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Tendinite : Qu'est-ce que c'est ?

Tendinite

Le 13/01/2022

 

Sommaire

° Tendons

° Tendinite

° Causes

° Symptômes

° Localisations

° Diagnostic

° Complications

° Traitement

° Prévention

 

 

 

Tendons

Les tendons sont les petites structures fibreuses qui rattachent les muscles aux os. Ils sont essentiels au mouvement, puisqu’ils permettent de transmettre la force générée par la contraction musculaire au squelette.

Le tendon est entouré d’une membrane (épitenon), et se trouve dans une gaine (paratenon) avec du liquide lubrifiant (synovie) ce qui permet de favoriser le glissement du tendon dans la gaine lors d’un mouvement. La membrane est équipée de récepteurs qui communiquent avec le cerveau et contribue à la perception de notre corps dans l’espace, et au maintien d’une posture et de l’équilibre.

Un tendon est constitué de plusieurs faisceaux, alignés dans le sens de la longueur du tendon. Les faisceaux sont eux même composés du regroupement de plusieurs fibres constituées de microfibrilles. Les tendons contiennent près de 70% d’eau qui est primordiale pour leur bon fonctionnement. Comme les os, les tendons sont en perpétuel remaniement : de nouvelles fibres prennent la place des anciennes. Du fait de sa structure, un tendon est très élastique, mais aussi résistant à la tension. À noter qu’une activité sportive adaptée permet d’améliorer cette résistance et cette élasticité. A l’inverse, un effort répété et inhabituel sur un tendon mal échauffé peut le fragiliser. La sédentarité et l’âge ont également tendance à fragiliser les tendons.

 

Structure tendon d achile

 

Tendinite

La tendinite, ou tendinopathie est un trouble musculo-squelettique qui correspond à l’apparition de lésions inflammatoires au niveau d’un tendon, cette pathologie est fréquente dans le milieu sportif.

On parle de ténosynovite lorsque la gaine du tendon est touchée.

De nombreuses parties du corps peuvent être touchées : épaule, coude, genou, poignet, hanche…

 

Tendinite epaule

 

Causes

Les tendinites sont dues à la fatigue des tendons, à cause de la répétition des contraintes exercées dessus et un repos insuffisant entre les sollicitations.

En effet, les fibres endommagées gonflent, le tendon s’épaissit et le liquide synovial est modifié. Comme le tendon est plus épais, il coulisse moins aisément dans sa gaine ce qui génère des frottements, et donc des douleurs et des contractures musculaires.

Les causes d'une tendinite sont multiples :

Causes mécaniques :

  • Conséquence d’une activité sportive, en particulier le tennis, le golf, la natation ou les sports où l’on saute (basketball, volleyball), surtout si on ne récupère pas assez suffisamment.
  • Certaines professions qui exigent de faire des gestes répétitifs (agent de nettoyage, musiciens, ouvriers de construction…), de subir des vibrations (marteau-piqueur…), de forcer ou de rester longtemps dans la même position.
  • Efforts physique violents à froid ou efforts trop longs et trop intenses sans préparation.

Causes inflammatoires :

  • la tendinite accompagne souvent les maladies inflammatoires rhumatismales, comme dans la polyarthrite rhumatoïde, avec une atteinte sur les tendons fléchisseurs des doigts.
  • les spondylarthropaties, souvent au stade de ténosynovite avec atteinte de la gaine du tendon.

Causes infectieuses :

  • la tuberculose s’accompagne souvent de ténosynovites.
  • certaines maladies sexuellement transmissibles MST peuvent s'accompagner de tendinites (gonococcies).
  • possibles tendinites dans des affections dentaires comme une carie.

Causes microcristallines :

Elles sont dues à la présence de calcifications tendineuses.

 

Causes alimentaires :

Certains aliments contiennent de l'histamine (ou une substance voisine, la tyramine), qui favorise les tendinites. Elles se retrouvent dans les aliments suivants : tomate, avocat, épinards, figues, pommes de terre, choux et chou-fleur, concombre, raisin, choucroute, saucisses et saucisson, anchois, hareng fumé, sardine et thon, conserve stérilisées, gruyère et fromages fermentés, levure et vin.

- D’autres facteurs favorisent les tendinopathies :

  • Certains traitements comme les fluoroquinolones (antibiotiques) et les stéroïdes anabolisants.
  • Certaines pathologies peuvent impliquer une plus grande fragilité des tendons, par exemple le diabète, l’hypercholestérolémie et la maladie de Lyme, etc.
  • Faire du sport sans étirement.
  • Des microtraumatismes répétés.
  • Une mauvaise hydratation.
  • Une alimentation déséquilibrée.
  • L’âge > 40 ans et le sexe féminin.
  • L’obésité et le tabac.

 

Symptômes

Les douleurs sont le principal symptôme d’une tendinite. Elles sont localisées au niveau du tendon, et surviennent lors d’un étirement, d’une contraction musculaire ou simplement à la palpation du médecin. D’autres signes sont souvent présents : un gonflement (œdème) de la zone concernée, une rougeur et une chaleur de la peau au niveau du tendon, des crépitations, des crissements ou des frottements perçus lors du mouvement ou lors de la palpation. Parfois, un aspect épaissi du tendon ou la présence de nodules sur ce tendon que l’on peut sentir au toucher.

Il existe divers stades de sévérité d’une tendinopathie :

  • stade 1 : qui se traduit par une douleur après l’effort qui s’estompe au repos.
  • stade 2 : avec une douleur pendant l’effort.
  • stade 3 : lorsque la douleur est continue et gêne le patient dans ses activités quotidiennes et sportives.
  • stade 4 : douleurs permanentes de repos (rupture du tendon).

 

 

Localisations

Beaucoup de parties du corps peuvent être affectées :

  • Le coude :
    • L’épicondylite ou le tennis elbow. La douleur est localisée sur le côté extérieur du coude. Ce type de tendinite est surtout visible dans les sports de raquette.
    • L’épitrochléite lorsque la douleur est sur la face interne du coude, notamment chez les joueurs de jeux vidéo ou les golfeurs.
  • L’épaule :
    • La tendinite de la coiffe des rotateurs où la douleur est ressentie sur le côté de l’épaule et irradie dans le bras et le cou. Ce type de tendinopathie se voit fréquemment chez les nageurs ou les joueurs de tennis.
    • La tendinite du long biceps lorsque la douleur se localise plus en avant que celle de la coiffe des rotateurs. Elle est provoquée par des mouvements de flexion contre résistance du coude.
  • Le genou :
    • La tendinite de la patte d’oie lorsque la douleur est localisée au niveau de la face interne du genou. Par exemple, chez les cyclistes mal équipés.
    • La tendinite du tendon rotulien en cas de douleur au point d’insertion du tendon rotulien, c’est-à-dire sous la rotule en avant du tibia. Ce type de lésions peut être observé chez les coureurs ou les volleyeurs.
    • La tendinite du quadriceps si la douleur en localisée au-dessus de la rotule et engendrée par la flexion forcée ou répétée du genou.
    • La tendinite du fascia lata en cas de douleur sur le côté du genou.
  • La main et le poignet :
    • La tendinite de De Quervain qui décrit une douleur sur le côté du poignet et à la base du pouce engendrée par des mouvements d’inclinaison.
    • La Ténosynovite de De Quervain qui se traduit par une douleur du pouce et du poignet à cause gestes répétitifs. Ce type de lésion est essentiellement visible chez les musiciens, les peintres, les caissières, etc.
    • La tendinite des extenseurs communs des doigts quand la douleur est localisée au-dessus de la main et provoquée par l’extension des doigts.
  • Le pied et la cheville :
    • La tendinite des péroniers latéraux en cas de douleur sous la face externe de la malléole.
    • La tendinite du jambier extérieur lorsque la face interne de la cheville est douloureuse.
    • La tendinite du tendon d’Achille qui se traduit par une douleur de la partie postérieure du pied (au-dessus du talon). Elle peut engendrer la rupture du tendon.
  • La hanche, notamment chez les marcheurs ou coureurs.
  • Le pubis, essentiellement chez les footballeurs.

