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Conjonctivite : causes, symptômes, complications, traitement

Conjonctivites

Le 01/11/2020

 

Sommaire

° Définition

° Causes

° Symptômes

° Complications

° Traitement

° Mesures préventives

 

 

 

Définition

La conjonctive est une membrane mince et transparente qui tapisse la face antérieure du globe oculaire (ne recouvre pas la cornée) et la face interne des paupières. Elle protège et hydrate les yeux et les paupières. La conjonctivite se définit comme une inflammation de la conjonctive de l'œil, le plus souvent d’origine virale. Fréquente et souvent banale, une conjonctivite peut être d'origine infectieuse, allergique ou irritative.

 

Causes

Une conjonctivite peut avoir plusieurs origines :

  1. Infectieuse : les conjonctivites infectieuses sont contagieuses et se transmettent via les sécrétions lacrymales infectées ou les objets contaminés : lorsqu’on manipule un objet contaminé puis on touche les yeux. On en distingue deux types :

  • Virale : la plus fréquente avec 90 % des cas, causée essentiellement par l’Adénovirus, très contagieux mais bénin et sans gravité. Elle se propage dans un contexte épidémique (crèches, écoles…).

Dans certains cas, le HSV (virus de l’herpès) ou le VZV (virus du zona et de la varicelle) peuvent provoquer des conjonctivites plus graves avec des complications redoutables.

  • Bactérienne : causée par une bactérie: Staphylocoque, Streptocoque ou parfois l’Haemophilus. Un nouveau-né peut avoir une conjonctivite dans les premiers jours de sa vie si la maman présente une infection à Chlamydia ou à Gonocoque.

  1. Allergique :

Causée par des allergènes comme les poils de chats, les pollens, les moisissures, les acariens, certains types d’aliments. C’est une réaction allergique en cas de contact avec les yeux, souvent associée à une rhinite allergique voir un asthme allergique.

La conjonctivite allergique peut être aigue, saisonnière (automnale ou printanière) ou chronique comme le cas des personnes qui ont une allergie aux acariens présents partout dans la maison sur les literies et les moquettes.

 

  1. Irritative : l’irritation peut avoir plusieurs causes :
  • Un traumatisme oculaire par un corps étranger parfois avec blessure du globe oculaire et/ou des paupières.
  • Trop manipuler lors du port des lentilles de contact.
  • Contact avec des produits chimiques ou avec certaines substances comme le chlore de piscine, du shampoing ou du savon…
  • Utilisation des collyres ou des pommades périmés.
  • Exposition à la fumée.

 

 

Symptômes

Toutes les conjonctivites présentent des signes en commun : yeux rouges, brulures, picotements, larmoiement, œdème des paupières. Cependant, chaque type de conjonctivite a ses propres caractéristiques :

En cas de conjonctivite virale, les deux yeux sont touchés et les secrétions lacrymales sont claires. Si l’infection est bactérienne, les sécrétions sont purulentes et jaunâtres collant les yeux et les paupières. Un seul œil est infecté mais le deuxième peut s’infecter par la suite.

Pour les rhinites allergique et irritative, les sécrétions sont claires et abondantes, et les deux yeux sont touchés.

D’autres maladies comme les kératites (inflammation de la cornée), peuvent engendrer des signes proches de la conjonctivite mais, provoquent essentiellement une baisse d’acuité visuelle avec photophobie. Dans ce cas, il faut consulter un ophtalmologue.

 

Symptomes conjonctivite

 

Complications

Si on traite une conjonctivite, le risque de complication est presque nul. Une conjonctivite sans traitement expose parfois à des complications bien précises :

  • Une inflammation de la corné (kératite), surtout en cas de présence du virus de l’herpès HSV.
  • Un abcès de la cornée (conjonctivite bactérienne à Gonocoque) qui peut endommager l’œil.
  • Les conjonctivites allergiques non traitées peuvent provoquer une photophobie importante gênante surtout pour les écoliers et les étudiants.
  • En cas de conjonctivite par traumatisme ou par pénétration d’un corps étranger, des cicatrices peuvent exister avec opacification de la cornée.

Si un enfant présente une conjonctivite (même banale), un avis médical est nécessaire afin d’éviter toutes ses complications.

 

 

TraitementCollyre

On traite une conjonctivite selon sa cause :

  1. Conjonctivite virale :

Il suffit de laver abondamment les yeux plusieurs fois par jours au sérum physiologique pendant une semaine. L’utilisation d’un collyre antiseptique est utile pour éviter une surinfection bactérienne. En cas de conjonctivite à herpès, le médecin peut prescrire des médicaments antiviraux par voie orale.

  1. Conjonctivite bactérienne :

Un lavage abondant des yeux au sérum physiologique avec un antibiotique (pommade et/ou collyre) suffisent pour éliminer les sécrétions purulentes qui collent aux yeux. La durée de traitement et de 10 jours.

En cas d’infection à Chlamydia ou Gonocoque, des antibiotiques par voie orale sont nécessaires.

 

  1. Conjonctivite allergique :

Il consiste à rechercher les allergènes en cause et éviter de s'y exposer et d’utiliser des collyres à base d’antihistaminiques pour soulager les symptômes. Si une rhinite allergique est associée, un antihistaminique par voir orale est prescrit.

Dans certains cas, les symptômes peuvent être plus gênants, le médecin prescrit des collyres à base de corticoïde pour une courte durée.

