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Café, combien de tasses par jour ?
Le 27/02/2022
Si le café est connu pour ses nombreux bienfaits, une quantité trop élevée peut à l'inverse provoquer des effets secondaires plus ou moins importants selon la dose consommée au quotidien.
Vertus et bienfaits du café
Les amateurs de café le savent bien : consommée sans excès notoire, la caféine a la particularité de stimuler le système nerveux, joue donc un rôle sur la vigilance surtout nocturne quand un état de somnolence se fait ressentir en permettant une meilleure perception visuelle et de meilleurs réflexes.
La caféine peut atténuer une migraine grâce à son effet vasoconstricteur mais en grande quantité, l'effet inverse peut être observé. Elle entraîne une amélioration des fonctions digestives comme la stimulation des sécrétions gastriques, augmente la motricité intestinale. Quant à son effet diurétique, il n'est plus à prouver. En effet, la caféine augmente le pouvoir urinaire. Côté des sportifs, elle diminue la perception de la fatigue. Chez les asthmatiques, elle améliorerait la respiration. Et bonne nouvelle, le café aurait une incidence sur l'humeur matinale !
Le café contient de nombreux nutriments bons pour la santé : des vitamines B (B2, B3, B5 et B6), des fibres, des acides aminés, du potassium, du magnésium, du calcium, du sodium mais aussi des oligo-éléments comme le fer, le zinc et le cuivre mais en petites quantités.
Il contient en outre de nombreux antioxydants. Les antioxydants permettent de limiter les dégâts provoqués par les radicaux libres, responsables des maladies chroniques et du vieillissement prématuré. Les antioxydants les plus nombreux qui entrent dans la composition du café sont les polyphénols. Ils lutteraient contre les maladies dégénératives comme Alzheimer ou la démence sénile.
Il réduit le risque de diabète de type 2 : selon l’étude réalisée par la Société Chimique Américaine, la consommation régulière de café, décaféiné ou non, jusqu’à 4 tasses par jour diminue entre 23% et 50% le risque de souffrir du diabète de type 2.
Il protège le foie : le café protège le côlon du cancer ainsi que le foie de la cirrhose alcoolique. Des études récentes ont montré que la caféine stimulait le fonctionnement des cellules hépatiques et avait un effet protecteur chez les patients souffrant d'une maladie du foie. Donc boire du café dans des quantités raisonnables, soit deux à trois tasses par jour, améliore la santé du foie.
La quantité de café à ne pas dépasser par jour
Comme tout aliment, l’excès de café est nuisible pour notre santé. Il suffit de dépasser la quantité recommandée pour passer du côté obscur de la force. Quelle est-elle ?
C’est l’Agence Européenne de la Sécurité Sanitaire des Aliments “Efsa” qui nous donne ses préconisations officielles en terme de consommation de café. Selon elle, la quantité maximale de caféine à consommer par jour et par adulte est de 400 mg. Pour vous donner un ordre d’idée, cela correspond en fait à quatre tasses de café.
L’Agence précise d’ailleurs qu’un(e) adulte en bonne santé ne doit pas dépasser 200 mg de caféine en une fois (soit une tasse et demie de café en une prise, pas plus).
Moins qu’être dangereuse, la prise excessive de caféine peut même s’avérer inutile. Une étude récente montre que l’excès de café n’est pas efficace sur le long terme. Après cinq mauvaises nuits de sommeil (moins de 5h), la caféine n’améliore les performances psychomotrices que durant deux jours, pas plus !
Une dose quotidienne de caféine qui dépend aussi de chacun
Bien évidemment, cette préconisation générale s’applique aux adultes en bonne santé et pas forcément aux cas particuliers.
En ce sens, certaines personnes doivent fortement limiter leur consommation de caféine ! Les femmes enceintes, allaitantes, ne peuvent donc pas ingérer ces 400 mg de caféine en une journée. Elles doivent se limiter à la moitié de cette dose, soit 200 mg. Au vu des risques encourus pour la grossesse, il est même préférable qu’elles s’abstiennent d’en consommer.
De plus, les effets de la caféine dépendent également du métabolisme de chaque individu. Les individus dont le métabolisme est lent sentiront les effets de la caféine plus longtemps : en effet, leur organisme mettra plus de temps à éliminer la quantité ingérée que ceux dont le métabolisme est rapide.
