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C'est quoi la cryolipolyse ?

Cryolipolyse

Le 01/11/2020

 

Sommaire 

° Cryolipolyse, de quoi s’agit-elle ?

° Sur quel principe l’utilise-t-on ?

° Que se passe-t-il exactement ?

° Dans quel cas l’utilise-t-on ? 

° Comment se déroule cette technique ?

° Est-elle efficace ?

° Y a-t-il des effets secondaires ? 

° Quels conseils à suivre en post cryolipolyse ?

 

 

 

Cryolipolyse, de quoi s’agit-elle ?

La cryolipolyse, comme son nom l’indique "Cryo" froid et "Lipolyse" processus de perte de graisse, est une technique non chirurgicale et non invasive qui permet de détruire les cellules graisseuses en utilisant le froid, dans un but esthétique.

 

Sur quel principe l’utilise-t-on ?

Tout a commencé dans les années 70, aux États-Unis, lorsque des médecins s'aperçoivent que les enfants à qui l'on conseille de manger des esquimaux pour calmer leurs douleurs dentaires développent des fossettes. Un premier lien est alors établi entre le froid et une perte de graisse potentielle. Les médecins ont constaté, également, que l’exposition au froid peut causer une panniculite (inflammation de la couche graisseuse sous-cutanée), ce qui fait détruire les cellules graisseuses. 

En partant du principe que les cellules graisseuses sont plus facilement ciblées et détruites par le froid que les cellules de la peau, les médecins ont adopté la cryolipolyse comme une nouvelle technique qui peut remplacer d’une partie les méthodes chirurgicales invasives comme la liposuccion.

 

Que se passe-t-il exactement ?

Afin de ne pas endommager les structures musculaires, nerveuses et vasculaires sous-jacentes, le processus se fait sous une température qui doit être entre - 9°C et - 13°C avec une moyenne de - 11°C, le plus souvent pendant une période de 60 minutes ; ces chiffres semblent largement suffisants pour provoquer l’apoptose des cellules graisseuses ; l'apoptose (mort cellulaire programmée ou mort physiologique) est le processus par lequel des cellules déclenchent leur autodestruction en réponse à un signal qui est le froid dans le cas de la cryolipolyse.

 

Dans quel cas l’utilise-t-on ?

La cryolipolyse ne peut être utilisée que pour éliminer les bourrelets graisseux localisés, seulement dont l’épaisseur ne dépasse pas 5 cm, chez les personnes en bonne santé apparente et qui ont du mal à éliminer les fines couches graisseuses malgré un régime adapté, elle s’applique sur différentes régions :  ventre, fesses et plis fessiers, face interne et externe des cuisses, bras, dos et menton. En cas de surcharges graisseuses importantes, la liposuccion reste le meilleur choix.

 

Comment se déroule cette technique ?

La cryolipolyse se déroule au cabinet de chirurgie esthétique bien qu’elle ne soit pas une chirurgie et se fasse sans anesthésie.

En premier lieu, le patient doit préciser les zones du corps sur lesquelles il veut faire cette technique et remplir le formulaire de consentement. Ensuite, le dermatologue ou médecin esthétique prend des photos sur les zones à traiter, les examine et juge si l'amas graisseux est aspirable ou non par l'applicateur. Lors d'un second rendez-vous, le spécialiste doit paramétrer l’appareil et apposer l'applicateur sur la zone choisie pour l'aspirer et la refroidir pendant 30 à 60 minutes. Le sujet est allongé et relaxé, il peut lire un journal, demander une boisson ou autre. Une fois l'applicateur retiré, la peau, totalement congelée et ressemblant étrangement à un glaçon, est massée pour la réchauffer et détendre les tissus.

Le temps de traitement est en général de 60 minutes. Certains dispositifs de cryolipolyse disposent d’une paire de cryodes qui peuvent être utilisées simultanément, réduisant le temps de traitement global par le traitement de zones correspondantes, telles que les côtés de l’abdomen, le derrière des jambes, et les flancs.

 

Est-elle efficace ?

C’est une méthode naturelle et très efficace, les résultats apparaissent au bout de 4 à 8 semaines environ. Durant les trois mois qui suivent une séance, un maximum de 25% des cellules adipeuses mortes sont éliminées par le système lymphatique, tandis que les autres se condensent, réduisant au passage l'épaisseur de la couche adipeuse, le corps va naturellement éliminer les cellules adipeuses endommagées, ce qui permettra à la peau de se rétracter pour adopter de nouveaux contours plus minces.

 

Y a-t-il des effets secondaires ? 