 

Tendinite

 

Diagnostic

Le diagnostic est avant tout clinique, avec un examen précis du patient : symptômes caractéristiques du patient et leur circonstance de survenue. De là, le médecin pourra faire appel à ces compléments radiologiques dans le doute d’une atteinte plus grave. Les examens ne sont pas systématiques dans le diagnostic d’une tendinite. Toutefois, il est possible d'en effectuer certains :

  • la radiographie, qui permet de retrouver d’éventuelles calcifications sur le trajet tendineux, orientant vers une tendinite microcristalline.
  • l’échographie, qui peut être utilisée en cas de doute sur une rupture ou pour visionner un épaississement de la gaine des tendons.
  • le scanner et l’IRM, qui permettent des études très spécialisées du tendon avec des images très précises sur les anomalies pouvant être retrouvées.

 

Complications

Les complications de la tendinite sont :

  • Le durcissement ‘’calcification’’ du tendon.
  • La formation de cicatrices sur le tendon touché avec limitation de la mobilité.
  • L’incapacité à bouger les membres touchés normalement.
  • La rupture du tendon.

 

Traitement

La guérison complète d'une tendinopathie peut demander jusqu’à six mois de repos et de traitement. Si elle est due à des mouvements répétés, une tendinopathie nécessite l’arrêt complet de ce mouvement pendant toute la période de cicatrisation.

Le traitement des tendinites fait appel à 4 éléments :

  • le repos.
  • la kinésithérapie et la rééducation fonctionnelle.
  • des médicaments contre la douleur ou, parfois, contre l’inflammation.
  • dans les cas les plus graves, un recours à la chirurgie.

Le repos de longue durée, jusqu’à 6 mois, et la rééducation fonctionnelle semblent les plus efficaces pour qu’un tendon douloureux retrouve ses capacités fonctionnelles.

Le repos est nécessaire à une bonne cicatrisation du tendon, c’est-à-dire une cicatrisation qui permet de retrouver ses capacités de résistance et d’élasticité.

Après une courte période de repos total (avec la pose éventuelle d’une attelle, d’une orthèse ou d’un plâtre qui maintiennent le tendon en position de détente), ce repos doit être relatif, avec un travail d’intensité progressivement croissante sous le contrôle d’un kinésithérapeute dans le cadre de la rééducation fonctionnelle.

Par exemple, le repos peut se limiter au port d’une orthèse la nuit et à l’exclusion des gestes responsables de la fatigue du tendon.

La cryothérapie est l’application de froid sur un tendon ou un muscle douloureux, afin de réduire la douleur, elle est pratiquée pendant la phase aiguë de la tendinopathie. Cette application de froid peut être effectuée grâce à des poches de glace ou des sprays.

Une rééducation fonctionnelle, assurée par un kinésithérapeute, peut être mise en place dès que les douleurs aiguës sont passées. Elle dure de 3 à 6 mois. Cette rééducation utilise diverses techniques :

  • étirements doux.
  • exercices de renforcement excentrique.
  • massages profonds transversaux au sens du tendon.
  • ondes de choc radiales.
  • ultrasons.

La rééducation vise à stimuler la formation de nouvelles fibres de collagène alignées dans le sens de la longueur du tendon. Les tensions exercées sur le tendon sont progressivement augmentées pour favoriser la cicatrisation fonctionnelle.

Le recours à l’ostéopathie est possible, en particulier pour corriger les problèmes de posture.

Dans certains cas, le médecin prescrit des médicaments pour lutter contre la douleur, stimuler la cicatrisation ou, le cas échéant, lutter contre l'inflammation.

Les médicaments contre la douleur classiques, par exemple le paracétamol, peuvent être prescrits dans la phase aiguë pour améliorer la qualité de vie. Cependant, ils n’ont aucun rôle positif dans la cicatrisation du tendon et peuvent même faussement rassurer la personne sur l’amélioration de l’état de son tendon (et nuire à la phase de repos indispensable). Leur usage doit donc être de courte durée.

Les anti-inflammatoires sont réservés au cas où la douleur est provoquée par une inflammation de la gaine qui protège les tendons (ténosynovite). Dans les autres cas, les plus fréquents, leur usage n’apporte aucun bénéfice.

L'application d'une crème ou d'un gel à base d'anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) peut être proposée. Elle peut soulager la douleur sans présenter les effets indésirables des AINS par voie orale. Les gels contenant du kétoprofène peuvent être à l'origine de réactions de photosensibilité. Les zones traitées avec le gel doivent être recouvertes par un vêtement pour ne pas être exposées au soleil, même voilé, pendant toute la durée du traitement et pendant les 15 jours qui suivent son arrêt.

Lorsque le repos du tendon ne suffit pas, le médecin peut également décider de prescrire une infiltration, c’est-à-dire une injection à proximité, voire dans le tendon douloureux.

Depuis, quelques années, en cas de tendinopathie résistante au repos et à la rééducation, les rhumatologues pratiquent des infiltrations de PRP (platelet rich-plasma), du plasma sanguin enrichi en plaquettes sanguines obtenu après centrifugation d'un prélèvement sanguin du patient. Ces injections (2 à 3 injections à 3 à 6 semaines d’intervalle) se font directement dans le tendon et doivent être pratiquées sous contrôle médical. Leur principe est d’apporter des facteurs de croissance (contenus dans les plaquettes) directement dans le tendon. Néanmoins, des doutes subsistent encore quant à l’efficacité de ces infiltrations.

Dans les cas de ténosynovite, des infiltrations d’AINS sont parfois pratiquées sur de courtes durées. Leur efficacité reste controversée.

Les infiltrations de cortisone ne sont pas toujours recommandées. Elles ont un effet antalgique immédiat mais ces effets sont de courte durée et les corticoïdes semblent retarder le processus de guérison.

Dans le cas de tendinopathie persistante non soulagée par le repos, le traitement médicamenteux et la kinésithérapie, une opération chirurgicale peut être envisagée. L’intervention comprend des gestes différents selon la localisation : peignage du tendon, section d'un tendon, désinsertion musculaire, allongement tendineux, etc.

