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Adrénaline et choc anaphylactique

Le 21/03/2022

Suite à une piqûre d’abeille, votre peau commence à vous démanger, elle se couvre de plaques rouges, vos lèvres gonflent à vue d’œil, vous avez l’impression d’étouffer… Réagissez ! Il n’y a pas une minute à perdre, vous êtes probablement en train de faire un choc anaphylactique.

Le choc anaphylactique est une réaction allergique sévère susceptible d’entraîner le décès de la personne touchée par arrêt respiratoire ou cardiaque, le choc anaphylactique n’est pas la seule réaction anaphylactique sévère : l’œdème laryngé (ou œdème de Quincke), qui entraîne une asphyxie, et l’asthme aigu sévère, en font également partie.

Tous les allergènes peuvent provoquer un choc anaphylactique : 

  • Les venins d’hyménoptères (abeilles, guêpes, frelons, bourdons) sont plus souvent en cause chez l’adulte où ils représentent la moitié des cas.
  • Tandis que les aliments le sont davantage chez l’enfant (50% des réactions allergiques sévères sont dus à l’ingestion d’œufs, de lait de vache, de soja ou d’arachide).

Le choc anaphylactique se manifeste par différents symptômes qui peuvent apparaître dans les 15 minutes suivant une piqûre d’hyménoptères. Dans la plupart des cas, des signes cutanés sont présents : urticaire, démangeaisons, éruption cutanée, gonflement des paupières et des lèvres, de la langue, de la gorge, des mains.

L’appareil digestif et l’appareil respiratoire ne sont pas épargnés avec, parfois, l’apparition d’une diarrhée et d’un asthme, environ 20 minutes après l’ingestion d’un aliment allergène. Mais les symptômes les plus graves, qui nécessitent une prise en charge immédiate sous peine de mettre en jeu le pronostic vital, sont la chute de la pression artérielle entraînant une perte de conscience, et l’oedème de la muqueuse laryngée (œdème de Quincke) pouvant conduire à l’asphyxie

Le traitement de première intention du choc anaphylactique est l’injection d’adrénaline en intramusculaire, directement dans la cuisse. La disparition des symptômes doit être immédiate. Si aucune amélioration n’est observée ou si les symptômes s’aggravent, il ne faut pas hésiter à procéder à une réinjection d’adrénaline 5 à 15 minutes après. Toute personne victime d’une anaphylaxie sévère doit avoir un stylo auto-injecteur à portée de main en permanence.

Au-delà de ce traitement immédiat, l’identification des allergènes en cause par un allergologue avec l’éducation thérapeutique sont nécessaires afin de prévenir la survenue d'autres épisodes du choc anaphylactique.

 

 

 

Alcool, quels effets sur la santé

Alcool, quels effets sur la santé ?

Le 19/03/2022

La consommation d’alcool représente un enjeu de santé publique majeur dans les pays développés. Au niveau mondial, l’alcool est considéré comme le troisième facteur de risque de morbidité, après l’hypertension artérielle et le tabac. La consommation d’alcool provoque des dommages importants sur la santé. Elle peut agir sur le capital santé des buveurs tout au long de la vie, depuis le stade embryonnaire jusqu’au grand âge.

 

Types de consommation

Lorsqu'une personne boit avec modération et de façon adaptée à la situation, sa consommation est dite peu problématique et elle n'entraîne pas de dommages pour soi et pour autrui. L'âge, le sexe, la quantité d'alcool consommée et le contexte de consommation jouent bien sûr un rôle important. 

La consommation d'alcool est dite problématique lorsque l’alcool met en danger le consommateur et ses proches, ce mode se divise en trois formes :

-Consommation chronique à risque :

Il s'agit d'une consommation régulière dangereuse pour la santé. On la définit par des seuils journaliers d'un verre standard (10 à 12 g d'alcool pur par verre) pour les femmes et deux pour les hommes. Des quantités inférieures peuvent toutefois déjà impliquer des risques pour la santé.