 

  1. Conjonctivite d'irritation :

La meilleure solution est de faire plusieurs lavages par jour au sérum physiologique pour éliminer la substance en cause. Si les yeux sont secs, des larmes artificielles peuvent être utilisées pour les humidifier.

 

 

Mesures préventives

Voici, quelques mesures de prévention qui s’appliquent pour les conjonctivites allergique ou irritative :

  • Se laver régulièrement les mains.
  • Se laver les mains avant contact avec les yeux pour mettre des lentilles par exemple.
  • Eviter de toucher ou de frotter fréquemment les yeux. Nettoyer régulièrement les verres de contact.
  • Porter des lunettes à la piscine.
  • Nettoyer régulièrement les pièces de la maison.
  • Fermer les fenêtres en cas de vent.
  • Rester loin des animaux domestiques.
  • Limiter l’utilisation des produits cosmétiques sur le visage.
  • Connaitre l’allergène probable et éviter son contact.
  • Consulter un médecin pour faire une désensibilisation contre l’allergène.

En cas de conjonctivite infectieuse :

  • Laver les yeux avec du sérum physiologique plusieurs fois par jour.
  • Utiliser une compresse avec de l’eau tiède pour éliminer les sécrétions purulentes qui décolle les yeux.
  • Ne partager pas les serviettes et les affaires de toilette avec une autre personne pour limiter la contagiosité.
  • Ne pas utiliser les lentilles de contact jusqu’à la guérison totale.

 

 

Paludisme :  signes, complications, traitement, prévention

Paludisme

Le 01/11/2020

 

Sommaire

° Définition

° Parasites en cause

° Données épidémiologiques

° Modes de transmission

° Facteurs de risque

° Symptômes

° Diagnostic

° Complications

° Traitement

° Moyens de prévention

 

 

 

 

 

Définition

Le paludisme est la maladie infectieuse la plus fréquente, causée par des parasites du genre "Plasmodium". Elle se manifeste essentiellement par la fièvre et les troubles digestifs, et se transmet à l’homme par la piqûre d’un moustique femelle du genre "Anophèle" porteuse du parasite. Sans traitement, le paludisme peut être mortel.

 

 

Parasites en cause

Le Plasmodium appartient à la famille des protozoaires (parasites unicellulaires), et on en compte 5 espèces différentes :

  • Plasmodium falciparum : c’est le type le plus pathogène, il cause le paludisme grave et responsable de la plupart des cas de décès dans le monde. Il est trouvé principalement en Afrique et secondairement en Amérique Latine et en Asie.
  • Plasmodium malariae : présent en Afrique et en Asie.
  • Plasmodium vivax : présent en Asie et en Amérique latine.
  • Plasmodium ovale : localisé en Afrique de l’Ouest.
  • Plasmodium knowlesi : qui a causé ces dernières années quelques cas de paludisme en Asie de l’Est.

Contrairement au P. falciparum, ces 4 dernières espèces causent des formes bégnines de paludisme.

 

 

Données épidémiologiques

Le paludisme touche chaque année plus de 200 millions de personnes dans le monde, il touche une centaine de pays dans le monde, particulièrement les zones tropicales défavorisées d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine. 80% des cas de paludisme sont enregistrés en Afrique, et 17% des cas entre l’Amérique du sud et l’Asie. En Europe et en Australie, seulement quelques cas sont enregistrés, ce sont des personnes qui retournent à leurs pays après séjour dans une zone d’endémie (surtout en Afrique).

 

Zones de malaria

 

Modes de transmission

Le paludisme se transmet à l’homme par piqure d’un moustique "Anophèle femelle", elle-même infectée après avoir piqué une personne malade, elle injecte les parasites dans le sang, puis ils arrivent au foie où ils vont séjourner pour compléter le cycle de maturation durant plusieurs jours, jusqu’à plusieurs mois. Dès que les parasites deviennent matures, ils repassent à la circulation et attaquent les globules rouges, ce qui déclenche les symptômes de la maladie.

Le paludisme peut rarement se transmettre par une transfusion sanguine où être piqué par une seringue contaminée par le sang d’un malade. Une femme infectée peut transporter le parasite à son fœtus par voie placentaire.

 

 

Facteurs de risque

Les personnes qui résident dans des régions où les parasites sont présents, comme les pays pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, sont très exposées au risque du paludisme. Il est déconseillé de voyager en zone d’endémie où le P. falciparum (le plus grave) est présent sans traitement préventif surtout pour les personnes immunodéprimées ayant des maladies chroniques.

 

 

Symptômes

Le paludisme débute par une forte fièvre "40°C" 7 à 21 jours après la piqure, c’est la primo-invasion qui s’accompagne de maux de tête, de courbatures et de troubles digestifs (nausées, diarrhée). Des signes de gravité peuvent être présents à ce stade : troubles de conscience, ictère franc (coloration jaune de la peau et des muqueuses), hémorragie avec anémie.

La primo-invasion est suivie par des accès palustres ; ce sont des cycles typiques alternants qui peuvent survenir quelques jours à plusieurs mois après la primo-invasion et évoluent en 3 phases successives : frissons intenses, pics fébriles (40-41 °C) et sueurs abondantes. Chaque accès dure environ 6 heures. Ces accès se répètent sur un rythme tierce: 1er, 3ème, 5ème, 7ème  jours pour le P. falciparum, le P. vivax, et le P. oval et un rythme quarte: 1er, 4ème, 7ème  jours pour P. malariae.

