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Jeune intermittent

Jeûne intermittent

17/10/2022

 

Sommaire

° Définition

° Mécanismes

° Types

° Bienfaits

° Quand est-il déconseillé ?

 

 

 

 

Définition

Le jeûne intermittent ou "fasting" est une pratique populaire qui consiste souvent à sauter un repas (le petit-déjeuner ou le dîner par exemple) au moment le plus adapté pour l’organisme dans un objectif de perte de poids. Autrement dit, c'est un type d'alimentation qui consiste à alterner des périodes de jeûne plus ou moins longues avec des périodes de prise alimentaire.

Cette alternance entre jeûne et prise alimentaire peut apporter de nombreux bienfaits sur la santé : régulation de la satiété, déstockage des graisses, nettoyage de l'organisme…Le jeûne intermittent se doit toutefois d'être adapté et bien encadré pour ne pas présenter de dangers.

 

 

 

Mécanismes

Derrière les sensations d’avoir faim ou d’être rassasié se cache donc tout un cortège d’hormones. Elles communiquent notamment des messages issus de plusieurs organes, comme le tube digestif (estomac, intestin) ou le tissu gras, vers le cerveau qui va ainsi pouvoir réguler la faim et la satiété de manière adaptée. Par exemple, l’appétit est stimulé par la ghréline, et freiné par la leptineCes hormones participent à nous faire manger la quantité dont nous avons besoin et idéalement pas plus. Mais nous mangeons aussi par plaisir, parce que c’est bon ! Nous pouvons aussi exercer un contrôle volontaire et décider de nous restreindre, dans une stratégie de perte de poids. Mais ce n’est pas toujours très efficace, car il est difficile de tenir la distance.

Ce que l’on cherche à faire, c’est à avoir des moments de repas en phase avec notre horloge interne "circadienne", qui gère tout le fonctionnement harmonieux du corps sur 24 heures. Le rythme quotidien est divisé en 2 grandes phases de sommeil et d’éveil, et le jeûne intermittent est un moyen de bien respecter le jeûne nocturne. Un des grands problèmes des temps modernes, c’est que la vie, sociale ou professionnelle, peut perturber nos rythmes naturels : on a de l’éclairage artificiel, des réfrigérateurs, de la nourriture disponible à tout moment...

Le jeûne intermittent remporte un certain engouement car on contrôle le moment plutôt que les quantités, une approche pour perdre du poids tout en se privant moins. C’est d’autant plus intéressant que les connaissances scientifiques semblent confirmer son intérêt. Un petit-déjeuner à 6 heures du matin et un dîner à 22 heures, avec un jeûne nocturne très court, n’est manifestement pas très bon pour la gestion de votre poids et plus largement pour votre santé métabolique (pression artérielle, taux de sucre, cholestérol…). Une manière de faire du jeûne intermittent est donc de réduire la fenêtre d’alimentation au moment le plus adapté pour que l’organisme absorbe, digère et intègre les nutriments. De très récentes études ont d’ailleurs montré que les prises caloriques du matin participent à un meilleur rassasiement par rapport aux mêmes prises caloriques le soir. Il serait donc plus efficace de conserver le petit-déjeuner plutôt que le dîner, même s’il peut être plus simple de faire l’inverse par rapport à son organisation personnelle, sociale ou familiale.

 

 

Types

Plusieurs méthodes existent, mais voici les plus populaires :

Jeûne avec alimentation limitée dans le temps (16:8 ou 20:4)

C'est le type de jeûne intermittent le plus courant, il vous permet de choisir le bloc d'heures qui vous convient le mieux pour s'alimenter. Par exemple, pour un jeûne 16:8 conventionnel, vous auriez le droit de manger seulement dans une fenêtre de 8 heures, entre 12 h et 20 h (sauter le petit-déjeuner et manger le déjeuner et le dîner). Pour un jeûne 20:4 "régime du guerrier", vous auriez le droit de manger seulement dans une fenêtre de 4 heures (Par exemple, entre 12 h et 16 h). 

 

Jeûne intermittent 16:8

 

Jeûne modifié (5:2 ou 4:3) 

Le jeûne modifié consiste à manger normalement 4 ou 5 jours par semaine, puis à manger seulement 25% de vos calories habituelles pour les journées restantes. Par exemple, si vous mangez en moyenne 2000 calories par jour, vous ne devrez manger que 500 calories par jour au moins 2 fois par semaine. Le régime 5:2 est plus souple que les autres types et vous pouvez choisir n'importe quels deux jours. Si vous êtes une personne active, envisagez de diviser les deux jours afin de pouvoir jeûner lorsque vous ne faites pas d'exercice ou lorsque vous travaillez sur une période de 12 heures.

 

Jeûne alternatif 

Le jeûne alternatif consiste à ne rien manger pendant 24 h, du déjeuner du premier jour au déjeuner du deuxième jour, une à plusieurs fois par semaine. Par exemple, vous mangez comme d'habitude le lundi, vous ne mangez rien le mardi, et vous mangez normalement à nouveau le mercredi. Ce régime est le plus dur de toutes les méthodes de jeûne intermittent en raison de l'horaire restrictif des repas. Cependant, certaines personnes le trouvent utile pour perdre du poids.

 

 

Bienfaits

On sait que la perturbation des rythmes va avoir un impact sur l’humeur, la fatigue, voire la dépression. Là encore, le fait de manger bien rythmé fait probablement partie d’une bonne hygiène circadienne et peut participer à améliorer la qualité du sommeil, géré par deux hormones : la mélatonine (qui favorise l’endormissement) qui augmente le soir et diminue le matin, et le cortisol (l’éveil) qui fait l’inverse. Les bienfaits du jeûne intermittent ne se résument pas seulement en ce qui est cité précedemment :

 

1. Bon plan pour perdre du poids

Un des bénéfices serait une meilleure régulation de votre appétit, le jeûne intermittent induit une baisse de l’apport calorique, une augmentation des processus hormonaux et une augmentation du métabolisme. Des taux d’insuline plus faibles, des taux d’hormone de croissance "somatotropine" qui stimule la croissance et la reproduction des cellules plus élevés, et des quantités plus élevées de noradrénaline. Toutes ces hormones contribuent à augmenter la dégradation des graisses corporelles et facilitent leur utilisation pour permette à l’organisme de produire son énergie, et donc perdre du poids.

 

2. Prévenir le diabète

Respecter ces rythmes permet d’améliorer sa situation métabolique, vous aurez un meilleur fonctionnement de l’insuline et votre organisme serez plus sensible à son action. L’insuline est une hormone produite après un repas par votre pancréas et qui permet aux glucides que vous mangez de pouvoir entrer dans vos cellules pour que celles-ci puissent les utiliser et produire de l'énergie. C'est une bonne chose car cela contribue à faire baisser la glycémie, et peut donc diminuer le risque d’avoir du diabète de type 2.