Après la séance, on peut noter une légère sensation d'inconfort, des douleurs ou courbatures, des œdèmes, des rougeurs locales temporaires sur la peau et une sensation d’engourdissement. Ces effets secondaires sont courants et sont amenés à disparaître au bout de quelques jours, des antalgiques peuvent être utilisés en cas de douleurs persistantes. Aucun effet secondaire inquiétant de longue durée n’a été rencontré pendant le suivi.

 

 

Quels conseils à suivre en post cryolipolyse ?

En pratique, rien n'empêche de reprendre le travail ou de pratiquer une activité sportive dans les heures et les jours qui suivent l'intervention.

Suite à son traitement de cryolipolyse, le patient doit veiller à bien s’hydrater à raison de 1,5 à 2 litres par jour et à avoir une bonne hygiène de vie, notamment d’un point de vue nutritionnel. Il doit privilégier les sources de protéines animales (poulet, poissons) et végétales (oléagineux mais sans excès), les fruits et légumes en raison de leur richesse en vitamines et oligo-éléments, éviter les sources du gras saturé tel que les viandes rouges et la margarine, et diminuer la consommation des glucides simples tel que le pain blanc, les sucreries et les boissons gazeuses. Bien que le régime soit conseillé, le maintien d’un apport calorique couvrant les besoins journaliers, entre 2000 et 2500 calories par jour, semble nécessaire pour le renouvellement et la réparation des tissus. Il doit également éviter la consommation d’alcool ou du tabac, car ils favorisent l’inhibition du système immunitaire et retardent l’élimination des cellules mortes par le système lymphatique.

Il est également fortement conseillé de faire de l’exercice physique de 30 à 45 minutes de marche par jour au minimum, il est également préconisé d’associer le traitement de cryolipolyse à des traitements de types : drainage lymphatique manuelle (massage drainant) et crèmes apaisantes anti-cellulites.

Pour conclure, il faut noter que les femmes enceintes, les obèses ou les sujets ayant une hypersensibilité au froid (syndrome de Raynaud, cryoglobulinémie) ne peuvent pas bénéficier de ce traitement. En cas d’une hernie ombilicale, la cryolipolyse ne pourrait pas être appliquée sur le ventre.

 

 

L'alimentation industrielle, quels effets sur la santé ?

Alimentation industrielle

Le 01/11/2020

 

Sommaire

° Définition

° Types d'aliments transformés

° Conséquences sur la santé

 

 

 

Définition

Actuellement, le développement rapide de l’alimentation industrielle et la concurrence entre les grands leaders de l’agroalimentaire, ont fait du consommateur une véritable cible à attirer par tous les moyens. L’alimentation industrielle se définit comme le processus de transformation d’un aliment pour assurer son stockage, améliorer son aspect et son gout par des arômes artificielles, et augmenter sa durée de validité avec des produits chimiques appelés les additifs alimentaires. On désigne par un aliment industriel un produit dont la distribution et la commercialisation implique un conditionnement et une transformation spécifique par l’industrie agroalimentaire. En général, un circuit classique de transformation se fait à partir de produits agricoles et matières premières (céréales, légumes, viandes, …) et d’additifs chimiques (colorants, conservateurs, émulsifiants, exhausteurs…), ces substances peuvent tromper le consommateur sur la fraîcheur et la nature de ce qu'il mange réellement.

 

Types d'aliments transformés

On distingue des aliments non transformés, peu transformés ou ultra transformés. Les aliments non transformés sont ceux obtenus directement à partir de plantes ou d'animaux comme les légumes, fruits, œufs, lait et achetés pour être consommés sans altération après avoir été prélevés dans la nature. Les aliments peu transformés sont des aliments naturels qui ont été lavés, triés, fractionnés ou broyés, séchés, fermentés, pasteurisés, refroidis, congelés ou soumis à d’autres transformations sans ajout de substances à l’aliment original. Le but des transformations appliquées aux aliments peu transformés est de les conserver, et rendre leur stockage possible et parfois diminuer le temps de préparation (tri, nettoyage), faciliter leur digestion ou les rendre plus goûteux comme les fruits séchés, champignons frais et secs, épices fraîches ou sèches, viande fraîche, lait pasteurisé ou en poudre, œufs frais, yaourt à base de lait et ferments lactiques et eau minérale.

Les aliments ultra transformés sont des produits alimentaires et des boissons dont la fabrication comporte plusieurs étapes et techniques de transformations et qui font appel à une variété d’ingrédients dont beaucoup sont utilisés exclusivement par l'industrie. Le but du traitement ici est de créer des aliments et boissons à plus ou moins longue durée de vie, pas chers, faciles à utiliser, attractifs et agréables au goût et qui sont prêts à être consommés ou chauffés. Des produits typiquement consommés sous forme de snacks et desserts ou de repas rapides, qui remplacent les plats qu’on préparerait à partir d’ingrédients naturels comme certaines céréales à déjeuner, certains pains industriels et biscuits, repas surgelés (pizzas, croquettes, pâtes), saucisses et boissons gazeuses.