L'accès pernicieux (neuropaludisme) est une atteinte cérébrale du au Plasmodium falciparum. Il se manifeste par une fièvre très élevée (41-42 °C) avec des troubles neurologiques (encéphalite, convulsions, coma). Non traité, l’accès pernicieux est mortel du 1er au 3ème jour.

 

 

Diagnostic

La notion du retour d’un voyage en zone d’endémie et les accès rythmés sont des éléments essentiels qui orientent vers le diagnostic du paludisme mais le diagnostic de certitude est basée sur le frottis sanguin et la goutte épaisse. Ce sont des examens microscopiques rapides qui permettent d’identifier le parasite, un échantillon de sang est étalé sur une lame puis coloré et examiné. D’autres examens se font régulièrement pour suivre l’évolution de l’infection, surtout en cas d’accès pernicieux :

  • Bilan sanguin : le plus souvent, on trouve une anémie modérée ou une thrombopénie (diminution du nombre de plaquettes dans le sang).
  • Parasitémie : qui mesure le taux du parasite dans le sang (> 4% en cas d’accès pernicieux).
  • Mesure de glycémie : parfois hypoglycémie en cas d’accès pernicieux.
  • Bilans rénal et hépatique : perturbés au début puis ils se normalisent.

 

 

Complications

Le P. falciparum, responsable de l’accès pernicieux, cause des complications sévères, et qui peuvent évoluer vers le décès en l’absence du traitement dans les 48 heures qui suivent le début des symptômes. Parmi ces complications, on trouve :

  • Encéphalite aigue, souvent intolérable et mortelle.
  • Troubles neurologiques à type de convulsions ou de coma.
  • Anémie sévère suite à la destruction des globules rouges par les parasites.
  • Hémorragies par thrombopénie.
  • Insuffisance rénale aigue.

 

 

Traitement

Le traitement se fait par des médicaments antiparasitaires appelés les antipaludéens, et on en compte une dizaine, les plus utilisés sont l’Artésunate, la Chloroquine, la Doxycycline, l’Halofantrine, la Mefloquine et la Quinine.

En cas de paludisme grave à P.falciparum (neuropaludisme), l’Artésunate ou la Quinine sont les médicaments les plus efficaces. En cas de souches résistances (Asie du Sud-Est, l’Amazonie), ils sont utilisés ensemble, Le malade doit être hospitalisé et la durée du traitement est de 7 jours.

Ces dernières années, il est recommandé de traiter le paludisme à P. falciparum avec des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine ACT (Arthéméther et Luméfantrine) pour éradiquer les souches résistantes à l’Artésunate et accélérer la guérison.

La Chloroquine est utilisée pour les formes bénignes à P.vivax, P.ovale ou P.malariae pour une durée de 05 jours. En cas de résistance à la Chloroquine, la Mefloquine peut être utilisée.

Des résistances aux antipaludéens ont augmenté au fil du temps à cause des mutations génétiques des parasites, ce qui explique l’existence de plusieurs types de médicaments antipaludéens.

 

 

Moyens de prévention

Des conseils simples peuvent être très utiles contre le paludisme :

  • Utiliser des répulsifs sur la peau ou les vêtements et des insecticides à diffusion continue. 
  • Utiliser des moustiquaires aux fenêtres.
  • Éviter de sortir après le coucher du soleil.
  • Porter de vêtements à manches longues et des pantalons le soir.
  • En cas de voyage en zone d’endémie, il est recommandé de prendre un traitement préventif "chimioprophylaxie" comme la Chloroquine ou la Doxycycline. Le médecin choisit le médicament adéquat selon la zone à visiter (le parasite dominant et les résistances aux antipaludéens) et le profil du voyageur.
  • Pour la femme enceinte, le voyage est fortement déconseillé même avec traitement préventif.

Il existe un nouveau vaccin "RTS,S/AS01" contre le paludisme causé par le P.falciparum. Ce vaccin permet de prévenir 30 % des formes graves et mortelles du paludisme chez les enfants.

 

 

Varicelle :  symptômes, complications, traitement

Varicelle

Le 01/11/2020

 

Sommaire

° Définition

° Comment se fait la transmission ?

° Quels sont les facteurs de risque ?

° Quels sont les symptômes de la varicelle ?

° Est-il possible d’avoir des complications graves ?

° Comment traiter la varicelle ?

° Quels sont les moyens de prévention ?

 

 

 

 

Définition

La varicelle est une maladie infectieuse causée par le virus varicelle-zona (VZV). Très contagieuse, elle touche souvent les enfants et se manifeste par l’apparition de vésicules sur la peau et les muqueuses. Elle cause des épidémies durant l'hiver et le printemps, mais elle est souvent banale et guérit en quelques jours.

C’est une maladie immunisante : une fois qu’un enfant contracte le virus, son système immunitaire fabrique des anticorps qui le protègent pour toute sa vie contre la varicelle. Mais le VZV n’est pas complètement éliminé du corps, il se cache dans les ganglions nerveux où il reste en sommeil, il peut se réactiver en cas de maladie grave ou d’immunodépression et provoquer une maladie appelée "Zona".

 

 

Comment se fait la transmission ?

La transmission du virus se fait par voie aérienne par des gouttelettes de salive (toux, éternuements) contenant le virus, ou suite à un contact direct avec le liquide infecté des vésicules. Le malade est contagieux 2 à 3 jours avant l’éruption cutanée et le reste jusqu’à la formation des croûtes (7 jours après l’éruption).