-Consommation épisodique à risque "binge drinking" :

Il s'agit d'ivresses ponctuelles (comme par exemple chaque week-end), qui sont liées à diverses conséquences . Le seuil est défini comme quatre verres standards pour une femme et cinq pour un homme lors d'une même occasion. 

Cette forme de consommation est la plus répandue chez les jeunes.

-Consommation d'alcool inadaptée à la situation :

Il s'agit de consommations d'alcool qui entraînent des risques liés à une situation donnée (au travail, sur la route, pendant la grossesse, lors de la prise simultanée de médicaments, etc.). De petites quantités d'alcool sont parfois suffisantes.

 

 

Dépendance

L'alcoolodépendance est une maladie qui se caractérise par une consommation excessive et répétée sans que l'on parvienne à l'arrêter ou à la contrôler. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un diagnostic d'alcoolodépendance peut être posé si trois des critères ci-dessous ou plus ont été remplis au cours de l'année écoulée :

  • puissant désir de consommer de l'alcool.
  • difficulté à contrôler la consommation.
  • poursuite de la consommation malgré des conséquences nocives.
  • désinvestissement progressif des autres activités et obligations au profit de la consommation d'alcool.
  • tolérance accrue.
  • syndrome de sevrage physique.

 

Conséquences psychiques et physiques

L'effet toxique de l'alcool peut nuire à presque tous les organes du corps humain et sa consommation peut conduire à l'apparition de maladies et troubles comme :

  • des cancers (bouche, gorge, œsophage, larynx, pancréas, foie et sein).
  • des maladies du système digestif (pancréatite, gastrite, stéatose, hépatite alcoolique et cirrhose du foie).
  • des maladies cardiaques et circulatoires (accident vasculaire cérébral, hypertension, infarctus).
  • un affaiblissement du système immunitaire.
  • des blessures et des accidents.
  • des maladies du système nerveux (polyneuropathie alcoolique, démence alcoolique et atrophie du cerveau, encéphalopathie de Wernicke, syndrome de Korsakow, myopathie alcoolique).
  • des problèmes de santé psychique (alcoolodépendance, délire alcoolique (delirium tremens), hallucinations alcooliques).

La consommation d'alcool peut aussi être liée à une série de problèmes sociaux dans l'entourage des personnes dépendantes, ainsi qu'à des actes de violence sur autrui et sur soi-même. Il y a une relation dose-effet : plus on consomme, plus les risques et dommages sont élevés. Les modes de consommation peuvent aussi être importants.

La consommation chronique à risque peut contribuer à toutes les maladies citées précédemment, alors que l'ivresse ponctuelle implique surtout un risque accru de blessures et, en cas de répétition, d'effets sur le cœur. Des études ont aussi fait ressortir que des jours sans consommation d'alcool diminuent certains risques, notamment pour les maladies hépatiques. Les liens entre consommation d'alcool et maladies, notamment le cancer, sont souvent mal connus dans la population.

 

Décès liés à l'alcool

La plupart des décès annuels liés à l'alcool dans le monde sont le fait de cancers, d'accidents, de blessures et de maladies du système digestif. Les causes de décès les plus fréquentes varient selon les tranches d'âge :

  • Adolescent(e)s et jeunes adultes : accidents et blessures.
  • Adultes : maladies du système digestif (en particulier cirrhose du foie).
  • Personnes âgées : tous les types de cancers.

 

Alcool et grossesse

La consommation d'alcool de la mère peut causer de nombreux dommages à l'enfant, avant même sa naissance, et peut engendrer des conséquences sur le long terme (faible poids à la naissance, retard de croissance, malformations des organes internes, retard dans le développement mental, difficultés d'apprentissage, troubles du développement neurologique, troubles du comportement).