Ce que vous risquez si vous buvez trop de café
Les conséquences d’un excès de café, sur la santé, sont fort nombreuses :
Dans le cas des femmes enceintes, boire trop de café peut développer le risque de fausses couches voire même, dans le pire des cas, des soucis dans le développement du fœtus. Pour tous les autres individus, si la consommation dépasse les 600 mg par jour, les méfaits du café ne tardent pas non plus à se faire sentir. Les troubles du sommeil figurent parmi les plus connus d’entre eux. S’y ajoutent les troubles vasomoteurs (bouffées de chaleur, tachycardie..), les troubles digestifs (remontées acides), les troubles de l’appétit et les tremblements des membres supérieurs et inférieurs.
Le 25/02/2022
Verte, mûre, très mûre... : quelle banane est la meilleure pour votre santé ?
Avant toute chose, pourquoi miser sur la banane ? Outre son goût sucré, et sa consistance fondante, la banane est énergétique, riche en magnésium, en minéraux et en potassium, elle contient également une quantité notable de fibres, des vitamines antioxydantes (C, E et provitamine A) et des vitamines B (B6, B9).., ce qui en fait donc une alliée santé de choix. Oui, mais laquelle de la verte, jaune ou tachetée de marron faut-il choisir pour profiter un maximum de ses vertus et bienfaits ?
Outre son goût plutôt désagréable, la banane verte est très riche en amidon, peu digeste pour l’organisme. Plus elle murit et plus l’amidon laisse place à des sucres plus simples tels que le fructose et le glucose. Pour autant, que l’on se comprenne bien, bien qu’elle paraisse plus sucrée lorsqu’elle est mûre, sa teneur en glucides est identique quel que soit son stade de maturité. C’est simplement la vitesse du sucre assimilé dans le sang qui va changer. Ainsi, lorsqu’elle est trop mûre, tachetée de marron, le sucre qu’elle contient va être plus rapide à être absorbé dans l’organisme.
Diverses études ont montré qu’en mûrissant, les bananes perdent une partie de leurs vitamines et de leurs minéraux. D’un autre côté, une étude récente a démontré que lorsque les bananes mûrissent, elles produisent plusieurs antioxydants (flavonoïdes et polyphénols) et développent des propriétés anti-cancérigènes qui peuvent combattre les tumeurs malignes (cancers). La banane complètement jaune avec des taches noires produit une substance appelée TNF (facteur de nécrose tumorale). De plus, les chercheurs ont découvert que les bananes mûres sont 8 fois plus efficaces pour renforcer le système immunitaire, que les bananes vertes.
Ainsi, pour la majorité des personnes, on recommande de consommer les bananes lorsqu’elles sont bien mûres. Particulièrement lorsqu’elles sont jaunes avec des taches sur leur peau. Toutefois, les personnes qui souffrent de diabète, qui risquent de souffrir de cette maladie, ou simplement qui souhaitent éviter une augmentation rapide du taux de sucre dans leur sang, peuvent manger des bananes, mais vertes.
Metformine et déficit en vitamine B12
Le 04/02/2022
Un dépistage du taux de vitamine B12 chez toutes les personnes atteintes de diabète de type 2 traitées à la metformine pourrait prévenir des lésions nerveuses. Cette molécule de la famille des biguanides a une action anti-hyperglycémiante et n’induit pas d’hypoglycémie : il est facile de comprendre l’intérêt de la metformine pour la régulation de la glycémie.
Bien qu’intéressante dans la régulation de la glycémie, des études scientifiques récentes montrent que la prise régulière de metformine peut induire des carences en vitamine B12 susceptibles de provoquer, dans les cas les plus graves, des lésions nerveuses irréversibles.
La recommandation qui en découle est de faire contrôler régulièrement le taux de vitamine B12 chez tous les patients traités avec de la metformine, même si cette règle est très peu observée à ce jour. La première mesure est évidemment d’en parler au médecin traitant, mais l’autre façon simple de procéder, puisqu’on sait qu’il n’y a aucun risque de surdosage de la vitamine B12 quel que soit la quantité consommée, est de prendre une supplémentation systématique en vitamine B12.
Le 02/02/2022
L'eau constitue 60% du corps chez l'adulte et jusqu'à 75% chez le nouveau-né. Notre corps ne contient pas de réserve d'eau et il est nécessaire de compenser l'eau éliminée que ce soit par la transpiration ou les urines. Il est conseillé de boire 1,5 à 2 litres d'eau par jour.
