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Le 11/11/2020
Sommaire
° Sensation des jambes lourdes
° Symptômes des jambes lourdes
° Quelles sont les causes des jambes lourdes ?
° Conseils pour prévenir les complications des jambes lourdes
La sensation des jambes lourdes est très fréquente, elle se manifeste par des douleurs ou des fourmillements au niveau des jambes, elle peut être due à un surmenage physique ou être causée par une mauvaise circulation sanguine, plus précisément une insuffisance veineuse.
Il peut y’avoir un ou plusieurs symptômes à la fois :
- Sensation de brûlure dans les jambes (mollets).
- Un gonflement (œdème) au niveau des jambes et/ou des pieds surtout le soir.
- Rougeur avec sensation de chaleur à l'intérieur des jambes.
- Fourmillements et crampes douloureuses.
- Étourdissements en se levant et difficultés à marcher au début de journée.
Quelles sont les causes des jambes lourdes ?
- Une sensation de jambes lourdes est souvent due à une insuffisance veineuse. Le sang remontant dans toute la jambe pour atteindre le cœur s'arrête dans les veines et crée une pression sur les membres inférieurs, le problème vient de valvules situées le long des veines qui n’arrivent plus à se contracter ou à se relâcher au bon moment. Elles s’affaiblissent et empêchent le sang de retourner au cœur et de se circuler correctement dans le bon sens. Il arrive qu’au bout d’un certain temps le système veineux se détériore. Plus rarement, le sang stagné peut même déformer les veines et créer ainsi des varices ou, plus gravement, engendrer des thromboses veineuses (caillots de sang dans les veines).
- Parfois, le problème peut venir des muscles des jambes, et particulièrement les mollets: ceux-ci, en se contractant, agissent comme des pompes pour les veines environnantes. Ainsi, si ces muscles ne sont pas assez puissants, le travail des veines devient moins efficace.
- La sédentarité et le manque d’activité physique peuvent causer cette sensation des jambes lourdes ou même après un séjour long à l’hôpital suite à une opération, cette sensation peut devenir douloureuse et peut évoluer en varices.
- Il faut également savoir que certaines personnes ont plus de risques d’avoir cette sensation que d’autres. Il existe des facteurs de risque comme l’âge et le sexe. Les femmes et les personnes âgées sont les plus concernées.
- Les vêtements serrés comme les jeans ou les bas serrés exercent une pression sur les veines superficielles des jambes, ce qui peut gêner le retour du sang et donner des douleurs. Le port des hauts talons a également un effet nuisible sur la circulation du sang au niveau des pieds.
- La chaleur extrême dilate les veines des jambes, ce qui provoque une stagnation du sang aux membres inférieurs. Mais ce phénomène physiologique est naturel et cause une sensation douloureuse transitoire.
- La position "debout" prolongée: les personnes qui travaillent en position debout pendant plusieurs heures par jour peuvent développer des varices.
Il est bon de savoir que l’apparition de varices est souvent irréversible, mais des solutions existent comme un traitement médical, des injections dans les veines dilatées (sclérothérapie) ou une intervention chirurgicale. Dès lors que l’on remarque une sensation de jambes lourdes, il faut agir afin de prévenir l’apparition des complications.
Conseils pour prévenir les complications des jambes lourdes
- D’abord, il faut jouer sur le mode de vie : une activité physique régulière. Le but est de faire travailler les muscles des jambes (mollets) comme la marche régulière au moins 45 minutes par jour.
- Les personnes qui travaillent en position debout durant plusieurs heures par jour devraient faire des pauses de marche pour mobiliser les muscles et faire circuler le sang présent dans les jambes. Autres activités préconisées pour lutter contre cette sensation douloureuse : le vélo, la natation et le footing au moins 2 fois par semaine.
- En matière d’habillement, les talons modifient notre mouvement de marche et nous empêchent de dérouler le pied comme il le faudrait. Ne les évacuez pas totalement de votre placard mais veillez à changer de paires de chaussures régulièrement dans ce cas. La sensation de jambes lourdes étant due à une mauvaise circulation sanguine, il ne faut pas comprimer les vaisseaux sanguins superficiels avec des vêtements trop serrés.