 

 

Quels sont les facteurs de risque ?

La varicelle peut toucher toutes les tranches d’âge, mais ce sont les enfants de moins de 12 ans qui ont plus de risque. Dans certaines situations, la varicelle peut toucher les adultes :

  • Les adultes sains et les femmes enceintes qui n’ont jamais contracté le virus ont un risque d’avoir une varicelle grave en cas de contact avec un enfant malade.
  • Les adultes immunodéprimées (VIH, cancers, sous traitement immunodépresseur au long cours), même s’ils ont fait la varicelle avant, ils peuvent exceptionnellement faire une deuxième infection.

 

 

Quels sont les symptômes de la varicelle ?

La période d’incubation (la période qui précède le début des symptômes) est silencieuse, elle dure entre 7 et 20 jours. Après 1 à 2 jours, les signes débutent avec une fièvre modérée de 38°C accompagnée parfois de maux de tête et/ou douleurs musculaires. L’éruption cutanée est typique de la varicelle, elle commence par des taches rosées sur la peau (macules) et des petits boutons légèrement saillants (papules). Ces lésions se transforment en petites vésicules de 2 mm de diamètre, et qui contiennent un liquide transparent très contagieux. Les vésicules se dessèchent en 2 à 3 jours en donnant des petites croûtes qui tombent après une semaine. Ces lésions sont d’âge différent et se développent sur le visage, la poitrine et la nuque, puis s'étendre sur le ventre, le dos, les jambes et les bras. Les démangeaisons sont très intenses et on peut remarquer des cicatrices ou des blessures liées au grattage.

 

Boutons varicelle

 

 

Est-il possible d’avoir des complications graves ?

Bien que la varicelle soit une maladie bénigne, il peut y avoir des complications :

  • Une surinfection des lésions de grattage de la peau par des bactéries (Staphylocoque, Streptocoque), c’est la complication la plus fréquente et elle est traitée par des antibiotiques.
  • Syndrome de Reye ; c’est une encéphalite due à la prise de l’aspirine pour baisser la fièvre au cours de la varicelle, elle est très grave et souvent mortelle.
  • Un adulte sain non immunisé (qui n’a jamais été malade de varicelle) fait souvent une pneumopathie varicelleuse sévère avec des signes de détresse respiratoire.
  • Chez les femmes enceintes non immunisées, et si la varicelle survient au cours des 2 premiers trimestres de grossesse, elle peut causer des malformations chez le fœtus, avec un risque d’avortement et d’accouchement prématuré.

 

 

 

Comment traiter la varicelle ?

Son traitement est essentiellement symptomatique. Chez les enfants immunocompétents, la maladie est souvent banale et la guérison survient en quelques jours. Il suffit que le malade (enfant ou adulte) reste à domicile et applique les consignes suivantes :

  • Utiliser seulement du paracétamol pour baisser la fièvre, ne jamais prendre d'aspirine (acide acétylsalicylique) qui peut causer le syndrome de Reye, souvent très grave.
  • Appliquer des soins locaux deux fois par jour par un antiseptique comme l’Héxamidine ou la Chlorhexidine sur les lésions sans gratter.
  • Pour soulager les démangeaisons : des bains d’eau tiède et un antihistaminique afin de limiter le grattage et prévenir la surinfection.
  • En cas de surinfections des lésions, un antibiotique par voie orale sera prescrit par le médecin.

Le traitement antiviral "Aciclovir" est prescrit en cas de situations bien précises :

  • Chez l’enfant immunodéprimé (même en cas de forme simple).
  • En cas de formes graves chez l'enfant immunocompétent.
  • Chez les adultes immunodéprimés ayant des maladies chroniques.
  • Chez la femme enceinte et le nouveau-né.

 

 

Quels sont les moyens de prévention ?

En cas d’un enfant malade, une éviction de son milieu (crèche ou école) est nécessaire pour limiter la transmission aux autres enfants. Il faut veiller sur l’hygiène de son enfant : lavage des mains, ongles coupés, des bains chaque jour et éviter de l’embarrasser. Au sein de la famille, s’assurer que l’enfant malade soit isolé des personnes immunodéprimées et des adultes non immunisés.

La vaccination anti varicelle est efficace, elle est recommandée pour les adultes (contre-indiquée chez les femmes enceintes) qui n’ont jamais eu la varicelle après un contact avec une personne malade.

 

 

Fièvre typhoïde :  symptômes, traitement, prévention

Fièvre typhoïde

Le 01/11/2020

 

Sommaire

° Définition

° Qui est l’agent responsable de la fièvre typhoïde ?

° Données épidémiologiques

° Comment se fait la contamination ?

° Quels sont les symptômes de la fièvre typhoïde ?

° Comment se fait le diagnostic ?

° Quelles sont les éventuelles complications ?

° Comment traiter une fièvre typhoïde ?

° Quelles sont les mesures de prévention contre cette infection ?

 

 

 

Définition

Les salmonelloses sont des maladies infectieuses dues à des bactéries du genre "Salmonella". La fièvre typhoïde ou salmonellose majeure est une infection bactérienne causée principalement par Salmonella typhi. Il existe d’autres infections, comme les fièvres paratyphoïdes et les salmonelloses mineures. Elle peut se manifester par une gastro-entérite banale ou provoquer des toxi-infections alimentaires collectives.

En l'absence de diagnostic et de traitement, la fièvre typhoïde peut être mortelle.