Bienfaits de l'hydratation
Si l’eau représente une part si importante de notre corps, c’est pour assurer le bon fonctionnement de nos organes :
- Maintenir le volume de sang dans le corps :
Le sang permet de véhiculer l’oxygène nécessaire aux muscles et au cerveau pour absorber les nutriments et produire l’énergie dont ils ont besoin pour fonctionner. Les cellules et les organes absorbent de l’oxygène par l’intermédiaire du sang et rejettent du CO2 par la respiration. C’est pourquoi il est essentiel de maintenir un volume de sang suffisant pour transporter l’oxygène nécessaire à l’organisme. Et comme le sang se compose de plasma à 55%, et que le plasma se compose lui-même de 90% d’eau, l’eau représente près de 50% de notre sang.
- Maintenir le niveau de salive :
La salive, composée à 90% d’eau, permet de faciliter l’absorption, le transport et la digestion des aliments ingérés. En transformant les aliments grâce à la mastication, la salive favorise l’absorption des nutriments en vue de leur digestion. C’est pourquoi il est important de conserver un volume suffisant de salive dans la bouche pour lui permettre d’assurer cette fonction.
- Réguler la température du corps :
La température corporelle normale du corps se situe entre 36,5°C et 37,8°C. Au-delà, l’organisme met en place un système de régulation thermique par l’intermédiaire de la transpiration. La fièvre, l’exercice physique, l’exposition à la chaleur ou au soleil font naturellement monter la température du corps et la transpiration permet de se rafraîchir et de ramener la température à un seuil normal. Mais pour pallier les pertes d’eau liées à l’évaporation, il est nécessaire de s’hydrater régulièrement.
- Eliminer des déchets par l’urine :
L’urine contient 95% d’eau. Sa fonction ? Elle permet, par l’intermédiaire des reins, d’éliminer les déchets métaboliques et toxiques de l’organisme (résidus médicamenteux, aliments non absorbés…), tout en conservant les sels minéraux essentiels à notre santé.
Aussi, pour assurer le bon fonctionnement de notre système rénal, il est essentiel de boire suffisamment de manière à renouveler régulièrement l’urine contenue dans notre corps.
- Garder une belle peau :
La qualité de la peau n’a pas d’incidence directe sur notre survie, mais cette barrière protectrice ne doit pas pour autant être négligée, car une peau mal soignée résiste moins aux agressions extérieures, se dessèche et vieillit plus vite. La peau est tout de même l’organe le plus volumineux de notre corps et il se compose d’eau à plus de 80%. S’hydrater régulièrement favorise le renouvellement cellulaire, rend la peau souple et douce et renforce son pouvoir protecteur.
Le saviez-vous ?
Les aliments fournissent en moyenne 1 litre d’eau par jour, qu’il convient donc de compléter par la boisson qui devra donc atteindre 1,5 litres par jour. Aujourd’hui, rappelons-nous que la majorité des personnes n’atteignent pas cette recommandation et que l’eau est la seule boisson indispensable, les boissons gazeuses sont inutiles, voir dangereuses au long terme.
Attention à la déshydratation
Une consommation insuffisante d’eau entraine une déshydratation. Une perte d’eau de 1% à 2% du poids corporel signifie que l’organisme est déjà déshydraté. Certains signes comme des urines foncées, la bouche et la gorge sèches, des vertiges, de la fatigue ou encore une peau sèche peuvent vous alerter sur une possible déshydratation.
Et si la perte d’eau atteint 15% à 20% du poids corporel, la déshydratation est alors jugée préoccupante et présente de graves risques pour la santé. C’est pourquoi il est essentiel de surveiller les nourrissons en cas de diarrhées et de les hydrater très régulièrement. Chez le nourrisson, une perte de poids par déshydratation qui atteint 10% impose une hospitalisation d’urgence. Les personnes âgées sont également sujettes à la déshydratation car elles ressentent moins la soif que les adultes.
Adopter les bons gestes
- Habituer les enfants à boire régulièrement de l’eau.
- Boire en petites quantités de nombreuses fois au cours de la journée.
- Penser à boire davantage quand il fait chaud, même si on n’a pas soif. La soif est un signe tardif de déshydratation.
- Faire boire régulièrement les bébés, très sensibles à la déshydratation surtout en cas de température ambiante élevée, diarrhée ou fièvre.