 

 

Conséquences sur la santé

Plusieurs procédés peuvent être utilisé dans la transformation alimentaire : raffinage, radiation, conservation, coloration, aromatisation… autant de procédés et composés industriels qui altèrent la qualité de nos ingrédients et perturbent nos sensations alimentaires. Les industriels jouent aux échecs avec notre santé en nous faisant ingurgiter des quantités importantes d’additifs alimentaires chimiques et nous n’y voyons parfois que du feu si on ne prête attention qu’au goût et non à la composition et la préparation de ce que nous mangeons.

Ces processus de transformation causent une perte d’éléments nutritifs importants pour la santé (vitamines, minéraux, fibres…) alors qu’une alimentation saine devrait être plus riche en fibres et en vitamines et moins riche en sel, sucres et lipides saturés. On prend l’exemple du pain, le fractionnement des grains de blé en farine raffinée blanche, illustre parfaitement les conséquences du réductionnisme alimentaire, en éliminant les parties (son du blé) riches en oligo-éléments et en fibres.

On essaye de corriger le déséquilibre nutritionnel occasionné par ces aliments ultra-transformés et consommés en trop grande quantité avec des compléments alimentaires ou des aliments fonctionnels comme les margarines enrichies en "phytostérols", les laits enrichis en calcium ou les compléments à base d’Oméga-3. Ils représentent le stade ultime du réductionnisme nutritionnel. Or, l’évidence scientifique montre clairement que ces compléments n’améliorent pas la santé sur le long terme et qu’ils ne permettent pas de diminuer le risque de maladies chroniques : au contraire, le risque est parfois augmenté. Ainsi, plutôt que de chercher à corriger un régime déséquilibré par des compléments alimentaires dans une logique curative et réductionniste, il conviendrait de favoriser dès le départ une alimentation diversifiée et équilibrée à base d’aliments complexes peu transformés pour éviter de tomber dans l’entonnoir des maladies chroniques. Le réductionnisme a donc amené à considérer la nutrition préventive selon une perspective pharmacologique et les nutriments comme des médicaments qu’on pourrait isoler et administrer à forte dose.

Consommer un aliment en son état naturel mieux que le prendre transformé, c’est l’action synergique et complexe de l’ensemble des ses composants qui contribue au maintien de l’équilibre nutritionnel et permet d’éviter le déficit en vitamines et minéraux.

Sans doute, l’alimentation industrielle a des effets néfastes pour la santé, Le sucres ajoutés se transforment rapidement en masse graisseuse, avec des risques non négligeables de surpoids et d’obésité, sans oublier l’hypercholestérolémie qui augmente le risque d’infarctus de myocarde (angine de poitrine). L’excès de sel alimentaire peut causer l’hypertension artérielle et des maladies cardiovasculaires, les diverses complications des carences alimentaires comme les crampes musculaires par manque de magnésium et de calcium, les nombreux symptômes des hypervitaminoses (excès de vitamines), par exemple des troubles de la vision par excès de vitamine A chimique.

La prévalence des cancers est fortement liée à l’alimentation industrielle, certains types d’additifs sont incriminés dans la survenue des cancers, ainsi que les aliments hypercaloriques (sucrés et gras). Les études récentes confirment le danger de l’alimentation industrielle sur le bon fonctionnement du système digestif (estomac et côlon), les aliments raffinés et épicés peuvent provoquer la constipation et les hémorroïdes car ils ont très pauvres en fibres indispensable pour avoir un transit intestinal normal.

Des troubles de fertilité masculine et féminine sont nettement remarqués ces dernières années, une alimentation industrielle avec manque d’activité physique augmentent le risque de stérilité chez les deux sexes.

   

 

Allergie aux Pénicillines : Qu'est-ce que c'est ?

Allergie aux Pénicillines

Le 31/10/2020

 

Sommaire

° Introduction

° Famille des Pénicillines

° Pénicillines et bactéries

° Allergie ou intolérance ?

° Diagnostic

° Test de réintroduction

 

 

 

Introduction

On entend souvent des personnes qui déclarent avoir une allergie à une famille d’antibiotiques appelée les "Pénicillines". Découverte dès le jeune âge suite à la prescription d’un médecin pour une angine ou une bronchite, l’allergie aux pénicillines reste la plus fréquente des allergies médicamenteuses.