- Utiliser de l’eau froide : elle stimule aussi les tissus et provoque une vasoconstriction (diminution du calibre des veines), ce qui augmente le retour du sang vers le cœur.
- Le massage avec des crèmes du bas vers le haut des jambes peut également aider à améliorer la circulation sanguine.
- Surélever les jambes : mettez les pieds sur une chaise si vous devez rester longtemps assis. En position couché, il est conseillé de surélever les jambes avec un angle de 30° du plan du lit en utilisant un oreiller par exemple. Le soir, remontez vos pieds le long du mur de votre lit.
- Adopter une alimentation équilibrée riche en vitamine E et C, qui ont un effet protecteur connu sur les cellules des parois veineuses. Eviter de consommer des aliments gras et salés.
- La contention élastique veineuse (port de bas et chaussettes de contention) reste une des mesures les plus efficaces pour lutter contre l’insuffisance veineuse. Utilisez des bas de contention de faible pression, ils améliorent la circulation sanguine au niveau des jambes en exerçant une pression douce sur les veines superficielles. Il est conseillé de les porter surtout lors des voyages par avion ou durant des longs trajets.
- Buvez abondamment : l'eau est aussi un excellent conducteur en ce qui a trait à la circulation sanguine. Si vous en buvez au moins deux litres par jour, vous réduirez dans un même temps les problèmes de rétention que vous pouvez connaître et vous permettrez au sang de mieux circuler dans vos veines.
- Il est reconnu que le tabac diminue la tonicité des veines et il augmente le risque de complications veineuses comme la thrombose veineuse (caillots de sang dans les veines).
- Comme la chaleur joue un rôle dans l'apparition des jambes lourdes, vaut mieux éviter les bains d'eau très chaude. Un bain tiède serait préférable. Si vous avez la chance, cet été, de marcher dans la mer, vous pourriez en ressentir un grand bienfait. L'eau fraîche et salée, combinée à l'effet de la marche, sauront sûrement vous soulager. À défaut d'eau de mer, vous pouvez vous prévaloir d'une douche fraîche. Il est aussi conseillé, pour favoriser la circulation, d'alterner les sources de chaleur et de froid sur vos jambes.
- Prendre un veinotonique avec avis du médecin, ils sont efficaces sutout au début des varices.
Les veinotoniques ou les phlébotropes sont des médicaments ayant un effet tonifiant sur les veines, ils sont utilisés en cas d’insuffisance veineuse : les veines se dilatent et perdent leur élasticité, elles n’arrivent plus à assurer la remontée du sang vers le cœur. Les symptômes de cette insuffisance veineuse se font surtout sentir dans les jambes. c’est là que les veines ont le plus de travail à faire pour empêcher le sang de stagner dans les jambes, parfois enflées, des varices, des douleurs, des crampes nocturnes et, dans les cas graves, des ulcères ou des complications chroniques comme des thromboses veineuses.
Les veinotoniques aident à renforcer et à protéger la paroi des veines et augmenter leur tonicité, ce qui améliore la circulation du sang dans les veines et assurent un meilleur retour veineux. Ils ont également une activité anti-inflammatoire puissante.
Ils sont le plus souvent constitués d'extraits de plantes comme le "marron d’inde" et le "petit houx", et qui contiennent des substances appelées "flavonoïdes", mais certains veinotoniques sont des composés synthétiques comme la "diosmine", ayant souvent les mêmes propriétés que les flavonoïdes naturels. Ils sont utilisés par voie orale sous la forme de comprimés ou de gélules.
Les veinotoniques permettent de soulager les symptômes de l’insuffisance veineuse. Mais si la maladie évolue ou se complique, ou en cas d’ulcères cutanés par exemple, ils n’auront pas une efficacité suffisante. Dans tous les cas, si les symptômes persistent et deviennent très gênants, il faut consulter un médecin pour prévenir ou traiter une éventuelle complication.
Que manger en cas de gastrite ou d'ulcère d'estomac?
Le 10/11/2020
En cas de gastrite ou d'ulcère d'estomac, il est conseillé de prendre régulièrement les aliments suivants :
- Lait écrémé et produits laitiers écrémés : fromage blanc, yaourt.
- Fromages à pâte cuite : gruyère, beaufort.