Des complications, peu fréquentes, sont possibles : infection, atteinte nerveuse, raideur articulaire, faiblesse musculaire, etc. La rééducation est indispensable pour une bonne récupération.

 

Prévention

Pour prévenir une tendinite, il est recommandé de :

  • bien s'hydrater, notamment pendant un effort.
  • réaliser un échauffement progressif avant toute activité physique, ainsi que des étirements après l’effort.
  • éviter ou limiter, dans la mesure du possible, les mouvements répétitifs.
  • avoir un matériel adapté à l’utilisateur et à la pratique du sport ou de toute activité.
  • effectuer des mouvements corrects lors d’une activité professionnelle ou de loisir.
  • prévoir des pauses lors d’activités répétitives.
  • réduire la consommation des aliments riches en histamine et en tyramine.
  • aménager de façon adaptée son poste de travail (le médecin du travail peut vous y aider).

 

 

Sinusite :  symptômes, causes, traitement, prévention

Sinusite

Le 09/01/2022

 

Sommaire

° Introduction

° Définition

° Causes

° Symptômes

° Diagnostic

° Complications

° Traitement

° Prévention

° Plantes

 

 

 

 

Introduction

Les sinus sont des cavités aériennes présentes par paire. Ces cavités sont creusées dans le massif osseux de la face et elles communiquent avec les fosses nasales par un orifice étroit.

Les sinus sont tapissés par une muqueuse qui sécrète du mucus évacué dans les fosses nasales par cet orifice. Le mucus contient des agents antiviraux et antibactériens et joue un rôle très important de première défense contre les infections.

Selon leur emplacement, on distingue les sinus maxillaires, frontaux, sphénoïdaux, et ethmoïdaux.

Mis à part les sinus ethmoïdaux qui sont présents à la naissance, les sinus se développent progressivement avec l'âge :

  • les sinus maxillaires apparaissent à partir de trois à quatre ans.
  • les sinus frontaux, entre cinq et dix ans.
  • les sinus sphénoïdaux se forment plus tardivement, à partir de dix ans.

 

Sinus de la face

 

Définition

La sinusite est une inflammation des sinus de la face due à un virus ou à une bactérie. Elle se manifeste souvent par une congestion nasale et une sensation douloureuse à la palpation. L’infection atteint le plus souvent les deux sinus maxillaires faisant suite à une rhinopharyngite et beaucoup plus rarement les sinus frontaux, ethmoïdaux et sphénoïdaux.

La sinusite peut être aigue de courte durée (moins de 4 semaines), ou chronique (plus de 12 semaines) suite à une sinusite aigue non traitée, et elle est souvent liée à une allergie.


 

Causes

La cause infectieuse est la plus fréquente, l’agent en cause peut être un virus, un parasite ou une bactérie (Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae…), l’infection se produit :

  • soit par voie nasale à la suite d'une rhinopharyngite.
  • soit par voie dentaire à cause d'une carie ou d’un abcès dentaire.

D’autres facteurs peuvent aussi causer ou aggraver une sinusite :

  • Facteurs inflammatoires : allergies et polypes.
  • Facteurs environnementales : exposition au tabac, à l’humidité, à la pollution de l’air…
  • Affaiblissement du système immunitaire : il peut être lié à des maladies chroniques comme la mucoviscidose.
  • Facteurs anatomiques : déviation du septum ou hypertrophie des cornets du nez.
  • Tumeurs dans le nez et dans les sinus : elles peuvent obstruer les voies d’évacuation vitales.

L'infection provoque une production de mucus, substance visqueuse et translucide sécrétée par les muqueuses qui recouvrent la paroi de certains organes (poumons, pharynx, sinus...). Le mucus hydrate et protège ces organes par la muqueuse des sinus. Si le mouchage ne parvient pas à évacuer le mucus contenant l’agent infectieux, le mucus s’épaissit et la muqueuse devient très inflammatoire ; ce qui bloque la communication entre les sinus et les fosses nasales. Le mucus ne peut plus s'écouler et la pression dans les sinus augmente. Les symptômes de sinusite apparaissent.

 

Sinus enflammé

 

Symptômes

La sinusite maxillaire aiguë, forme la plus fréquente de sinusite aiguë, est le plus souvent virale. Les symptômes s'installent en moins de 3 jours à la suite d’une rhinopharyngite banale. La personne atteinte peut présenter :

  • une congestion nasale avec un écoulement clair ou purulent des deux narines.
  • une douleur et une sensation de pesanteur située sous les deux yeux, derrière les pommettes.
  • parfois des maux de tête diffus, modérés.
  • de la fièvre, une sensation de malaise, une toux et des éternuements.

Les douleurs ressenties au niveau des sinus correspondent à une congestion des orifices d’ouverture des sinus. 

Une surinfection bactérienne est probable, si au moins deux ou trois des symptômes suivants sont présents, malgré le traitement symptomatique suivi pendant au moins 48 heures :

  • les douleurs sous-orbitaires persistent et s’aggravent.
  • elles sont présentes d'un seul côté et elles sont pulsatiles.
  • elles augmentent lorsque la personne baisse la tête, en fin d'après-midi et la nuit.
  • l’écoulement par le nez s'aggrave et devient purulent.
  • l'écoulement nasal est unilatéral (il se fait par une seule narine).

- Les sinusites frontale, ethmoïdale et sphénoïdale sont d’origine bactérienne. Elles sont beaucoup plus rares et plus graves en raison du risque de complications cérébro-méningées et oculaires. Elles nécessitent un traitement rapidement mis en place.

  • La sinusite frontale :

Elle s'observe à partir de 10 ans. Elle se caractérise par une douleur située au-dessus d'un seul œil, pulsatile (qui donne l’impression de battements), augmentée par la pression et accompagnée d’une fièvre souvent élevée (plus de 38,5 °C) et d’un écoulement nasal unilatéral.

  • La sinusite sphénoïdale :

Elle se manifeste par des céphalées profondes derrière l’œil, irradiant vers le haut de la tête, intenses et souvent majorées la nuit. La température est habituellement supérieure à 38,5 °C. L’écoulement nasal se fait le plus souvent à l’arrière du nez.

  • La sinusite ethmoïdale :

Cette sinusite est rare. La personne présente un gonflement (œdème) d’une seule paupière et des douleurs de l’œil correspondant. La température est élevée. L’écoulement nasal ne concerne que le côté atteint.

 

Symptomes sinusite

 

 

Diagnostic

Le diagnostic repose principalement sur un bilan clinique, le médecin examine la cavité buccale et nasale du patient à l’aide d’un rhinoscope (appareil optique permettant d’écarter l’aile du nez et de diriger le faisceau lumineux dans la fosse nasale), cet examen peut montrer une muqueuse œdémateuse avec un écoulement purulent antérieur ou postérieur. Si nécessaire, un examen dentaire peut également être réalisé si on suspecte une origine dentaire.

Si suspicion de diagnostic ou en cas de complication, une radiographie ou un scanner peut être effectué.