 

Famille des Pénicillines

Les pénicillines ont été découvertes en 1928 par le médecin anglais "Alexander Fleming", mais c’est durant la deuxième guerre mondiale et plus précisément en 1942 que la production de pénicillines a été commencée en grandes quantités. Les pénicillines constituent une famille d’antibiotiques comportant de nombreux médicaments : la pénicilline A (Amoxicilline), la pénicilline G, la pénicilline V, la pénicilline M (Oxacilline) et l’association de l’amoxicilline et de l’acide clavulanique "Augmentin® ". Les pénicillines eux-mêmes appartiennent à une grande famille d’antibiotiques appelée les "Bêta-lactamines", ces derniers englobent également les "Céphalosporines" et les "Carbapénèmes".

 

 

Pénicillines et bactéries

Les pénicillines sont très efficaces dans un grand nombre d’infections. Ces antibiotiques agissent contre des bactéries pathogènes comme le "Streptocoque" qui peut provoquer une angine (infection des amygdales palatines avec mal de gorge) et le "Pneumocoque" qui est souvent incriminé dans les pneumonies (infection du parenchyme pulmonaire) et les bronchites aigues (infection des bronches). Le mécanisme d'action des pénicillines est l'inhibition de la synthèse de la paroi bactérienne. Les pénicillines sont largement utilisées pour traiter toutes les infections causées par les germes suivants : "Streptocoque, Pneumocoque, Staphylocoque, Entérobactéries (Esherichia coli, Salmonella, Shigella, Klabsielle...), Listeria, Tréponèmes, Clostridium". Cette liste n'est pas exhaustive.

Si on ne peut pas les utiliser pour une raison d’allergie ou d’intolérance, d’autres antibiotiques peuvent être utilisés comme les "macrolides".

 

Allergie ou intolérance ?

Il faut faire la différence entre une allergie aux pénicillines et une réaction d’intolérance. D’ailleurs, l’apparition de certains symptômes après la prise de ces antibiotiques n’indique pas toujours une allergie aux pénicillines.

  • Une réaction d’intolérance est due à une mauvaise tolérance du médicament par l’organisme qui aura besoin du temps pour s’adapter à ces molécules, des signes digestifs peuvent apparaitre tels que des nausées, des vomissements ou une diarrhée d’intensité modérée, ils apparaissent souvent tardivement après quelques jours. Cette intolérance est le plus souvent banale mais une consultation chez votre médecin est nécessaire pour discuter de la poursuite du traitement après disparition des symptômes.
  • Une allergie aux pénicillines est plus sévère car elle peut mettre en jeu le pronostic vital de la personne allergique, une dyspnée par un choc anaphylactique ou par une crise d’asthme suite à un bronchospasme, une hypotension artérielle pouvant conduire à un malaise et à un état de choc ou une urticaire (éruption cutanée sous forme de papules rosées). Ces symptômes surviennent soit immédiatement après la prise de l’antibiotique soit dans les 72 heures, la prise en charge doit être rapide et elle se fait en milieu hospitalier. Les symptômes peuvent parfois être particulièrement sévères et nécessite une hospitalisation.

 

Diagnostic  

Pour chercher une allergie aux Pénicillines, il est nécessaire d’effectuer des tests spécifiques par un allergologue en raison du risque de réaction plus sévère en cas de reprise du médicament :

  • On commence par les tests cutanés, on pique la peau à l'aide d'une lancette à travers une goutte d'allergène préalablement déposée sur la peau. Il est également admis de tester d'emblée le déterminant de l'amoxicilline. Si ces premiers tests sont négatifs, on poursuit avec des tests intradermiques dont le principe est identique mais dont la sensibilité est supérieure. La remise en cause de la qualité de ces tests implique la nécessité d'une démarche diagnostique plus complète puisqu'ils deviennent insuffisants pour exclure une allergie grave. Cette stratégie diagnostique est discutée plus loin. Il faut se rappeler qu'à distance de l'épisode aigu, les tests cutanés peuvent devenir négatives progressivement. Par exemple après cinq ans, seuls la moitié des patients ont encore des tests positifs pour les déterminants de la pénicilline. En l'absence de réaction positive au test cutané, la pénicilline peut être à nouveau administrée avec un risque de réaction immédiate plus faible.
  • Test spécifique des Immunoglobulines E : il permet la mise en évidence des anticorps de type immunoglobulines E contre la pénicilline dans le sérum du patient. Ces tests ont l'avantage de ne pas engendrer de risque pour le patient, mais sont moins sensibles.
  • Test de provocation : des tests cutanés et des Immunoglobulines E spécifiques négatifs n'excluent pas une allergie aux pénicillines même si leur performance s'est améliorée. Dans les cas où les tests cutanés et le dosage des Immunoglobulines E sont négatifs, la pénicilline doit être administrée lors d'un test de provocation pour confirmer le diagnostic. On utilise alors trois doses croissantes du médicament jusqu'à la dose habituellement prescrite. Ces tests peuvent être dangereux et doivent être faits en milieu hospitalier où un service de réanimation est disponible et qui peut intervenir en cas d’urgence.