- Huiles végétales riches en oméga 3 : colza, lin, olive.
- Viandes blanches (poulet, dinde) et poissons maigres (merlan, sole, perche).
- Les fruits doux (alcalins) : banane, melon, pastèque, figue, dattes, papaye.
- Légumes : asperge, betterave, haricots verts, courgettes, bouillon de légumes.
- Fruits secs non salés: noix, amandes.
- Pain blanc, céréales non complètes (riz blanc, pâtes) et féculents.
- Œufs bouillis sans frites.
Par ailleurs, d’autres aliments doivent être évités (ou à prendre occasionnellement) :
- Aliments riches en matières grasses : frites, omelettes, viandes rouges, poissons gras (thon, saumon), abats, fromages fermentés (bondon, camembert), lait entier, chocolat, beurre, margarine hydrogénée.
- Certains légumes : Choux, brocoli, chou-fleur, concombre, maïs, oignon, poireau, ail, tomate, oignon, poivron, olives.
- Agrumes : orange, abricot, pêche, fraise, cerise, pamplemousse, citron, kiwi, ananas.
- Produits industriels (biscuits, confitures, crèmes, viennoiseries, pâtisseries) et tous les aliments en conserve.
- Boissons gazeuses, café, café au lait, alcools, thé, jus d’agrumes.
- Pâtes avec sauce de tomate concentrée.
- Pain complet, pain de mie.
- Sauces épicées ou grasses.
- Champignons.
- Moutarde.
- Epices.
- Miel.
Le 07/11/2020
Sommaire
° Allergie aux chats, très fréquente
Allergie aux chats, très fréquente
Le chat est l’un des principaux animaux de compagnie, ce petit félin est beau et très aimable mais il peut être l’origine de vos cauchemars! Parce qu’il peut provoquer une allergie pour les personnes qui l’adoptent. L’allergie aux poils de chat est l’allergie aux animaux la plus fréquente. Des traitements peuvent les soulager, mais éviter les chats reste le meilleur choix pour les personnes allergiques.
L’allergie aux chat est une réaction du système immunitaire à des protéines allergisantes, les plus fréquents sont "Fel d 1" et "Fel d 4", on les retrouve sur la peau, dans la salive, l'urine et bien sûr, les poils du félin. Au contact de ces protéines, le système immunitaire de la personne allergique va secréter des substances inflammatoires, principalement "l’histamine", déclenchant les symptômes de l’allergie.
Il existe 8 protéines allergisantes, mais la "Fel d 1" est celle possédant le pouvoir allergisant le plus élevé. Cette protéine est produite par les glandes sébacées (glandes de la peau) et salivaires du chat. Elles se retrouvent ensuite sur les poils lorsque le chat se lèche. Malheureusement les poils de félin ont tendance à se disperser un peu partout, dans la maison où vit le chat, mais aussi dans certains lieux publics où ils sont transportés via les vêtements.
Il faut avoir eu un premier contact plus ou moins long avec un chat, ou avec des poils de chat pour devenir allergique. Tous les chats n’ont pas le même pouvoir allergisant. On peut ainsi posséder un premier chat sans souci et découvrir, à l’adoption d’un second, que l’on est allergique.
Les symptômes de l’allergie aux poils de chat sont essentiellement ceux de la rhinite, de la conjonctivite ou de l’asthme allergique. La rhinite allergique se déclenche lorsque les poils entrent en contact avec le nez, elle se manifeste par un écoulement nasal et des éternuements, cette rhinite classique de l’allergie aux poils de chat peut, mais pas forcément, se compliquer d’un asthme.
Avoir une conjonctivite est également possible, elle se manifeste par des yeux qui deviennent rouges et qui piquent avec gonflement des paupières.
Dans les cas graves, l’asthme allergique qui présente une atteinte des bronches. La présence de l’allergène déclenche une bronchoconstriction et une production de mucus en excès, ces deux processus ont pour résultat une diminution du diamètre des bronches et bronchioles, le patient éprouve alors des difficultés à respirer. Il peut tousser et présente une respiration sifflante. Une crise d’asthme est une urgence qui exige une prise en charge rapide. Plus rarement, l’allergie aux chats peut se manifester par une urticaire (éruption cutanée sous forme de plaques rougeâtres).