 

3. Réduire le taux du mauvais cholestérol dans le sang

Le cholestérol est une sorte de gras qui peut provenir de votre alimentation ou être synthétisé par votre foie. Il est transporté dans votre sang par des protéines. Quand on dit mauvais cholestérol ou LDL, on parle en fait des protéines qui apportent le cholestérol à vos cellules, et quand on parle de bon cholestérol ou HDL, on parle de protéines qui ramènent le cholestérol à votre foie pour qu'il soit métabolisé. Le mauvais cholestérol est celui qui favorise une accumulation de gras dans vos artères et à plus long terme, une moins bonne santé de votre cœur. La plupart des études faites en lien avec le jeûne intermittent rapportent une diminution des taux sanguins de mauvais cholestérol.

 

4. Détoxification de l'organisme

Au quotidien, nous absorbons les toxines présentes dans l’air que nous respirons, les aliments que nous ingérons, les cosmétiques que nous utilisons, etc… Les périodes de jeûne permettent à l’organisme de se débarrasser naturellement des toxines accumulées. D’autre part, plusieurs études ont démontré que ce type de restriction calorique renforce le système immunitaire et réduit les inflammations.

 

Bienfaits du jeûne intermittent

 

Quand est-il déconseillé ?

Une restriction calorique trop importante peut être néfaste pour certaines personnes. Le jeûne intermittent est déconseillé aux :

  • Personnes souffrant d'un trouble du comportement alimentaire commes les anorexiques.
  • Enfants et adolescents car ils sont en phase de croissance.
  • Femmes enceintes et allaitantes.
  • Personnes dont la médication doit être prise avec des aliments.
  • Diabétiques, un suivi médical est nécessaire.
  • Athlètes qui s'entraînent chaque jour et/ou plusieurs fois par jour.

De plus, certains effets secondaires peuvent se manifester :

  • Maux de tête.
  • Nausées, mauvaise haleine.
  • Irritabilité, anxiété.
  • Rages de faim douloureuses.
  • Un jeûne trop strict peut mener à un trouble alimentaire (anorexie, polyphagie).
  • Hypoglycémie.
  • Déshydratation.
  • Hypotension artérielle par manque de sodium.
  • Crampes musculaires par manque de magnésium et/ou du calcium.
  • Diminution de l'activité physique habituelle.
  • Difficultés de concentration et sommeil pendant le jour.
  • Diminution du métabolisme de base.

Pour ces raisons, le suivi rapproché avec un professionnel de santé qualifié est recommandé. Aussi, il faut garder à l'esprit que le jeûne n'est pas un régime, mais une manière de s'alimenter.

 

 

Intestin grele et gros intestin

Intestin grêle et côlon

09/10/2022

 

Sommaire

° Définition

° Structure 

° Fonctions

 

 

 

Définition

L'appareil digestif est un groupe d'organes qui travaille ensemble afin d'ingérer, de digérer et d'absorber les aliments avant d'évacuer les déchets à l'extérieur du corps. Il est composé de plusieurs organes, dont la bouche, le pharynx, l'œsophage, l'estomac et les intestins. L'intestin est une partie du tube digestif, qui contribue à la digestion des aliments et au passage des nutriments vers le sang et le reste de l'organisme. Cette partie de l'appareil digestif s'étend de la sortie de l'estomac à l'anus. Chez les humains, il est divisé en deux parties appelées le petit intestin (intestin grêle) et le gros intestin (côlon).

 

 

 

Structure

Intestin grêle :

L'intestin grêle mesure entre 5 et 6 mètres de longueur, selon la personne. Il est complètement enroulé sur lui-même dans la paroi abdominale et est recouvert d'une membrane que l'on appelle le mésentère. L'intestin grêle est divisé en 3 parties. Le duodénum relie l'estomac au petit intestin, c'est l'endroit où la plupart des enzymes digestives provenant des autres organes comme le foie et le pancréas se déversent afin d'aider à la digestion des aliments. Il y a ensuite le jéjunum, c'est l'endroit où se produit principalement la digestion et l'absorption des nutriments. Il y a finalement l'iléon qui déverse les aliments digérés dans le gros intestin.

Les parois de l'intestin grêle sont divisées en 4 couches. La première est la muqueuse, qui est la surface la plus interne. Elle contient plusieurs villosités qui favorisent l'absorption des aliments en augmentant la surface de contact de l'intestin : plus la surface de contact est grande, plus le niveau d'absorption est élevé. La sous-muqueuse est une couche de tissu conjonctif, c'est là que se trouvent les vaisseaux sanguins et lymphatiques, les nerfs et les glandes muqueuses de l'intestin. La musculeuse se trouve par-dessus la sous-muqueuse, cette couche est constituée de muscles lisses qui se contractent afin de faire avancer la nourriture dans le tube digestif. Finalement, la couche la plus superficielle du petit intestin s'appelle la séreuse, c'est l'endroit où se fixe le mésentère mentionné précédemment.

 

Structure de l'intestin grêle

 

Gros intestin :

Le gros intestin est divisé en 4 parties, soit le cæcum, le côlon, le rectum et l'anus. Tout comme le petit intestin, il est couvert du mésentère et sa paroi est divisée en 4 couches, la muqueuse, la sous-muqueuse, la musculeuse et la séreuse. Le cæcum est une petite pochette qui relie le gros intestin à l'iléon, la dernière partie de l'intestin grêle. Le côlon est la plus longue partie du gros intestin et reçoit la nourriture digérée en provenance du cæcum. C'est là où l'absorption de l'eau et des nutriments ainsi que la formation des selles se produisent. Le côlon est divisé en 4 segments, le côlon ascendant, le côlon transverse, le côlon descendant et le côlon sigmoïde. Le rectum est relié au côlon sigmoïde et reçoit les selles du côlon. C'est là qu'elles sont emmagasinées avant d'être évacuées par l'anus, la dernière partie du gros intestin.

 

Système digestif

 

 

Fonctions

L'intestin grêle, a deux fonctions principales, soit la digestion et l'absorption des nutriments. Lorsque la nourriture parvient au petit intestin, les muscles de celui-ci se contractent afin de mélanger les aliments et les sucs digestifs qui proviennent du pancréas, du foie et des intestins. Les sucs brisent les particules d'aliments en macro et micronutriments. Les macronutriments comprennent les glucides, les lipides et les protéines tandis que les vitamines et minéraux font partie des micronutriments. Les parois du petit intestin vont par la suite absorber les nutriments qui proviennent de la nourriture. En fait, le petit intestin absorbe plus de 90% des éléments nutritifs consommés.

La première fonction du gros intestin est d'absorber les liquides que l'on consomme. Il absorbe aussi certains nutriments qui proviennent de la nourriture, mais la majorité de l'absorption se fait dans le petit intestin. Le gros intestin est aussi l'endroit où les selles se forment et sont emmagasinées en attendant d'être évacuées. L'eau absorbée par le côlon, ainsi que le mucus qu'il produit, facilitent le déplacement des selles jusqu'au rectum. Une fois le rectum plein, les selles sont évacuées par l'anus.