Les connaissances scientifiques dont on dispose actuellement ne permettent pas de définir une valeur limite claire à partir de laquelle la consommation d'alcool durant la grossesse constitue un danger pour l'enfant. Compte tenu de cette incertitude et du risque de séquelles graves pour l'enfant, il est recommandé aux femmes enceintes de renoncer à la consommation d'alcool. Si une femme enceinte décide néanmoins de boire de l'alcool, elle devrait suivre les conseils suivants :

  • ne pas consommer d'alcool tous les jours et, si possible, pas plus d'une fois par semaine.
  • ne pas consommer plus d'un verre standard par jour.
  • éviter à tout prix les ivresses ponctuelles.

 

 

Devenez Art-thérapeute

Le 19/03/2022

Vous avez probablement déjà entendu parler des vertus apaisantes de la peinture ou l’écriture sur certaines personnes. L’art-thérapie est une approche thérapeutique qui met l’expression de l’art au service de la santé et du bien-être. Il s’agit d’une approche qui ne se base pas principalement sur la communication orale, puisqu’elle incite à la production artistique. Aucun jugement de valeur ou esthétique ici, simplement l’encouragement à dépasser les freins sociaux, médicaux, psychologiques, pour mettre en lumière le vécu, quel qu’il soit, et effectuer des changements positifs.

C’est une discipline qui est vaste, puisque l’art s’entend de multiples manières : le dessin, la peinture, la sculpture, la musique, le théâtre, l’expression corporelle, l’expression écrite… Toutes ces applications de l’art se déclinent presque à l’infini, pouvant parfois même se combiner.

On sait déjà que la création artistique permet d’apaiser, de réduire le stress auprès des enfants hospitalisés, mais aussi des personnes en soins palliatifs. On ne compte plus les applications auprès des autistes, des personnes en rupture sociale, atteintes d’affections psychiatriques, de troubles de l’attention.

Les bienfaits de l’art-thérapie, peuvent se résumer en 4 points :

  • L’art-thérapie aide à diminuer l’anxiété en favorisant la concentration.
  • ​L’art-thérapie favorise la communication et développe le potentiel artistique, permettant d’accéder à une confiance en soi accrue.
  • ​L’art-thérapie permet de travailler sur les conflits émotionnels, de leur révélation à leur gestion.
  • ​​L’art-thérapie est parfaitement adaptée à la prise en charge des troubles de stress post-traumatiques.

Partant de là, on comprend que le public intéressé potentiellement par cette discipline est relativement large, qu’il s’agisse de séances individuelles ou en groupe. On peut tout à fait imaginer cette approche pour soulager le stress dans une entreprise, dans un établissement pénitentiaire, dans un foyer pour jeunes, dans une école, dans les maisons de retraite, auprès d’associations du troisième âge, etc.

Apprendre l’art-thérapie est une opportunité ouverte à un large public, et sans condition de diplôme ou d’expérience préalable :

  • Thérapeutes ou coachs déjà en activité qui souhaitent développer un nouveau service.
  • ​Travailleurs sociaux ou éducateurs spécialisés qui travaillent avec un public en difficulté et veulent proposer une nouvelle approche, tournée vers la gestion des conflits émotionnels.
  • ​Parents qui souhaitent apprendre comment canaliser l’énergie de leurs enfants.
  • ​​Personnel soignant en pédiatrie, accompagnateurs familiaux, intervenants en maisons de retraite, qui souhaitent pouvoir aider ces publics particuliers à se revaloriser, à reprendre confiance en eux, etc.
  • ​​Personnes qui désirent créer leur cabinet d’art-thérapie, dans le cadre d’un premier travail ou d’une reconversion professionnelle.

Pour accéder à cette formation, visitez ce lien : 

 Devenez Art-thérapeute

 

 

Vitamine K : besoins, sources, rôles, supplémentation

Vitamine K

Le 14/03/2022

 

Sommaire

° Qu’est-ce que c’est ?

° Sources alimentaires

° Besoins journaliers

° Rôles biologiques

° Carence / Supplémentation

 

 

 

Qu’est-ce que c’est ?

