les diurétiques (utilisés en cas d’hypertension artérielle) et certains compléments alimentaires à base de fer, peuvent entrainer une constipation après une utilisation prolongée.
- L’occlusion intestinale provoque un arrêt brutal du transit intestinal (constipation aigue), elle s’accompagne de douleurs abdominales et de vomissements.
- Dans certains cas plus grave, la constipation peut révéler la présence d’un cancer colorectal, surtout si elle devient chronique et moins gênante.
- Plus rarement, la constipation chez les nourrissons peut être causée par la maladie de "Hirshprung" qui est due à l’absence des cellules nerveuses intestinales, ces cellules stimulent la motricité de l'intestin et du côlon pour assurer la progression des selles.
Quand consulter, quand aller aux urgences ?
Dans certains cas, la consultation devient nécessaire et inévitable :
- Si la constipation persiste plus de 03 semaines car elle peut être le signe d’une maladie grave comme un cancer colorectal qui doit être pris en charge le plutôt possible.
- Si la constipation est accompagnée de douleurs abdominales importantes avec des vomissements (forte suspicion d’une occlusion intestinale), ou de fièvre avec une douleur au niveau de la fosse iliaque droite (forte suspicion d’une appendicite aigue).
- En cas de constipation accompagnée de sang rouge vif, surtout en cas d’effort durant la défécation.
- En cas de perte de poids ou d’altération de l’état général.
- En cas de constipation chronique chez un nourrisson afin d’éliminer la maladie de "Hirshprung".
Voici quelques solutions qui peuvent vous aider à prévenir ou à lutter contre la constipation :
- Il faut suivre un régime alimentaire riche en fibres insolubles et de protéines, on trouve les fibres insolubles dans les céréales complètes comme les flocons d’avoine, son de blé, orge, fruits, légumes et légumineuses. Le rôle principal de ces fibres est d’augmenter le volume des selles et par conséquence, assurer la progression des matières fécales dans le côlon.
- Limiter la consommation des aliments sucrés et gras.
- Boire au moins 02 litres par jour d’eau, de préférence des petites gorgées durant toute la journée.
- Faire régulièrement de l’activité physique pour stimuler le péristaltisme intestinal, faire au moins une marche de 45 minutes par jour.
- Consulter un médecin en cas d’antécédents de cancer colorectal dans la famille.
- Arrêter ou réduire la consommation des médicaments qui peuvent provoquer la constipation.
- Utiliser un tabouret spécial lors de la défécation comme le "Squatty Potty", il aide à fléchir les cuisses sur le ventre (position accroupie) pour évacuer confortablement les selles sans effort excessif. Cette position est physiologique et idéale pour relâcher les muscles pubo-rectaux et le sphincter anal afin d’assurer une élimination totale des selles et d’éviter les hémorroïdes.
Le 28/10/2020
Toute hypersalivation (sécretion abondante du salive) chez un nouveau-né est une atrésie de l'oesophage jusqu'à preuve du contraire. Il s'agit d'une malformation congénitale de l'oesophage résultant d'un trouble de l'embryogénèse entre la 4 ème et la 6 ème semaine du dévéloppement embryonnaire. L'oesophage est interrompu et se termine en cul de sac.