 

 

La peau

La peau

08/10/2022

 

Sommaire

° Définition

° Structure

° Fonctions

 

 

Définition

Les gens sont souvent étonnés d'apprendre que la peau est considérée comme un organe. Non seulement cela, mais la peau est le plus grand organe du corps et assure plusieurs fonctions surprenantes, elle représente la première barrière de défense contre les éléments nocifs de l'environnement comme les températures chaudes et les germes. 

 

 

Structure

La peau est composée de trois couches, soit l'épiderme, le derme et l'hypoderme :

 

Épiderme

L'épiderme est la couche la plus superficielle de la peau, donc celle que l'on peut voir. Bien qu'il soit très mince, soit environ un millimètre d'épaisseur, l'épiderme est divisé en 5 autres couches :

  • Couche cornée : partie la plus externe de l'épiderme, cette couche est composée de cellules de peau mortes.
  • Couche claire : en dessous de la couche cornée et composée de cellules de la peau vieillissantes qui vont bientôt mourir et passer dans la couche cornée.
  • Couche granuleuse : composée de 3 à 5 couches de cellules.
  • Couche épineuse ou spineuse : contient plusieurs kératinocytes qui produisent la kératine, la substance qui donne la tonicité à la peau.
  • Couche basale : partie la plus interne de l'épiderme.

Les cellules de la peau possèdent un cycle de renouvellement d'environ 28 jours. Les cellules de la couche basale se reproduisent continuellement. Les nouvelles cellules poussent les plus vieilles vers la surface de l'épiderme. Il faut donc environ 4 semaines afin que les cellules meurent et atteignent la couche cornée. La peau morte se détache de la couche cornée en petits lambeaux, un processus appelé desquamation.

L'épiderme contient plusieurs différents types de cellules, dont les cellules squameuses. Celles-ci se trouvent dans la couche cornée et proviennent des kératinocytes, soit les cellules qui produisent la kératine. Au fur et à mesure que les kératinocytes vieillissent et montent vers la surface de la peau, ils s'aplatissent et se rapprochent les uns des autres afin d'éventuellement former les cellules squameuses de la couche cornée.

Les cellules basales se trouvent dans la couche basale et sont responsables de la fabrication des nouvelles cellules de la peau. Les cellules produites par les cellules basales deviennent les kératinocytes qui par la suite deviennent des cellules squameuses.

Les mélanocytes se trouvent dans la couche basale, avec les cellules basales. Ils produisent la mélanine, soit la substance qui donne la couleur à la peau et qui protège contre les rayons UV. La quantité de mélanine produite par les mélanocytes est déterminée par l'exposition aux rayons UV (plus on est exposé, plus on en produit) et par la constitution génétique de la personne.

D'autres types de cellules trouvées dans l'épiderme incluent les cellules de Merkel qui jouent un rôle dans la fonction du toucher et les cellules de Langerhans impliquées dans la protection immunitaire.

 

Couches de l'épiderme

 

Derme

Le derme est la couche de peau la plus épaisse qui se trouve sous l’épiderme. Le collagène et l'élastine sont des protéines du derme qui donnent à la peau la force, la solidité, l’extensibilité et la flexibilité. Le derme est composé de nombreuses structures dont celles-ci :

  • vaisseaux sanguins qui transportent les éléments nutritifs et l’oxygène jusqu’à la peau.
  • vaisseaux lymphatiques qui aident à combattre les infections.
  • follicules pileux, qui sont de petits sacs où les poils prennent naissance.
  • glandes sudoripares qui fabriquent la sueur pour contrôler la température corporelle.
  • glandes sébacées qui produisent de l’huile pour garder la peau et les poils lisses.
  • terminaisons nerveuses qui aident à procurer le toucher.

 

Hypoderme

La couche la plus profonde de la peau est l'hypoderme, aussi appelée tissu sous-cutané. Il est principalement composé de tissus graisseux afin de protéger les organes internes et les tissus contre les blessures. Cette couche de gras aide aussi le corps à préserver la chaleur et à maintenir une température interne adéquate.

 

Structure de la peau

 

 

Fonctions

La peau joue plusieurs rôles importants dans le corps. Elle sert notamment à le protéger contre le froid, la chaleur, les rayons du soleil et les infections. Elle offre une barrière de protection aux organes internes afin de prévenir les blessures.

La peau empêche aussi la perte excessive de liquide et d'électrolytes en plus d'aider à contrôler la température interne du corps. De plus, les déchets produits par les cellules sont évacués par la peau au moyen des glandes sudoripares.

La sensation du toucher est aussi possible grâce à la peau et permet de ressentir la douleur et la pression. Finalement, la peau aide à fabriquer la vitamine D dont le corps a besoin afin d'assurer plusieurs fonctions, comme la défense immunitaire et la production des tissus osseux.

 

 

10 aliments à index glycémique élevé

10 aliments à index glycémique élevé

23/08/2022

 

Connaissez-vous l’index glycémique ? Aussi appelé indice glycémique et abrégé "IG", il correspond au pouvoir sucrant d’un aliment. Plus l’index glycémique d’un aliment est élevé, plus la hausse du taux de sucre dans le sang (la glycémie) qu’il entraîne lorsqu’il est ingéré est forte et brutale. Et quand la glycémie augmente, le corps produit un pic d’insuline, une hormone qui favorise le stockage des glucides sous forme de graisses et qui entraîne une sensation de faim. Difficile, donc, de se sentir rassasier avec des aliments à IG élevé, contrairement aux aliments à IG bas qui favorisent la satiété.

 

Une échelle de 0 à 100

L’index glycémique a été créé pour aider les personnes diabétiques à choisir leurs aliments. Mais il est également utile pour guider toute personne qui cherche à mieux s’alimenter et à contrôler son poids. L’index glycémique de référence est celui du glucose pur, situé à 100. L’échelle va donc de 0 à 100 et l’IG est considéré élevé lorsqu’il est supérieur ou égal à 70. Mais quels sont les aliments dont les index glycémiques sont les plus élevés ?

 

1/ Pain blanc :

Le pain blanc (IG à 70) et le pain de mie (IG à 85) utilisent tous deux des farines blanches qui ont un IG très élevé. Préférez un pain à la farine complète ou intégral.

 

2/ Pâtes blanches :

Les pâtes à la farine blanche possèdent elles aussi un IG élevé, entre 70 et 80. Préférez plutôt les complètes ou semi-complètes, dont l’IG est d’environ 50. Et faites également attention à leur cuisson : des pâtes moins cuites auront un IG plus faible que des pâtes très cuites. Bon à savoir !

 

 

3/ Confitures :

Les confitures contiennent beaucoup de sucre et possèdent donc un index glycémique élevé (75 à 80). Remplacez-les par des compotes de fruits à IG plus bas, et faites à la maison.

 

4/ Gâteaux et viennoiseries :

Très sucrés, pas étonnant que les gâteaux, biscuits, barres chocolatées, brioches, pains au chocolat et autres croissants affichent des index glycémiques élevés, au-dessus de 75.

 

5/ Biscottes :

Les biscottes ont un IG de 70. Les galettes de riz soufflé et les céréales du petit-déjeuner affichent elles aussi un IG élevé, autour de 80. À éviter donc en cas de diabète ou de surpoids.