Après confirmation du diagnostic, le médecin doit remettre au patient une carte de déclaration qui témoigne que la personne est allergique aux pénicillines. En cas de visite médicale et peu importe le motif de consultation, chaque personne allergique doit toujours porter sa carte de déclaration avec lui et informer le médecin de son allergie aux pénicillines.

 

Test de réintroduction

L'exclusion formelle d'une allergie immédiate aux pénicillines repose sur le test de réintroduction ou de provocation. Ce test, quand il est nécessaire, ne peut se faire qu'en milieu hospitalier. Selon les études récentes, un patient allergique aux pénicillines a un faible risque (5 à 10% seulement) de présenter une réaction allergique aux céphalosporines ou aux autres bêta-lactamines. Le médecin peut proposer une induction de tolérance ou une réintroduction des pénicillines en raison de leur efficacité contre plusieurs types d’infections. Mais c’est la réaction allergique est très forte, la proscription de ce médicament devient obligatoire.

 

 

Aromathérapie : quels bienfaits ?

Aromathérapie

Le 31/10/2020

 

Sommaire

° Définition

° Bienfaits de l'aromathérapie 

° Effets secondaires

 

 

 

Définition

L’aromathérapie est une méthode de thérapie traditionnelle qui remonte à des milliers d’années utilisée dans différentes cultures, elle utilise les vertus des essences aromatiques des huiles essentielles qui peuvent être extraites à partir de diverses parties de la plante (fleurs, feuilles, racines, semences) afin de procurer des bienfaits thérapeutiques. L’aromathérapie est une branche de la phytothérapie.

 

Bienfaits de l'aromathérapie

Les huiles essentielles sont reconnues pour leurs vertus et divers usages thérapeutiques, elles peuvent soigner un très grand nombre de maladies. Les propriétés des huiles essentielles diffèrent selon l’espèce botanique et la partie extraite de la plante. Elles apportent à l’organisme, les plus précieux concentrés de la nature pour rétablir ou conserver la santé physique et psychique. Parmi les bienfaits de l’aromathérapie, on trouve la désinfection et la désodorisation de l’air en éliminant des germes pathogènes. De cette façon, on prévient les affections microbiennes et on renforce le système immunitaire.

En inhalation, les huiles essentielles peuvent dégager les voies respiratoires et sont reconnues pour leurs qualités expectorantes et purifiantes. Par exemple, l’inhalation de l’huile d’Eucalyptus est très efficace contre la grippe saisonnière, les huiles essentielles ont un grand pouvoir antiseptique aérien, antifongique et stoppent la multiplication virale. Elles peuvent également soulager le stress, la nervosité, aider à lutter contre l’insomnie. L’aromathérapie peut aider à réduire le stress et l’anxiété en procurant une sensation de calme et de bien-être. On y a eu recours pour favoriser la relaxation et améliorer le sommeil. Certaines études ont montré que, lorsqu’elle est utilisée en association avec la massothérapie, l’aromathérapie peut aider à soulager la dépression pendant de courtes périodes. En application locale, les huiles essentielles sont également de puissants antalgiques pour les migraines, douleurs dentaires, crampes, douleurs musculaires et rhumatisme, elles stimulent aussi la circulation sanguine. L’inhalation des huiles essentielles se fait seulement pendant quelques minutes, mais elle peut être répétée plusieurs fois par jour.

 

 

Effets secondaires

L’aromathérapie peut avoir des effets secondaires. Certaines personnes ont éprouvé des troubles respiratoires après avoir inhalé des huiles essentielles comme le cas d’un asthme ou d’une maladie pulmonaire obstructive chronique, il faut être prudent et prendre l’avis du médecin avant de commencer les inhalations. L’application de l’huile essentielle sur la peau peut provoquer une réaction cutanée allergique comme l’éruption cutanée ou l’urticaire. Pour prévenir cet effet, il faut toujours faire un essai sur une toute petite surface de peau pour vous assurer de l’absence de réaction. Certaines huiles essentielles peuvent rendre la peau plus sensible aux rayons du soleil. Boire des huiles essentielles peut être dangereux parce qu’elles peuvent être toxiques, surtout celles riches en cétones et en lactones.