Exceptionnellement, ce type d’allergie peut déboucher sur un choc anaphylactique, une très forte réaction allergique généralisée qui peut mettre en danger la vie de la personne.
La suspicion d’allergie aux chats est posée au vue des symptômes concomitants avec la présence d’un chat. Le diagnostic de certitude est apporté par l’allergologue grâce à des tests cutanés.
Ce test cutané consiste à déposer, généralement sur la peau du bras, une goutte d’un extrait contenant l’allergène "Fel d 1". Le médecin réalise ensuite une petite piqûre indolore pour faire pénétrer le produit dans l’épiderme. Au bout de 15 minutes, si une rougeur apparaît sur la peau, le test est positif. Plus l’érythème est large, plus l’allergie est forte. La recherche des anticorps "anti-Fel d 1" est réalisable mais pas pour tous les cas.
Le traitement des symptômes reposent sur les antihistaminiques (Anti-H1) ou les anti-inflammatoires à base de corticoïdes par voie locale (spray nasal, collyre oculaires, pommades) ou générale (comprimés ou gélules). Ces médicaments visent à réduire les symptômes de la réaction inflammatoire.
Une crise d’asthme requiert un traitement spécifique, généralement à base de bronchodilatateurs inhalés et de corticoïdes selon la sévérité de la crise.
La désensibilisation permet à l’organisme de redevenir tolérant aux allergènes félins. Elle repose sur des injections ou l’administration de gouttes par voie sublinguale pendant plusieurs années. Son efficacité est sujette à caution en ce qui concerne l’allergie aux poils de chat. Cependant, en ce qui concerne l’allergie aux chats, l’efficacité et les résultats de la désensibilisation ne sont pas aussi probants que pour le pollen ou les allergies aux acariens.
Éviter le contact avec les chats est le meilleur moyen pour prévenir l’allergie. Cependant, de nombreuses personnes possèdent un chat et se découvrent allergiques, sans pour autant vouloir se séparer de leur compagnon. Si vous ne pouvez pas vous séparer de votre chat, voici quelques conseils qui peuvent vous aider :
- Aérer les pièces de la maison chaque jour.
- Chasser les poils du chat régulièrement avec un aspirateur.
- Eviter les tapis et moquettes et les remplacer par des linos plus légers et qui retiennent moins de poils.
- Brosser votre chat régulièrement pour éliminer le maximum de poils morts, lavez-le de temps en temps.
- Interdire à votre chat l’accès à certaines pièces, en particulier votre chambre.
- Se laver les mains après les caresses.
- Changer la litière plusieurs fois par semaine, c’est une source importante d’allergènes comme les acariens.
- Nettoyer les vêtements avec des rouleaux adhésifs qui retiennent les poils de chat.
- Faire castrer son chat, les animaux stérilisés seraient moins allergisants, la castration d'un chat diminue significativement la production des protéines allergisantes.
- Certaines races secrètent moins de protéine "Fel d 1" et perdent peu leurs poils, donc vous aurez moins de symptômes allergiques voire aucun symptôme, il s’agit du "Cornish rex", du "balinais" ou du "Sphinx".
Le 03/11/2020
Pour lutter contre la constipation et assurer un transit intestinal normal, il est fortement conseillé de consommer quotidiennement des aliments riches en fibres, l'apport journalier conseillé est de 25 à 30 g par jour. Les fibres augmentent le volume des selles en cas de constipation et captent l’eau de l'intestin et du côlon en cas de diarrhée.
Les fibres sont des glucides indigestes, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas digérées dans l'intestin grêle, mais elles sont très utiles pour notre organisme. Il existe deux types :
- Les fibres solubles : pectines, glucanes, gommes, carraghénanes, amidons résistants, inuline… présentes surtout dans les fruits et légumes, les légumineuses, les oléagineux, les algues, la pomme de terre et dans les céréales.
- Les fibres insolubles : cellulose, lignine, certaines hémicelluloses… présentes dans les céréales complètes, les carottes, les choux, les légumes verts, les algues et les fruits à pépins.