 

6/ Sirops :

Pour aromatiser votre eau, préférez quelques gouttes de citron ou quelques feuilles de menthe fraîche accompagnées de rondelles de concombre. Les sirops, très sucrés, affichent en effet un IG proche de 100.

 

7/ Sodas et jus de fruits :

Les boissons aussi peuvent avoir des IG élevés. C’est le cas des sodas et des jus de fruits industriels (entre 65 et 75). Préférez un fruit pressé maison et, mieux encore : un fruit entier. Car les fibres contenues dans le fruit, qui disparaissent lorsqu’il est transformé en jus, permettent d’abaisser son index glycémique.

 

8/ Navets :

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, certains légumes ont aussi un IG élevé. C’est le cas des navets cuits, dont l’IG monte à 85 !

 

9/ Pommes de terre :

Cuisinées en frites, en purée instantanée ou au four, les pommes de terre affichent un index glycémique élevé, entre 80 et 95. Il redescend autour de 65 si vous les consommez à la vapeur.

 

10/ Dattes :

Même chose pour les dattes qui, selon leur degré de maturation, affichent un index glycémique allant de 70 jusqu’à 100 ! Donc, à consommer avec prudence. Le melon et la pastèque ont égalemment un IG très élevé.

 

 

 

Circoncision

Circoncision

27/05/2022

 

Sommaire

° Définition

° Histoire

° Age idéal

° Indications et avantages

    ° Phimosis

    ° Paraphimosis

° Contre-indications

° Opération

° Soins post-opératoires

° Cicatrisation

° Risques

 

 

 

Définition

Le terme "circoncision" vient du latin "circum" autour et "caedere" couper, qui signifie « fait de couper autour ». La circoncision est une intervention chirurgicale qui consiste à enlever partiellement ou totalement le prépuce, surface de peau qui recouvre la tête (ou gland) du pénis, elle est le plus souvent effectuée dans les quelques jours suivant la naissance. La durée de l'opération est de 15 à 30 minutes, et elle est pratiquée sous anesthésie locale ou générale.

La circoncision peut être pratiquée chez les enfants et les adultes pour des raisons religieuses, culturelles ou médicales.

 

Histoire

La circoncision est une pratique dont l’origine reste mal connue. Mais, il semble que la circoncision masculine était pratiquée parmi les anciennes populations sémitiques, notamment chez les égyptiens et les personnes de confession juive, les plus anciennes peintures mentionnant la circoncision dans un temple et sur des peintures murales égyptiennes remontant à environ 2300 av. J.-C. Elle était aussi pratiquée par les chrétiens et les musulmans ainsi que par certaines civilisations animistes d’Afrique et d’Australie.

Avec les progrès de la chirurgie au XIXe siècle et la mobilité croissante du XXe siècle, l'intervention a été introduite dans certaines cultures qui ne la pratiquaient pas auparavant, pour des raisons à la fois sanitaires (hygiéniques) et sociales. Selon les estimations actuelles, 30% de tous les hommes à travers le monde, à savoir environ 670 millions d'hommes, sont circoncis. Sur ce nombre, environ 68% sont de confession musulmane, 13% sont des Américains non musulmans et non juifs et moins de 1% de confession juive.

 

Age idéal

Sauf nécessité médicale, pour pratiquer la circoncision, il vaut mieux attendre que l'enfant ait atteint l'âge de 1 an, moment où il sera plus mature sur le plan physiologique. Définir un âge pour la circoncision est essentiellement lié à des croyances religieuses :

- Dans la religion juive, les bébés de sexe masculin sont traditionnellement circoncis le 8ème jour après la naissance. La circoncision est justifiée, dans le livre saint juif la "Torah", par l'alliance conclue entre Abraham et Dieu, dont le signe extérieur est la circoncision de tous les juifs de sexe masculin.

- Les populations musulmanes pratiquent la circoncision pour confirmer leur rapport à Dieu, et la pratique est également connue sous le nom de "Al khitân" ou "Tahara", qui signifie purification. L’âge de la circoncision n’est pas clairement défini dans l’Islam, mais le prophète Mahomet a recommandé qu’elle soit pratiquée à un âge précoce et il aurait circoncis ses propres fils 7 jours après leur naissance. De nombreux musulmans la pratiquent donc à ce moment-là, mais un musulman peut être circoncis à n’importe quel âge entre la naissance et la puberté.

 

Indications et avantages

Plus récemment, la pratique de la circoncision dans le monde industrialisé s’est accrue parce qu’on a pensé qu’elle apportait une meilleure hygiène et réduisait les risques d’infection.

Les garçons circoncis risqueraient moins de contracter une infection urinaire qui est fréquente chez les nourrissons. Il semblerait aussi que la circoncision puisse diminuer les risques de transmission des infections sexuellement transmissibles (VIH, VPH...). Mais, il est évident qu'elle ne substitue pas l'efficacité du port du préservatif. Les hommes circoncis risqueraient moins de contracter un cancer du pénis plus tard au cours de leur vie, même s'il est rare. Selon plusieurs études, il a été démontré que la circoncision pouvait augmenter le plaisir sexuel et la satisfaction du partenaire. Les principales indications médicales de la circoncision sont le phimosis et le paraphimosis : 

 

Phimosis 

On parle de phimosis quand l'extrémité du prépuce, qui couvre le bout du pénis, est si serré qu'elle empêche tout décalottage. Chez les bébés, cette particularité physiologique n'entraîne que rarement des complications. Voilà pourquoi il n'est plus conseillé de chercher systématiquement à décalotter les petits garçons. Le phimosis disparaît le plus souvent de lui-même : la croissance du gland et les petites érections contribuent au fil de quelques mois à détendre et élargir progressivement le capuchon de peau.

Seul souci possible : le phimosis favorise parfois l’apparition d’infections urinaires ou encore d’infections au niveau du gland. Ces balano-posthites provoquent des rougeurs, un écoulement purulent, une gêne, des démangeaisons au niveau du gland. Pour les traiter, il suffit de bien nettoyer l’extrémité de la verge avec des compresses imprégnées d’antiseptique. Aucune inquiétude à avoir s’il s’agit d’un épisode isolé.

Seules des infections fréquentes chez les plus jeunes ou un phimosis qui persiste après l’âge de 4 à 5 ans peuvent amener le médecin à intervenir. Si le phimosis est modéré, l'application de pommade à base de corticoïdes peut suffire. Sinon une petite opération sera envisagée pour libérer le gland du prépuce. Le chirurgien a alors deux options. Il peut se contenter de faire une petite incision pour élargir l’orifice prépucial (plastie). Ou pratiquer une circoncision (posthectomie), c’est-à-dire enlever la peau qui recouvre le gland. Beaucoup de parents redoutent la posthectomie, mais elle donne de meilleurs résultats : le phimosis peut se reformer en cas de simple plastie.