 

 

Allergie au gluten ou maladie cœliaque

Allergie au gluten / Maladie cœliaque

Le 31/10/2020

 

Sommaire

° Gluten

° Allergie au gluten

° Maladie cœliaque

° Régime sans gluten

 

 

 

 

Gluten

Le gluten est un complexe de protéines insolubles composé majoritairement de deux protéines : les gliadines et les glutélines, on les retrouve dans certaines céréales, essentiellement dans le blé, l’avoine, le seigle, l’épeautre et l’orge. Ces deux protéines permettent de stocker des oligo-éléments et des acides aminés nécessaires au développement de la pousse (germe de graine). Le gluten se forme au cours de l’hydratation et le pétrissage de la farine de blé, il a pour propriété de donner du volume et de l’élasticité aux produits de boulangerie. Il est également utilisé comme additif dans la préparation de nombreux aliments industriels, on le retrouve dans la sauce de soja, certaines viandes hachées, les saucisses, les sauces et de la crème glacée.

 

 

 

 

Allergie au gluten

Heureusement, peu de personnes présentent une allergie après consommation de blé ou de ses dérivés. L’allergie au gluten est rare et comme pour la plupart des allergies, une allergie au gluten amène le système immunitaire à réagir à des composants comme les gliadines de blé, les sécalines de seigle ou les hordéines de l’orge qu'il traite comme des corps étrangers menaçants. L’allergie au blé ou au gluten constitue une allergie alimentaire au même titre que celle à l’arachide, au lait ou aux œufs. Il s’agit d’une réaction des défenses immunitaires suite à l’ingestion du gluten. La réaction met en jeu des anticorps de type immunoglobulines E qui circule dans le sang et témoigne de ce phénomène allergique. L'allergie est immédiate, on est en contact avec l'allergène et on développe immédiatement des symptômes. Une réaction allergique au gluten survient rapidement, de quelques minutes à quelques heures après la consommation d'aliments contenant du gluten et peut conduire jusqu'à un choc anaphylactique qui engage le pronostic vital. Les symptômes de l’allergie au gluten sont d’intensité variable selon les individus, les symptômes peuvent être cutanés (urticaire), respiratoires tels qu’une difficulté à respirer par un œdème suffocant du larynx ou digestifs comme des douleurs abdominales, des nausées ou des vomissements. L’allergie au gluten apparaît habituellement chez les enfants, elle est souvent grave. Son seul traitement consiste à éviter les aliments qui contiennent du gluten.

 

 

Maladie cœliaque

A l’inverse de l’allergie, l’intolérance au gluten ou "maladie cœliaque" ne provoque pas de réaction immédiate et donc sans risque mortel immédiat. L’ingestion de gluten provoque une réaction immunitaire entraînant la production d’anticorps dirigés contre les protéines du gluten au bout d'un certain nombre d'années ou de mois. Cela crée une réaction inflammatoire au niveau des villosités intestinales, petites structures de l’intestin qui permettent l’absorption des nutriments, des vitamines et des minéraux. Cette atteinte des villosités intestinales qui peut aller jusqu’à leur destruction partielle ou complète (atrophie), ce qui altère l’absorption des nutriments. Cette atteinte provoque des carences en fer et en acide folique qui se manifestent par une anémie d’où un état d’asthénie, une mauvaise absorption de vitamine D et de calcium d’où des problèmes d’ostéoporose et risque de fractures. L’intensité des symptômes est variable selon le degré d’atteinte des villosités.

Chez le nourrisson, les symptômes de la maladie cœliaque commencent à apparaitre, en général, au moment de la diversification alimentaire (l’introduction des farines dans l’alimentation à partir du 6ème  mois), cette intolérance au gluten se manifeste par une diarrhée chronique avec des selles molles, un refus de s’alimenter, des vomissements, un abdomen ballonné, une stagnation de poids. Par ailleurs l’enfant est pâle, fatigué et peut avoir du retard dans son développement psychomoteur. Le diagnostic de la maladie cœliaque se fait en recherchant les anticorps Immunoglobulines A trans-glutaminases dans le sang, ce test sera ensuite confirmé par une biopsie intestinale.

Le gluten peut rarement provoquer d'autres réaction auto-immunes responsables d’un grand nombre de troubles, tels que l'ataxie qui entraine des dommages au cervelet et se caractérise par la difficulté à coordonner les mouvements volontaires avec perte de d’équilibre, la dermatite herpétiforme, l’épilepsie, les hallucinations ou la colopathie fonctionnelle.