Le 31/01/2022
- Je veux vous aider à vous décider. Voici la liste des bénéfices que vous récolterez en écoutant régulièrement 100 % Confiance en soi, lisez-les attentivement et dites à haute voix « oui » pour chaque avantage que vous souhaitez obtenir. N’ayez pas peur d’être ridicule, la peur du ridicule n’arrête que ceux qui manquent de confiance en eux-mêmes. Allez, on commence. Lisez et dites « oui » à haute voix chaque fois que vous voulez un des bénéfices cités :
- Vous ne vous ferez plus marcher sur les pieds.
- Quand (cas exceptionnel) quelqu’un se montrera insolent ou désagréable, vous le remettrez gentiment à sa place.
- Vos amis vous demanderont conseil.
- Vous oserez commencer une nouvelle activité, hobby, projet…
- Vous oserez parler à des inconnus si la situation s’y prête.
- Sans changer de physique, vous plairez beaucoup plus à beaucoup plus de monde.
- On dira de vous que vous êtes génial.
- Vous ne passerez plus inaperçu. On vous remarquera.
- Vous parlerez mieux et avec plus d’éloquence et de conviction. Vous serez persuasif et convaincant.
- Si une situation difficile se présente, vous saurez quoi faire, vous réagirez de la bonne manière.
- Vous vous sentirez partout à votre place.
- Le regard des autres sur vous va changer : ils vous regarderont avec un respect tout neuf.
Qu'allez-vous trouver dans 100% Confiance en soi, exactement ?
- 22 enregistrements de 8 à 9 minutes chacun. Chaque enregistrement contient de nombreuses offirmations. L'ordre des « offirmations » varie d'un enregistrement à l'autre, ainsi que leur accompagnement sonore. Il y a de la musique rassurante, stimulante, des sons de la nature, et aussi de la musique spécialement conçue pour influencer positivement les ondes cérébrales.
- A la différence de l'hypnose, vous pouvez écouter 100% Confiance en soi où et quand vous voulez. Il est cependant recommandé de l'écouter couché et détendu lors de la première écoute :
Le 19/01/2022
Sommaire
° Causes et facteurs déclenchants
L'asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires qui est caractérisée par la survenue de crises respiratoires de dyspnée sifflante, souvent nocturnes et réversibles, spontanément ou sous l'effet du traitement.
Sur le plan physiopathologique, l’asthme est caractérisé par l’inflammation et l’obstruction partielle et réversible des bronches. Les voies aériennes étant hypersensibles, elles se retrouvent contractées et obstruées par d’épaisses sécrétions, ce qui rend la respiration difficile.
L'asthme est une maladie multifactorielle, et elle touche tous les groupes d'âges mais se déclare souvent pendant l'enfance.
150 à 200 millions de personnes souffrent d'asthme à travers le monde, 5% des adultes et 10% des enfants, leur nombre est en augmentation. Cette affection serait responsable de plus de 18 000 décès par an. Au niveau mondial, on estime que les coûts associés à l'asthme dépassent ceux de la tuberculose et de l'infection à VIH/Sida réunis.
Les voies aériennes ont pour rôle de conduire l'air vers les zones d'échanges gazeux où s'effectuent l'oxygénation du sang et le rejet du gaz carbonique. Lors de l'inspiration par exemple, l'air est amené dans les alvéoles pulmonaires via les trachées et les bronches pour apporter au sang et aux cellules l'oxygène dont nous avons besoin. Chez une personne en bonne santé, les bronches restent suffisamment ouvertes pour permettre une inspiration et une expiration libres et faciles, ne demandant aucun effort particulier. Quand une crise d'asthme se déclenche, il se produit une contraction des muscles et une inflammation plus ou moins importante à la surface des bronches, ce qui engendre un rétrécissement ‘’bronchoconstriction’’ des voies respiratoires. La conséquence est une "hyperréactivité bronchique" avec production d’un surplus de mucus qui bloque les bronches. L'air ne passe plus que difficilement. L'asthmatique ressent alors une oppression du thorax, une respiration sifflante, une toux et un essoufflement quelquefois angoissants.
Causes et facteurs déclenchants
L’asthme est une maladie multifactorielle, plusieurs facteurs peuvent causer ou aggraver l’asthme :
- Allergie ‘’terrain atopique’’ :
Dans 50% des cas, les crises d'asthme sont une réaction allergique. Chez les enfants, ce pourcentage est encore bien plus élevé : 90 à 95%. Chez ces patients, l'asthme est souvent un des symptômes de l'allergie, au même titre par exemple que des symptômes dermatologiques (eczéma), le rhume des foins, l'intolérance alimentaire...