 

Paraphimosis

Le paraphimosis survient lorsque le prépuce est rétracté vers l'arrière et qu'il se coince, de telle sorte qu'il ne peut pas être ramené vers l'avant pour recouvrir le bout du pénis. Il étrangle donc le gland qui gonfle, devient violacé, douloureux et peut, si rien n'est fait, se nécroser. Le paraphimosis est une urgence médicale nécessitant une consultation sans tarder. En cas d'échec de recalottage par une équipe médicale, le chirurgien peut être amené à circoncire le prépuce pour libérer le gland. Le paraphimosis est moins fréquent que le phimosis.

 

Phimosis et paraphimosis

 

 

Contre-indications

La circoncision est contre-indiquée chez les nourrissons prématurés et ceux qui ne sont pas en bonne santé physique (faible poids de naissance, déshydrataton, infection en cours...). Il est contre-indiqué de circoncire un nouveau-né qui présente certaines anomalies génitales de structure : déplacement de l'ouverture de l'urètre (comme dans l'hypospadias et l'épispadias), pénis enfoui, organes génitaux ambigus, etc. En cas de troubles de coagulation comme l’hémophilie ou la thrombocytopénie, le médecin doit vérifier tous les bilans d'hémostase avant de procéder à l'intervention afin d'éviter le risque d'un saignement grave non contrôlable.

 

Opération

Il existe deux méthodes, la plastie du prépuce et la posthectomie :

1- Plastie du prépuce :

Cette opération d’élargissement du prépuce permet de le conserver tout en devenant rétractable, il s’agit d’une petite incision sur l’extrémité du prépuce, à l’endroit le plus serré. La plastie est pratiquée en cas de phimosis sévère ou de balanites (infection du gland) à répétition. 

 

2 - Posthectomie :

La posthectomie consiste en une ablation complète du prépuce jusqu’au sillon de la base du gland. L’opération est généralement réalisée en ambulatoire. Chez l’enfant, elle est pratiquée sous anesthésie locale ou générale. Chez l’adulte, une anesthésie locale est effectuée. La posthectomie se déroule en 4 étapes :

  1. Tractionle chirurgien commence par décalotter le prépuce et couper le frein du pénis (peau qui retient le prépuce sur la face inférieure du gland).
  2. Section cutanée et muqueuseil coupe la peau autour du gland, en tirant le prépuce à l’aide de deux pinces. 
  3. Recoupe de la muqueuse : le chirurigien pratique un remodelage sur le prépuce, il va ensuite soigneusement coaguler tous les vaisseaux sanguins qui saignent.
  4. Suture cutanéo-muqueusele bout restant du prépuce est ensuite replié et cousu autour du gland avec du fil résorbable. Un pansement est mis en place pour diminuer les saignements, il tombe généralement dans 24 heures.

Le chirurgien prescrit souvent des antalgiques (paracétamol, crème anesthésiante..) et des anti-inflammatoires pour réduire l'inflammation et la douleur. 

 

Circoncision posthectomie

 

 

Soins post-opératoires

Après la circoncision, il est important de nettoyer la zone circoncise à l’eau savonneuse. Si elle est réalisée sur un bébé, il faut continuer à changer les couches normalement. L'application d'une compresse enduite de vaseline ou autre pommade grasse, chaque fois que la zone circoncise est nettoyée, empêche que le gland n’adhère à la couche pendant la guérison. Dans les jours qui suivent l’intervention, 3 paramètres doivent être surveillés :

  • l'état de la plaie : la rougeur et l’enflure qui entourent la région circoncise devraient commencer à diminuer dans les 48 heures, et le saignement devrait diminuer chaque jour. Il faut également surveiller la couleur du gland (un gland très sombre peut être un signe de nécrose).
  • la température : une fièvre légère de 38°C est normale dans les 72 heures. Par ailleurs, une fièvre importante qui dure peut être le signe d'une infection.
  • le jet urinaire : l'enfant devrait uriner dans les 12 heures qui suivent l’intervention, il devrait continer à uriner normalement tous les jours avec un bon jet urinaire. 

- Si l'un des 3 paramètres est perturbé, il faut revoir immédiatement le médecin pour évaluer l'état de l'enfant. 

 

Cicatrisation

La cicatrisation totale nécessite à 4 semaines avec des soins locaux pendant quelques jours. Les fils de suture tombent spontanément dans un délai de à 3 semaines. Pour un adulte, la reprise des rapports sexuels peut se faire 15 à 21 jours après l'opération si la cicatrisation est complète.

 

Risques

Dans la majorité des cas, l'intervention se déroule sans complication. Cependant, tout acte chirurgical comporte un certain nombre de risques et complications. Les douleurs au niveau du gland sont les complications les plus fréquentes. Plus rarement peuvent apparaître un saignement (hématome) et/ou une infection au niveau de la plaie. La circoncision peut rarement avoir des conséquences plus graves : déformations permanentes du pénis, obstruction du méat urinaire, infection généralisée, complications possibles liées à l'anesthésie, etc. 

Le risque de complications est plus faible chez les nouveau-nés que chez les enfants plus âgés. Pour réduire les risques au minimum, l'intervention doit être effectuée par un chirurgien urologue expérimenté et dans de bonnes conditions d’hygiène. Une surveillance doit être effectuée dans les jours suivant l'intervention pour s'assurer de l'absence de saignements et/ou de l'infection.

 

 

Sels minéraux et Oligo-éléments

Sels minéraux et Oligo-éléments

13/05/2022

 

Sommaire

° Sels minéraux

           ° Calcium

           ° Phosphore

           ° Magnésium

           ° Chlore

           ° Sodium

           ° Potassium  

° Oligo-éléments

           ° Argent

           ° Arsenic

           ° Bore

           ° Chrome

           ° Cobalt

           ° Cuivre

           ° Fer

           ° Fluor

           ° Iode

           ° Lithium

           ° Manganèse

           ° Molybdène

           ° Nickel

           ° Or

           ° Sélénium

           ° Silicium

           ° Soufre

           ° Vanadium

           ° Zinc     

              

 

 

Sels minéraux

Les composés minéraux représentent entre 4 et 5% du poids de notre corps. Ils sont généralement classés en deux catégories : les éléments minéraux majeurs ou macroéléments (sels minéraux), et les oligo-éléments ou éléments de traces. Les sels minéraux existent en quantités relativement élevées dans l'organisme (de l'ordre de plusieurs grammes) par apport aux oligo-éléments présents en quantités infimes. Mais les deux ont des rôles indispenasbles pour l'organisme. Ces éléments minéraux ne peuvent pas être fabriqués par notre organisme, ils devront donc être apportés par l’alimentation.

Les sels minéraux majeurs sont : le calcium, le phosphore, le chlore, le magnésium, le sodium et le potassium.

 

Calcium

Article détaillé : Calcium

 

Phosphore

Le phosphore (Ph) constitue, avec le calcium et le magnésium, la masse minérale du squelette osseux. C’est également un composant essentiel de toutes les cellules et membranes biologiques. Il intervient dans la mise en réserve et le transport de l’énergie, sans oublier son rôle dans l'absorption et la transformation de certains nutriments.