 

Rhinoscopie

 

Complications

Dans de très rares cas, l'infection des sinus peut se propager vers les yeux ou le cerveau, ce qui peut notamment causer les problèmes suivants :

  • une méningite.
  • un abcès au cerveau.
  • une thrombophlébite des veines des yeux.
  • une ostéomyélite des os frontaux (surtout chez les enfants).
  • Une diffusion de l’infection aux autres sinus (pansinusite).

En outre, les sinusites non traitées ou chroniques risquent d’aggraver les troubles respiratoires chez les personnes souffrant d’asthme, en particulier chez les enfants.

 

 

Traitement

Le traitement a pour but d’apaiser les symptômes, le médecin peut être amené à prescrire un traitement symptomatique. C’est le cas pour les sinusites aigues maxillaires qui sont généralement d’origine virale. Le traitement repose donc sur :

  • Antalgique et antipyrétique ‘’paracétamol’’.
  • Lavage régulier et abondant du nez pendant 7 jours avec une solution adaptée (eau de mer, sérum physiologique…).
  • Corticoïde et vasoconstricteur en spray pour réduire l’inflammation des sinus pendant 5 à 7 jours.
  • Antihistaminique en cas de sinusite d’origine allergique.

Une sinusite bactérienne, nécessitera quant à elle un traitement antibiotique, l’antibiotique de référence est l’amoxicilline. Toutefois, si aucune amélioration n’est constatée au bout de quelques jours, un traitement de l’amoxicilline associée à de l’acide clavulanique sera prescrit.

En cas d’allergie aux molécules de la famille de l’amoxicilline, l’utilisation de céphalosporine est recommandée. En cas de contre-indication aux antibiotiques cités précédemment, le médecin prescrira de la pristinamycine ou du télithromycine chez un adulte ou du cotrimoxazole chez un enfant.

Dans certains cas et surtout en cas d’échec du traitement médical, une ponction des sinus avec drainage peut être envisagée. Elle a pour but d'aspirer les sécrétions purulentes, de contrôler la cavité sinusienne par l'introduction d'une optique, de pratiquer un prélèvement pour rechercher un germe et choisir un antibiotique efficace.

- Si au bout d’un mois, la sinusite perdure, des explorations cliniques supplémentaires pourront être réalisées et notamment un traitement chirurgical est envisageable. La chirurgie fonctionnelle des sinus est endoscopique et qui se fait à l’aide d’un endoscope grossissant, c’est-à-dire, d’un tube fin avec un dispositif lumineux à l’extrémité. Il existe trois types d’opérations des sinus :

  • L’éthmoïdectomie : qui dégage les sinus éthmoïdaux en retirant les os et les tissus infectés qui empêchent le drainage naturel.
  • La méatomie moyenne ou maxillaire : qui dégage les sinus maxillaires. Il s’agit de la chirurgie la plus fréquemment utilisée.
  • La septoplastie associée à une turbinoplastie : la septoplastie permet de traiter les déviations des cloisons nasales. En effet, lorsque le septum est dévié, une narine peut être plus grande que l’autre et les cornets de celle-ci sont donc également plus volumineux et obstrue le passage de l’air avec des répercussions sur les sinus. Le but de cette opération est d’un côté, de redresser le septum pour que l’air s’écoule normalement dans les deux narines, et de l’autre côté, la turbinoplastie permet de réduire suffisamment les cornets pour améliorer la respiration et le drainage des sinus, tout en préservant une quantité suffisante de tissus.

 

 

Prévention

La prévention des sinusites d’origine infectieuse repose sur les mesures d’hygiène habituellement recommandées pour prévenir les rhumes et les rhinopharyngites : lavage régulier des mains, maintien d’une atmosphère suffisamment humide dans la maison, etc. Une bonne hygiène dentaire et des visites régulières chez le dentiste peuvent contribuer à prévenir les sinusites maxillaires.

La prévention des sinusites d’origine allergique consiste à éviter l’exposition aux substances responsables de l’allergie, et à prendre des médicaments antiallergiques. L’arrêt du tabac peut également contribuer à réduire le risque de développer une sinusite.

En cas de sinusite, vous pouvez appliquer des remèdes naturels pour soulager les symptômes avant de consulter un médecin :

  • Inhalez des vapeurs pour dégager les sinus.
  • Humidifiez des tissus ou des serviettes à l’eau chaude et posez-les sur les sinus touchés.
  • Buvez des boissons chaudes pour soulager les sinus infectés.
  • Effectuez des lavages de nez avec des pulvérisateurs à l’eau de mer pour irriguer le nez ou avec une solution saline.

 

 

Plantes

Certaines plantes sont parfois recommandées contre la sinusite. Prudence malgré tout, il vaut mieux prendre l'avis de son médecin ou de son pharmacien avant de prendre un traitement phytothérapique, particulièrement pendant la grossesse et chez l'enfant.

  • Eucalyptus (Eucalyptus globulus) :

L’eucalyptus a la propriété de diminuer la viscosité des sécrétions nasales et de tuer les bactéries, en particulier celles de type streptocoque. Les feuilles d’eucalyptus peuvent être consommées sous forme d’infusion : infuser de 2 à 3 g de feuilles séchées dans 150 ml d'eau bouillante durant 10 minutes, et boire 2 tasses par jour.

Pour préparer une inhalation de vapeurs d’huile essentielle d’eucalyptus, mettre dans un bol d’eau très chaude 1 cuillère à thé de feuilles séchées d’eucalyptus. Ajouter au mélange 1 cuillère à thé de crème ou de baume à l’eucalyptus, ou encore 15 gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus. Inhaler les vapeurs alternativement par le nez et la bouche après avoir recouvert d’un tissu la tête et le bol.

  • Menthe poivrée (Mentha pepirata) :

Cette plante agit sur les symptômes du rhume et réduit l’inflammation des muqueuses du nez. Verser 3 ou 4 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée dans de l'eau très chaude et inhaler les effluves. Répéter de 2 à 3 fois par jour.

  • Andrographis (Andrographis paniculata) :

L'Andrographis Paniculata est utilisée pour prévenir les infections respiratoires par des effets anti-inflammatoires et immunostimulants. Prendre 400 mg d'extrait normalisé (renfermant de 4 à 6 % d'andrographolide) 3 fois par jour.

 

 

Goutte : définition, causes, symptômes, traitement

Goutte

Le 07/01/2022

 

Sommaire

° Définition

° Epidémiologie

° Causes

° Symptômes

° Diagnostic

° Traitement

° Prévention

 

 

 

Définition

La goutte est une pathologie rhumatismale chronique, qui appartient aux hyperuricémies, c’est-à-dire aux pathologies associées à un taux anormalement élevé d’acide urique dans le sang. Elle appartient à la classe des arthropathies microcristallines ou rhumatismes microcristallins, classe dans laquelle se retrouvent des maladies articulaires provoquées par des dépôts de cristaux de calcium, comme la chondrocalcinose.