Voici quelques aliments riches en fibres :
|
Aliment |
Teneur en fibres (g) par 100 g d’aliment |
% AJR (apport journalier recommandé) |
|
Son de blé |
45 |
180 % |
|
Haricot blancs |
25 |
100% |
|
Pois chiche Amande |
14 |
56% |
|
Flocons d’avoine Lentilles |
11 |
44% |
|
Pain complet Artichaut |
8 |
32% |
|
Noix Petits pois |
5 |
20% |
|
Riz blanc Pomme de terre Banane Carotte |
3,5 |
14% |
|
Pain blanc Soja Maïs |
2,6 |
10% |
Les bienfaits des fibres ne se limitent pas dans la régulation du transit intestinal, elles jouent d'autres rôles importants :
- en réduisant la vitesse de digestion, elles optimisent la sensation de rassasiement et aident à mieux contrôler l’appétit et le poids.
- elles ralentissent l’assimilation des glucides, et donc permettent de prévenir le risque du diabète de type 2.
- elles diminuent l’absorption des graisses, du cholestérol et des toxines.
- elles nourrissent les bactéries du microbiote intestinal, ce dernier est un organe de défense qui joue des rôles digestives, métaboliques, immunitaires et neurologiques.
- Des études récentes ont montré que la consommation d’aliments contenant des fibres est associée à une diminution du risque de cancer du côlon. Une alimentation riche en fibres peut agir sur divers mécanismes impliqués dans le développement de cancers. Par exemple, l'accélération du transit intestinal induite par les fibres permet une diminution de l’exposition du côlon aux cancérogènes potentiellement présents dans les selles. Par ailleurs, la consommation d’aliments contenant des fibres a un effet indirect, puisqu’elle contribue à diminuer le risque de surpoids et d’obésité, facteur impliqué dans la survenue de nombreux cancers.
Le 03/11/2020
Sommaire
° Comment le sang circule dans le cœur ?
° Comment se fait la circulation du sang ?
° Quelles sont les artères coronaires ?
Votre cœur est un organe incroyable. Il pompe en permanence le sang riche en oxygène et en nutriments dans votre corps pour maintenir la vie. Cette centrale de la taille d'un poing bat (se dilate et se contracte) 100 000 fois par jour, pompant cinq litres de sang par minute, soit plus de 7000 litres par jour.
Le cœur est situé dans la cage thoracique, sous et à gauche du sternum (entre les poumons), il pèse environ 300 g. Il est constitué de 3 tuniques de l'intérieur vers l'extérieur : l'endocarde (valves), le myocarde (fibres musculaires) et le péricarde (couche fine externe).
En regardant à l'extérieur du cœur, vous pouvez voir que le cœur est fait de muscle. Les fortes parois musculaires se contractent pompant le sang vers les artères. Les principaux vaisseaux sanguins reliés au cœur sont l'aorte, la veine cave supérieure, la veine cave inférieure, l'artère pulmonaire (qui transporte le sang pauvre en oxygène du cœur aux poumons, où il est oxygéné), les veines pulmonaires (qui transportent le sang riche en oxygène des poumons au cœur) et les artères coronaires (qui alimentent le muscle cardiaque en sang).
A l’intérieur, le cœur est divisé en 4 cavités ou chambres par une cloison verticale et une cloison horizontale : 2 cavités supérieures (oreillettes) et 2 cavités inférieures (ventricules). Les deux oreillettes sont séparées par le septum inter auriculaire. Les deux ventricules sont séparés par le septum inter ventriculaire. Les oreillettes communiquent aux ventricules par les orifices auriculo-ventriculaires. On distingue ainsi un cœur droit constitué d’une oreillette et d’un ventricule droits communiquant par un orifice tricuspide et un cœur gauche constitué d’une oreillette et d’un ventricule gauche communiquant par un orifice mitral.
Au niveau de l’orifice mitral s’insère la valve mitrale, et au niveau de l’orifice tricuspide s’insère la valve tricuspide. Il existe deux autres valves, les valves aortique et pulmonaire qui se situent entre les ventricules et les principaux vaisseaux sanguins quittant le cœur: la valve aortique entre le ventricule gauche et l’aorte (la plus grosse artère de l’organisme); et la valve pulmonaire entre le ventricule droit et l’artère pulmonaire. Les valves cardiaques jouent un rôle important, elles assurent le passage du sang dans un sens unique et donc l’empêcher de couler dans la mauvaise direction.