Le phosphore est un nutriment ubiquitaire, c'est-à-dire que de nombreuses sources alimentaires contiennent du phosphore, mais les plus riches sont : les fromages, le jaune d'oeuf, le lait, les oléagineux, le chocolat, les sardines, le thon, les mollusques et crustacés, les viandes et poissons. Les apports nutritionnels conseillés sont environ 750 mg par jour pour les adultes, et un peu plus pour la femme enceinte ou allaitante, 900 mg par jour.

Une carence en phosphore est exceptionnelle, les signes de carence sont surtout les fourmillements et les crampes musculaires.

 

Magnésium

C’est un des minéraux corporels les plus abondants (Mg), dont près des deux tiers sont fixés sur l'os sous forme de phosphates et de bicarbonates. Les rôles du magnésium sont nombreux, les plus importants sont :

- stabilisation ionique des membranes cellulaires et régulation du rythme cardiaque.

- rôle dans le fonctionnement normal des cellules : glycolyse, transcription de l’ADN et synthèse protéique.

- activation de certaines enzymes, spécialement liées à la production d'énergie.

- rôle dans la transmission de l'influx nerveux.

- stimule la formation d'anticorps.

Les aliments les plus riches en magnésium sont : le chocolat, les épinards, les bananes, les céréales complètes, les oléagineux, les crustacés et le riz complet.

Les besoins journaliers sont de 5 à 7 mg/kg/j chez l'adulte. En général les besoins en magnésium sont augmentés pendant la croissance, pendant la grossesse et la lactation, chez le sportif professionnel, et chez le sujet âgé. On estime qu'un apport de 420 mg par jour est suffisant pour un adulte de 70 kg.

Une carence en magnésium peut être à l'origine de faiblesses musculaires, de crampes, de crises de tétanie, de troubles digestifs, d'un manque de tonus, de la fatigue et de la nervosité. Les intoxications par le magnésium sont rares, mais peuvent être observées en cas d'apports excessifs de magnésium en injection chez des sujets ayant une insuffisance rénale : elles se traduisent par une baisse de la tension artérielle, des nausées, une somnolence et des troubles cardiaques.

 

Aliments riches en magnesium

 

Chlore

Le chlore (Cl) est un sel minéral très abondant dans l’organisme. Il est présent dans l'alimentation sous forme de chlorure de sodium ou de potassium

Le chlorure est présent en faible proportion dans les cellules, mais abondant dans le liquide interstitiel situé entre les cellules et le sang. Il constitue un facteur important pour équilibrer les quantités d’eau à l’intérieur et à l’extérieur des cellules "équilibre hydrique". Il est aussi impliqué dans la régulation de l'équilibre acido-basique. Au niveau de l’estomac, il sert à fabriquer de l’acide chlorhydrique, constituant du suc gastrique qui participe à la digestion des aliments.

Tous les aliments salés contiennent du chlore les charcuteries, les olives, les câpres, les fromages, les poissons fumés, les viandes, les sauces, le pain, le sel de table, etc. Le chlore est également présent en très faible quantité dans l’eau. 1 g de sel de table correspond à 600 mg de chlorure et 400 mg de sodium.

La quantité de chlorure habituellement consommée dépasse largement les besoins qui sont entre 2 et 3 g par jour. Une carence en chlore est rare. Elle peut survenir en cas de déshydratation sévère, transpiration prolongée, mucoviscidose, diarrhée aiguë, ou vomissements à répétition entraînant une perte excessive de chlore. En cas de carence, les symptômes sont principalement les troubles digestifs, l'irritabilité et la faiblesse musculaire. 

En cas d’excès, le chlore est éliminé par les urines. Il ne peut donc pas exister de surdosage. Toutefois, chez les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, de cirrhose du foie ou de troubles rénaux, l’excès de chlore peut augmenter les risques de l'hypertension artérielle.

 

 

Sodium

Le sodium (Na) joue un rôle capital dans la régulation de la pression osmotique, de l'équilibre hydro-électrolytique et de la masse hydrique de l'organisme (avec le potassium). C'est le principal ion des liquides extra-cellulaires. Il joue d'autres rôles indispensables, notamment :

- rôle dans le maintien de l'équilibre acido-basique.

- son élimination ou sa rétention, au niveau rénal sont l'un des mécanismes de régulation de la pression artérielle.

- rôle essentiel dans la contraction musculaire, dont le coeur.

- rôle dans l'excitabilité normale des muscles.

Le sodium ingéré provient de différentes sources alimentaires : sel de table, charcuterie, lait, poissons, viandes, conserves, eaux minérales, fromages, pain, etc. Les besoins d'un adulte, largement couverts par l'alimentation, sont de l'ordre de 1 à 2 g de sodium par jour.

L'excès de sodium accroît les risques d'hypertension artérielle. Par ailleurs, un déficit important en sodium "hyponatrémie" que l'on peut voir exceptionnellement en cas de non compensation des pertes dans certains cas (déshydratation, ingestion massive d'eau pure, prise de diurétiques, insuffisance rénale, mucoviscidose...) peut entraîner une chute de la tension artérielle, une asthénie, des malaises, des œdèmes, des convulsions, voir un état de choc qui peut aboutir au coma et à la mort.

 

Potassium

C'est le principal ion du milieu intracellulaire (K), électrolyte nécessaire à l'équilibre des fluides en empêchant la fuite de l'eau hors des cellules. Il joue un rôle important dans la transmission de l'influx nerveux et dans la contraction musculaire, et au maintien de l'automatisme cardiaque. Il favorise également la digestion de certains aliments.

Les besoins en potassium se situent entre 2 et 5 g par jour, ils sont plus grands lors de la croissance et chez le sportif. L'apport par l'alimentation couvre en général les besoins en quantité suffissante. Le potassium se trouve dans les légumes (épinards, bettes, champignons, choux, pommes de terre), les fruits (avocats, abricots, cassis, agrumes, bananes), les légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots blancs), les oléagineux, les viandes et les poissons (sardines, maquereaux), le chocolat, etc.

Une carence en potassium ou "hypokaliémie" peut se voir lors de diarrhées importantes ou en cas de prise prolongée de certaines substances (corticoïdes, laxatifs, diurétiques,...). Cette carence peut entraîner une asthénie, des crampes musculaires, et en cas de carence importante, des troubles du rythme cardiaque.

 

 

Oligo-éléments

En grec, "oligos" signifie "peu abondant". Les oligo-éléments sont des éléments minéraux présents dans le corps humain en très faibles quantités (inférieure à 1 mg par kg de poids corporel), on dit qu’ils existent à l’état de « traces ». Malgré leurs proportions, ces oligo-éléments sont des éléments indispensables car ils participent à de multiples fonctions : lutte contre les radicaux libres et le stress oxydatif et donc la prévention des maladies cardiovasculaires et les cancers, régulation du métabolisme, cicatrisation, activation enzymatique, synthèse des hormones, maintien des défenses immunitaires,...etc. Les carences en oligo-éléments sont rares car une alimentation équilibrée et variée permet largement d'en couvrir les besoins.