La vitamine K regroupe plusieurs molécules ayant un rôle essentiel dans la coagulation sanguine. En tant que vitamine, c’est une substance organique non calorique, essentielle à notre métabolisme et non généralement produite par notre organisme. Elle est liposoluble (soluble dans les graissesau même titre que les vitamines A, D et E, elle peut être stockée dans les tissus adipeux. Elle est sensible à l’air et à la lumière.

Les deux formes majoritaires sont la vitamine K1 (phytoménadione, phylloquinone, phytonadione) d’origine végétale, et la vitamine K2 ou ménaquinone d’origine animale.

 

Sources alimentaires

La vitamine K1 se retrouve surtout dans les légumes verts foncés (l’artichaut, les choux, les haricots verts, les poireaux), dans les différentes espèces de laitues et de salades, et dans les huiles végétales (olive, colza…). Voici les aliments les plus riches en vitamine K1 : le persil frais, le pissenlit, le basilic frais, l’épinard, l’huile de soja, la blette, la chicorée frisée, le cresson de fontaine et le brocoli.

La vitamine K2 se retrouve surtout dans les abats (foies de bœufs, de veau ou de porc) et dans les produits laitiers fermentés (dans le yaourt et dans le fromage affiné par exemple). Elle est également synthétisée par la flore bactérienne du côlon dont la production couvre 70% des besoins en vitamine K2. Voici les aliments les plus riches en vitamine K2 : l’edam, les fromages à pâte ferme, le jaune d’œuf cru, le beurre doux, le chocolat noir à 40% de cacao minimum, le salami, l’emmenthal, la choucroute, le lait entier et le chevreuil rôti.

 

 

Besoins journaliers

Les apports conseillés sont de 70 µg par jour pour un adulte et 10 µg pour un enfant. Ils ne doivent pas être augmentés lors de la grossesse ou l’allaitement et sont généralement couverts par une alimentation équilibrée, un repas riche en légumes verts peut apporter jusqu'à 400 µg de vitamine K. 

 

Rôles biologiques

La vitamine K joue un rôle essentiel dans l’organisme en agissant sur la coagulation du sang. En cas de saignement, c’est elle qui permet de former un caillot pour arrêter l’écoulement par l'activation des facteurs de coagulation : les facteurs II (prothrombine), VII (proconvertine), IX (facteur anti-hémophilique B) et X (facteur de Stuart), ainsi que les protéines C, S et Z qui sont synthétisées dans le foie.

Les personnes, qui prennent de l'acénocoumarol "Sintrom" (un anticoagulant oral qui inhibe la synthèse de la vitamine K pour traiter les maladies thrombo-emboliques et les états d'hypercoagulabilité), doivent limiter la consommation des aliments riches en vitamine K. 

Ensuite, elle joue également un rôle important au niveau du métabolisme des os : elle participe à la formation d’une protéine de l’os (ostéocalcine) et donc elle diminue le risque de fracture et retarde l’apparition de l’ostéoporose en maintenant le calcium dans les os.

Enfin, la vitamine K prévient l’athérosclérose et diminue le risque de calcification à l’intérieur des artères.

 

Carence / Supplémentation

La carence chez l’adulte est rare et elle se rencontre toutefois dans certaines maladies intestinales ou hépatiques et nécessite alors une complémentation orale. La carence d’absorption en rapport avec un trouble de l’absorption des graisses peut se voir chez des patients atteints de mucoviscidose, de maladies du pancréas et du foie (hépatite et cirrhose), de parasitoses intestinales, de résections importantes de l’intestin et de diarrhées chroniques. La carence d’apport est rare, elle se voit en cas de nutrition parentérale prolongée et non supplémentée. Des interactions avec certains médicaments peuvent être à l’origine d’une carence : antibiotiques (céphalosporines), médicaments anti-épileptiques, aspirine, fer...