Des cristaux microscopiques constitués d’acide urique peuvent se déposer dans les articulations et les tissus environnants (bourses séreuses, tissu conjonctif) entraînant une inflammation articulaire. Les arêtes vives des cristaux d’acide urique irritent les tissus, provoquent une inflammation et entraînent de violentes douleurs.

Maladie chronique, la goutte se manifeste classiquement par des poussées inflammatoires successives au niveau des articulations, communément appelées des crises de goutte. La crise de goutte est particulièrement douloureuse et survient brutalement. L’articulation la plus touchée est celle du gros orteil, qui devient gonflée et rouge. 

 

Goutte gros orteil

 

Epidémiologie

Il s’agit de l’arthropathie inflammatoire la plus fréquente dans les pays occidentaux.

Les hommes sont nettement plus touchés que les femmes par la goutte, puisque 80% des patients goutteux sont de sexe masculin. Chez l’homme, la maladie se déclare généralement après 40 ans et son incidence augmente avec l’âge. Les femmes sont protégées de la goutte jusqu’à la ménopause, grâce aux hormones féminines, et sont touchées plus tardivement par la maladie, après 65 ans.

 

 

Causes

Si la goutte a pour origine un excès d’acide urique dans le sang, plusieurs causes ou facteurs de risque ont pu être identifiés :

  • Une prédisposition génétique, caractérisée par une réduction congénitale de la capacité des reins à éliminer l’acide urique présent dans le sang.
  • L’âge et le sexe : avant 65 ans, la goutte est quatre fois plus fréquente chez l’homme, et reste trois fois plus fréquente après cet âge. Chez la femme, le développement de la goutte est intimement lié à l’âge de la ménopause.
  • Une alimentation riche en purines : dans l’organisme, les purines présentes dans les aliments sont dégradées en acide urique. Les aliments riches en purines sont notamment la viande (en particulier la viande rouge, les abats et la charcuterie), certains poissons et les fruits de mer.
  • Une consommation excessive d’alcool, qui réduit l’élimination de l’acide urique par les reins.
  • Le syndrome métabolique (association d’obésité, d’hypertension artérielle, de troubles lipidiques et de troubles glucidiques), puisque 75% des patients goutteux présentent un syndrome métabolique. Inversement, les maladies cardiovasculaires peuvent être une conséquence de la goutte.
  • Une atteinte rénale liée à :
    • La prise de certains médicaments, comme des diurétiques thiazidiques, certains antihypertenseurs, l’aspirine, certains immunosuppresseurs, des laxatifs ou encore des médicaments antituberculeux.
    • L’exposition à certains toxiques, comme le plomb.
  • L’existence de certaines pathologies (la goutte est dite secondaire) :
    • L’insuffisance rénale.
    • Le diabète.
    • Un cancer du sang.
    • Le psoriasis.

La goutte ne survient pas systématiquement chez toutes les personnes qui présentent un taux anormalement élevé d’acide urique dans le sang. Mais chez ces personnes, certains facteurs peuvent déclencher une crise de goutte :

  • Une importante consommation d’alcool.
  • Un repas copieux à base de viande, de poisson ou de fruits de mer ou riche en graisses.
  • Un régime alimentaire trop restrictif ou un jeûne.
  • Une complication du diabète (crise d’acidocétose).
  • Une déshydratation (effort physique intense, vomissements ou diarrhée).
  • Un stress important.

 

Symptômes

La goutte est une maladie articulaire chronique, qui se caractérise par des poussées inflammatoires successives, les crises de goutte. Les articulations et les tissus autour des articulations sont touchés, l’articulation la plus fréquemment atteinte étant celle du gros orteil. Les autres articulations susceptibles d’être concernées sont : le pied, la cheville, le genou, les doigts, le poignet et le coude.

La crise de goutte est un épisode particulièrement douloureux, qui débute souvent au repos, pendant le sommeil. L’articulation touchée est gonflée, chaude et rouge (signes d’inflammation), avec une extension possible aux tendons et aux bourses séreuses. Les parties touchées sont extrêmement sensibles à la pression et au toucher. La douleur est extrêmement vive et devient maximale en 6 à 12 heures. Elle peut être précédée avant la crise de picotements, d’une gêne articulaire et d’une perte de mobilité. De la fièvre et des frissons peuvent également apparaître. Sans traitement, la crise régresse en une ou deux semaines.

Au fur et à mesure de l’évolution de la goutte, si elle n’est pas correctement traitée, les crises de goutte peuvent devenir de plus en plus rapprochées. Parallèlement, le nombre d’articulations touchées a tendance à augmenter et les articulations concernées peuvent finir par se déformer, suite à la répétition des crises. Des tophi goutteux, qui ressemblent à de petites masses qui se développent sous la peau, peuvent se développer dans les parties les plus froides de l’organisme, comme les coudes, les pieds, les tendons d’Achille, les doigts et les oreilles.

Parfois, une substance blanchâtre peut s’écouler à partir des tophi goutteux.

Si la goutte est chronique et mal prise en charge, des dépôts d’acide urique peuvent se former dans l’appareil urinaire (uretères, vessie, …), provoquant des calculs rénaux, à l’origine de coliques néphrétiques. La goutte chronique peut aussi évoluer vers des formes secondaires d’arthrose.

 

Diagnostic

Le diagnostic de goutte repose sur un certain nombre d’éléments cliniques et d’examens complémentaires :

  • Une ou plusieurs crises de goutte caractéristiques.
  • L’existence d’un ou de plusieurs facteurs de risque de goutte.
  • Un dosage sanguin du taux d’acide urique, révélant une hyperuricémie, c’est-à-dire un taux d’acide urique supérieur à 70 mg/l.
  • Des examens d’imagerie (radiographie, échographie) pour visualiser les articulations atteintes.
  • Une ponction de l’articulation, pour détecter les cristaux d’acide urique et différencier la goutte de la chondrocalcinose.

L’existence d’une hyperuricémie n’est pas suffisante pour poser un diagnostic de goutte. En effet, certaines personnes ont un taux anormalement élevé d’acide urique dans le sang, sans présenter de crises de goutte. A l’inverse, certains patients goutteux ont un taux d’acide urique normal, au moment d’une crise de goutte.

Une fois le diagnostic de goutte posé, il est nécessaire d’évaluer le risque cardiovasculaire du patient. En effet, goutte et maladies cardiovasculaires sont étroitement liées, la goutte augmentant le risque cardiovasculaire.

 

Traitement

La prise en charge médicale de la goutte comporte plusieurs aspects :

  • Le traitement de la crise de goutte.
  • Le traitement de fond de la goutte.
  • Des mesures hygiéno-diététiques pour corriger les facteurs de risque et réduire le risque cardiovasculaire.

Pour traiter la crise de goutte, plusieurs médicaments sont disponibles :

  • Des anti-inflammatoires, par voie orale, en application locale, ou injectés directement dans l’articulation touchée, en particulier des anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme le diclofénac.
  • Des corticoïdes, qui peuvent être injectés au niveau de l’articulation ou administrés par voie orale.
  • La colchicine, traitement classique de la crise de goutte, en respectant strictement la posologie prescrite, en raison d’effets indésirables importants.