Les allergènes qui déclenchent une réaction allergique entrent en contact avec l'organisme via la nourriture ou la respiration :
- Allergènes alimentaires :
Certains allergènes alimentaires peuvent déclencher une crise d'asthme. Il s'agit le plus fréquemment des œufs, du lait de vache, du soja, de la farine, du poisson, des crevettes et autres crustacés. Les patients asthmatiques peuvent aussi être allergiques à certains additifs alimentaires.
- Allergènes respirés :
Il s'agit entre autres du pollen des graminées, des arbres ou des buissons. Les acariens sont aussi des allergènes bien connus. Les poils des animaux sont également de puissants allergènes : chats, chiens, mais aussi lapins nains, cobayes, souris et hamsters. Les cancrelats peuvent aussi avoir une influence négative, de même que les moisissures.
- Facteur génétique :
L'asthme a une composante héréditaire, mais le lien n'est pas linéaire. L'asthme peut être plus fréquent dans certaines familles. Toutefois, les enfants d'une personne asthmatique ne souffriront pas automatiquement d'asthme. Les estimations varient entre 20 et 50% si un des deux parents est asthmatique, entre 40 et 75% si les deux parents sont malades. Il existe une prédisposition héréditaire, mais des facteurs environnementaux complémentaires détermineront l'expression ou non de l'affection.
- Sexe :
Jusqu'à l'âge de 14 ans, l'asthme se déclare deux fois plus souvent chez les garçons que chez les filles. L'écart se réduit par la suite. Chez les adultes, l'asthme apparaît même plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes. Les causes de cette différence entre les hommes et les femmes n'ont pas encore été mises en évidence.
- Asthme professionnel :
On sait que les plus de 300 substances irritantes que l'on retrouve fréquemment dans nos environnements de travail peuvent provoquer de l'asthme :
- Coiffeurs (persulfate).
- Boulangers (farine).
- Personnel médical (latex).
L'asthme professionnel représente entre 2 et 15% de tous les cas selon les études.
L'asthme professionnel est l'une des maladies professionnelles les plus fréquentes dans les pays industrialisés. L'asthme professionnel est souvent diagnostiqué au départ comme une bronchite chronique ou une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), parce que cette forme d'asthme se manifeste très progressivement.
- Médicaments :
Certains médicaments peuvent déclencher l'asthme. Les patients qui ont déjà fait des réactions à la suite de la prise, par exemple, d'aspirine ou d'AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), doivent éviter ces médicaments. Les bêtabloquants (médicaments qui ont des indications spécifiques en cas de cardiopathies) peuvent déclencher une crise d’asthme car ils ont un effet de bronchoconstriction (rétrécissement des bronches).
- Autres causes :
- Les infections respiratoires (rhume, grippe, sinusite, bronchite, pneumonie, etc.).
- La pollution atmosphérique.
- La fumée de cigarette.
- Le reflux gastro-œsophagien ‘’RGO’’.
- Les émotions et le stress.
- La variation de température.
- L’effort physique.
Certains éléments peuvent rendre une personne plus susceptible de développer de l’asthme :
- Les personnes ayant des antécédents familiaux d’asthme, de rhinite allergique ou d’eczéma.
- Les personnes nées prématurément.
- Les personnes exposées à la fumée secondaire.
- Les personnes exposées à de la pollution atmosphérique.
- Les personnes présentant du reflux gastro-œsophagien.
- Les enfants ayant fait des infections respiratoires sévères et répétées (ex; pneumonie, infection au rhinovirus ou le virus syncytial, etc.).
- Les personnes souffrant d’obésité.
- Les personnes exposées à des agents sensibilisants dans leur milieu de travail (asthme professionnel).
Le symptôme de l’asthme le plus fréquent est la crise d’essoufflement aiguë. Mais l’asthme peut également se traduire par : une sensation d’oppression au niveau de la cage thoracique, une difficulté à respirer profondément, une respiration sifflante, un essoufflement à l’effort ou une toux qui ne passe pas. Ces symptômes peuvent être déclenchés ou aggravés par le rhume, la grippe, la pollution, la fumée de cigarette, les parfums, les solvants, l’air froid, ou la pratique d’un sport.