 

Qui est l’agent responsable de la fièvre typhoïde ?Bacille Salmonelle

L'agent causal est "Salmonella Typhi" (bacille d’Eberth). 

Pour les fièvres paratyphoïdes, il existe plusieurs sérotypes : Salmonella paratyphi A, B ou C. Ces bactéries appartiennent à la famille des entérobactéries et ont une forme de bacille avec flagelles.

 

 

 

Données épidémiologiques

Elle est très fréquente dans les pays en voie de développement (Asie, Afrique, Amérique du sud) où les conditions d'hygiène sont médiocres. Peu répandue dans les pays développés, la plupart des cas diagnostiqués en Europe ou en Amérique du nord sont des cas emportés de l’extérieur.

Selon les statistiques, on enregistre plus de 20 millions de cas annuels de fièvre typhoïde, et de plus de 200 000 morts au niveau mondial.

Elle touche toutes les tranches d’âge. Cependant, les enfants et les personnes ayant des maladies chroniques ont plus de risque d’avoir des complications graves.

 

Zones typhoide

 

Comment se fait la contamination ?

L’homme est le seul réservoir des Salmonelles, la contamination se fait par un contact direct avec une personne malade (mains sales) ou par ingestion d'eau ou d'aliments souillés.

Les aliments les plus incriminés sont : la viande mal cuite, les œufs crus, la mayonnaise, le lait non stérilisé, les fruits et les légumes crus.

Après ingestion d’un aliment souillé, les Salmonelles atteignent l’estomac puis la muqueuse de l’intestin où elles prolifèrent et produisent leurs toxines. La libération des toxines provoque une inflammation qui se manifeste par une diarrhée abondante.

Dans certains cas, les salmonelles peuvent passer en grand nombre au niveau du sang, ce qui peut mener à une septicémie avec atteinte de plusieurs organes.

 

Quels sont les symptômes de la fièvre typhoïde ?

Les symptômes de la maladie sont liés à la libération des endotoxines, ils apparaissent généralement après deux semaines de contamination :

  1. La phase d’incubation est silencieuse et dure 2 semaines.

  1. La phase d’invasion (1ère semaine) se caractérise par une fièvre qui s’élève progressivement, le malade peut avoir des épistaxis (saignement du nez), des maux de tête, des insomnies et des vertiges. Le signe qui caractérise cette étape est l’augmentation du volume de la rate (splénomégalie).

  1. La phase d’état (2ème semaine) qui se manifeste par des signes plus intenses et plus spécifiques : une fièvre constante en plateau à 40°C, une diarrhée très liquide avec parfois du mucus et du pus ou du sang, des taches lenticulaires roses sur les flancs du ventre. Le signe le plus spécifique est le pouls dissocié (perception d’un pouls normal avec une forte fièvre), le maladie peut se retrouver dans un état d’obnubilation avec baisse de vigilance.

La fièvre typhoïde et les fièvres paratyphoïdes ont les mêmes symptômes, bien que la fièvre typhoïde soit plus grave.

 

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic de la fièvre typhoïde se base sur l’isolement des salmonelles dans le sang (hémocultures) et/ou dans les selles (coprocultures), l'hémogramme révèle une diminution modérée des globules blancs (neutropénie). La recherche des anticorps dans le sang (sérologie de Widal-Felix) est utile mais ne se fait pas régulièrement.

 

Quelles sont les éventuelles complications ?

Dans la majorité des cas, l’infection évolue favorablement et guérit en une semaine. Mais dans certaines circonstances, les salmonelles entraînent une septicémie avec atteinte de plusieurs organes :

  • Déshydratation sévère avec insuffisance rénale aigue.
  • Hémorragie et/ou perforation intestinale.
  • Etat de choc septique.
  • Cholécystite.
  • Encéphalite.
  • Hépatite.

 

Comment traiter une fièvre typhoïde ?

La fièvre typhoïde est une maladie à déclaration obligatoire, son traitement se fait qu’en milieu hospitalier et il vise à :

  • Isoler le malade pour limiter la contagiosité.
  • Réhydrater en voie intraveineuse pour compenser les pertes digestives et éviter les complications liées à la déshydratation.
  • Eliminer la bactérie par des antibiotiques : céphalosporines de 3ème génération "C3G" ou fluoroquinolones, la durée de traitement est de 5 à 10 jours.

Durant la période du traitement, des coprocultures seront réalisées pour confirmer l’absence de Salmonelles et approuver l’efficacité du choix de l'antibiotique utilisé. Afin d’en éviter la propagation, une enquête est souvent lancée pour identifier la source de la contamination et traiter d’éventuels cas (famille, amis, collègues…).

 

Quelles sont les mesures de prévention contre cette infection ?

La prévention est basée principalement sur les conditions d’hygiène :

  • Consommer de l’eau potable.
  • Bien se laver les mains avant de manger.
  • Cuir suffisamment les aliments : viandes, œufs et légumes.
  • Bien laver les fruits et les légumes.
  • Consommer du lait stérilisé.
  • Eviter de consommer du lait cru.
  • Ne pas fréquenter les restaurants où les conditions d’hygiène sont mauvaises.
  • En cas de séjour prolongé dans un pays d’endémie, penser à se faire vacciner.

Le vaccin de la fièvre typhoïde "Typhim" est réservé à l’adulte et l’enfant de plus de 2 ans avant de séjourner dans un pays où le risque d’être infecté est important. Une injection en intramusculaire doit être réalisée 15 jours avant le départ avec rappel après 3 ans.