Comment le sang circule dans le cœur ?
Lorsque le cœur bat, il fait circuler le sang dans un système de vaisseaux sanguins appelé système circulatoire. Les vaisseaux sont des tubes élastiques et musculaires qui transportent le sang dans toutes les parties du corps.
Le sang est essentiel. En plus de transporter l'oxygène frais des poumons et les nutriments vers les tissus de votre corps, il éloigne également les déchets de l'organisme, y compris le dioxyde de carbone, des tissus. Cela est nécessaire pour maintenir la vie et promouvoir la santé de tous les tissus du corps. Il existe trois principaux types de vaisseaux sanguins :
- Les artères qui transportent le sang riche en oxygène du cœur vers tous les tissus du corps. Ils se ramifient plusieurs fois, devenant de plus en plus petits à mesure qu'ils transportent le sang plus loin du cœur et dans les organes.
- Les veines qui ramènent le sang au cœur; ce sang contient moins d'oxygène et est riche en déchets qui doivent être excrétés ou éliminés du corps. Les veines grossissent à mesure qu'elles se rapprochent du cœur. La veine cave supérieure est la grande veine qui achemine le sang de la tête et des bras vers le cœur, tandis que la veine cave inférieure entraîne le sang de l'abdomen et des jambes dans le cœur
- Les capillaires : ce sont de petits vaisseaux sanguins minces qui relient les artères et les veines. Leurs parois minces permettent à l'oxygène, aux nutriments, au dioxyde de carbone et à d'autres déchets de passer dans les cellules.
Le sang circule continuellement dans les vaisseaux sanguins. Votre cœur est la pompe qui rend tout cela possible.
Comment se fait la circulation du sang ?
Les côtés droit et gauche du cœur travaillent ensemble provoquant un écoulement continu du sang vers le cœur, les poumons et le corps :
Côté droit du cœur :
Le sang pénètre dans le cœur par deux grosses veines, la veine cave inférieure et supérieure, vidange le sang pauvre en oxygène du corps dans l'oreillette droite.
Lorsque l'oreillette se contracte, le sang s'écoule de votre oreillette droite dans votre ventricule droit par la valve tricuspide ouverte.
Lorsque le ventricule est plein, la valve tricuspide se ferme. Cela empêche le sang de refluer dans l'oreillette droite pendant que le ventricule se contracte.
Lorsque le ventricule se contracte, la valve pulmonaire s'ouvre et le sang quitte le cœur vers l'artère pulmonaire et les poumons où il est oxygéné. Le sang oxygéné retourne ensuite au cœur par les veines pulmonaires.
Côté gauche du cœur :
Les veines pulmonaires vident le sang riche en oxygène des poumons dans l'oreillette gauche.
Lorsque l'oreillette se contracte, le sang s'écoule de votre oreillette gauche dans votre ventricule gauche par la valve mitrale ouverte.
Lorsque le ventricule est plein, la valve mitrale se ferme. Cela empêche le sang de refluer dans l'oreillette pendant la contraction du ventricule.
Lorsque le ventricule se contracte, la valve aortique s'ouvre et le sang quitte le cœur vers l'aorte et les parties du corps.
Au niveau des poumons :
Une fois que le sang traverse la valve pulmonaire, il entre dans vos poumons. Ceci s'appelle la circulation pulmonaire. À partir de votre valve pulmonaire, le sang circule dans les artères pulmonaires et éventuellement dans de minuscules vaisseaux capillaires dans les poumons.
Ici, l'oxygène passe des alvéoles (zones d'échanges gazeux sous forme de petits sacs), à travers les parois des capillaires, dans le sang. Dans le même temps, le dioxyde de carbone, un déchet du métabolisme, passe du sang dans les alvéoles. Le dioxyde de carbone quitte le corps lorsque vous expirez. Une fois que le sang est oxygéné, il retourne dans l'oreillette gauche par les veines pulmonaires.
Quelles sont les artères coronaires ?