Les nourrissons peuvent connaître une carence jusqu’à l’âge de 3 mois car cette vitamine ne passe pas facilement de la mère au fœtus et les bactéries intestinales ne sont pas présentes à la naissance. La vitamine K est donc systématiquement administrée à tous les bébés (2 mg de vitamine K par la bouche) à la naissance, puis une autre dose à l'âge de 2 à 4 semaines et une troisième à l'âge de 6 à 8 semaines. 

L'administration de la vitamine K permet de prévenir la maladie hémorragique du nouveau-né qui se manifeste par des saignements digestifs, et dans les formes graves par des saignements cérébraux.

 

 

 

Vitamines B : besoins, sources, rôles, supplémentation

Vitamines B

Le 12/03/2022

 

Sommaire

° Définition

° Types

° Sources alimentaires

° Besoins quotidiens

° Rôles biologiques

° Carence / Supplémentation

 

 

 

Définition

Les vitamines B forment un groupe de 8 vitamines hydrosolubles (solubles dans l'eau) qui jouent un rôle important dans le métabolisme cellulaire. On avait initialement pensé qu'il ne s'agissait que d'un seul composé chimique comme on a également la vitamine C, mais des recherches ultérieures ont établi qu'il s'agissait en réalité de plusieurs composés distincts qui coexistent la plupart du temps les uns avec les autres dans les mêmes aliments.

 

Types

La particularité des vitamines B est qu’elles sont toutes solubles dans l’eau. Toutefois, ce groupe de vitamines est très complexe, car chaque substance a son propre rôle, même si elles ont quelques similitudes. Elles sont absorbées avec l'eau au niveau intestinal, par transport passif sur toute la longueur de l'intestin grêle, principalement le duodénum et le  jéjunum. La vitamine B12 fait exception : elle doit être combinée avec un facteur intrinsèque gastrique, produit par l'estomac, et absorbée par un mécanisme de transport actif au niveau de la partie terminale de l'intestin (l'iléon). On distingue 8 vitamines du groupe B :

 

Vitamine B1 :

Également appelée "thiamine", la vitamine B1 est utilisée comme coenzyme pour la synthèse des acides aminés et des glucides. Cette substance a été découverte en 1890 par un médecin militaire néerlandais appelé Christiaan Eijkman. Dans ses études, il a découvert que la consommation exclusive du riz blanc (ne contient pas de thiamine) chez les asiatiques provoquait souvent le béribéri (maladie due à une carence en vitamine B1).

 

Vitamine B2 :

Connue sous le nom de "riboflavine", la vitamine B2 était la seconde vitamine qui a été découverte dans ce groupe. C’est une substance fluorescente vert jaunâtre en lait avec un rôle enzymatique particulier. À l’origine, les scientifiques ont trouvé que cette vitamine était essentielle pour la croissance des rats.

 

Vitamine B3 :

La vitamine B3 ou "niacine" ou "PP" (Pellagra preventive) est un élément essentiel pour la « phosphorylation oxydante ». C’est un précurseur du NAD ou dinucléotide de l’adénine nicotinamide et du NADP ou phosphate de dinucléotide de l’adénine nicotinamide. Elle a été découverte par Conrad Arnold Elvehjem en 1937.

 

Vitamine B5 :

Cette substance a été découverte par le docteur R.J. Williams en 1933 pendant qu’il recherchait les éléments nutritifs essentiels dans la composition des levures. On l’appelle aussi "acide pantothénique". La vitamine B5 rentre dans catégorie de coenzyme A. Elle est indispensable pour le métabolisme des protéines, des hydrates de carbone et des lipides.

 

Vitamine B6 :

La vitamine B6 se présente sous plusieurs formes chimiques, mais la forme la plus connue est la "pyridoxine". Elle est composée essentiellement de phosphate et fonctionne comme coenzyme dans le métabolisme du glucose, des lipides et des acides aminés.