 

 

Covid-19 : tout savoir sur la pandémie du Covid-19

Covid-19

Le 01/11/2020

 

Sommaire

° Définition d’une pandémie

° Pandémie du COVID-19

° Agent responsable

° Données épidémiologiques

° Modes de transmission

° Symptômes de la maladie

° Situations à haut risque

° Diagnostic de certitude

° Complications

° Traitement

° Mesures préventives

 

 

 

Définition d’une pandémie

L’origine du terme "pandémie" est grecque; Pan "tout" et demos "peuple". Elle se définit comme une propagation rapide et inattendue d’une nouvelle maladie infectieuse à travers le monde entier sans région géographique exclusive.

 

 

Pandémie du COVID-19

Tout a commencé à Wuhan (Chine) en décembre 2019, où un nombre important et inhabituel des cas de pneumonie a été détecté par les médecins. Par la suite et exactement en janvier 2020, un nouveau virus a été découvert responsable de cette nouvelle maladie COVID19.

Deux autres coronavirus ont causé des infections pulmonaires similaires et graves chez l’homme, soit le SARSCoV-1 en 2003 en Chine, et le MERS-CoV en 2012 au moyen orient.

 

 

Agent responsable

Le virus en cause est le SARS-CoV-2, son réservoir est animal (le pangolin et la chauve-souris). Il appartient à la famille des "coronavirus" qui forment une grande famille de virus possédant un génome à ARN entouré d’une capsule protéique en forme de couronne.

 

 

Données épidémiologiques

Au niveau mondial (octobre 2020), plus de 41 millions de cas, dont 28 millions cas de guérison et 1 million de décès. Le SARS-CoV-2 se propage rapidement et partout dans le monde ; plusieurs pays ont été largement touchés: la Chine, l’Italie, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, la Russie, l’Iran et les pays d’Amérique latine.

Ces chiffres sont nettement très élevés par rapport à ceux de l’épidémie du SARS-CoV-1 en 2003 avec 8000 cas et 774 décès et l’épidémie du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) en 2012 avec 1589 cas et 567 décès.

Les chiffres continuent à augmenter et les scientifiques insistent sur le respect des consignes de prévention afin d’éviter la survenue d’autres vagues.

 

 

Modes de transmission

Le SARS-CoV-2 se transmet principalement d’une personne à une autre par contact avec les gouttelettes qui sont projetées dans l’air quand une personne contaminée (malade ou porteur sain) parle, tousse ou éternue.

Le virus peut se propager secondairement en touchant la bouche, le nez ou les yeux après avoir eu contact avec un objet contaminé. La transmission par des surfaces est possible mais faible, le virus ne survive pas longtemps sur les objets (24 heures sur le carton et 72 heures sur les objets en plastique).

Des études sont en cours pour mieux identifier les modes de transmission de cette infection émergente.

 

 

Symptômes de la maladie

Les symptômes commencent après une période d’incubation de 07 jours en moyenne, les signes sont non spécifiques et similaires à ceux de la grippe :

  • Fièvre  > 38°C et/ou frissons.
  • Perte d’odorat et/ou du goût.
  • Maux de tête, fatigue générale, douleurs musculaires et articulaires.                                             
  • Ecoulement du nez, mal de gorge (angine, pharyngite).
  • Toux sèche.
  • Essoufflement voire dyspnée importante.
  • signes gastro-intestinaux : coliques, nausées, vomissements ou diarrhée.

Symptômes

 

Ces symptômes ne sont pas tous présents à la fois, il est possible qu’un malade présente un seul signe comme la fièvre ou la toux. Certaines personnes peuvent être contaminées par le virus mais ne présentent aucun symptôme (porteurs sains).

 

 

 

Situations à haut risque

Toute situation qui affaiblit le système immunitaire :

  • Prise prolongée de corticoïdes ou d’immunosuppresseurs en cas de maladies inflammatoires chroniques.
  • Ayant une ou plusieurs maladies chroniques : diabète, HTA, insuffisance cardiaque, asthme, fibrose pulmonaire, BPCO, insuffisance rénale…
  • Des antécédents d’infections pulmonaires : pneumonies, tuberculose…
  • Les cancéreux au stade avancé.
  • VIH et infections opportunistes : pneumocystose, Toxoplasmose, Kaposi...
  • Les personnes très âgées > 75 ans.

 

 

Diagnostic de certitude

En période active de cette pandémie, et vu la similarité des symptômes avec ceux de la grippe, on considère que toute grippe est une Covid-19 jusqu’à preuve du contraire. Pour confirmer l’infection Covid-19, on recourt aux divers examens :

  • Test sanguin : Son principe est de détecter la présence des anticorps (IgM et IgG) dirigés contre le virus dans le sang. Il est rapide et se fait en prenant une goutte de sang du doigt, et le résultat est immédiat mais il est peu fiable. Par ailleurs, le test sérologique garde le même principe "anticorps" mais il se fait par un prélèvement du sang veineux, il est plus fiable et son résultat prend 12 à 24 heures.

Tests rapides Covid-19

 

  • Scanner thoracique : il montre une image typique en "verre dépoli", et permet de mesurer le degré d’atteinte du parenchyme pulmonaire en pourcentage %. Il est demandé en cas de symtômes modérés à sévères chez les sujets agés ayant des maladies chroniques "diabète, HTA, cardiopathie, asthme.."