Comme tous les organes, votre cœur est constitué de tissus nécessitant un apport en oxygène et en nutriments. Bien que ses chambres soient pleines de sang, le cœur ne reçoit aucune nourriture de ce sang. Le cœur reçoit son propre apport de sang d'un réseau d'artères appelé artères coronaires.
Deux grandes artères coronaires se séparent de l'aorte près du point de rencontre de l'aorte et du ventricule gauche :
- L'artère coronaire droite alimente en sang l'oreillette droite et le ventricule droit.
- L'artère coronaire gauche qui se divise en artère circonflexe et artère inter ventriculaire antérieure. L'artère circonflexe fournit du sang à l'oreillette gauche, ainsi qu'aux côtés et à l'arrière du ventricule gauche. L'artère inter ventriculaire antérieure alimente en sang le septum inter ventriculaire et une partie du ventricule droit.
Ces artères et leurs branches fournissent du sang à toutes les parties du muscle cardiaque.
Lorsque les artères coronaires se rétrécissent au point que le flux sanguin vers le muscle cardiaque est limité (maladie coronarienne), un réseau de minuscules vaisseaux sanguins dans le cœur qui ne sont pas habituellement ouverts (appelés vaisseaux collatéraux) peut s'élargir et devenir actif. Cela permet au sang de circuler autour de l'artère bloquée vers le muscle cardiaque, protégeant ainsi le tissu cardiaque des blessures.
Les oreillettes et les ventricules fonctionnent ensemble, se contractant et se détendant alternativement pour pomper le sang dans votre cœur. Ceci est votre battement de cœur. Le système électrique de votre cœur est la source d'énergie qui rend cela possible.
Votre rythme cardiaque est déclenché par des impulsions électriques qui empruntent une voie particulière dans votre cœur.
L'impulsion commence dans un petit groupe de cellules spécialisées appelé le nœud SA (nœud sino-auriculaire), situé dans l'oreillette droite. Ce nœud est connu comme le stimulateur naturel du cœur. L'activité électrique se propage à travers les parois des oreillettes et les fait se contracter.
Un groupe de cellules situé au centre du cœur, entre les oreillettes et les ventricules, le nœud AV (nœud auriculo-ventriculaire) est semblable à une porte qui ralentit le signal électrique avant qu'il ne pénètre dans les ventricules. Ce délai donne aux oreillettes le temps de se contracter avant les ventricules.
Le réseau de "His-Purkinje" est une voie de fibres qui envoie l'impulsion électrique du nœud AV aux parois musculaires des ventricules, les faisant se contracter. C’est le passage du signal électrique d’un point à l’autre qui permet au muscle cardiaque de travailler correctement et d’une manière harmonieuse.
Au repos, un cœur normal bat environ 50 à 90 fois par minute. L'exercice, les émotions, l'anémie, une thyroïde hyperactive, la fièvre et certains médicaments peuvent accélérer le rythme cardiaque, parfois même plus de 100 battements par minute.
Le 01/11/2020
Sommaire
L’origine du mot cataracte est latine, désignant une chute d'eau, il décrit l’impression de regarder à travers une chute d’eau. La cataracte est l'opacification partielle ou totale du cristallin (lentille convergente située à l'intérieur de l'œil en arrière de l’ris). Très fréquente, elle touche plus de la moitié des personnes âgées de plus de 60 ans. La cataracte peut apparaître dans un seul œil mais touche en général les deux yeux.
La cataracte provoque une baisse progressive de la vision et peut mener à la cécité. D’ailleurs, elle est la première cause de cécité dans le monde.
La cataracte sénile est la plus fréquente, elle est liée à l’âge, le cristallin perd progressivement sa transparence (plusieurs années). Un œil est généralement plus touché que l’autre. Si la périphérie du cristallin est atteinte, la vision est peu affectée. Si l’opacification atteint le centre du cristallin, la vue est très perturbée.
La cataracte peut avoir d’autres causes secondaires :
- Avoir une maladie de l’œil (glaucome, myopie, décollement de la rétine) ou subir une intervention chirurgicale de l’œil.
- Un diabète déséquilibré.
- L’exposition à de fortes doses de radiation ou à une radiothérapie anticancéreuse.
- Blessure de l’œil par un corps étranger, brûlure chimique.
- L’exposition à une chaleur intense sans protection par des lunettes de soleil.