Parallèlement, l’articulation atteinte doit être mise au repos, si besoin en ayant recours à une orthèse. Un refroidissement avec de la glace peut également contribuer à réduire les symptômes de l’inflammation.

Pour réduire le nombre et la fréquence des crises de goutte, prévenir la formation des tophi goutteux et les complications de la goutte, un traitement de fond peut être nécessaire et doit être prescrit à vie. Le traitement de fond consiste à maintenir le taux sanguin d’acide urique en-dessous d’une certaine valeur. Plusieurs médicaments sont disponibles dans cette indication thérapeutique :

  • L’allopurinol diminue la formation d’acide urique et constitue le traitement de fond de première intention de la goutte.
  • Le fébuxostat diminue la formation d’acide urique et est prescrit en cas d’inefficacité ou de contre-indication à l’allopurinol.
  • Les uricosuriques, le probénécide et la benzbromarone augmentent l’élimination rénale de l’acide urique et sont prescrits chez certains patients.

 

Prévention

Parallèlement au traitement de fond de la goutte, des mesures hygiéno-diététiques sont nécessaires pour réduire le taux d’acide urique dans le sang, corriger les facteurs de risque de la maladie goutteuse et réduire le risque cardiovasculaire. Ces mesures sont les suivantes :

  • La pratique d’une activité physique régulière et adaptée à la condition physique du patient.
  • Une alimentation équilibrée : baisse de la consommation des aliments riches en purines (protéines animales), augmentation des apports laitiers pauvres en graisses, des fruits et légumes. Les viandes maigres sont préférées aux viandes rouges.
  • Une diminution de la consommation d’alcools, en particulier un arrêt de la consommation de bière, très riche en purines, et d’alcools forts.
  • Une perte de poids en cas de surpoids, ou un maintien du poids corporel.

La goutte est une maladie chronique, qui nécessite un suivi médical régulier, en particulier des éventuelles complications et des risques associés de maladies cardiovasculaires. Les maladies associées et les facteurs de risque cardiovasculaire doivent être pris en charge de manière adaptée.

 

 

Sommeil et santé

Le 07/01/2022

Le sommeil occupe un tiers de notre vie et on ne peut pas s’en passer. Le sommeil est même peut-être aussi important pour la santé que la nourriture et l’exercice physique. Une bonne nuit permet d’abord de se reposer et de «recharger ses batteries». Lorsqu’on dort, la température du corps baisse et la dépense d’énergie diminue, ce qui permet à l’organisme de vivre au ralenti et de récupérer ses forces.

Notre métabolisme ne reste pas inactif pour autant. Il profite notamment de notre sommeil profond pour fabriquer des hormones, à commencer par l’hormone de croissance qui fait grandir les enfants et développe les muscles, les os et les cartilages des adultes.

Par ailleurs, ce n’est pas un hasard si, quand nous souffrons d’infections ou d’inflammations, notre corps secrète des substances hypnogènes qui favorisent l’endormissement. Il n’y a en effet rien de tel que le sommeil pour renforcer nos défenses naturelles et aider le système immunitaire à réagir.

Mais le plus grand bénéficiaire d’une bonne nuit de repos reste toutefois le cerveau. Jour et nuit, il ne cesse jamais de travailler et il met à profit notre sommeil pour consolider notre mémoire et favoriser l’apprentissage. Il incite en quelque sorte les circuits neuronaux à «répéter» ce qu’ils ont appris à l’état de veille afin de renforcer la trace mnésique. Un test simple permet de s’en convaincre : apprenez une série de mots et essayez de la répéter quelques heures plus tard. Vous constaterez que vous réussirez bien mieux l’exercice le lendemain matin.

 

Manque de sommeil et maladies

Le sommeil étant une fonction vitale, il est logique que ses perturbations et ses troubles aient des répercussions néfastes sur notre santé physique et psychique. Après de mauvaises nuits, nous nous sentons flapis, privés d’énergie et sujets à la somnolence, cet état de fatigue est une cause importante d’accidents de la voie publique et d'accidents professionnels.

Le manque de sommeil accroît aussi le risque d’hypertension, de maladies cardiovasculaires, de diabète et il favorise même l’obésité. Il bouscule en effet l’équilibre qui s’établit naturellement entre trois hormones intervenant dans la prise de poids : il nous prive de celle qui refrène l’appétit (leptine), augmente la sécrétion d’une autre qui stimule l’appétit (ghréline) et entraîne la production d’un surcroît d’une troisième (orexine) qui nous pousse à manger pour le seul plaisir. Mal dormir incite ainsi à trop manger et à grignoter entre les repas.

Mais la fatigue se répercute aussi sur notre caractère : elle nous rend irritables et favorise les troubles de l’humeur, voire la dépression.

Une personne adulte nécessite 8 heures de sommeil par jour, mais cela diffère selon l'âge et les efforts physiques ou intellectuels :

- Nouveau-né : 16 à 17 heures

- Nourrisson (6 mois à 2 ans) : 13 à 14 heures

- Jeune enfant (2 à 5 ans) : 10 à 13 heures

- Enfant (6 à 13 ans) : 9 à 11 heures

- Adolescent (14 à 17 ans) : 8 à 10 heures

- Adultes : 7 à 9 heures

Il est conseillé de respecter la durée et l'horaire du sommeil afin de préserver la santé (mentale et physique), et d'éviter toute répercussion néfaste sur le corps ''mieux prévenir que guérir".

 

 

Verrues - description de la maladie

Verrues

Le 04/01/2022

 

Sommaire

° Définition

° Types

° Terrain 

° Causes

° Contagiosité

° Examens

° Diagnostic différentiel

° Evolution

° Verrues et cancer !

° Traitement

° Prévention

 

 

 

Définition

Les verrues, encore appelées papillomes viraux, sont des lésions cutanées bénignes, c'est-à-dire sans gravité, correspondant à des excroissances de peau. Elles sont liées à l'infection de la peau par un virus appelé ‘’human papillomavirus’’ ou HPV dont il existe de nombreux types différents.

 

Verrue hpv

 

Types

On distingue plusieurs sortes de verrues en fonction de leur aspect, de leur localisation sur le corps et du type de virus HPV responsable : les verrues vulgaires, les verrues plantaires, les verrues filiformes et les verrues planes.

- Les verrues vulgaires (communes) sont des lésions hémisphériques uniques ou multiples surélevées et dont la taille varie de quelques millimètres à 1 cm. Elles sont localisées principalement sur le dos des mains et les doigts. Elles peuvent également se situer en périphérie des ongles et entraîner alors des anomalies de ces derniers et peuvent être très douloureuses à cet endroit.

- Les verrues plantaires (deux types) :

  • La myrmécie qui est une lésion le plus souvent unique, bien circonscrite, ponctuée de points noirâtres, et parfois douloureux à l'appui.
  • Les verrues mosaïques qui sont localisées au niveau de la plante des pieds, mais aussi au niveau des mains et en périphérie des ongles, et se présentent sous forme de plaques de peau épaissie recouvertes de lésions multiples superficielles non douloureuses.