 

Vitamine B8 :

Appelée "biotine", la vitamine B8 est un cofacteur important pour les réactions enzymatiques centrales. Une carence en vitamine B8 entraîne plusieurs maladies comme la dermite, l’alopécie et d’autres dysfonctionnements neurologiques.

 

Vitamine B9 :

On connaît cette vitamine sous le nom d' "acide folique". Elle est essentielle dans la synthèse ou le métabolisme de l’ADN. Sa carence conduit souvent à une anomalie du tube neural, y compris le spina-bifida.

 

Vitamine B12 :

Connue sous le nom de "cobalamine", la vitamine B12 est essentielle pour le métabolisme d’un grand nombre de biomolécules, par exemple les protéines, l’hydrate de carbone et les lipides. Elle est également un cofacteur pour la transformation de l’homocystéine en acide aminé.

 

Sources alimentaires

Les principales sources alimentaires de vitamines B sont les levures de bière ou alimentaires (torula), les graines, les grains entiers, les noix, ainsi que les abats, les légumes secs ou verts, les fruits, les légumes et les produits laitiers :

 

Vitamine B1 : levure de bière, levure alimentaire (torula), légumes secs (pois secs, lentilles, etc.), noix, graines et grains entiers.

Vitamine B2 : abats (foie de veau, rein, coeur), noix, légumes verts, levure alimentaire, levure de bière, germes de blé, riz sauvage et champignons.

Vitamine B3 : levures, son, arachides avec enveloppe, riz sauvage, produits à base de blé entier, amandes, orge, légumes secs. Le tryptophane servant à la synthèse de la vitamine B3 par l’organisme peut être trouvé dans les viandes, les volailles, les poissons et le lait.

Vitamine B5 : levure de bière, levure alimentaire, foie de veau, champignons, soya, arachides, pacanes, noix de cajou, flocons d’avoine, farine de seigle, sarrasin, graines de tournesol, lentilles, poivron rouge, avocat.

Vitamine B6 : levures de bière et alimentaires (torula), graines de tournesol, germes de blé, noix, lentilles, soya, haricots de Lima, farine de sarrasin, bananes et avocats.

Vitamine B8 : levure alimentaire (torula), produits à base de grains entiers (pain), noix, jaune d’oeuf, sardines, chou-fleur, foie, banane et champignons.

Vitamine B9 : légumes verts (en particulier les foncés comme les épinards, le brocoli, les asperges), fruits (orange), riz, levure de bière, foie de boeuf, haricots, soya.

Vitamine B12 : la vitamine B12 ne se trouve que dans les aliments d’origine animale : viandes, abats, oeufs, fromages, poissons et fruits de mer. Les végétaliens doivent compenser leur carence alimentaire en vitamine B12 par des suppléments.

 

 

Besoins quotidiens

À l’exception de la vitamine B3 qui est produite en petite quantité par l’organisme et de la vitamine B12 qui est emmagasinée dans certains organes, les autres vitamines du complexe B doivent être fournies par l’alimentation de façon régulière, car elles ne sont pas mises en réserve et les excédents alimentaires sont éliminés dans l’urine. Les besoins quotidiens sont différents pour chacune d’entre elles :

 

Vitamines

Apport journalier recommandé 

(AJR)

Vitamine B1 1.2 mg 
Vitamine B2 1.4 mg
Vitamine B3 16 mg
Vitamine B5 6 mg
Vitamine B6 1.6 mg
Vitamine B8 50 µg 
Vitamine B9 400 µg
Vitamine B12 2.5 µg

 

 

Rôles biologiques

Chaque type de vitamines du groupe B possède des rôles biologiques importants, essentiellement le métabolisme énergétique. Dans ce tableau ci-dessous, vous trouvez les principales fonctions de chaque vitamine :

 