- Le tabagisme et/ou la consommation d’alcool.
- Une prise médicamenteuse (corticoïdes au long cours).
- La cataracte congénitale qui peut accompagner une maladie congénitale comme la trisomie 21.
Les symptômes s’installent progressivement sur plusieurs années. Le premier symptôme est la diminution de l’acuité visuelle sur les deux yeux, la personne devient myope (altération de la vision de loin) avec une vision floue, parfois doublée avec des petites taches ou des points dans le champ visuel. Un éblouissement à la lumière (qui rend la conduite nocturne plus difficile) et une perception moins vive des couleurs sont moins fréquents mais très gênants. En cas de traumatisme de l’œil, les symptômes apparaissent rapidement.
Le diagnostic se fait au cabinet de l’ophtalmologue, il interroge le malade puis procède à l’examen des yeux. L’interrogatoire vise à collecter les informations sur la cause de la cataracte (sénile ou secondaire) et évaluer la gêne ressentie par le malade. Par la suite, le médecin passe à l’examen des yeux qui comporte :
- La mesure de l’acuité visuelle à 3 mètres avec l’échelle de Monoyer et Parinaud.
- L’examen au fond d’œil, il est réalisé après dilatation de la pupille afin d’estimer le degré d’opacification du cristallin et sa localisation: la périphérie, le centre, la partie postérieure ou la totalité du cristallin. Plus l’atteinte est centrale, plus la gêne visuelle est importante. L’ophtalmologue vérifie l’absence d’autres maladies qui peuvent causer une baisse de l’acuité visuelle: le glaucome (par mesure de la pression intraoculaire), lésions du nerf optique et/ou de la rétine. Il termine l’examen par mesure des dimensions de l’œil afin de déterminer l’implant adéquat en cas de remplacement du cristallin endommagé.
Le traitement de la cataracte est chirurgical, il s’agit de remplacer le cristallin opaque par un implant intraoculaire, le choix de la chirurgie se fait selon le degré de l’acuité visuelle et la gêne du malade. L’intervention consiste à faire une petite incision dans la cornée pour passer une petite sonde. Cette sonde sert à aspirer le noyau du cristallin en gardant la capsule en place (la partie qui sépare le cristallin de la chambre postérieure de l’œil).
L’intervention dure 20 à 30 minutes sous anesthésie locale, l’œil opéré est indolore et la vision s’améliore en quelques jours. L’ophtalmologue prescrit des collyres (antibiotique et anti-inflammatoire) pour éviter la survenue d’une infection, et il programme le malade pour des visites de contrôle jusqu’à la cicatrisation totale (02 mois). Le malade doit éviter tout contact avec l’œil opéré : ne pas frotter son œil, ne pas faire la piscine ni d’autres activités intenses jusqu’à la guérison totale.
L’implant posé est généralement souple et qui permet de corriger les troubles de réfraction (myopie, hypermétropie, ou astigmatisme). Il existe plusieurs types d’implants intraoculaires (toriques, mono focaux ou multifocaux), chaque type corrige un ou plusieurs troubles de réfraction. Par exemple, les implants multifocaux corrigent la myopie et l’hypermétropie, tandis que les implants mono focaux corrigent seulement la myopie.
L’intervention de la cataracte peut donner des complications ; la cataracte de la capsule postérieure est la plus fréquente, la capsule devient opaque et nécessite une deuxième opération. D’autres complications peuvent rarement exister : une infection, une hémorragie, un œdème cornéen ou un décollement rétinien. En cas de complications, il faut consulter son médecin.
Bien que la cataracte survienne naturellement avec l’âge, certaines mesures permettent de ralentir son développement :
- Manger suffisamment des aliments riches en antioxydants (vitamine A et C) comme les fruits et les légumes, ils sont riches en antioxydants qui protègent le cristallin des radicaux libres.
- Eviter de consommer du tabac et de l’alcool.
- Protéger les yeux du soleil avec des lunettes assurant une protection contre les rayons UV et limiter l’exposition aux irradiations (rayons X).
- En cas de diabète, prendre régulièrement le traitement avec un suivi régulier (examen ophtalmique 01 fois par an).