Les oligo-éléments sont classés en 2 types : 

 

1. Oligo-éléments essentiels : ils jouent un rôle important dans de nombreux mécanismes ou réactions métaboliques. Ils sont présents de manière naturelle dans le corps humain, et la plupart d'entre eux agissent conjointement avec d’autres molécules comme la vitamine C et EUne carence en oligo-éléments essentiels peut alors avoir des répercussions plus ou moins graves sur la santé de l’individu. Les oligo-éléments essentiels se répartissent en deux groupes :

- Ceux qui sont à risque de carence démontré chez l’homme : il s’agit du fer, de l’iode, du fluor, du sélénium, du cuivre, du molybdène, du chrome et du zinc .

- Ceux qui sont à faible risque de carence : cela signifie qu’il n’a pas été démontré qu’une carence induit un problème de santé. C’est le cas du cobalt, du manganèse, du nickel, du silicium, du vanadium, du soufre et de l’étain.

 

2. Oligo-éléments non essentiels : ils ne sont pas présents de manière naturelle dans notre organisme, ils peuvent toutefois posséder des propriétés pharmacologiques. C’est le cas de l’argent, de l’or, de l'aluminium, de l’arsenic, du lithium, du baryum, du brome, et du titane. Quant au plomb et au mercure, ils sont présents en doses infimes dans le corps et peuvent devenir toxiques s'ils sont ingérés en trop grandes quantités.

 

Argent

L’argent (Ag) a une action anti-infectieuse (antivirale) intéressante. Il aide également à la cicatrisation et à la réduction de certains problèmes cutanés comme l’eczéma, le psoriasis et l’acné

La cure d’oligo-éléments "Cuivre-Or-Argent" est souvent conseillée au début de la saison hivernale. Le cuivre et l'or sont connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires, sans compter les vertus anti-infectieuses de l'argent et antioxydantes du cuivre. On suit cette cure pour renforcer les défenses immunitaires et lutter contre les grippes, rhumes, fatigue..., mais c'est le médecin qui détermine la dose et la durée exacte de la cure (pas d'automédication) vu le risque de surdosage.

 

Arsenic

L'arsenic (Ar) intervient dans le processus de régulation de l’expression des gènes ; on le trouve dans l’eau, le riz, les algues et les légumes. Utile en petites quantités, l’arsenic s’avère toxique en cas d’excès. Pour éviter une carence ou un excès, il faut en consommer entre 12 et 25 µg par jour. Mais les cas de carence sont très rares, voir inexistants. 

 

Bore

Le bore (B) est un oligo-élément dont le rôle sur la physiologie humaine est encore méconnu. Cependant, des études américaines ont montré une moindre incidence de l’arthrose et de l’ostéoporose dans les régions où les apports de Bore étaient supérieurs à 3 mg /jour. Le bore est impliqué dans le métabolisme osseux (stabilisation de la masse osseuse) en combinaison avec la vitamine D et le calcium. Cet élément nutritionnel pourrait participer au métabolisme des acides aminés, du magnésium, des œstrogènes, des triglycérides ainsi que du glucose.On en trouve principalement dans les légumineuses et les oléagineux.

 

Chrome

Le chrome (Cr) intervient dans le métabolisme des glucides et des lipides. Il réduit le cholestérol, contribue à une meilleure glycémie en agissant sur l’action de l’insuline, et régule l’appétit. C’est la raison pour laquelle il peut être conseillé dans le contrôle du poids. Ses sources sont le foie, la viande, la levure de bière, les rognons, les pommes de terre, les germes de blé et les céréales complètes. Les besoins en chrome sont de 50 à 70 µg par jour.

 

Cobalt

Le cobalt (Co) n’est pas présent de manière naturelle dans notre organisme. Il a un rôle important dans le métabolisme de vitamine B12. De même, les signes d’une carence en cobalt sont aussi ceux d’un déficit en vitamine B12, et souvent c'est l’anémie puisque cette vitamine est notamment nécessaire à la production des globules rouges. Le cobalt est recommandé pour les états migraineux ou en cas de fatigue. On le trouve surtout dans les viandes, les poissons ainsi que dans les fruits et les légumes.

 

Cuivre

Le cuivre (Cu) est connu par son activité anti-infectieuse et anti-inflammatoire, très utile pour prévenir et lutter contre les états grippaux et autres infections virales durant l’hiver. Il est également efficace contre les douleurs articulaires et certains problèmes de peau. Le cuivre a de nombreuses fonctions :

- puissant antioxydant.

- essentiel à l’action de différentes enzymes.

- il intervient dans le métabolisme des nutriments suivants : fer, lipides et glucides.

- il participe à la formation des globules rouges.

- il participe à la minéralisation osseuse.

- il intervient dans la régulation des neurotransmetteurs.

- il est impliqué dans la production de mélanine.

On le trouve dans les oléagineux, les légumineuses, le foie, la levure alimentaire, les coquillages et le chocolat. Une carence en cuivre peut augmenter le risque de maladies cardiovasculaires chez l’adulte, et une anémie chez l’enfant. Les apports nutritionnels conseillés varient entre 1,5 et 2 mg par jour pour un adulte. 

 

Fer

Le fer (Fe) est un élément essentiel car il est notamment impliqué dans le métabolisme de l’hémoglobine des globules rouges, il entre dans la structure d’enzymes qui participent aux réactions métaboliques essentielles de l’organisme comme la synthèse de l’ADN. Les besoins en fer pour un adulte sain sont : 11 mg pour un homme, et de 12 à 16 mg pour une femme (25 à 30 mg pendant la grossesse). 

Il faut savoir qu’il existe deux formes de fer : animale et végétale. Notre corps les absorbe différemment. Le fer contenu dans les produits carnés (les viandes) est deux fois plus assimilable que le fer contenu dans des produits végétaux. On trouve le fer principalement dans la spiruline, la viande, les abats, les légumineuses, les légumes verts feuillus, les céréales, les fruits secs, le jaune d’œuf et le cacao. Il est conseillé d’associer ces aliments avec de la vitamine C, qui favorise l’absorption du fer.

Une carence en fer peut se voir dans certaines situations : pertes menstruelles importantes chez la femme, grossesse et allaitement, maladies de malapsorbtion (maladie cœliaque, maladie de Crohn...), etc. Cette carence provoque souvent une anémie qui se manifeste par plusieurs symptômes : pâleur, fatigue, peau et cheveux secs, ongles cassants, essoufflement à l’effort, maux de tête, vertiges, étourdissements. L'anémie par carence en fer est le type d'anémie le plus fréquent.

 

Sources de fer
 

 

Fluor

Le fluor (F) est un oligo-élément essentiel. Il se fixe sur l’émail des dents et les rend ainsi plus résistantes aux assauts des bactéries (prévention des caries). Il participe également à la fixation du calcium sur les os. On le trouve dans l’eau minérale, les poissons de mer, le sel fluoré, les légumes verts feuillus et le thé vert. Les besoins en fluor sont en moyenne de 2.5 mg par jour. Il est conseillé de choisir une eau minérale fournissant environ 1.5 mg de fluor par litre.