Vitamines Principales fonctions
B1

Métabolisme des glucidesproduction d’énergie, fonctionnement du système nerveux

B2 Production d’énergie, métabolisme des glucides, des protéines et des lipides, vision, santé de la peau et des muqueuses, activation des vitamines B6 et B9.
B3 Synthèse des hormones sexuelles, métabolisme des glucides, des protéines et des lipides, production des globules rouges.
B5 Synthèse d’hormones et de neurotransmetteurs, transmission nerveuse, production des globules rouges, division des cellules, production d’énergie, métabolisme.
B6 Synthèse des protéines, d’hormones et de neurotransmetteurs, production des globules rouges et transport de l’oxygène, fonctionnement du système immunitaire, synthèse de l’ADN, régulation de la glycémie, synthèse de la vitamine B3.
B8 Métabolisme des glucides, des lipides et des protéines, division des cellules.
B9 Division des cellules, synthèse de l’ADN et de l’ARN, formation des globules rouges, métabolisme des protéines, régulation du taux d’homocystéine sanguin (avec B6 et B12), fonctionnement du système nerveux et immunitaire, cicatrisation des blessures.
B12 Fonctionnement du système nerveux, synthèse d’ADN et d’ARN, production des globules rouges et transport d’oxygène, synthèse de S-adénosylméthionine avec B6 et B9.

 

 

Carence / Supplémentation

Dans les pays développés, les carences en vitamines B sont devenues rares. Une alimentation diversifiée suffit généralement à combler les besoins en chacune d’elles. Néanmoins, certains problèmes de santé (alcoolisme, anorexie, maladie de Crohn) peuvent nécessiter l’utilisation de suppléments alimentaires. Le tableau ci-dessous résume les principaux symptômes des carences en vitamines B :

 

Vitamines Symptômes / maladies
B1 Béribéri : troubles cardiaques et neurologiques.
B2 Ariboflavinose : brûlure et lésions oculaires, inflammation de la peau et des muqueuses (lèvres, bouche, gorge).
B3

Pellagre : hyperpigmentation violacée de la peau au niveau des zones photoexposées, diarrhée et parfois démence.

Autres : fourmillements dans les pieds et les mains, perte d’appétit, fatigue, maux de tête, vertige, photosensibilité.

B5 Insomnie, crampes dans les jambes, fourmillements ou engourdissements des pieds et des mains, fatigue, état dépressif. troubles digestifs, déficit immunitaire.
B6 Irritabilité, dépression, confusion, inflammation de la langue et de la commissure des lèvres, dermatite séborrhéique.
B8 Perte d’appétit, dermatite, fourmillements dans les doigts, perte de cheveux, dépression, confusion.
B9 Anémie, diarrhée, perte d’appétit, amaigrissement, inflammation de la langue, maux de tête, palpitations cardiaques, changements d’humeur.
B12 Anémie, fatigue, faiblesse, essoufflement, nausées, constipation, amaigrissements, fourmillements des membres, troubles de l’humeur, difficulté à marcher.

 

Dans quelques cas particuliers, la supplémentation en vitamines B est fortement recommandée, voir nécessaire pour éviter certains problèmes de santé :

- Vitamine B12 : en cas de régime végétalien (défaut d'apport), anémie par défaut d'absorption intestinale (inflammation chronique des muqueuses gastrique et intestinale comme la gastrite ou la maladie de Crohn..).

- Vitamine B9 : grossesse, anémie par carence en fer, malabsorption (maladie cœliaque, maladie de Crohn).

- Vitamine B1 et B6 : en cas de sevrage alcoolique. "alcoolisme et vitamines B".

 

 

Bilan général de santé

Bilan général de santé

Le 07/03/2022

 

De quoi s'agit-il ?

Le bilan général de santé est un ensemble d'examens médicaux qui s’adresse à tout individu désirant connaître l’état général de sa santé. Que ce soit dans le but de calmer certaines inquiétudes relatives à son patrimoine génétique ou bien afin de vérifier l’apparition de symptômes qui pourraient être reliés à certaines maladies, le bilan de santé peut permettre de dépister rapidement certains problèmes de santé tels que le diabète, l’hypertension ou le cholestérol. Dans plusieurs cas, ce type de maladies est asymptomatique, donc un des seuls moyens efficaces de les déceler est à l’aide d’un bilan de santé effectué annuellement, et ce, dès la quarantaine.