 

 

Régime sans gluten

En cas d’allergie ou d’intolérance au gluten, il est nécessaire de discuter avec son médecin avant d’adopter un régime sans gluten. Le seul traitement consiste à suivre, à vie, un régime sans gluten en supprimant le blé, le seigle et l’orge de l'alimentation. Les objectifs visent à faire disparaître les symptômes, améliorer l'état nutritionnel du patient, permettre une croissance normale chez les enfants et limiter le risque de complications à long terme.

Les aliments à éviter en cas d’allergie ou intolérance au gluten sont: le blé, les germes de blé, l’amidon de blé, la farine blanche, le pain, la farine de froment, l'avoine, l'orge, la bière, l'épeautre, le seigle, les pâtes, les gâteaux, la semoule, les pizzas, la bière et la levure. Par ailleurs, les aliments qui peuvent être consommés sans risque sont : le riz, le maïs, le sarrasin, les pommes de terre, les pois chiches, le soja, les fruits et légumes, les viandes maigres, les produits laitiers, le miel et l’huile d’olive.

La vérification des étiquettes "aliment sans gluten" avant d’acheter des produits alimentaires est fortement recommandée. Bien que lorsqu'on parle de "sans gluten", on pense à l'absence totale de gluten. Par conséquent, l'étiquetage "sans gluten" n'est pas synonyme de "zéro gluten". En général, une quantité de 20 mg de gluten par kg de produit est très acceptable pour considérer ce produit comme aliment sans gluten.

 

 

Diarrhée aigue :  causes, complications, traitement

Diarrhée aiguë

Le 31/10/2020

 

Sommaire

° Définition

° Causes

° Examens complémentaires

° Complications

° Traitement

° Prévention

 

 

 

Définition

C’est l’émission brutale depuis moins de 07 jours de selles trop fréquentes (> 3 fois par jour), trop abondantes et de consistance anormale (selles liquides ou très molles). 

C’est un motif de consultation fréquent aux pavillons des urgences médicales, présent surtout chez les nourrissons et les enfants, les adultes présentent fréquemment ce symptôme lors des intoxications alimentaires collectives.

 

Causes

1. Infections digestives :

La gastroentérite est la cause la plus fréquente des diarrhées (90% des cas), elle peut être d’origine virale, bactérienne ou parasitaire :

  • Le Rota virus est le virus le plus incriminé dans la gastroentérite virale, son aspect est en forme de "roue", très contagieux et il se transmet par voie oro-fécale. Une grande quantité de Rota virus est excrétée dans les selles des personnes infectées, et le virus se propage facilement via les mains et les objets contaminés (comme les jouets des enfants), il provoque une diarrhée liquidienne abondante avec perte importante de sels minéraux sans altération de la muqueuse intestinale (sans émission de sang ni de sécrétion purulente).

D’autres virus peuvent causer une diarrhée aigüe : Adénovirus, Entérovirus et Coronavirus.

  • La gastroentérite bactérienne est causée principalement par les Salmonelles, les Shigelles, Escherichia coli, Staphylocoque aureus et les Campylobacters. Ces agents microbiens sont invasifs et ils altèrent la muqueuse intestinale, ce qui provoque une diarrhée glairo-sanglante appelée souvent "diarrhée dysentérique", ils sont responsables de la majorité des toxi-infections alimentaires collectives.

Par ailleurs, le Vibrio cholerae (agent responsable de choléra) est non invasif et ne provoque pas une diarrhée dysentérique, mais il est très dangereux puisqu’il cause une déshydratation rapide suite à une perte importante de liquides dans les selles.

  • La gastroentérite parasitaire donne souvent une diarrhée dysentérique, causée principalement par des parasites comme les Helminthes, les Amibes, Giardia lamblia et Cryptosporidium. Le paludisme (Malaria) se manifeste souvent par une diarrhée et/ou une fièvre aigue après retour d’une zone d’endémie où les moustiques sont infectés, comme l’Afrique centrale, l’Amérique latine et certains pays d’Asie, l’agent causal est un parasite du genre Plasmodium.

2. Infections extra-digestives :

Les infections de la sphère ORL (angine, otite, mastoïdite), les infections pulmonaires, urinaires ou les méningites peuvent s’accompagner de diarrhée aigüe.

3. Maladies inflammatoires :

Les maladies inflammatoires intestinales comme la maladie de Crohn ou la recto-colite ulcéro-hémorragique (RCUH), en poussée aigüe, se manifestent constamment par une diarrhée aigüe.