- Les verrues filiformes sont situées principalement au niveau du visage, en particulier autour de la bouche, le nez, les paupières et au niveau des zones de rasage (cou). Elles sont plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes.

- Les verrues planes siègent surtout au niveau du visage et sur le dos des mains. Il s'agit de lésions papuleuses arrondies ou polygonales de petite taille, de couleur chair ou pigmentées, retrouvées par dizaine ou par centaines, sous forme de plaques ou de stries secondaires au grattage.

 

Types de verrues cutanees

 

- Les verrues génitales (condylomes) :

Certains papillomavirus affectent non pas la peau mais les muqueuses, en particulier les muqueuses ano-génitales, et sont responsables de condylomes ou verrues génitales. La contamination se faisant essentiellement par voie sexuelle, les condylomes sont considérés comme une infection sexuellement transmissible «IST».

 

Terrain

Les verrues touchent principalement les enfants de 5 à 15 ans, 50 à 70% d'entre eux développeront des verrues vulgaires et 20 à 30% des verrues plantaires. Leur incidence décline au-delà de 15 ans et jusqu'à l'âge de 20 ans, pour augmenter à nouveau après 25 ans.

Même si elles touchent principalement les enfants, elles ne sont toutefois pas exceptionnelles chez l'adulte. Elles se rencontrent également fréquemment chez les sujets immunodéprimés, en particulier les sujets ayant subi une greffe du rein en raison des traitements immunosuppresseurs nécessaires à la greffe. Un bilan immunitaire comportant la numération des globules blancs et une sérologie VIH peuvent être prescrits lors de l'apparition de multiples verrues très profuses chez un adulte sain.

 

Causes

Les verrues sont dues aux virus HPV, ceux ayant tendance à infecter la peau sont les HPV 2, 4, 8, 14, 29, 36 et 46. Si la responsabilité du papillomavirus dans la survenue des verrues cutanées est bien établie, son mécanisme d'action dans la prolifération des verrues est encore bien mal compris.

Il existe environ 120 types d'HPV responsables de différentes lésions. Il s'agit de virus ubiquitaires, c'est-à-dire qu'on les retrouve fréquemment à la surface de la peau de nombreux individus sans pour autant qu'ils entraînent de lésions. On estime ainsi à au moins 50% la proportion de porteurs sains. A cause d'une effraction cutanée souvent infime et passant la plupart du temps inaperçue, le virus va infecter la cellule de l'épiderme ou kératinocyte entraînant parfois sa prolifération responsable de l'excroissance cutanée. Certaines maladies fragilisant l'épiderme peuvent aussi favoriser le développement des verrues.

On ne sait pas aujourd'hui pourquoi ces papillomavirus si fréquemment présents à la surface de la peau de nombreux individus vont être responsables du développement de verrues cutanées chez certaines personnes et pas chez d'autres. Une susceptibilité / un terrain génétique et/ou immunitaire est (sont) évoqué(es).

De même, lorsque le papillomavirus pénètre dans la cellule épidermique (kératinocyte), il peut soit profiter de la multiplication normale des kératinocytes et être ainsi expulsé à la surface de la peau, soit resté à l'état de latence, c'est-à-dire endormi, au sein du kératinocyte et se réveiller un jour, à la faveur d'un stress, d'un déficit des défenses de l'organisme, et entamer alors un ‘’cycle productif’’. On ne sait toujours pas aujourd'hui ce qui conditionne le cycle productif ou au contraire la latence et la résurgence du virus après plusieurs années de latence…

Enfin, alors que les papillomavirus semblent spécifiques de l'être humain, le principal réservoir de virus étant l'homme porteur de verrues, on ne sait pas comment expliquer la contamination de certains professionnels comme les bouchers ou les vétérinaires par exemple par manipulation de la viande, de la volaille ou du poisson.

 

 

 

Contagiosité

C’est une maladie peu contagieuse, la principale source de contagion est la lésion cutanée elle-même en raison de la dissémination dans l'environnement des squames épidermiques infectées par le virus HPV. Le principal réservoir de virus est donc l'individu porteur de verrues. La transmission interhumaine est le plus souvent directe par contact cutané, favorisée par des effractions cutanées et/ou un dessèchement de la peau.

Certains facteurs environnementaux semblent jouer un rôle important dans la dissémination comme les milieux humides (piscines, salles de sport, transpiration des pieds), les contacts étroits entre individus (scolarité), la taille de la famille (plus elle est grande, plus les verrues sont fréquentes), la vie en collectivité ainsi que la vie en milieu rural. Certaines professions favorisent également la prolifération des verrues, notamment les professionnels manipulant de la viande, des volailles et des poissons (bouchers, vétérinaires).

 

Examens

Le diagnostic des verrues cutanées est avant tout un diagnostic clinique. Dans la plupart des cas, il n'y a pas lieu d'effectuer de biopsie ou d'autre examen.

Des biopsies peuvent toutefois s'avérer nécessaires en cas de lésions atypiques ou de lésions ulcéreuses qui pourraient être confondues avec certaines formes de cancers. Une verrue plantaire siège d'une ulcération chronique ainsi qu'une verrue péri-unguéale ulcérée ou modifiant l'ongle doivent faire l'objet d'une biopsie afin d'éliminer une lésion cancéreuse.

 

Diagnostic différentiel

Deux types de lésions dermatologiques peuvent prendre un aspect proche de celui des verrues :

  • Les Molluscum contagiosum sont des papules hémisphériques et translucides de 1 à 6 mm, avec un cratère central au sommet. Elles apparaissent sur le tronc, les aisselles, les membres et parfois sur le visage et les parties génitales. Très contagieuses, elles disséminent par auto contamination causée par le grattage.

Molluscum contagiosum

 

  • Les verrues séborrhéiques « kératoses séborrhéiques » sont des taches brunes de squames grasses. Elles affectent essentiellement les personnes âgées et se décollent assez facilement.

Keratose seborrheique 1

 

Evolution

Le système immunitaire permet le plus souvent l'élimination des lésions. Chez l'enfant, dans la très grande majorité des cas, la durée moyenne d'évolution des verrues cutanées est de 2 ans. On estime en effet qu'environ un tiers des verrues guérit spontanément en 6 mois et que la régression spontanée dans les 2 ans s'observe dans deux tiers des cas.

 

Verrues et cancer !

Les HPV responsables des verrues des mains et des pieds n'entrainent pas de cancer cutané, autrement dit les verrues ne favorisent pas la survenue de cancer cutané. A la différence des HPV muqueux responsables du cancer du col de l'utérus, les HPV cutanés ne sont pas directement cancérigènes.

En revanche, une verrue plantaire siège d'une ulcération chronique ainsi qu'une verrue péri-unguéale (autour de l'ongle) ulcérée ou modifiant l'ongle doivent faire consulter un dermatologue afin d'éliminer un cancer cutané pouvant prendre l'aspect d'une verrue.

 

Traitement

L'impossibilité d'éradiquer le virus de façon définitive explique la fréquence des récidives et parfois le sentiment de découragement éprouvé devant des traitements perçus comme insuffisamment efficaces.