 

Iode

L’iode (I) est un oligo-élément indispensable à la formation des hormones thyroïdiennes. Lesquelles sont importantes tout au long de la vie. Ce sont ces hormones qui contrôlent le processus de croissance ainsi que celui de maturation cellulaire. Les hormones thyroïdiennes permettent aussi de réguler la thermogenèse et le métabolisme énergétique, elles influent sur de nombreuses fonctions, notamment cardiaques, musculaires, digestives ou encore liées au système nerveux.

L’iode est présent essentiellement dans les algues, les produits de la mer, les crustacés, l’ail, l’oignon, les épinards, le cresson, les navets et le sel iodé. Les besoins en iode pour les adultes sont de 150 à 220 µg/j.

 

Lithium

Le lithium (Li) se consomme par le biais des légumes, des céréales et des oléagineux. Sa forte présence au sein des embryons humains porte à croire qu’il dispose d’un rôle important au cours du développement du fœtus. Le lithium intervient dans la régulation du système nerveux, il est donc utilisé dans le traitement des troubles du sommeil et de la dépression.

 

Manganèse

Le manganèse (Mn) figure parmi les minéraux essentiels de notre organisme et ses bienfaits sont nombreux :

- il participe au métabolisme des glucides (production d’insuline), au métabolisme des protéines et des graisses.

- il est impliqué dans la formation osseuse. 

- c’est un anti-allergique recommandé à titre préventif contre les allergies : asthme, eczéma et rhume des foins.

- il stimule la réponse immunitaire et présente d’intéressantes propriétés antioxydantes.

Les besoins en manganèse sont de 2 àmg par jour sans dépasser 10 mg par jour. Les aliments très riches en manganèse sont surtout les fruits et légumes (ananas, banane, céleri, choux), le soja, les œufs, le thé, et les céréales complètes.

 

Molybdène

Le molybdène (Mo) est un minéral stocké dans les reins et dans le foie. Il s’implique dans le métabolisme des protéines et entre en interaction avec le fer, le zinc et le cuivre. Il est indispensable au fonctionnement de certaines de nos enzymes, et préconisé pour les personnes souffrant de la maladie de Crohn. Les principales sources de molybdène sont les légumineuses, les abats et les fruits oléagineux. L’apport conseillé est de 30 à 50 μg de molybdène par jour pour un adulte.

 

Nickel

Le corps d’un adulte renferme environ 500 µg du nickel (Ni), principalement stocké dans les poumons, la glande thyroïde, les glandes surrénales et les reins. Il semble être lié à l’activité de plusieurs enzymes et intervient dans l’assimilation et le métabolisme du fer. Les apports nutritionnels conseillés pour le nickel sont de 75 µg par jour pour un adulte. Il se trouve dans le cacao pur, le chocolat, l'avoine, le soja et les oléagineux.

 

Or

On ne trouve aucune trace d’or (Au) dans le corps à l’état naturel. Pourtant cet oligo-élément peut être d’un soutien intéressant pour stimuler le système immunitaire contre les rhumatismes ou les infections virales (grippe, rhinopharyngite,..). Associé à d’autres oligo-éléments tels que le cuivre et l'argent, il permet un rétablissement plus rapide suite à une infection virale.

 

Sélénium

Le sélénium (Se) est un oligo-élément essentiel stocké essentiellement dans les muscles, ses rôles sont très variés :

- agent anti-infectieux et anti-inflammatoire, un modulateur des réponses immunitaires (notamment antivirales). 

- antioxydant puissant qui participe à neutraliser les radicaux libres et lutter contre le stress oxydatif.

- il contribue au maintien des muscles squelettiques et cardiaques.

- effet positif sur la fertilité masculine : il améliore la qualité des spermatozoïdes.

- il intervient dans le métabolisme thyroïdien.

- il facilite l’excrétion des métaux lourds toxiques pour l’organisme.

L’apport nutritionnel conseillé, proportionnel au poids corporel, est fixé, pour les enfants, à 1 µg par kg de poids et par jour. Pour les adultes, il est fixé à 70 µg par jour. Le sélénium se trouve dans le jaune d’œuf, les produits de la mer, le poisson, le foie, les volailles, les céréales complètes, l’ail, le brocoli, la carotte et les champignons.

 

Silicium

Le silicium (Si) est un oligo-élément qui intervient dans la synthèse du collagène des tissus conjonctifs comme les tendons et la peau. Il contribue à la solidité des os et au bon fonctionnement des articulations. On le trouve dans les céréales complètes, et en faible quantité dans l’ail, les oignons et les choux.

 

Soufre

Le soufre (S) est un oligo-élément essentiel qui entre dans la composition des acides aminés soufrés ainsi que dans la structure de certaines vitamines B (B1 et B8). Il intervient également dans la régulation des muqueuses respiratoires, il est de ce fait préconisé en cas d’allergie. Le soufre est présent dans la majeure partie du corps humain, dont les cartilages. Le soufre se trouve dans les oeufs, les viandes, les poissons et les choux.

 

Vanadium

Le vanadium (V) semble jouer un rôle dans l’entretien des os et des dents, il intervient dans le métabolisme des lipides (effet régulateur sur le taux de cholestérol sanguin), il Intervient églement au niveau du métabolisme du fer et dans certaines réactions enzymatiques. Le vanadium est présent au sein des produits de la mer, des viandes, des produits laitiers et des diverses espèces de champignons.

 

Zinc

Le zinc (Zn) est un oligo-élément essentiel qui joue plusieurs rôles dans l’organisme :

- antioxydant puissant qui participe à neutraliser les radicaux libres et lutter contre le stress oxydatif.

- il intervient dans le métabolisme des glucides, des protéines, des lipides et dans la synthèse de l'ADN.

- il permet la production des prostaglandines : des hormones impliquées dans de nombreuses réactions (digestion, inflammation, coagulation, reproduction..)

- agent anti-infectieux, indispensable aux défenses immunitaires, au goût et à l’odorat.

- essentiel à l’activité de plus de 200 enzymes, il stabilise diverses hormones : insuline, gustine, thymuline.

- il intervient dans la production des spermatozoïdes.

- préservation de l’état des cheveux et de la peau, il accélère la cicatrisation des plaies.

- essentiel pour la croissance.

Les apports nutritionnels conseillés en zinc sont : 12 mg/jour chez l'homme, 10 mg/jour chez la femme, et de 12 à 20 mg/jour pour les femmes enceintes et allaitantes ainsi que chez les personnes âgées. Le zinc est présent dans les huîtres, le foie, les abats, la viande, les coquillages, les fruits à coque, les œufs, les légumes secs et le seigle.

Une carence en zinc peut entraîner de nombreux problèmes : fatigue, troubles du développement, pathologies cutanées (acné et eczéma), ongles cassants, qui se dédoublent, ou qui présentent des taches, retard de cicatrisation, etc. En effet, une carence en zinc affaiblit le système immunitaire qui lutte contre les infections. Un déficit en zinc peut aussi entraîner des troubles du goût et de l'odorat, ainsi qu'une baisse de la fertilité chez les hommes.

 

Sources de zinc

 

 

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