4. Autres causes :

  • Parfois, une diarrhée aigüe est un effet secondaire de certains médicaments comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les compléments alimentaires à base de fer.
  • Une diarrhée aigüe peut être d’origine allergique tel que l’allergie aux protéines du lait, aux protéines des œufs ou aux cacahuètes. On rencontre également des épisodes de diarrhées aigues chez les personnes qui souffrent de l’intolérance au lactose (sucre de lait) qui est liée à un déficit en lactase, l’absence de ce dernier empêche la décomposition du lactose en sucres simples (glucose et galactose).
  • Dans certains cas, une diarrhée aigüe est associée à des douleurs abdominales et des vomissements dans un tableau d’appendicite ou d’invagination intestinale aigüe, surtout chez les enfants.

 

 

Examens complémentaires

Une diarrhée aigüe présumée infectieuse d’intensité modérée non dysentérique, évoluant depuis moins de 03 jours, ne nécessite aucun examen complémentaire. Par ailleurs, et dans certaines situations, le recours à des tests spécifiques devient nécessaire :

  • Numération de la formule sanguine (NFS) : cet examen est couramment demandé en cas de gastroentérite pour différencier l’origine virale de l’origine bactérienne.
  • Ionogramme sanguin : le but de ce bilan est d’évaluer les pertes en sodium et en potassium afin d’adapter la conduite thérapeutique adéquate.   
  • Taux d’urée et de créatinine sanguine : pour évaluer la fonction des reins, une déshydratation importante suite à une diarrhée abondante peut provoquer une insuffisance rénale aigue fonctionnelle.
  • Frottis sanguin : cet examen est demandé en cas de suspicion de paludisme (diarhée d'origine parasitaire), surtout après retour d’une zone d’endémie.
  • Copro-parasitologie des selles : c’est la recherche des bactéries et/ou des parasites dans les selles, elle est indiquée chez l’immunodéprimé comme les diabétiques, en cas de diarrhée dysentérique de plus de 07 jours, ou en cas de signes de septicémie.
  • Endoscopie digestive avec biopsies : elle est réalisée seulement en cas de suspicion d’une pathologie tumorale (cancer colo-rectal) ou inflammatoire (Crohn ou RCUH), l’examen anatomopathologique des biopsies permet de confirmer ou d'infirmer les diagnostics suspectés.

 

Complications

  • Déshydratation : c’est la complication la plus redoutable, le nourrisson est le plus susceptible à avoir une déshydratation puisqu’il est totalement dépendant de son entourage pour ses rapports hydriques. La déshydratation peut provoquer une hypovolémie, ce qui peut entrainer une insuffisance rénale aigüe par hypo perfusion, voire une hypotension artérielle majeure et un arrêt cardiaque.  
  • Hypokaliémie : c’est une perte de potassium qui se manifeste par une faiblesse musculaire généralisée et des troubles de rythme cardiaque, une hypokaliémie importante non traité peut causer la mort subite par arythmie cardiaque.
  • Convulsions : ce type de complications est souvent rencontré chez les enfants, une convulsion est due à une hypoglycémie ou à une perte en ions, principalement le sodium, le potassium et le calcium.

 

Traitement

  • Boire beaucoup d’eau pour compenser les pertes liquidiennes, utiliser les sels de réhydratation pour les enfants pour éviter la déshydratation.
  • Un traitement symptomatique est toujours prescrit par le médecin : les antipyrétiques en cas de fièvre, les anti-sécrétoires pour diminuer la fréquence des diarrhées.
  • L’antibiothérapie et le traitement anti parasitaire sont prescrits seulement si la preuve de gastroentérite bactérienne ou parasitaire a été établie, le médecin peut prescrire ces traitements pour des cas fragiles : les enfants et les immunodéprimés.
  • L’hospitalisation serait nécessaire en cas de paludisme, de choléra ou de complications graves ; une déshydratation sévère impose une réhydratation hydro-électrolytique en milieu hospitalier, avec des solutés de remplissage adaptés et une surveillance stricte.

 

Prévention

  • Boire de l'eau potable.
  • Bien laver les légumes et les fruits.
  • Bien se laver les mains avant de manger.
  • Ne pas fréquenter les restaurants mal réputés (manque d'hygiène).
  • Eviter le contact avec les personnes qui présentent une diarrhée.
  • La vaccination contre le Rota virus est recommandée pour les personnes qui font plusieurs épisodes de diarrhées aigües par an.
  • Avant le voyage en zone d’endémie (paludisme), une consultation médicale est nécessaire, le médecin vous prescrira un traitement préventif. L’utilisation de moustiquaires durant le séjour est fortement recommandée. Les moustiques sont très actifs durant la nuit, donc il faut bien couvrir le corps avant de dormir et éviter de sortir après le coucher de soleil.