TDM thoracique

 

  • PCR : c’est l’examen le plus fiable, il consiste à chercher le virus dans la gorge et dans le nez par écouvillonnage. Le résultat prend 48 à 72 heures. Un autre test permet un résultat dans 15 à 30 minutes mais moins fiable que la PCR, c'est le test antigénique qui détecte des protéines spécifiques du virus.

PCR Covid-19

 

 

Complications

La majorité des malades ne font pas de complications et guérissent dans quelques jours, certaines personnes immunodéprimées peuvent avoir des surinfections bactériennes (pneumonies), voire une insuffisance respiratoire qui nécessite une ventilation artificielle.

Le virus augmente la coagulation sanguine d’où le risque d’avoir des complications cardiovasculaires liées à la présence des caillots de sang (phlébite, embolie pulmonaire, angine de poitrine…).

Les troubles psychologiques comme le stress, l’’anxiété et la dépression peuvent se développer et sont liés au confinement prolongé.

 

 

Traitement

Le traitement des infections virales est purement symptomatique, dont le Covid-19. La plupart des personnes atteintes se rétablissent par elles-mêmes dans 3 à 15 jours. Le traitement est basé sur les antipyrétiques comme du Paracétamol ou de l’Aspirine en cas de fièvre, les compléments à base de vitamine C et de zinc aident à fortifier le système immunitaire. Il est également conseillé de boire abondamment (eau, tisane) pour bien se réhydrater.

Cependant, certains malades ayant des maladies chroniques (diabétiques, hypertendus) ou ceux qui prennent des corticoïdes au long cours peuvent bénéficier d’un traitement antibiotique "Azythromycine" afin de prévenir les surinfections pulmonaires. Le traitement avec les antipaludéens (médicaments contre le paludisme) est largement utilisé en association avec l’Azythromycine.

En cas de dyspnée modérée à sévère, l’hospitalisation s’impose avec les mesures de réanimation et le traitement médical.

Actuellement, plusieurs types de vaccins sont disponibles contre ce virus : Astra Zeneca®, Sinovac®, Spotnik V®, Pfizer®..

 

 

Mesures préventives

Devant cette pandémie, il est fortement recommandé de suivre les conseils suivants :

  • Gardez une distance sociale de 1,5 m.
  • Evitez tout contact physique et saluez sans serrer les mains.
  • Portez un masque dans les lieux publics (marché, salle de sport, lieux de travail…).
  • Lavez les mains à l'eau et au savon plusieurs fois par jour (au minimum pendant 30 secondes).
  • Utilisez un gel hydro-alcoolique en l’absence de l’eau et du savon.
  • Limitez autant que possible vos déplacements.
  • Si vous êtes malade, évitez le contact avec les personnes à risque, dont les personnes âgées et les personnes ayant une maladie chronique.

Se protéger du Covid-19

 

 

 

Détoxification du foie

Le 01/11/2020

 

Sommaire 

° Le foie, un organe noble !

° Le foie, un organe de filtration et d'élimination des toxines

° Les facteurs qui perturbent les fonctions du foie

° Comment protéger votre foie ?

 

 

 

Le foie, un organe noble !

Le foie est un organe noble qui appartient à l’appareil digestif, il pèse environ 1,6 Kg. Il se situe dans la partie supérieure et droite du ventre. Cet organe est de coloration rouge brunâtre, une grande quantité de sang passe au niveau du foie pour qu’il puisse assurer des fonctions vitales dans le corps humain. Le foie produit la bile qui est nécessaire à l’absorption des aliments gras au niveau de l’intestin grêle, il synthétise les facteurs de coagulation pour assurer l’hémostase et prévenir l’hémorragie et il assure également la synthèse de la majorité des enzymes et protéines du sang comme "l’albumine" et "l’hémoglobine".

 

Le foie, un organe de filtration et d'élimination des toxines

Certaines substances qui arrivent au foie sont toxiques, le rôle du foie est de les dégrader. Les aliments gras sont reversés dans la bile, puis dans l'intestin, et éliminés dans les selles. Ainsi, l'ammoniaque, qui est naturellement produite par le colon lors de la décomposition du contenu digestif, possède une forte toxicité neurologique, elle est dégradée par le foie en urée, puis éliminée dans les urines. L'alcool ingéré parvient aussi jusqu'au foie. Absorbé par les cellules hépatiques, il est transformé en acétaldéhyde puis en acétate. Ces substances sont reversées dans le sang et éliminées par voie rénale.

Les médicaments pris par voie orale passent obligatoirement par le foie qui filtre et élimine leurs éléments nocives. Le foie joue aussi un rôle essentiel dans le cycle de décomposition de l'hémoglobine. Les globules rouges ont une durée de vie d'environ 120 jours. A la fin de cette période, ils sont détruits dans la rate, où la dégradation de l'hémoglobine produit de la bilirubine libre qui est toxique. Elle parvient au foie et y est transformée en bilirubine conjuguée non toxique. Celle-ci est ensuite déversée dans la bile, dont elle est un des composants majeurs: c'est elle qui est responsable de la couleur jaunâtre de la bile et, lors de son évacuation par l'intestin, donne la couleur marron des selles. Le foie assure le stockage des sucres simples sous forme de glycogènes et les lipides sous forme de triglycérides. En fonction des besoins de l'organisme, le foie transforme ce glycogène en glucose, et le libère dans la circulation sanguine. Si les réserves de glycogène sont épuisées en cas de jeûne prolongé par exemple, le foie peut aussi synthétiser du glucose à partir d'acides aminés par un processus qui s’appelle la néoglucogenèse.  