Les manifestations de l’asthme peuvent survenir à n’importe quel moment de la journée, mais elles surviennent surtout en pleine nuit ou au petit matin (la personne asthmatique se réveille parce qu’elle a du mal à respirer ou à cause de la toux). L’intensité des symptômes de l’asthme peut être très variable, allant d’une simple gêne à une véritable sensation d’étouffement.
Parfois même, il se peut que la personne asthmatique ne perçoive rien et seuls les tests respiratoires montrent une difficulté de circulation de l'air dans les bronches. Certains asthmatiques, au contraire, éprouvent une gêne permanente pour respirer.
La toux peut être la seule manifestation de l'asthme, surtout chez l'enfant, et en particulier après un effort (par exemple la course à pied), le rire, les contrariétés ou en période de rhume. Cette toux est souvent chronique, répétitive et se produit surtout la nuit.
Pour diagnostiquer l’asthme et mesurer son importance, le médecin s’appuie tout d’abord sur la description précise des symptômes (crises d’essoufflement, sifflements, toux), les circonstances dans lesquelles ces manifestations apparaissent, leur ancienneté et leur fréquence. La présence d’allergie ou d’asthme dans la famille du patient constitue un argument supplémentaire en faveur d’un diagnostic d’asthme.
Le médecin recherche ensuite la présence de signes caractéristiques de l'asthme, comme le sifflement des poumons à l'auscultation ou la toux. En dehors des crises, cet examen est souvent normal.
Le médecin peut faire une enquête allergologique avec des tests d’allergie en cas de suspicion d’une cause allergique.
Pour mettre en évidence l’obstruction des bronches observée dans l’asthme, le médecin fait réaliser des tests qui évaluent le fonctionnement des poumons, les Épreuves Fonctionnelles Respiratoires ou EFR.
Les EFR consistent à mesurer les principales caractéristiques du souffle et permettent d'évaluer la sévérité de l’asthme. Les EFR mesurent, d’une part, les capacités du poumon en termes de ventilation (les débits et les volumes pulmonaires) grâce à un spiromètre et un débitmètre de pointe "DEP", et d’autre part, le taux d’oxygène et de gaz carbonique dans le sang "gaz du sang". Les EFR sont généralement réalisées sous le contrôle d’un médecin spécialiste :
- Le spiromètre est un appareil qui permet de mesurer les capacités respiratoires. L’examen est facile et indolore : on demande au patient d’inspirer ou d’expirer par un embout relié à cet appareil, qui établit des courbes et des calculs caractérisant la respiration. Les résultats obtenus sont ensuite comparés à ceux que l’on obtiendrait chez une personne du même âge, du même sexe et de même taille, avec des capacités respiratoires idéales.
- Les gaz dissous dans le sang sont analysés : on mesure le taux d’oxygène (PaO2) et le taux de gaz carbonique (PaCO2), qui reflètent l’efficacité de la respiration.
- Le débitmètre de pointe est un instrument portable de mesure du souffle. Il permet de mesurer le débit expiratoire de pointe ou DEP (peak-flow en anglais) qui est un bon reflet du degré d’obstruction des bronches. Pour cela, il suffit de souffler très fort par l’embout après une inspiration profonde, comme pour souffler les bougies d'un gâteau d'anniversaire. Lorsque le patient souffle dans le débitmètre de pointe, l’air pousse un curseur le long d’une règle graduée.
L'asthme aigu grave est la principale complication de l'asthme. Il s'agit d'une crise d'asthme qui se prolonge ou qui s'aggrave de façon inhabituel ou intense. Elle se manifeste par :
- une grande difficulté à respirer : respiration rapide et courte, tirage (les espaces entre les côtes, au-dessus des clavicules et sus-sternal se creusent).
- les lèvres et les ongles bleuissent.
- des difficultés à parler ou à marcher.
- une confusion ou une perte de connaissance.
L'asthme aigu grave est une urgence vitale, qui impose le traitement en milieu de réanimation car l'intubation et la ventilation assistée peuvent être nécessaires. Cette complication peut évoluer vers le décès.
Autres complications :
- Rétraction d'une partie ou d'un lobe du poumon (atélectasies pulmonaires) sont relativement fréquentes et découvertes par la radiographie.
- Surinfections bronchiques.