La disparition spontanée des lésions dans les 2 ans peut justifier l'abstention thérapeutique si le préjudice esthétique est accepté par le patient.

Les verrues cutanées régressent le plus souvent spontanément dans les 2 ans. Dans certains cas, les lésions peuvent persister plusieurs années, chez l'enfant comme chez l'adulte, sans autre conséquence qu'un préjudice esthétique, principal facteur motivant le recours à un traitement qui reste à ce jour purement symptomatique.

En effet, aucun traitement ne permet aujourd'hui l'éradication du virus. L'objectif thérapeutique se résume donc à la destruction pure et simple des lésions visibles par diverses méthodes, aucune d'entre elles n'ayant fait la preuve de sa supériorité à long terme par rapport aux autres. Il n'existe actuellement aucune recommandation privilégiant une méthode plutôt qu'une autre et on peut ainsi indifféremment commencer par l'une ou l'autre technique, et passer également indifféremment de l'une à l'autre.

En revanche, chez l'adulte, des lésions plantaires ou péri-unguéales ulcérées pouvant prendre l'aspect de verrues doivent motiver une consultation chez le dermatologue afin d'éliminer un cancer cutané dont la prise en charge thérapeutique est alors naturellement radicalement différente.

 

1) Traitements physiques :

Il existe plusieurs méthodes physiques de destruction des verrues. Toutes sont plus ou moins douloureuses et peuvent nécessiter parfois une anesthésie locale :

  • La cryothérapie : c'est de loin la méthode la plus répandue en raison de son extrême facilité d'utilisation et de son faible coût. Elle consiste en l'application locale d'azote liquide à −196 °C, soit à l'aide d'un coton-tige maintenu sur la lésion pendant une dizaine de secondes, soit par pulvérisation à l'aide d'un spray. C'est une méthode qui peut être efficace dès la première séance, mais il est souvent nécessaire de renouveler l'opération plusieurs fois pour obtenir la disparition totale des lésions.
  • L'électrocoagulation : basée sur l'utilisation d'un bistouri électrique, il s'agit d'une technique ancienne qui n'a plus véritablement d'indication aujourd'hui compte tenu des autres techniques proposées et des risques de cicatrices.
  • Le curetage chirurgical : il reste réservé aux lésions volumineuses uniques ou pédiculées. Il existe un risque de cicatrice douloureuse.
  • La vaporisation au laser CO2 : il s'agit d'une méthode coûteuse laissant une cicatrice dans 50% des cas. Comme pour l'électrocoagulation, la formation de vapeurs contenant des particules virales, donc potentiellement contaminantes, nécessite à la fois une aspiration efficace ainsi que la protection du visage (yeux, nez, bouche) tant du patient que du médecin.

 

2) Traitements chimiques :

  • Les kératolytiques : des préparations à base d'acide salicylique à des concentrations variant de 10 à 60%, associé ou non à de l'acide lactique et à de l'acide trichloracétique, peuvent être appliquées quotidiennement sous pansement occlusif (fermé) pendant 2 semaines pour désépaissir et décaper les verrues surtout si elles sont épaisses.
  • Appliqué régulièrement, le crayon au nitrate d'argent semble parfois efficace et rapide pour le traitement des verrues, son application est parfois douloureuse.

 

3) Traitements médicamenteux :

Ils sont réservés aux formes réfractaires :

  • L'imiquimod, en crème à appliquer, a une action reconnue sur les verrues génitales. Pour les autres localisations, son efficacité est variable.
  • L'injection intra lésionnelle de bléomycine est efficace mais douloureuse et il existe un risque non négligeable d'acrosyndrome et de nécrose lorsqu'elle est pratiquée au niveau des doigts.
  • Le 5-fluorouracile en pommade peut être utilisé sur les verrues planes.

Que les verrues aient été détruites par une méthode physique ou par une méthode chimique, il est recommandé de retourner voir le dermatologue 3 à 4 semaines plus tard afin de s'assurer de la bonne évolution du traitement et de la bonne cicatrisation des lésions. Il n'est pas rare que des séances supplémentaires soient proposées en raison d'une disparition incomplète des lésions. Un suivi mensuel par le dermatologue est recommandé jusqu'à la disparition complète des lésions.

Les traitements destructeurs des verrues entraînent une nécrose cutanée susceptible de s'ulcérer et de se surinfecter. Un traitement désinfectant local est en général suffisant, le recours à un traitement antibiotique par voie générale restant exceptionnel et réservé aux cas les plus sévères.

 

4) Traitements d'avenir :

Deux pistes de recherche sont actuellement explorées :

  • Les immunomodulateurs dont le principe serait d'essayer de déclencher une réaction immunitaire susceptible d'éliminer les virus HPV.
  • Vaccination préventive contre les virus HPV de façon similaire à celle qui est proposée aux jeunes filles à la puberté ou dans la première année suivant les premiers rapports sexuels afin de prévenir la survenue de verrues génitales et d'un cancer du col de l'utérus.

 

Prévention

Si vous avez une verrue, évitez de la manipuler pour limiter sa propagation à d'autres parties du corps et pour ne pas transmettre à d'autres personnes le virus en cause.

Si vous n'avez pas de verrues, certaines mesures d'hygiène simple peuvent vous aider à prévenir leur survenue :

  • Ne touchez pas ou ne grattez pas les verrues d'une autre personne.
  • N'utilisez pas la serviette ou le gant de toilette d'une personne porteuse de verrues.
  • Ne partagez pas les chaussettes ou les chaussures d'une personne qui a des verrues plantaires.
  • N'utilisez pas une lime ou une pierre ponce qui a servi à polir une verrue.
  • Evitez de marcher pieds nus dans les abords des piscines, vestiaires, gymnases, douches publiques.
  • Portez des sandales ou des tongs dans ces endroits publics.
  • Séchez-vous les pieds après une douche ou un bain et a fortiori après un bain dans une piscine collective car le virus pénètre plus facilement dans une peau humide.
  • Certains professionnels comme les bouchers, les poissonniers, les esthéticiennes ou les vétérinaires sont plus exposés à la survenue de verrues au niveau des mains. La meilleure protection pour eux est le port de gants.

 

 

50 remèdes naturels maladies chroniques

Le 30/12/2021

- Les spécialistes de la médecine allopathique conventionnelle ont tendance à considérer le patient comme un “foie”, un "intestin "ou un “sein”, alors qu’une approche holistique de la santé considère chaque personne dans sa globalité. « Holistique » vient du grec "holos" qui signifie "tout entier".

- Le principe fondamental de l'approche holistique consiste à comprendre l’état de santé d’une personne en fonction de ses facteurs mentaux, émotionnels, énergétiques et physiques, et donc d’aider l’organisme à maintenir son équilibre et stimuler ses capacités, à se guérir par lui-même, en utilisant des moyens naturels. Cette approche favorise un mieux-être chez l'individu parce qu'elle tient compte de tous ces facteurs par un traitement individualisé spécifique, adapté à chaque cas.

- Vous trouverez dans cette formation :

  • Une approche holistique de la santé.
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