Au-delà de la cinquantaine, il devient encore plus indiqué de passer annuellement un bilan de santé préventif, surtout en l’absence de suivi auprès d’un médecin de famille. Il va de soi que les antécédents familiaux de santé peuvent nous guider en ce qui a trait aux problèmes les plus susceptibles de survenir chez certains individus. Ces indices nous permettent d’orienter le patient vers des tests plus spécifiques jugés nécessaires, comme par exemple, la mammographie précoce, le dépistage du cholestérol ou de certains cancers comme le cancer colorectal qui afflige parfois certaines familles de façon plus particulière.

Toute personne affiliée au régime général de la Sécurité sociale, assurée ou ayant droit, peut bénéficier gratuitement d’un bilan de santé, en principe tous les cinq ans. Vous pouvez bénéficier de ce bilan à fréquence plus régulière si votre état de santé est fragile.

 

Lors d'un bilan de santé, plusieurs éléments sont abordés

  • Les antécédents personnels et familiaux médicaux et chirurgicaux.
  • La médication régulière et occasionnelle.
  • L’activité physique et les habitudes de vie notamment le tabagisme, la caféine, la consommation d’alcool ou de drogue.
  • Les allergies et l'atopie familiale.
  • La profession (maladies professionnelles).

 

 

 

Bilan de santé, les examens demandés

Votre médecin de famille procède à votre bilan de santé selon un questionnaire et un examen physique complet. Ce dernier comprend l’examen des seins ainsi que l’examen gynécologique ou de la prostate, dermatologique ainsi que tous les autres systèmes nécessitant une attention particulière. Un bilan de santé va de pair avec une médecine préventive. Selon l'âge, le sexe, le mode de vie et les facteurs de risque personnels, le médecin demandera des examens paracliniques qu’il juge nécessaires, notamment :

  • Formule de numération sanguine "FNS".
  • Marqueurs de l'inflammation "vitesse de sédimentation VS"
  • Cholestérol et bilan lipidique.
  • Glycémie à jeun "dépistage du diabète".
  • Analyse d'urines : recherche de la présence de sang, de sucres, d'albumine, etc.
  • Fonction rénale, hépatique et thyroïdienne.
  • Radiographie thoracique chez les fumeurs (bronchites et cancers du poumon).
  • Examen bucco-dentaire.
  • Tests visuels et auditifs.
  • Mesure de la pression artérielle "dépistage de l'hypertension artérielle".
  • Dépistage de problème cardiaque ''éléctrocardiogramme ECG''.
  • Dépistage du cancer du col utérin "frottis du col de l'utérus".
  • Dépistage du cancer du sein "mammographie".
  • Dépistage de l’ostéoporose.
  • Dépistage des infections transmissibles sexuellement ou par le sang (VIH, hépatite B et C..).
  • Dépistage des troubles de la mémoire (Alzheimer).
  • Dépistage du cancer de la prostate.
  • Dépistage du cancer du côlon par la recherche du sang dans les selles "Hemoccult".
  • ...

Une fois ces tests effectués, le médecin revoit le patient afin de lui remettre les résultats d’analyses et pour lui indiquer les actions à entreprendre afin de prévenir tout problème de santé éventuel.

Advenant le cas où les tests souligneraient un problème de santé, le médecin se chargera de vous orienter efficacement vers une prise en charge rapide de la maladie ou du problème de santé identifié, il pourra demander l’avis d’un spécialiste afin de confirmer ou d’infirmer certaines hypothèses diagnostiquées. Ainsi, un bon nombre de problèmes de santé pourront être dépistés prématurément et pourront être traités dans le but d’éviter l’apparition de complications graves.