- Déformation de la morphologie thoracique : cyphose dorsale, distension du thorax…
- Complications psychologiques : stress, retentissaient sur la vie professionnelle, isolement…
Les personnes atteintes d’asthme devraient pouvoir mener une vie normale. Pour y arriver, il existe différents médicaments qui aident à gérer et prévenir les symptômes. Il existe deux principaux types de médicaments utilisés dans l’asthme : les médicaments utilisés sur une base régulière (médication d’entretien) et les médicaments utilisés en cas de crise (médication de secours).
- Traitement de fond ‘’médication d’entretien’’
Dans le but d’offrir une prévention constante, les médicaments d’entretien sont habituellement pris chaque jour, même en l’absence de symptôme. Ces médicaments ne soulagent pas immédiatement les symptômes d’une crise d’asthme, mais pris de façon quotidienne, ils permettent, un meilleur contrôle des symptômes de l’asthme et une diminution de la prise du médicament de secours.
Ils rendent également les bronches moins vulnérables face aux facteurs déclencheurs, ce qui diminue considérablement la fréquence et la gravité des crises d’asthme.
La médication pour l’entretien de l’asthme est divisée parmi les classes suivantes :
A - Corticostéroïdes
- Corticostéroïdes inhalés :
Les corticostéroïdes inhalés ont comme fonction de réduire et prévenir l’inflammation au niveau des bronches et permettent ainsi un meilleur contrôle de l’asthme. Pour être efficace, cette médication doit être prise régulièrement. Puisque l’absorption du médicament se fait directement dans les poumons, les corticostéroïdes inhalés causent moins d’effets secondaires que les corticostéroïdes pris sous forme de comprimés ou de sirop.
- Flovent®
- Pulmicort®
- Qvar®
- Alvesco®
- Asmanex®
- Corticostéroïdes systémiques (comprimés ou sirop) :
Les corticostéroïdes sous forme de comprimés ou de sirop ont également comme fonction de réduire l’inflammation au niveau des bronches. Ils sont principalement utilisés pendant une courte période lors d’exacerbation (aggravation) de l’asthme. Il arrive à l’occasion qu’ils soient utilisés à long terme lorsque l’asthme n’est pas bien maîtrisé malgré une thérapie appropriée.
- Prednisone
- Prednisolone
- Méthylprednisolone
B - Bronchodilatateurs
- Bronchodilatateurs à action prolongée :
Les bronchodilatateurs à longue durée d’action aident à maintenir les voies respiratoires ouvertes en relâchant les muscles qui entourent les bronches. Leur durée d’action est de 12 heures et sont généralement pris 2 fois par jour. Ce traitement est prescrit en ajout aux corticostéroïdes inhalés lorsque l’asthme n’est pas bien contrôlé et ne devrait pas être utilisé seul comme traitement d’entretien, l’utilisation des corticostéroïdes en inhalation devrait donc être poursuivie.
- Serevent®
- Oxeze®
- Foradil ®
- Antagoniste muscarinique à action prolongée :
Tout comme les bronchodilatateurs à action prolongée, il permet de maintenir les voies respiratoires ouvertes en relâchant les muscles qui entourent les bronches. Sa durée d’action est de 24 heures et doit être pris une seule fois par jour. Ce traitement est généralement utilisé lorsque les symptômes de l’asthme ne sont pas contrôlés malgré la prise régulière d’un corticostéroïde inhalé et d’un bronchodilatateur à longue durée d’action.
- Spiriva®
C - Traitements combinés
Si vous devez prendre un corticostéroïde en inhalation et un bronchodilatateur à action prolongée, votre médecin peut vous prescrire un dispositif d’inhalation qui contient ces deux médicaments, ceci facilitera la prise de votre médication.
- Advair®
- Symbicort®
- Zenhale®
- Breo®
D - Antagonistes des récepteurs leucotriènes
Les leucotriènes sont des substances produites par le corps en réponse à certains éléments déclencheurs de l’asthme tel que le pollen (dans les situations d’allergie) et qui entraîne le rétrécissement et l’inflammation des voies aériennes. Cette classe de médicament agit donc en bloquant l’activité des leucotriènes présents dans les poumons. Ils sont principalement utilisés pour maîtriser l’asthme et soulager les symptômes de la rhinite allergique saisonnière.