 

 

Les facteurs qui perturbent les fonctions du foie

Un mode de vie sain et une alimentation équilibrée, chez les personnes en bonne santé, sont suffisants pour préserver le bon fonctionnement du foie. Seule une maladie aigue (hépatite aigue) ou chronique (hépatite chronique, cancer, cirrhose …), une consommation d’alcool ou de drogues, une obésité, ou une maladie de surcharge ; peut perturber l’état du foie.

Parmi les maladies de surcharge : la maladie de Wilson qui est due à l'accumulation excessive de cuivre dans l'organisme, en particulier dans le foie et dans le système nerveux central, c’est une maladie génétique qui est due au dysfonctionnement d'un type de protéine qui permet l'élimination du cuivre dans la bile. Son dysfonctionnement entraîne l'accumulation de cuivre à l'intérieur des cellules et est responsable de lésions des cellules hépatiques. On trouve également la stéatose hépatique qui est caractérisée par la présence de graisse dans le foie, due à une consommation excessive d’alcool ou à une alimentation riche en lipides et en sucres.

L'hémochromatose est une maladie héréditaire responsable d'une surcharge en fer dans différents tissus, notamment le foie, le pancréas et le cœur. L’hémochromatose est la maladie héréditaire de surcharge la plus fréquente. Ces maladies de surcharges d’origine génétique peuvent avoir peu de conséquences graves, comme elles peuvent prédisposer la personne atteinte à développer un cancer ou une cirrhose du foie. Dans ce cas, La visite médicale chez le médecin spécialiste devient obligatoire afin de diagnostiquer la maladie et débuter le traitement adéquat dans les plus brefs délais.

Afin de dépister les maladies de surcharge, une enquête familiale est nécessaire, un test génétique doit être effectué chez les membres de la même famille.

 

Comment protéger votre foie ?

Chaque personne peut protéger et renforcer naturellement les fonctions de son foie, il y’a des aliments qui aident le foie à éliminer les déchets toxiques. Parmi ces aliments, on trouve :

  • Le citron qui stimule la production de bile et régénère les fonctions d’épuration du foie. Mélanger quelques gouttes de citron dans un verre d'eau tiède et boire le matin. Le citron stimule la production de bile et facilite la décomposition des graisses, ainsi que leur évacuation. Cela contribue à l’amélioration de la digestion. Ses propriétés diurétiques stimulent l’activité de nos reins et aident à l’élimination des toxines. Le jus de citron est également recommandé pour prévenir les calculs biliaires.
  • Les légumes sont de véritables alliés pour la digestion et allègent le travail du foie, en éliminant le stockage des toxines. Les légumes feuilles comme les épinards et les salades diminuent les effets néfastes des produits chimiques et pesticides de notre alimentation sur notre organisme.
  • Le miel est particulièrement recommandé en cas de crise de foie, c’est un antalgique naturel.
  • L'ail et l’oignon sont composés de substances anti-inflammatoires qui protègent le foie des phénomènes inflammatoires et participent à préserver l’intégrité des cellules hépatiques.
  • Les agrumes comme l’orange et la mandarine, riches en vitamine C et en antioxydants, permettent de purifier le foie et de brûler les graisses.
  • Le thé vert, excellente source d'antioxydants, il purifie le foie et l'aide à évacuer les déchets métaboliques.
  • Les noix sont bonnes pour le foie, elles permettent également une meilleure oxygénation du sang et elles contiennent le bon cholestérol (HDL), ainsi que les poissons et l’huile d’olive qui contiennent de l’oméga 3 caractérisé par ses propriétés anti-inflammatoires.
  • Le curcuma, le gingembre et le radis noir qui stimulent la production de bile et d’enzymes hépatiques nécessaires à la digestion des acides gras.
  • La betterave contient beaucoup de "flavonoïde" qui aide le foie à lutter contre les toxines.
  • On doit boire beaucoup d’eau (au moins 2 litres par jour) pour diluer les toxines et favoriser leur élimination.

D’autre part, il faut abandonner les mauvaises habitudes alimentaires et suivre les conseils suivants :

  • Diminuer la consommation des repas riches en acides gras saturés (sandwichs, hamburgers, frites…).
  • Diminuer la consommation des boissons gazeuses riches en sucres et en sel.
  • Eviter l’alimentation industrielle bouffée de produits chimiques, de colorants et d’arômes artificiels et privilégier les aliments bios.
  • Eviter la consommation de l’alcool, de tabac et de drogues qui fatiguent le foie et peuvent causer des sérieux problèmes comme le cancer du foie.
  • Consommer des fruits et des légumes au moins 5 portions par jour, ils sont très riches en oligo-éléments, vitamines et antioxydants.
  • Réduire la consommation de viande et des aliments hyper protéinés (ne pas dépasser 2 g/kg/j), on trouve souvent une perturbation de la fonction hépatique chez les sportifs qui pratiquent la musculation et qui utilisent des acides aminés et des protéines par excès.
  • Ne pas trop utiliser des médicaments hépatotoxiques tel que le "paracétamol"qui peut donner une hépatite aigue médicamenteuse.
  • Eviter la sédentarité qui augmente la viscosité du sang et ralentit le processus d’épuration des toxiques au niveau rénal et hépatique.
  • Faire une activité physique régulière pour lutter contre le stress quotidien qui augmente la production des déchets acides nocifs pour le foie, et maintenir un poids stable.