- Singulair®
- Accolate®
E - Anticorps Anti-IgE
Dans les cas d’asthme allergique, lorsque le corps entre en contact avec son allergène, ce dernier libère une substance chimique appelée immunoglobuline de type E (IgE). Cette dernière provoque ou accentue les manifestations de l’asthme. Le médicament à base d’anticorps anti-IgE vise à bloquer les IgE. Ce dernier est administré par injection sous-cutanée aux patients souffrant d’asthme allergique modéré à sévère chez qui la prise de fortes doses de corticostéroïdes en inhalation ne parvient pas à maîtriser la maladie.
- Xolair®
F - Traitement spécifique à l’asthme sévère de type éosinophilique
Malgré tous les médicaments de contrôle disponibles sur le marché, il arrive que l’asthme ne puisse être maîtrisé. Dans les cas où l’on dénombre un taux d’éosinophiles sanguins élevé (un type précis de globules blancs), des médicaments agissant sur une substance nommée interleukine 5 (IL5), responsable en partie du processus inflammatoire des bronches, peuvent aider à diminuer la fréquence des exacerbations de l’asthme et en améliorer la maîtrise.
- Cinqair®
- Fasenra®
- Nucala®
- Traitement de crise ‘’médication de secours’’
Cette médication est utilisée pour soulager les symptômes occasionnels ou immédiats du resserrement des bronches et devrait toujours être gardée à portée de main en cas d’urgence.
A - Bronchodilatateurs à courte durée d’action
Les bronchodilatateurs à courte durée d’action aident à ouvrir les voies respiratoires en relâchant les muscles qui entourent les bronches. Son effet se fait ressentir rapidement, mais sa durée d’action est courte, environ 4 à 6 heures. Ces médicaments doivent être utilisés seulement au besoin, c’est-à-dire en présence de symptômes : toux, oppression thoracique, respiration sifflante et essoufflement. Ils peuvent aussi être utilisés avant de faire de l’exercice physique. Lorsque l’asthme est bien maîtrisé, les médicaments de secours ne devraient pas être utilisés plus de 3 fois par semaine. Si vous utilisez votre médicament de secours plus de 3 fois par semaine, prenez rendez-vous avec votre professionnel de la santé et demandez-lui de l’aide afin de mieux contrôler vos symptômes.
- Ventoline®
- Bricanyl®
- Airomir®
B - Traitements combinés
La combinaison d’un corticostéroïde et d’un bronchodilatateur à action prolongée est également considérée comme un médicament de secours. Le Symbicort, qui combine un corticostéroïde en inhalation et un bronchodilatateur à action prolongée est normalement utilisé comme médicament d’entretien, mais il peut également être utilisé comme médicament de secours. Il est alors pris comme traitement d’entretien le matin et le soir, et comme traitement de secours au besoin. Informez-vous auprès de votre professionnel de la santé afin de savoir si vous êtes éligible à cette méthode.
Voici quelques mesures qui vous aident à prévenir les crises d’asthme :
- Ne jamais arrêter vos médicaments prescrits par le médecin surtout le traitement de fond.
- Avec le médecin, découvrir les facteurs qui provoquent les crises et les éviter au maximum : des allergies, des activités, des comportements, etc. Être attentif aux signes précurseurs d’une aggravation de l'asthme, afin de pouvoir agir rapidement selon les conseils du médecin.
- Pour l'asthme d'origine allergique, il est possible de limiter la présence d'acariens et de poussières dans la maison en aérant et en passant l'aspirateur très régulièrement. Et en privilégiant les sols lisses aux moquettes ainsi que les couettes et oreillers synthétiques aux literies avec duvet. Un traitement de désensibilisation peut aider à prévenir les crises d’asthme. Pour ce faire, des tests d’allergie doivent être entrepris afin de découvrir la substance qui déclenche les symptômes.
- Éviter l'exposition à la fumée de tabac et à la pollution.
- Certains médicaments comme l'acide acétylsalicylique (Aspirine) ou certains médicaments antihypertenseurs comme les bêtabloquants peuvent provoquer des crises chez certains asthmatiques. Il faut donc être vigilant.
- La pratique régulière d'un exercice modéré (surtout la natation) et d'exercices de respiration est recommandée. Un entraînement régulier permet d’améliorer la capacité pulmonaire et la dilatation des bronches et de faire reculer peu à peu le seuil d’apparition de l’asthme lié à l’effort.
- Il arrive que le stress ou l'anxiété provoque des crises d'asthme. En ce sens, tout ce qui contribue à diminuer le stress et l’anxiété, comme la respiration profonde, les massages, etc., aide à mieux contrôler la maladie.







